Agra Business | Verley, Siagi, Resan, Cérèsia, Diageo, Lidl

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Protéines alternatives : Verley lève 32 M€ pour soutenir son déploiement commercial aux USA

La société Verley (ex-Bon vivant), spécialiste de la production de protéines alternatives de lait via la fermentation de précision, vient de boucler un financement de Série A de 32 M€, incluant une part en non dilutif (lire l’article complet dans Agra Innovation). Ce tour de table a réuni de nouveaux investisseurs, notamment Alven qui a mené l’opération, Blast et le fonds French Tech Seed (géré pour le compte de l’État par BPI France dans le cadre de France 2030), ainsi que les investisseurs historiques, à savoir Sofinnova, Sparkfood, Captech et Founders Future. Ces fonds seront principalement utilisés pour « soutenir l’entrée de Verley sur le marché américain, son déploiement commercial et la montée en puissance des premiers clients, ainsi qu’à l’augmentation des capacités de production », explique l’entreprise dans son communiqué du 24 février. Des efforts d’investissement dans la R&D sont également prévus. Depuis sa création il y a quatre ans, la société a passé plusieurs étapes réglementaires clés aux États-Unis, où les délais d’homologation sont plus rapides qu’en Europe. (Perrine Delfortrie, Agra Innovation)

Porc : Coopérative U sanctuarise sa filière de salaisons de montagne

Le distributeur Coopérative U annonce dans un communiqué du 24 février un nouveau partenariat d’approvisionnement de sa filière U Porc de montagne, qui déclenche un nouveau projet d’atelier de salaisons. Ce contrat de filière prolonge de trois ans la relation commerciale établie depuis 2007 avec les coopératives d’éleveurs Franche-Comté Élevage et Alliance Porci d’Oc, leurs partenaires abatteurs et les salaisonniers Rocheblin dans la Loire, et Fourgassié dans le Tarn. Si Coopérative U dit renforcer ses exigences de production à partir de porc de montagne (élevé et abattu à plus de 600 m d’altitude) pour sa gamme U Saveurs, le renouvellement est « une nouvelle étape » selon le responsable de la communication, en termes de volumes, de prix et de durée. Le prix « garantit une juste rémunération des producteurs avec une révision du prix d’achat prenant en compte les spécificités et les contraintes propres aux élevages de montagne », dit le communiqué. Le volume engagé n’évolue pas à ce stade mais conforte le volume effectif de près de 280 tonnes de produits finis. Ce qui permet à Maison Fougassié à Lacaune de « concrétiser un nouveau projet d’usine », affirme son patron Pierre Fabre dans le communiqué. 

Lait : Sodiaal et la Siagi lancent un fonds de garantie pour les éleveurs

La coopérative laitière Sodiaal et l’organisme de garantie des prêts agricoles Siagi lancent un fonds de garantie pour les éleveurs adhérents. Opérationnel à partir du 1er avril, il permettra de « garantir jusqu’à 60 % d’un prêt bancaire après étude des dossiers présentés, dans la limite de 250 000 euros », indique Sodiaal. Ce dispositif couvre les projets d’investissement directement liés à la production laitière, comme « le cheptel, les bâtiments et les systèmes de traite, les équipements d’alimentation et de mécanisation, la gestion des effluents et les projets de production d’énergie en autoconsommation et réduction des consommations (photovoltaïque, récupération de chaleur…) ». Déjà plus d’une dizaine de dossiers des éleveurs adhérents ont été déposés et sont à l’étude pour bénéficier de ce nouveau fonds de garantie, précise la coopérative. Sodiaal rappelle que les éleveurs doivent faire face à des investissements particulièrement lourds – près de 550 000 euros pour la reprise d’une exploitation, environ 200 000 euros pour la robotisation – et que les nouveaux investissements liés à la décarbonation de la filière vont nécessiter plusieurs milliards d’euros.

Lait bio : partenariat entre les micro-usines Resan et la marque Bio de France

À l’occasion du Salon de l'agriculture 2026, Resan et Bio de France ont signé le 23 février, un partenariat stratégique pour soutenir la filière laitière biologique (lire l’article complet dans Agra Innovation). Cet accord vise à soutenir les éleveurs bio qui souhaitent valoriser leur production, en leur apportant une solution clé en main de transformation du lait en produits laitiers grâce à des micro-usines installées directement sur la ferme, jusqu'à la commercialisation. L’offre de produits, qui seront vendus sous la marque Bio de France, concernera les yaourts dans un premier temps, avant d’intégrer les crèmes desserts par la suite. Pour Bio de France, marque de produits biologiques surgelés et ambiants, ce partenariat lui permet « de soutenir une filière qui en a besoin », a souligné David Debyser, fondateur et président, et de « compléter sa gamme en arrivant avec une offre de produits frais auprès de nos clients, essentiellement présents dans la restauration hors foyer, mais aussi dans la distribution spécialisée et la GMS ». Comptant onze fermes déjà équipées de ses micro-usines, « Resan cherche à installer cinq à six fermes supplémentaires, dont une partie en bio d’ici la fin de l’année », a précisé Virginie Faure, co-dirigeante, aux côtés du président-fondateur André Bonnard. (Perrine Delfortrie, Agra Innovation)

Alcool : les ventes semestrielles de Diageo en baisse, plombées par les Etats-Unis

Diageo a publié le 25 février les résultats pour son premier semestre, clos au 31 décembre, montrant des performances en berne aux Etats-Unis, notamment sur la tequila. Le chiffre d'affaires du géant britannique des boissons alcoolisées a reculé de 4 % à 10,5 Md$ sur la première moitié de l’exercice. Son nouveau directeur général Dave Lewis, qui a pris les rênes de l'entreprise en janvier, note de bons résultats en Europe, en Amérique latine ou encore en Afrique, mais pointe du doigt des conditions difficiles en Amérique du Nord et une « faiblesse persistante des spiritueux blancs » en Chine. Aux Etats-Unis en particulier, le groupe connu pour ses marques Johnnie Walker, Guinness ou Smirnoff dit souffrir de la concurrence de marques moins chères, notamment de tequila, choisies en priorité par les Américains face aux pressions sur le coût de la vie. « L'évolution des habitudes de consommation d'alcool et la modération des consommateurs exercent également une influence », selon Keith Bowman, analyste à interactive investor. « Les droits de douane américains et les restrictions sur l'alcool en Chine constituent toujours des vents contraires supplémentaires. »

Distribution : Lidl a exporté 1 Md€ de produits alimentaires français en 2025

Lidl France a indiqué le 24 février avoir exporté près d’un milliard d’euros de produits alimentaires français vers son réseau de supermarchés répartis dans 31 pays européens. Dans le détail, Lidl France a exporté l’année dernière « plus de 4 000 tonnes de fruits et légumes français dont plus de 500 tonnes d’endives françaises, plus de 1 800 tonnes de pommes françaises, plus de 800 tonnes de chou-fleur français, plus de 500 tonnes d’abricots français ». Les exportations de Lidl France ont représenté « plus de 40 millions de bouteilles de vin français », soit 400 millions d’euros, selon l’enseigne. « Lidl permet à de nombreuses entreprises françaises d’accéder à de nouveaux débouchés, contribuant ainsi à la croissance des exportations agroalimentaires françaises. L’enseigne a un courant d’affaires avec 330 adhérents Feef, soit 1/3 des adhérents, et près de 60% de la part de l’assortiment de Lidl France est issu de TPE-PME ou d’ETI », précise le distributeur allemand. Après des ventes en France en baisse en 2024, les ventes 2025 sont reparties à la hausse à +2%, selon le spécialiste de la grande distribution Olivier Dauvers, citant un chiffre d’affaires au-dessus des 16 milliards d’euros ; 20 supermarchés supplémentaires ont été ouverts et 2025, et 40 sont prévus en 2026.

Agrivoltaïsme : Cérèsia s’engage avec TSE pour produire 250 MWc d’ici fin 2030

Cérèsia et TSE, référent de l’agrivoltaïsme en France, ont profité du Salon de l’agriculture pour signer, le 24 février, un partenariat qui prévoit de lancer, sur le territoire de la coopérative de la Marne, « le développement de 250 mégawatts crête (MWc) d’ici fin 2030, soit la consommation annuelle d’environ 60 000 personnes », précisent les deux entités. Ce partenariat sera porté par une société dédiée chargée du développement et de l’exploitation des installations agrivoltaïques de TSE. Cérèsia et TSE souhaitent travailler de manière complémentaire sur l’ensemble des étapes de chaque projet. Pour Antoine Hacard, président de Cérèsia, « la solution proposée par TSE s’inscrit dans la nécessaire diversification des revenus des agriculteurs, en valorisant la production d’énergie sur notre territoire tout en maintenant l’activité agricole au cœur du projet ». Une façon aussi de « protéger les cultures face aux aléas climatiques », assure-t-il. Ces unités permettront à terme la production « d’une électricité décarbonée, peu chère et française ». Pour rappel, plusieurs coopératives se sont déjà engagées avec TSE à l’image d’Eureden, Océalia, Noriap ou Dijon Céréales.

Pomme de terre : Éric Fallou, président de l'institut technique Inov3PT

Le conseil d’administration d’inov3PT (Innovation des producteurs de plant de pomme de terre) a, le 17 février, élu son nouveau président. Éric Fallou succède à Jean-Charles Quillet qui occupait cette fonction depuis 2012, date de création de la structure, devenue au fil des années « institut technique de référence ». Éric Fallou, également gérant de Beauce Plant, souhaite qu’inov3PT continue « à être un moteur d’innovation », précisant qu’il convient d’« investir dans la recherche, le numérique et les partenariats européens pour anticiper les défis sanitaires et climatiques à venir et apporter des réponses en actionnant en particulier les leviers génétiques et agronomiques ». (Anne Gilet)