Agra Business | NatUp/Inicio, Proteme, Denkavit, Crédit agricole

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Fruits et légumes: clap de fin pour les enrobages naturels de Proteme

Paul Malfoy, CEO et cofondateur avec Valentin Sabatet (CSO) de Proteme a annoncé le 13 mai la liquidation judiciaire de la société. « Après des années d'efforts acharnés, nous avons pris la décision difficile de mettre fin à cette aventure entrepreneuriale », indique-t-il dans son post sur LinkedIn, rapporte Agra Innovation. Proteme a développé des solutions d’enrobage naturelles à base de biopolymères pour protéger les fruits et légumes, comme alternative aux traitements phytosanitaires de synthèse. « Nous avons mis au point des solutions innovantes pour prolonger la durée de conservation des fruits et légumes tout en les protégeant des maladies, sans recourir à des produits dangereux pour la santé ou l'environnement, explique Paul Malfoy. « Malgré nos efforts et les résultats prometteurs en laboratoire, les essais en conditions réelles n'ont pas abouti aux mêmes succès. Les défis réglementaires, les coûts élevés des homologations et les résultats variables sur le terrain ont rendu notre parcours extrêmement complexe ». Proteme, qui cherchait à lever 2 M€, avait annoncé il y a 6 mois, l’ouverture à sa communauté avec un accès privilégié, d’une phase de pré-collecte sur la plateforme Sowefund avant l’ouverture au grand public. Une opération qui n’a visiblement pas rencontré le succès escompté. (Perrine Delfortrie, Agra Innovation).

Agrivoltaïsme : la coopérative NatUp s’associe à la start-up Inicio pour lancer des projets

La coopérative normande NatUp a annoncé le 14 mai un partenariat avec la start-up Inicio pour accompagner ses adhérents dans l’agrivoltaïsme. Tous deux s’engagent à « identifier et lancer les projets solaires les plus viables et acceptables », selon le communiqué. L’objectif de cette collaboration est double. Il s’agit d’offrir une source de revenu complémentaire, qui « doit contribuer à redynamiser certains territoires agricoles confrontés à des difficultés agronomiques », souligne NatUp. C’est aussi de pousser les exploitants dans une transition agroécologique et vers la décarbonation de leurs activités. Inicio est présentée comme une entreprise spécialiste du montage de projets solaires. La start-up identifie, grâce à des outils basés sur l’intelligence artificielle, les terrains les plus propices à de telles installations. NatUp se charge d’accompagner ses adhérents dans l’agrivoltaïsme, notamment en assurant le lien avec les énergéticiens et les institutions locales. « La coopérative mènera des actions de promotion et de pédagogie pour favoriser l’émergence de ces projets lorsque cela sera envisageable, pertinent et réalisable, en concertation avec les acteurs du territoire (chambres d’agriculture, élus locaux et services de l’État). »

Séparation vente/conseil : pas de création d'un ordre des conseillers à l'horizon

À l'occasion de l'examen de la proposition de loi Entraves en commission des Affaires économiques le 14 mai, les députés, qui avaient adopté la veille l'idée d'une facturation séparée de la vente et du conseil des pesticides, ont rejeté les autres propositions du Modem visant à encadrer le métier de conseiller. Il n'ont pas adopté l'idée d'interdire aux vendeurs de pesticides d'inclure des éléments variables, primes ou bonus liés aux ventes de pesticides dans le salaire de leurs employés. Ils n'ont pas accepté non plus la mise en place d'un « ordre des conseillers », qui devra « renforcer et formaliser les règles déontologiques de la profession ». Le rapporteur LR Julien Dive a émis un avis défavorable à cette mesure, tandis que LFI et les écologistes s'abstenaient. En revanche, les députés ont adopté, avec avis de sagesse de Julien Dive, un amendement du député socialiste Dominique Potier qui élargit le conseil stratégique à la réduction des gaz à effet de serre, la gestion de l'eau, de la fertilisation et des sols. De même, un amendement de l'écologiste Benoit Biteau a été adopté qui prévoit qu'un conseil stratégique peut donner lieu à un accompagnement dans le traitement des démarches administratives, pour les agriculteurs en difficulté.

Blé/orge : hausse des stocks prévisionnels français 2024-2025 (FranceAgriMer)

FranceAgriMer (FAM) a revu à la hausse sa prévision de stocks français de fin de campagne 2024-2025 en blé tendre et en orge dans ses bilans mensuels, présentés lors d’une conférence de presse suivant le conseil spécialisé Grandes cultures le 14 mai. En blé tendre, ils passent de 2,8 Mt environ à 2,63 Mt entre avril et mai. La raison principale est la correction à la hausse des exportations prévisionnelles. Pour celles à destination des pays-tiers, elles passent de 3,1 Mt à 3,2 Mt sur la période. Les expéditions vers les pays de l’UE grimpent de 127 000 t d’un mois sur l’autre, à 6,547 Mt. En orges, les stocks prévisionnels de fin de campagne sont revus à la baisse de 125 000 t environ entre avril et mai, à 1,16 Mt. Les raisons de ce repli sont les mêmes que pour le blé tendre, à savoir la correction à la hausse des prévisions d’exportations. Ces dernières vers les pays de l’UE grimpent de 36 000 t sur la période, à 2,79 Mt, et de 50 000 t vers les pays-tiers, à 2,3 Mt. Notons une nouvelle révision à la hausse des réserves nationales prévisionnelles de maïs, qui passent de 3,38 Mt à 3,47 Mt entre avril et mai. FAM a corrigé à la hausse son estimation de collecte de 90 000 t environ, à 12,54 Mt, et à la baisse de 40 000 t sa prévision de consommation de la nutrition animale, à 2,96 Mt.

Cognac : pas d'avancée majeure attendue lors du dialogue France-Chine jeudi

La rencontre entre le ministre français de l’Economie et le vice-Premier ministre chinois le 14 mai ne devrait pas donner lieu à des avancées majeures concernant le cognac, a assuré Bercy mercredi, au moment où la France tente de négocier avec Pékin au sujet de sanctions qui pénalisent ce secteur. «D’un point de vue procédural chinois, on n’est pas exactement normalement dans le timing d’une annonce», a affirmé le ministère au cours d’un échange téléphonique avec la presse mercredi en amont de cette rencontre entre Eric Lombard et He Lifeng. «Il y a clairement un élément de calendrier procédural chinois et qui est un peu décalé par rapport à celui du dialogue lui-même», a poursuivi le ministère, estimant que la procédure entamée par la Chine pourrait durer encore «plusieurs semaines» avant de potentielles annonces de Pékin. Des mesures antidumping temporaires de Pékin imposent depuis mi-novembre aux importateurs de brandys européens (eaux-de-vie de vin, essentiellement du cognac) de déposer auprès des douanes chinoises une caution, en représailles à une procédure européenne visant les subventions d’État dont bénéficient les véhicules électriques fabriqués en Chine.

Oenotourisme : les Vignerons indépendants organisent leur 30e Pique-Nique à la Pentecôte

Cette année marque la trentième édition du Pique-nique chez les Vignerons indépendants, nom d'un syndicat affichant quelque 7 000 adhérents dont plus de 90 % pratiquent l’oenotourisme. 250 domaines participent à l’évènement, organisé du 7 au 9 juin lors du week-end de la Pentecôte. Au programme de ce rendez-vous oenotouristique : visites de caves, ateliers d’assemblage ou de création d’étiquettes personnalisées, mais aussi promenades à la découverte de la biodiversité des vignobles, jeux et défis ludiques autour du vin. Plus généralement, les Vignerons indépendants revendiquent 7 millions de visiteurs (dont plus de 60 % de touristes) accueillis dans leurs domaines en 2023 et un chiffre d’affaires de 518 millions d’euros généré par l’accueil du public. La ministre déléguée au Tourisme Nathalie Delattre, elle-même vigneronne, avait souligné le 10 février que l'ambition de la France était de « devenir la première destination oenotouristique en Europe dans le cadre de notre stratégie 2030 ». Le pays compte 10 000 caves ouvertes à la visite, selon l'agence de développement touristique Atout France. 12 millions d'oenotouristes ont été recensés dans l'Hexagone en 2023, dont 6,6 millions de Français et 5,4 millions d'étrangers, soit une hausse de 20 % par rapport à 2016.

Lait : les industriels échouent à réduire leurs émissions de méthane (ONG)

« Certaines des plus grandes entreprises mondiales de production et d’utilisation de produits laitiers ne parviennent pas à réduire les émissions de méthane », selon une évaluation publiée le 14 mai par la fondation britannique Changing Markets. Celle-ci dénonce un « manque généralisé d’objectifs, de plans et de transparence concernant ce puissant gaz climatique ». Et de souligner que « les chaînes de cafés (grandes consommatrices de produits laitiers, NDLR) figurent toutes parmi les neuf pires entreprises en matière d’inaction sur le méthane. » Parmi vingt des plus grands industriels du lait et chaînes de cafés, aucun ne s’engage à réduire les ventes de produits laitiers et « seules Nestlé et Danone affirment avoir effectivement réduit leurs émissions de méthane ». Arla, Danone, DMK, General Mills, Bel et Saputo suivent directement leurs émissions de méthane, mais seulement quatre sociétés publient les résultats. Danone, en tête du classement, est « la seule entreprise à disposer d’un objectif spécifique au méthane et d’un plan pour l’atteindre », indique Changing Markets, suivie de General Mills, puis de Nestlé et Arla Foods, ex æquo. « Nestlé est la seule entreprise à soutenir explicitement une réduction de la consommation de produits laitiers, bien qu’elle n’aille pas jusqu’à réduire ses ventes ». Bel est en quatrième place, suivie de Lactalis, en huitième position.

Veaux de boucherie : L214 gagne en appel et remet en ligne une vidéo sur Denkavit

Dans un arrêt rendu le 22 avril, la cour d’appel d’Angers a annulé la décision du tribunal judiciaire de Saumur du 30 août 2022 qui avait enjoint L214 de retirer de son site une vidéo tournée dans un élevage de veaux de boucherie appartenant à Denkavit. Le 20 avril 2022, l’association avait publié une enquête sur l’élevage du centre de recherche de Denkavit (intégrateur de veaux de boucherie) situé à Montreuil-Bellay, dans le Maine-et-Loire. Elle y faisait état d’« actes de violence à répétition sur les animaux », de veaux « enfermés dans des cages individuelles au-delà de l’âge réglementaire » et de « conditions de vie très dégradées ». Dans leur décision, les juges estiment que la protection des animaux et l’information du consommateur constituent « à n'en pas douter un sujet d'intérêt général ». Au contraire, l’atteinte au droit de la propriété mise en avant par Denkavit a été considérée comme « modérée ». « Il ne peut être affirmé en effet, au regard des éléments produits, que ce tournage a été effectué à l'occasion d'une intrusion », remarque le tribunal, qui considère que les images auraient pu être tournées par un salarié. Et les magistrats d’ajouter que, « deux ans plus tard, le résultat [des investigations menées par Denkavit] n'est pas connu ».

Viande in vitro : aux États-Unis, interdiction décidée au Montana et en Indiana (presse)

Deux nouveaux États américains ont décidé d’interdire la viande cultivée en laboratoire : le Montana et l’Indiana. « Le 1er mai, le gouverneur du Montana, Greg Gianforte, a signé la loi HB401 interdisant la fabrication, la vente et la distribution de viande cultivée, tandis que l'Indiana a pris une autre voie cette semaine, en publiant un moratoire de deux ans sur les produits du 1er juillet 2025 au 30 juin 2027 », pouvait-on lire le 9 mai dans le média spécialisé National Hog Farmer. La loi de l’Indiana prévoit que les entreprises contrevenantes sont passibles d'une amende pouvant aller jusqu'à 10 000 $. Quant au Nebraska, il s’achemine vers une législation qui prévoit d’interdire la production, la vente, l’exposition, l’importation, la distribution ou la promotion de tout produit de viande cultivée en laboratoire. Les États du Mississipi, d’Alabama et de Floride ont voté également des lois pour bannir la viande artificielle de leur territoire. Cependant, la Floride est maintenant confrontée à une contestation juridique par Upside Foods, fabricant californien de produits de viande cultivée qui estime que l'interdiction viole la loi fédérale.

Banque : passage de flambeau à la tête du Crédit agricole

Le Crédit agricole a acté le 14 mai l'arrivée à sa tête d'Olivier Gavalda, qui prend la suite de Philippe Brassac, à l'occasion de son AG. « Cette assemblée générale représente une date charnière dans la gouvernance exécutive de Crédit agricole SA », l'entité cotée du groupe, a déclaré en introduction son président Dominique Lefebvre. M. Gavalda, 61 ans, est un pur produit du Crédit agricole, ayant fait l'essentiel de sa carrière dans les caisses régionales, avant d’entrer à Crédit agricole SA en 2010 en tant que directeur du pôle chargé de ces dernières. Il est nommé cinq ans plus tard directeur général adjoint chargé du pôle « développement, client et innovation », puis dirige la caisse d'Île-de-France à partir de 2016 et prend en novembre 2022 son poste actuel, directeur général délégué (DGD) chargé de la banque universelle, modèle bancaire aux métiers et géographies très variées. Le futur chef va remanier l'équipe de direction, ne s'entourant à partir du 1er juin que d'un seul directeur général délégué, Jérôme Grivet, contre trois pour son prédécesseur, de trois directeurs généraux adjoints (DGA), Grégory Erphelin, Gérald Grégoire et Stéphane Priami, et d'une directrice générale adjointe, Clotilde L'Angevin.

Erratum sur l'affichage environnemental : concertation toujours en cours

Ce n'est pas l'affichage environnemental de l'alimentation, mais celui du textile qui a été notifié à la Commission européenne en février, contrairement à ce qui a été écrit dans nos colonnes début avril. Pour l'alimentation, la consultation est toujours en cours.