Agroalimentaire : LSDH acquiert la Biscuiterie de Chambord
Le groupe agroalimentaire LSDH a repris fin février la Biscuiterie de Chambord. « L’entreprise composée de deux ateliers de fabrication et de onze magasins implantés en Région Centre-Val de Loire propose une offre de biscuits gourmands, de spécialités sucrées, et également toute une gamme de produits gastronomiques qui représentent les savoir-faire régionaux », selon un communiqué de LSDH. Créée en 1978, la Biscuiterie de Chambord emploie 50 salariés. « Nous souhaitons poursuivre le développement de l’entreprise en nous appuyant sur des équipes engagées et dotées de compétences reconnues pour développer une entreprise pérenne et innovante », selon Emmanuel Vasseneix, président de LSDH. Pour LSDH, cette acquisition s’inscrit dans sa stratégie de diversification, au-delà de ses deux pôles d’activité : liquides alimentaires d’une part (lait et jus de fruits), fruits et légumes prêts à l’emploi et salades traiteur d’autre part. Mi-2025, LSDH a acquis l’activité de salades en sachet de Bonduelle en France, qu’il poursuit via un contrat de licence.
Numérique : le groupe Isagri acquiert la start-up toulousaine Abelio
Dans un communiqué paru le 30 mars, le groupe français Isagri, spécialiste du numérique agricole, annonce avoir fait l'acquisition de la start-up toulousaine Abelio, présentée comme un spécialiste de l'optimisation des cultures. Créée en 2018 et employant aujourd'hui 25 collaborateurs, Abelio édite « une solution numérique dédiée à la gestion des cultures et à l’optimisation de l’itinéraire technique », qui « combine outils d’aide à la décision, données agro-météorologiques, imagerie satellitaire, drone et intelligence artificielle afin de permettre aux techniciens agricoles et aux exploitants de piloter leurs cultures avec précision, du semis à la récolte ». Selon Isagri, cette acquisition va permettre « de structurer une offre globale de gestion collaborative en productions végétales (grandes cultures, vigne, arboriculture, maraîchage et cultures spécialisées), associant agriculteurs, techniciens, coopératives, négoces et industriels de l’agroalimentaire ». En 2023, Abelio avait levé quatre millions d'euros. Elle envisageait d'étendre ses services, alors spécialisés en grandes cultures, à de nouvelles productions et à de nouveaux pays.
Images satellitaires : EarthDaily soutenu par le gouvernement pour aider l'Ukraine
EarthDaily, fournisseur d'analyses poussées, notamment en agriculture, à partir d'images satellitaires couplées à l'IA, vient d'obtenir une subvention de 480 000 € du ministère français de l'Économie, dans le cadre du programme FASEP (Fonds d'études et d'aide au secteur privé) (lire l’article sur Agra Innovation). Reçue par l'antenne Agro (ex Geosys) d'EarthDaily, basée à Toulouse, cette subvention, vise à soutenir le gouvernement ukrainien. « Le projet fournira des estimations des superficies cultivées en cours de saison et des tendances de rendement à l'échelle régionale (oblast) dans toute l'Ukraine, permettant ainsi au ministère ukrainien de l'Économie, de l'Environnement et de l'Agriculture de renforcer la surveillance agricole et d'améliorer la prise de décision pendant une période de perturbation extraordinaire des systèmes de production alimentaire du pays », lit-on dans le communiqué diffusé par la société le 25 mars. (Perrine Delfortrie, Agra Innovation)
Semences de légumes : l’OBS pousse les murs dans le Finistère (presse)
Le vendredi 27 mars, l’Organisation bretonne de sélection (OBS) a inauguré ses nouvelles installations à Plougoulm (Finistère), rapporte Ici Bretagne le même jour. Le nouveau complexe comprend trois laboratoires de culture in vitro, de pathologie végétale et de marquage, sur une surface de 600 m2. Ils sont complétés par 1 600 m2 supplémentaires de serres nouvelle génération. Trois millions d’euros ont été investis dans cette extension. Le nouveau laboratoire et les serres associées travailleront au développement de variétés de choux-fleurs, d'artichauts, d'échalotes ou d'oignons mieux adaptées au changement climatique. « Les légumes qu'on pouvait cultiver il y a 50 ans doivent faire face à des nouvelles contraintes climatiques (manques et excès d'eau, températures élevées, pressions en insectes qui ont changé). Donc, il nous faut un laboratoire vraiment très opérationnel qui va nous permettre de trouver les variétés de demain », a expliqué David Hénault, responsable développement. L’Organisation bretonne de sélection est une union de coopératives agricoles créée par les légumiers du nord de la Bretagne dans les années 70. Elle a pour mission de développer une génétique répondant à leurs besoins spécifiques (près de 2 000 producteurs regroupés sous la marque Prince de Bretagne).