Bioéthanol : au Royaume-Uni, aucune aide pour l’industrie secouée par l’accord avec Trump
Le gouvernement britannique n'apportera aucune aide financière à l'industrie du bioéthanol, a-t-il déclaré le 15 août, refusant d’apporter des compensations à l'accord tarifaire conclu avec le président américain Donald Trump. En vertu de l'accord, les droits de douane de 19 % du Royaume-Uni sur l'éthanol américain ont été réduits à zéro, grâce à un quota de 1,4 milliard de litres, soit l'équivalent de la taille du marché britannique de l'éthanol, indique l’agence Reuters. Le pays compte deux grandes usines de bioéthanol au nord de l'Angleterre : l’unité Vivergo d'AB Foods et celle d’Ensus, propriété du groupe allemand Südzucker, qui représentent la quasi-totalité de ses capacités. AB Foods, qui avait annoncé en juin la fermeture de Vivergo à moins que le gouvernement n'intervienne avec un plan d'aide, a mis le 15 août sa menace à exécution, la production de bioéthanol et d'aliments pour animaux devant cesser d'ici à la fin du mois. L'usine d'Ensus se distingue par la fabrication de dioxyde de carbone, utilisé notamment pour les boissons gazeuses, le nucléaire et les hôpitaux. Grant Pearson, président de la filiale, a déclaré que le gouvernement étudiait différentes options pour garantir un approvisionnement continu en dioxyde de carbone provenant de son usine, selon Reuters.
Lait : la Chine prolonge son enquête sur les importations en provenance de l’UE (presse)
Le ministère chinois du Commerce a annoncé le 18 août la prolongation, de six mois, de son enquête antidumping sur certains produits laitiers importés d’Europe, indique Reuters le même jour. Annoncée le 21 août 2024, dans un contexte de tensions entre Bruxelles et Pékin autour des voitures électriques chinoises, cette enquête était prévue pour un an, avec une éventuelle prolongation de six mois ; les autorités chinoises ont finalement choisi cette option, faisant durer le suspense jusqu’au 21 février. L'enquête porte notamment sur le fromage frais et le lait caillé, le fromage bleu, ainsi que certains laits et crèmes, pour lesquels Pékin étudie l’impact de subventions de la Pac. Alors que les relations entre la Chine et l’UE restent tendues, le ministère du Commerce évoque la « complexité de l'affaire » pour justifier la prolongation de l’enquête, d'après un communiqué laconique cité par Les Echos (article payant). L’empire du Milieu est un important débouché pour les produits laitiers européens (avec 1,76 Md€ d’exportations en 2023) et le premier marché pour les exportations françaises. En 2024, Pékin avait aussi annoncé des enquêtes sur les importations européennes de porc (prolongée jusqu’au 16 décembre) et de cognac (aboutissant à la mise en place de droits antidumping).
Vin : la baisse de consommation s’étend aux acheteurs de plus de 50 ans
En berne depuis plusieurs années, les ventes de vin en magasins voient leur baisse s’étendre aux Français de plus de 50 ans, selon un baromètre publié le 18 août par NielsenIQ. Elles affichent sur un an -7 % en unités de consommation (au 7 juillet) entre 2023 et 2025, avec cette année 43 % de bouteilles de rouge, 29 % de rosé et 28 % de blanc, indique le cabinet. « Depuis plusieurs années, la perte d’acheteurs est marquée, surtout chez les moins de 50 ans. Et même les plus de 50 ans réduisent leur consommation : les 50-64 ans sont passés de 25 unités/an en 2021 à 21 en 2025, et les plus de 65 ans de 32 à 29 unités », d’après une synthèse transmise à la presse. Ce décrochage des ventes de vin est plus ténu chez les moins de 35 ans (entre 9 et 10 unités/an depuis 2021), et les 35-49 ans (entre 13 et 14). L’évolution par couleur montre un rattrapage en 2025 pour le rosé, après une année 2024 perturbée par un été pluvieux. Sur les sept premières périodes mesurées par NielsenIQ, les ventes de vin rosé affichent +2,3 % en volume (-7,3 % en 2024), celles de blanc +0,1 % (inchangé). Le rouge accentue sa baisse, à -7,5 % (après -4,6 % l’an dernier). NielsenIQ souligne, côté rosé, « le fort dynamisme des appellations Méditerranée et Terres du Midi, avec une croissance de 10 % en unités par rapport à 2023 ».
Alcool : aux États-Unis, une majorité d’Américains le juge néfaste pour la santé
Les Américains boivent de moins en moins d'alcool et considèrent désormais pour une majorité d'entre eux que sa consommation, même modérée, est mauvaise pour la santé – ce qui constitue une première –, révèle un sondage. Ces chiffres, rapportés mi-août par l'institut de sondage Gallup, donnent à voir un changement d'attitude des Américains vis-à-vis des boissons alcoolisées, le nombre de consommateurs rapportés en 2025 étant historiquement bas. En 2025, 54 % des Américains interrogés disaient boire de l'alcool, que ce soit occasionnellement ou régulièrement. C'était 58 % en 1939 (début du suivi par Gallup) et au moins 60 % entre 1997 et 2023, souligne l'institut de sondage. Et ceux qui disaient boire buvaient moins, le nombre moyen de verres consommés au cours des sept jours précédant l'entretien étant de 2,8 verres, soit « le chiffre le plus bas enregistré par Gallup depuis 1996 ». Mais c'est surtout la perception des effets de l'alcool sur la santé, que l'institut a commencé à suivre à partir de 2001, qui a le plus évolué. Le nombre de personnes considérant comme mauvaise la consommation modérée (un ou deux verres par jour) est ainsi passé de 27 % au début des années 2000 à 53 % en 2025. Ce changement de perception survient alors que la sensibilisation aux risques liés à la consommation d'alcool, même faible, s'est intensifiée, note l'institut.
À nos abonnés: possible ralentissement des parutions en période estivale
En raison du ralentissement de l'actualité en période estivale, l'Agra Business pourra être diffusé à un rythme légèrement moins soutenu jusqu'à la fin du mois d'août. En vous remerciant de votre compréhension.