Négociations commerciales : les industriels ont obtenu 1,5 % de hausse des prix
Les industriels de l'agroalimentaire ont obtenu 1,5 % de hausse moyenne des prix lors des négociations commerciales avec la grande distribution, alors qu'ils demandaient +5,7 %, a indiqué le 22 avril l'observatoire du secteur. En dehors de la filière lait, les augmentations acceptées ont souvent été « inférieures au niveau de matière première agricole déclaré par les industriels », avec dans certains cas des « baisses de prix », note l'Observatoire de la négociation commerciale (ONC). Dans le détail, pour 2025, les industriels avaient demandé en moyenne 5,7 % de hausse, contre 4,5 % en 2024. Les plus fortes hausses demandées (jusqu'à +10 %) ont concerné les produits à base de café, de chocolat ou encore le jus d'orange, dont les cours mondiaux ont fortement augmenté. L'observatoire précise que la hausse demandée a été moindre sur les produits laitiers, le beurre ou la viande bovine. Les distributeurs n'ont répondu qu'en partie à ces demandes, en acceptant une hausse de 1,5 %, avec des grandes disparités selon les produits. Dans le secteur de l'épicerie salée, les industriels ont dû baisser leurs prix de 1,5 %. La grande distribution a accepté des hausses de 2 % sur les produits laitiers et de 4,5 % sur l'épicerie sucrée, avec une hausse plus prononcée pour les produits à base de café et de chocolat.
Fermentation/lait : Bel et Standing Ovation avancent dans la valorisation des co-produits
Le groupe Bel et Standing Ovation, spécialiste de la fermentation de précision pour la production de protéines à haute valeur ajoutée sans recours à l’animal, viennent d’annoncer une innovation majeure pour l’industrie laitière. Concrètement, la technologie de Standing Ovation permet de transformer une partie du sérum acide issue de la production fromagère, jusqu’ici sous-exploitée, en protéines fonctionnelles. « Nous nous procurons ce sérum acide qui contient du sucre pour nourrir nos ferments dans nos bioréacteurs, afin de produire de nouvelles protéines à haute valeur ajoutée que l’on redistribue à des acteurs tels que Bel, par exemple », détaille Yvan Chardonnens, président de Standing Ovation, à Agra Innovation. Les deux sociétés ont pour ambition d’accélérer l’industrialisation de ce procédé de fermentation et « de développer des applications industrielles pour exploiter ces caséines laitières dans différents produits alimentaires », indiquent-elles dans un communiqué commun. Pour mémoire, les deux entreprises sont partenaires depuis 2022, date à laquelle Bel a pris une participation minoritaire au capital de la start-up à l’occasion de sa levée de fonds de 12 M€. (Perrine Delfortrie, Agra Innovation).
Fromages : le parmesan enregistre des ventes records en 2024, soutenues par l’export
Les ventes de parmesan, qui « s’internationalisent de plus en plus », ont atteint un niveau record l’an dernier, selon le bilan annuel du Consortium Parmigiano Reggiano présenté le 17 avril à Milan (Italie). Elles représentent un chiffre d’affaires de 3,2 milliards d'euros (Md€) en 2024, contre 3,05 Md€ en 2023 (+4,9 %), annonce l’organisation dans un communiqué de presse. Si la production reste stable, à 4,079 millions d’unités (contre 4,014 millions l’année précédente), les volumes commercialisés progressent de 9,2 %, « soutenus par une tendance positive des ventes en Italie (+5,2 %) et surtout des exportations (+13,7 %) ». Près de la moitié est vendue à l’export, qui pèse 48,7 % (72 440 t). Le consortium note des « résultats particulièrement positifs sur les cinq principaux marchés : États-Unis (+13,4 %), France (+9,1 %), Allemagne (+13,3 %), Royaume-Uni (+17,8 %) et Canada (+24,5 %). De bons chiffres sont aussi notés sur le Japon (+6,1 %), premier marché d'Asie, et l'Australie (+28,2 %). « Nous devrons investir de plus en plus dans la croissance sur les marchés étrangers, qui représentent l'avenir de notre AOP », déclare le président Nicola Bertinelli.
Œufs : la part d’œufs de poules en cage recule en restauration collective (enquête)
La restauration collective concédée et les grossistes sont sur la voie de la transition vers les œufs hors cage, selon l’enquête publiée le 16 avril par l’association Anima (anciennement L’assiette végétale). D’importantes sociétés de restauration collective sont très avancées dans l’œuf et les ovoproduits alternatifs : API Restauration et Sodexo sont à 100 %, comme Garig, RPC et Terres de Cuisine ; Compass et Restoria sont à 80 %. Chez les grossistes, les taux d’œufs hors cage sont plus réduits. Les plus engagés des fournisseurs majeurs de la restauration collective et commerciale sont, dans l’ordre décroissant Transgourmet (45 %), Pomona (37 %), Pro à Pro (34 %), le réseau Krill (Even Distribution) avec 30 % et Sysco (29,5 %). Marly Distribution, qui approvisionne l’hôtellerie parisienne, devance les grossistes interrogés avec 70 % d’œufs et ovoproduits alternatifs. « Les grossistes sont globalement en retard dans leur transition, mais nos échanges avec eux montrent que la plupart y travaillent, à des rythmes toutefois variables », commente l’association dans son rapport. Anima se félicite de progrès en cours, Sysco ayant annoncé 40,4 % de hors cage en février 2025, contre 29,5 % en moyenne sur 2024, et Pomona 44 % en septembre 2024, contre 37 % en moyenne sur 2024.
Fruits à noyau : en Espagne, des tempête de grêle en Estrémadure, retards en Murcie
Un épisode de « grêle intense et localisée » a frappé la zone de Vegas Altas en Estrémadure (sud-ouest de l’Espagne) le 16 avril, notamment à Villanueva de la Serena, Don Benito, Hernán Cortés, Ruecas et Santa Amalia, rapporte l’analyste Michael Sanchez Escriva sur LinkedIn, reprenant et détaillant des informations de la presse locale. Les cultures affectées sont principalement la « prune de table (marché frais, précoce) », écrit-il, « la nectarine précoce, variétés en début de campagne » et la « pêche plate et ronde – Big Top, Early Blush, Royal Glory ». Environ 1 000 ha ont été touchés, 230 ha de pruniers détruits, 93 exploitations stoppées (travail interrompu), avec « plus de 1 M€ de pertes évaluées (main-d’œuvre seule, hors pertes de marchandise) », selon lui. Par ailleurs, d’après la même source, la Murcie (sud-est de l’Espagne) annonce « un retard de 8 à 10 jours sur la récolte de fruits à noyau précoces », qui concerne la nectarine jaune Nerolis, la pêche blanche Madras, la pêche jaune Kitty et la paraguayenne Bora Bora. C’est le résultat d’un « hiver plus froid que la normale en début de saison », précise l’analyste, d'un « printemps plus long à démarrer », d'une « accumulation thermique insuffisante en mars-avril » et d'un « retard de floraison sur les variétés à besoin de froid moyen ».
Fruits et légumes : les importateurs de Perpignan retirent leur plainte contre Ségolène Royal
Le Syndicat national des importateurs-exportateurs de fruits et légumes (SNIFL) de la plateforme commerciale et logistique Saint-Charles International (Perpignan) a finalement décidé de mettre fin aux poursuites engagées à l’encontre de Ségolène Royal devant le tribunal correctionnel de Perpignan, indique le syndicat dans un communiqué le 22 avril. Une décision prise « dans un souci d’apaisement avec la production nationale », à la veille de l’ouverture du salon Medfel. On se remémorera la plainte déposée pour « diffamation publique » par le SNIFL à la suite des allusions tenues le 30 janvier 2024 par Ségolène Royal dans l’émission « Julie jusqu’à minuit » sur BFMTV, mettant en doute la qualité des « produits bio espagnols ». La plainte est par ailleurs retirée dans un contexte d’ordonnance de renvoi au 26 juin et d’absence de réitération des propos de la part de cette personnalité politique. (Florence Rabut)
Enseignement agricole : changement à la présidence d’Agrivia (Isara-Isema)
Issue de l’union de l’école d’ingénieurs Isara et de la business school agri-agro Isema le 1er septembre 2024, Agrivia franchit une nouvelle étape avec la nomination de Markus Sandmayr à la présidence de son conseil d’administration. Cadre de direction dans l’industrie agroalimentaire pendant plus de 25 ans (notamment au sein de Danone en France, Allemagne, Autriche, Suisse et Pays-Bas), il souhaite « bâtir un avenir agricole et alimentaire plus durable, innovant et inclusif » à la présidence de l’institution. « La création d’Agrivia va ouvrir de nouvelles possibilités pour renforcer nos connexions fortes avec le monde professionnel et mieux accompagner les acteurs de la filière agri-agro », indique Markus Sandmayr. L’union Agrivia se donne pour ambition de répondre à trois enjeux majeurs : nourrir le monde en préservant les ressources, construire un futur agricole et alimentaire pérenne à impacts positifs et anticiper les bouleversements métiers. Mariant la sphère éducative au monde professionnel, l’Union mise en particulier sur le Clas (Center for Living Agroecology and Food Systems) dédié à la recherche, au conseil et à l’innovation en agroécologies et systèmes alimentaires durables, ainsi que sur le Hub des audacieux, un espace-test dédié à ceux qui veulent innover et entreprendre pour repenser l’alimentation. (Florence Rabut)
Légumes : arrivée d’une responsable développement France chez De Ruiter (Bayer)
Vegetables by Bayer annonce l’arrivée d’un nouveau membre au sein de l’équipe De Ruiter : Aurélie Daroux, en tant que responsable du développement pour la France. Arrivée en mars 2025 et basée à Rennes, Aurélie Daroux apportera à la fois de l’expertise et sera chargée du suivi des essais des hybrides issus de la sélection pour l’ensemble du territoire hexagonal. En particulier, son rôle sera d’identifier les futures variétés de tomates et concombres pour servir les producteurs français. Cette titulaire d’un master en biologie vient renforcer l’équipe organisée par secteur : Aurélie Vaysse (responsable grands comptes pour la Bretagne et le Centre de la France), Clémentine Crombez (suivi des cultures sous serres en Bretagne et dans le Nord-ouest) et Lucile Fort (responsable Grands comptes pour le Sud). (Florence Rabut)