Ferrero obtient le feu vert de Bruxelles pour racheter le fabricant français du Carambar
Dans un communiqué paru le 27 octobre, la Commission européenne indique avoir approuvé, au titre du droit de la concurrence, l'acquisition de la société française CPK (Carambar, Poulain, Krema) par le groupe Ferrero. Le fonds Eurazeo, principal actionnaire de CPK, avait annoncé en juillet l’entrée en discussions exclusives avec Ferrero pour cette opération. Dans le détail, l'opération concerne la holding européenne de Ferrara Candy, une société de confiserie de sucre de premier plan aux États-Unis, elle-même filiale de Ferrero, a expliqué le fonds d’investissement français. Ferrera Candy commercialise plusieurs marques de bonbons, parmi lesquelles les haricots multicolores de Jelly Belly ou les bonbons protéiformes et acidulés de Nerds. Eurazeo avait précisé à l’AFP être « largement majoritaire » au capital de CPK sans toutefois préciser à quel niveau. Créée en 2017 à la suite du rachat de 14 marques au groupe américain Mondelez, CPK est un groupe français opérant dans le bonbon, le chocolat au lait et des marques françaises de chocolat, qui emploie plus de 900 personnes et détient trois sites de production et un atelier en France. En acquérant Lamy Lutti en 2018, CPK avait aussi mis la main sur les bonbons Arlequin, outre les licences des Pastilles Vichy, des chewing-gums Malabar et des Rochers Suchard.
La filiale industrielle de La Trinitaine (biscuits) placée en redressement judiciaire
Dans un message posté le 22 octobre sur le réseau social LinkedIn, le groupe breton La Trinitaine annonce l'ouverture d'une procédure de redressement judiciaire pour sa filiale industrielle. « Cette décision difficile mais nécessaire vise à protéger nos équipes et nos activités, dans un contexte économique particulièrement tendu », explique le groupe. La filiale industrielle de La Trinitaine est « spécialisée dans la fabrication de pâtisseries industrielles principalement destinées aux GMS (grandes et moyennes surfaces, NDLR) françaises et internationales », commentent nos confrères de LSA. Les produits sous MDD (marque de distributeur, NDLR) représentent en effet 90 % des volumes produits par l’usine de Saint-Philibert, dans le Morbihan. » Selon les Echos, la seconde branche, Trinitaine distribution, qui commercialise, dans ses 48 boutiques, les produits de biscuiterie (galettes, palets bretons, petits-beurre...) et des produits de fabricants partenaires (bols bretons, alcools, souvenirs…) grâce à un réseau de 48 boutiques, fait quant à elle l'objet d'une procédure de sauvegarde. L'objectif est de préserver cette structure, « saine financièrement », d'une possible « contamination liée aux difficultés de la filiale industrielle », a indiqué le dirigeant Yann Petit, à nos confrères, qui rapportent des difficultés similaires en 2018.
Le projet de rachat de Bakkavor inquiète l'anti-trust britannique
À la suite d’inquiétudes pour le marché des sauces réfrigérées, l'autorité de la concurrence britannique (CMA) a indiqué, le 27 octobre, qu'elle allait poursuivre ses travaux sur le projet de rachat du spécialiste des plats cuisinés britannique Bakkavor par son concurrent Greencore son concurrent, pour 1,2 Md£. « La CMA a décidé, sur la base des éléments dont elle dispose actuellement, que cette fusion pourrait entraîner une diminution substantielle de la concurrence sur un ou plusieurs marchés du Royaume-Uni », déclare-t-elle dans un communiqué. L'institution s'inquiète plus particulièrement des effets sur le marché des sauces réfrigérées. Greencore a réalisé un chiffre d’affaires de 1,8 Md£ en 2024 et indique préparer chaque année 748 millions de sandwichs et plats à emporter. La société emploie 13 300 salariés dans 35 sites industriels au Royaume-Uni. Bakkavor, de son côté, a réalisé un chiffre d’affaires de 2,3 Md£ en 2024, à 85 % sur le marché britannique, et emploie 18 000 salariés. L'activité française de Bakkavor avait été rachetée par Agrial en 2012.
Accord bio accroît sa présence avec 52 nouveaux magasins adhérents en 2025
Le groupement de magasins bio indépendants Accord bio affiche dans un communiqué du 21 octobre « une croissance historique » en nombre de points de vente. Il revendique l’arrivée de « 52 nouveaux magasins adhérents » depuis le mois de janvier, portant le total à « 252 magasins adhérents » aujourd’hui. « Ce mouvement montre que les indépendants veulent rester libres tout en mutualisant leurs forces. C’est un tournant pour la distribution bio », estime son président Éric Natali, cité dans le communiqué. En 2024, Accord bio était déjà le quatrième distributeur spécialisé bio, avec 205 M€ de chiffre d’affaires, derrière Biocoop, La Vie claire et Naturalia, selon le palmarès du média LSA publié il y a un mois. Accord bio se distingue de ses concurrents dans la mesure où il n’a « aucune franchise, aucune centrale d’achats », mais apporte « une mutualisation d’outils et de services (référencement, communication, accompagnement économique) ». Ce réseau est fortement ancré dans l’ouest de la France avec notamment « 33 points de vente en Bretagne ». Le réseau vise « entre 300 et 320 magasins en 2026 ».
La Compagnie fruitière (fruits exotiques) renouvelle son tour de table
La Compagnie fruitière, leader européen de la production et de l’importation de fruits exotiques, a annoncé, dans un communiqué le 27 octobre, le renouvellement de son tour de table, sans préciser toutefois le montant de l’opération. À cette occasion, les entreprises d’investissement Unigrains, IDIA Capital Investissement, Société générale Capital partenaires et SOFIPACA, actionnaires minoritaires depuis 2014, ont renouvelé leur soutien. La Compagnie fruitière prévoit d’étendre ses surfaces de production sur le continent africain et de développer de nouveaux marchés, notamment au Royaume-Uni et en Europe du Nord. Parallèlement, le groupe entend renforcer son pôle de logistique maritime en propre, afin d’assurer un suivi de la chaîne, de la production jusqu’à la livraison. Fondée en 1938 à Marseille comme importateur de fruits en provenance d’Afrique, la Compagnie fruitière est aujourd’hui une entreprise intégrée couvrant l’ensemble de la filière : production, logistique, importation, mûrissage et distribution. Chaque année, elle commercialise plus de 900 000 tonnes de fruits exotiques, dont 86 % de bananes et 6 % d’ananas. Avec un chiffre d’affaires d’environ 935 M€ et plus de 22 500 collaborateurs, la Compagnie fruitière est le premier employeur privé du Cameroun et le deuxième de Côte-d’Ivoire.