Agra Business | Mirova/RéGénération, BASF, Terresis/Roullier, Truffaut/Delhaize

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Mirova investit 10M€ pour soutenir l'«agriculture régénératrice» de ReGeneration

Le gestionnaire de fonds, Mirova, spécialisée dans l’investissement durable, a annoncé le 28 octobre son premier investissement carbone en France. D’un montant de 10 millions d’euros (10M€), le financement vise à soutenir le projet développé par ReGeneration, acteur du marché volontaire du carbone. Concrètement, le projet doit permettre d’accompagner 3 400 agriculteurs dans l’adoption de pratiques «régénératrices» sur 500 000 hectares, à travers un suivi agronomique individualisé pendant cinq ans, et un mécanisme de partage des revenus issus de la vente de crédits carbone, certifiés Verra et en cours de certification Climate, Community & Biodiversity (CCB). Sur une période de vingt ans, il devrait permettre d’éviter ou de réduire 10,4 millions de tonnes équivalent CO2, dont 30 % d’émissions évitées et 70 % de CO2 séquestré, selon Mirova. En outre, les pratiques agricoles mises en œuvre – à savoir le non-labour, les couverts végétaux, la rotation des cultures ou encore la réduction des intrants de synthèse –  ont pour objectif de favoriser la biodiversité des sols et d’améliorer les ressources en eau.« L’accompagnement agronomique sur le terrain doit permettre la résilience économique des agriculteurs grâce à une amélioration des rendements et une réduction des coûts, tout en réduisant leur exposition aux substances chimiques », précise l’entreprise Mirova.

Terresis, la nouvelle marque de l’activité magnésie du groupe Roullier

Le groupe Roullier (2,8 Mds€ de chiffre d’affaires, 10 300 salariés), spécialisé dans la nutrition végétale et animale, a, le 27 octobre, annoncé avoir regroupé trois de ses activités axées autour de la magnésie – Timab Magnesium, Magnesitas Navarras et Magnesium Do Brasil – sous une même marque, Terresis. Cette restructuration vise à « renforcer la complémentarité entre les différentes expertises de la marque », « être plus lisible pour les clients et partenaires » et « fédérer les équipes de Terresis à travers le monde ». Aujourd’hui, Terresis compte 900 salariés et commercialise ses produits dans plus de 80 pays. L’entreprise dispose de quatre mines d’extraction (trois en Espagne et une au Brésil) et de quatre usines de transformation : elle maîtrise ainsi l’ensemble de la chaîne de valeur, de l’extraction à l’application finale, « garantissant qualité et responsabilité à chaque étape ». L’activité commerciale de Terresis a été scindée en quatre Business Units : Terresis Agriculture (magnésium pour la nutrition animale et production végétale), Terresis Magna (solutions réfractaires pour le secteur sidérurgique), Terresis Industrial Minerals (minéraux pour l’industrie de la chimie, du ciment et de la construction) et Terresis Environnement (dérivés magnésiens pour les solutions environnementales). (Anne Gilet)

Légère baisse du résultat d’exploitation de BASF dans un marché difficile

Le géant allemand de la chimie BASF a fait état le 29 octobre d'une légère baisse de son résultat d'exploitation (Ebitda) au troisième trimestre, compte tenu de la faiblesse de la demande mondiale et des effets de change défavorables. L'Ebitda s'est établi à 1,5 milliard d'euros, contre 1,6 milliard un an plus tôt, en subissant la baisse des prix et la faiblesse du dollar, du yuan et de la roupie indienne, a indiqué le groupe dans un communiqué. Le bénéfice net a chuté de 40% sur un an, à 172 millions d'euros, contre 287 millions un an plus tôt, un chiffre qui incluait alors un gain exceptionnel lié à la cession des activités pétrolières et gazières de sa filiale Wintershall Dea. Le groupe a par ailleurs annoncé un nouvel ajustement de ces prévisions afin de prendre en compte la sortie de son périmètre liée à la cession de ses activités de revêtement, de peinture et de traitement de surface au Brésil. Il vise désormais un Ebitda avant éléments exceptionnels entre 6,7 et 7,1 milliards d'euros sur l'année, contre 7,3 à 7,7 milliards d'euros précédemment. Pour rappel, la division française de BASF évoquait lui aussi un contexte du marché de la protection des plantes compliqué.

L'actionnariat de Truffaut change, mais l'enseigne reste dans le giron de Delhaize

Le groupe franco-belge Louis Delhaize, détenu par la famille Bouriez, a annoncé le 21 octobre, par voie de communiqué de presse le projet de cession de ses 63 jardineries Truffaut en France à l’une des branches de la famille. L’enseigne faisait l’objet de nombreuses spéculations de ventes depuis quelques temps, le groupe Louis Delhaize se détachant de plusieurs de ses actifs (les distributeurs Cora et Match vendus à Carrefour, par exemple). Le groupe Truffaut, actuellement présidé par Sophie Bouriez et dirigé par Sébastien Attina, fait l’objet d’une transmission familiale vers la branche Jacques et Claire Bouriez et leurs six enfants, actionnaires historiques de Truffaut : « Cette évolution permettra de poursuivre la transformation engagée, au service du développement de l’entreprise et au bénéfice de l’ensemble de ses collaborateurs, clients et partenaires, dans un environnement de marché particulièrement exigeant » est-il expliqué. Dans cette configuration, Louis Bouriez devrait devenir président et Sophie Bouriez deviendrait administratrice de la Fondation Georges TruƯaut et membre de son comité de sélection des projets à soutenir. Le groupe Truffaut est passé d’un chiffre d’’affaires de 440 M€ en 2021 à 395 M€ en 2024.