Agra Business | Pernord Ricard/Brown Forman, CPLC/Terrena, Innovafeed, Mas Seeds

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Spiritueux : Pernod Ricard et Brown-Forman (Jack Daniel's) discutent d’une fusion

Le géant français des vins et spiritueux Pernod Ricard et l'américain Brown-Forman (Jack Daniel's), ont confirmé jeudi 26 mars être en discussion en vue d'une fusion qui, si elle aboutit, représenterait une opération significative dans un contexte morose pour les boissons alcoolisées à travers le monde. « Sous réserve d'accord entre les parties et des approbations habituelles, ce partenariat s'apparenterait à une fusion entre égaux (...) Ce partenariat donnerait naissance à un leader mondial des spiritueux d’envergure accrue », indique Pernod Ricard (marques Absolut, Jameson, etc.) dans son communiqué. « Après les récentes rumeurs de marché (...) nous confirmons être engagés dans des discussions avec Pernod Ricard », ajoute Brown-Forman dans un communiqué distinct, précisant explorer « régulièrement » des « opportunités stratégiques ». Les deux groupes espèrent des « synergies opérationnelles (…) importantes » et pourraient faire fructifier leur « puissant portefeuille de marques, bénéficiant d’une exposition géographique équilibrée ». Dans un contexte global morose pour les spiritueux, les deux géants voient leur activité reculer ces derniers mois.

Lapin : la coopérative charentaise CPLC se rapproche de Terrena

Dans un communiqué du 25 mars, Terrena annonce que la Coopérative des producteurs de lapins charentais (CPLC) devrait rejoindre sa filière lapin, cette fusion devant être soumise au vote des adhérents en juin prochain. Ce rapprochement « permettrait de pérenniser l'activité des producteurs la CPLC et de renforcer la filière lapins de Terrena (…) dans un secteur où le renouvellement des éleveurs peine à suivre malgré une demande qui, bien qu'en recul, reste présente », argumente la coopérative. Les huit éleveurs charentais apporteraient leurs quelque 272 000 lapins produits par an à la collecte de près de 2,8 millions de lapins de la coopérative polyvalente de Loire-Atlantique, qui se présente ainsi comme le  « deuxième groupement de producteurs de lapins en France ». Terrena met en avant son « plan de développement ambitieux pour la filière cunicole », grâce auquel quatre nouveaux bâtiments ont été lancés en 2025, son objectif étant de construire 25 nouveaux bâtiments d’ici 2030 dans les territoires du Grand Ouest. « Dans un contexte où le nombre d’éleveurs diminue, chaque projet compte », encourage dans le communiqué Marc Réveillère, administrateur de Terrena.

Engrais décarbonés : une aide de 144 M€ pour le projet d'EDF dans le Haut-Rhin

La Commission européenne a annoncé, le 26 mars, avoir approuvé, conformément aux règles de l’UE en matière d’aides d’État, un régime français de 144 millions d’euros visant à soutenir l’entreprise Hynamics (filiale d'EDF) dans la production d'hydrogène renouvelable et bas carbone pour le secteur des engrais. Concrètement, Le projet HyforSeeds installera et exploitera une unité de production d'une capacité de 50 MW sur le site de LAT Nitrogen dans la zone industrielle d'Ottmarsheim-Chalampé (Haut-Rhin). Ce régime prendra la forme d'une subvention directe qui couvrira une partie des coûts d'investissement liés au projet, notamment la construction de l'électrolyseur et d'autres infrastructures nécessaires. Bruxelles a estimé que cette mesure favorisera le développement d'une activité économique stratégique (la production d'hydrogène renouvelable et bas carbone) et qu'elle produit un «effet d'incitation». Elle a également conclu que le régime est proportionné, car limité au minimum nécessaire. 

Insectes : partenariat Innovafeed-Irbi pour accélérer la production de protéine

L’industriel Innovafeed et l’Institut de recherche sur la biologie de l’insecte (Irbi), sous tutelle de l’Université de Tours et du CNRS, ont annoncé le 27 mars la signature d’un partenariat pour « lever les derniers verrous scientifiques et technologiques de la production durable de protéines d’insectes en France ». Ce consortium nommé FrenchFly, financé par l’Etat dans le cadre de France 2030, permettra de partager des avancées scientifiques et technologiques au bénéfice de l’ensemble du secteur. Selon Christophe Bressac, enseignant-chercheur en biologie et écologie à l’Université de Tours, « la synergie avec Innovafeed apportera des réponses précises qui permettront d’optimiser le cycle de vie de ce nouvel animal d’élevage en limitant son empreinte environnementale ». La filière de la protéine d’insectes en France a connu des difficultés récemment, illustrées par la liquidation du principal opérateur Ynsect et la reprise d’Agronutris par la Compagnie des insectes. Dans le cas d’Ynsect, environ 600 millions d’euros avaient été mobilisés pour ce projet, dont une partie de financement public. L’intérêt économique et environnement de l’élevage d’insecte est remis en cause par plusieurs études, portées notamment par l’Observatoire national de l’élevage d’insectes (Onei).

Agriculture régénératrice : Mas Seeds récompense 190 agriculteurs engagés pour préserver les sols

Mas Seeds a versé 100 000 € aux 190 agriculteurs du groupe Maïsadour ayant souscrit pour la campagne 2025-2026 à l’« offre couplée agriculture régénératrice ». Cet engagement implique de semer une culture principale (maïs, tournesol, soja, sorgho ou colza) issue de la gamme du semencier et un couvert végétal ou un mélange de la gamme MAS4 (lancée en 2023) pour promouvoir l’offre de plantes de services et de mélanges fourragers. « Cette stratégie permet de régénérer les sols tout en maintenant des cultures performantes », assure Ludovic Cousin, directeur général de Mas Seeds. L’enjeu, pour le semencier, est aussi d’aider les agriculteurs à augmenter le taux de matière organique dans leurs sols tout en optimisant le recours aux fertilisants. Comment ? En assurant une couverture à 100 % des sols. Mas Seeds travaille de concert avec le pôle végétal de la coopérative au travers d’essais pour identifier les programmes les plus pertinents. Mais, sur le terrain, ce changement de pratiques nécessite un accompagnement technique et un soutien financier, d’où l’enveloppe dédiée. L’offre couplée agriculture régénératrice sera reconduite la campagne prochaine et étendue à l’ensemble du territoire. (Anne Gilet)

Emballages : de premières rillettes dans du carton sans plastique Mouty Cup’s

Le fabricant d’emballages alimentaires en carton Mouty Cup’s se félicite sur Linked’In de fournir à l’artisan traiteur du Mans Tradition Sarthoise un pot de rillettes 100% carton, sans aucun film plastique, en remplacement d’un pot en plastique. Cet emballage, fabriqué dans la commune sarthoise de Vibraye, supporte le remplissage à chaud jusqu’à 30 minutes à 90°C ainsi qu’une pasteurisation pendant 30 minutes, et il résiste à température ambiante ou au réfrigérateur jusqu’à 30 jours, assure le fournisseur sur son site internet. Il défend sur Linked’In « une innovation qui allie tradition, goût et responsabilité environnementale ». Les partenaires ont saisi l’occasion du Printemps des Rillettes, événement sarthois se déroulant du 20 au 29 mars, pour en faire la promotion.