Sofiprotéol entre au capital du négoce de légumineuses Ciacam
Dans un communiqué du 28 octobre, Sofiprotéol, bras financier du groupe Avril, a annoncé son entrée dans le capital, de façon minoritaire, de Ciacam, négoce spécialisé dans les légumineuses (pois chiches, lentilles, haricots, pois…), basé à Vitrolles (PACA) et à Merville (Hauts-de-France). « Cette opération consolide la collaboration initiée en 2024 et ouvre une nouvelle phase d’accélération pour Ciacam », explique Sofiprotéol. Plus en détail, l’objectif est « d’investir dans ses capacités de production afin de répondre à la demande croissante en légumineuses et protéines végétales », de sécuriser les approvisionnements en matières premières, de moderniser les outils de pilotage industriels et digitaux du négoce, et de « garantir la qualité et la traçabilité des grains tout au long de la chaîne de valeur ». Enfin, la recherche sera également soutenue, afin de voir comment les légumineuses peuvent s’intégrer dans l’alimentation humaine. À plus long terme, Sofiprotéol espère augmenter la production de légumineuses en France, qui reste actuellement assez réduite, comparée aux céréales. La surface nationale a d’ailleurs particulièrement décroché en pois et en féveroles ces dernières années. La filière et les autorités tentent de la relever via divers plans (notamment le plan protéines), sans connaître, pour le moment, de réel succès.
De Sangosse ambitionne les 100 Mha traités avec ses biosolutions en 2030
La société spécialisée dans la production et la distribution de biosolutions De Sangosse a annoncé, lors d'une conférence de presse à Paris le 28 octobre, ambitionner d'atteindre 100 Mha traités à l'aide de biosolutions à l'horizon 2030 dans les pays où il est implanté. Pour se faire, De Sangosse va investir massivement dans la recherche et la production. Le groupe prévoit de construire un nouveau centre de recherche au sud de Toulouse, représentant un investissement de 12 M€. « Nous devrions obtenir le permis de construire dans les prochaines semaines. Le projet devrait être opérationnel en 2027 », s'est exprimé le directeur général Nicolas Fillon. Par ailleurs, 30 M€ seront investis dans deux usines de production : l'une à Pont du Casse (47), spécialisée dans les biostimulants et biofertilisants, et l'autre à Carbonne (31), dédiée aux anti-limaces, afin de les moderniser et de les agrandir. Enfin, dans trois semaines, un nouveau produit de phytothérapie (traitement de plantes via des produits émanant d'autres plantes) sortira dans les trois semaines. Ce produit est à l'origine développé par la filiale Biovitis, et donc utilisable en vigne, et le sera en grandes cultures (blé, orge etc.). Afin d'atteindre les objectifs de croissance de développement des biosolutions, Nicolas Fillon prône « une alliance des filières, incluant nos clients distributeurs, les instituts techniques etc. ».
Amoéba présente une alternative au cuivre en vigne, proche d’une homologation
Face à une pression réglementaire accrue sur le cuivre, Amoéba a présenté le 28 octobre une alternative en biocontrôle, dont l’homologation pour le traitement de la vigne est attendue « fin 2025 ou début 2026 ». « On a de grosses ambitions avec Axpera », un produit contre le mildiou et l’oïdium, a déclaré Jean-Marc Petat, administrateur de l’entreprise lyonnaise proposant des solutions naturelles à base d’amibes. Le contexte est doublement favorable, selon lui. Utilisé en mélange, Axpera « permet de réduire les doses de cuivre », sur lequel s’exerce « une pression réglementaire ». Environ la moitié des autorisations de mise en marché (AMM) de produits phytosanitaires à base de cuivre n’ont pas été renouvelées par l’Anses en juillet. Amoéba pointe aussi l’augmentation des risques de résistance à certaines familles de produits chimiques largement utilisés. « Notre solution contrôle l’ensemble des souches de mildiou présentes dans le vignoble avec une efficacité constante », a indiqué Jean-Marc Petat. Par ailleurs, des essais sont menés sur le blé, pour lequel Amoéba veut sortir « le premier produit de biocontrôle à la fois contre la rouille jaune et la septoriose » : « On attend l’homologation pour les premières utilisations en 2028. »
Le brésilien MBRF investit en Arabie saoudite et compte s’y introduire en Bourse
Le géant brésilien de la viande MBRF a annoncé le 27 octobre la signature d’un accord d'investissement avec la société saoudienne Halal Products Development Company (HPDC) afin de renforcer leur coentreprise au Moyen-Orient, qu'il prévoit ensuite de coter à la bourse de Riyad. Dans le détail, « HPDC détiendra 10 % de BRF Arabia, le véhicule d'investissement de la coentreprise », selon un article de Reuters. HPDC (filiale du Fonds d’investissement public d’Arabie saoudite, PIF) « prévoit d'augmenter sa participation à 30 % dans la coentreprise et a le droit de la porter à 40 % » sous certaines conditions, précise encore l’agence de presse. Après l’obtention des autorisations réglementaires, MBRF espère introduire BRF Arabia (qui sera alors rebaptisée Sadia Halal) à la bourse de Riyad en 2027. Une étape qui devrait lui donner à accès à de nouveaux capitaux. Son principal concurrent JBS, également brésilien, a choisi une stratégie similaire en s’introduisant à la bourse de New York début 2025. MBRF est née en septembre de la fusion des groupes brésiliens BRF et Marfrig ; avec 130 000 employés et un chiffre d'affaires de près de 24 Md€, c’est un des leaders mondiaux de la viande.
Les ventes de Danone en légère hausse, portées par la Chine et l'Europe
Le géant de l’agroalimentaire Danone a vu ses ventes légèrement progresser au troisième trimestre, de 0,7% à 6,87 milliards d’euros, portées en Chine par des produits infantiles et axés sur la santé et en Europe par les yaourts fermentés et les boissons végétales. Danone a bénéficié de l’acquisition de Kate Farms (nutrition végétale médicale aux Etats-Unis) mais les ventes ont subi des effets de change négatifs notamment avec la dépréciation du dollar, selon un communiqué publié le 28 octobre. Sans ces effets, la maison mère des yaourts Activia ou Alpro, des eaux Evian et des petits pots Blédina met en avant une croissance de 4,8%, tirée par une augmentation des volumes vendus, en ligne avec les attentes des analystes. L’augmentation des volumes est le signe «de la solidité et la pertinence de notre portefeuille axé sur la santé», a déclaré le directeur général Antoine de Saint-Affrique, cité dans le communiqué. Le directeur financier Juergen Esser évoque auprès de l’AFP une «polarisation» inédite dans l’industrie alimentaire entre les produits réputés meilleurs pour la santé et les autres «sous pression».
Un projet de valorisation des coquilles d'oeuf soutenu par cinq casseries
Dans un communiqué du 21 octobre, Circul’Egg, dont le projet industriel et commercial est de créer de la valeur ajoutée à partir de la coquille d’œuf, annonce avoir formalisé le soutien de cinq casseries afin de transformer son démonstrateur d’Ille-et-Vilaine en outil industriel. La start-up souhaite engendrer à l’horizon 2033 « plus de 100 millions d’euros de valeur » par la commercialisation de ses produits phares : Carbio (carbonate de calcium à destination des matériaux) et Reggenerate (ingrédient riche en collagène, acide hyaluronique et élastine pour la nutraceutique, cosmétique et l’alimentation). Objectifs : valoriser en phase industrielle les trois-quarts des 40 000 tonnes de coquilles issues des casseries en France et viser les 160 000 tonnes à l’échelon européen. Ainsi les casseries du Grand-Ouest Igreca (Maine-et-Loire), Les Œufs Geslin (Vendée), Ovoteam (Côtes d’Armor), Les Œufs du Breil (Ille-et-Vilaine) et la Société normande d’ovoproduits (Calvados) apportent conjointement 1,3 million d’euros au projet et garantissent un approvisionnement adapté qualitativement et en volume. Circul’Egg prépare en parallèle une levée de fonds auprès d’entreprises de capital-risque et « d’industriels stratégiques ».
Quitoque (box à cuisiner) acquiert Bene Bono (panier anti-gaspillage)
Quitoque, spécialiste de la « box à cuisiner » (produits pour préparer un plat), a repris la start-up Bene Bono, distributrice de paniers de produits sauvés du gaspillage, à la barre du tribunal de commerce de Paris, apprend-on dans Les Echos du 24 octobre. Quitoque a dix ans, s’approvisionne auprès de 150 producteurs et livre 500 000 repas par mois, selon un dossier de presse de septembre 2025. La start-up Bene Bono, qui a deux ans, avait été placée en redressement judiciaire cet été et intéressait « plusieurs start-up de la foodtech » selon Les Echos : La Fourche, Crowdfarming, ou PimpUp et Willy Antigaspi en offre conjointe. Selon le greffe du Tribunal des activités économiques de Paris, Quitoque a réalisé 46,8 millions d’euros de chiffre d’affaires en 2024 et perdu 2,5 millions d’euros. La société a assuré aux Echos qu’elle sera au seuil de rentabilité cette année. Les comptes de Bene Bono ne sont pas déposés au greffe mais selon Les Echos sa perte était de 10 millions d'euros en 2024. Pour remettre Bene Bono sur les rails, Quitoque prévoit un investissement d'environ un million d'euros, avec un retour des comptes au vert fin 2026-début 2027.
L’Atelier Papilles lève des fonds pour atteindre 50 points de vente en 2027
Afin d’accélérer la multiplication de ses points de ventes, la chaîne de boulangerie et de restauration rapide L’Atelier Papilles procède à une levée de fonds auprès d’un pool d’entreprises et de financiers, indique Franchise Magazine dans son édition du 17 octobre. Partant de 32 points de vente dans l’Hexagone et en Corse, la chaîne entend en atteindre 50 en 2027 par la création de points de vente en propre et en franchise. C’est la première levée de fonds de cette entreprise créée en 1995, selon le magazine, qui a réalisé 30 millions d’euros de chiffre d’affaires en 2024. D’après le site internet de la chaîne, les boulangeries L’Atelier Papille fabriquent du pain à partir de farine labellisée Agri-éthique française. Ce réseau de boulangeries et de restauration est de taille réduite par rapport à ceux d’Ange (300 points de vente), Marie Blachère (plus de 750), et les terminaux de cuisson Mie Câline (plus de 240) et La Panetière (plus de 200), selon l’Observatoire de la Franchise (autre source pour Marie Blachère).
Alexandre Quiot passe du négoce Perret à Jeem
Alexandre Quiot est le nouveau directeur commercial du négoce Jeem, implanté dans le Gard. Il connait bien le monde de la distribution agricole puisqu’il fut, d’octobre 1998 à juillet 2025, responsable technico-commercial au sein du négoce voisin, Perret. (Anne Gilet)
Mise à jour de l'agenda de la semaine agricole du 27 octobre 2025
Mercredi 29 octobreLes députés de la Coméco examinent la pétition « Non à la Loi Duplomb »
Mercredi 5 novembre
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