Volailles: LDC fermera Blancafort fin mars 2025 et va chercher un repreneur
Ce 24 octobre, la direction des Volailles de Blancafort (groupe LDC) a informé la presse que l’abattoir de dindes de Blancafort (Cher) fermera fin mars 2025, comme pressenti, si aucun repreneur n'est trouvé d'ici là. Elle a présenté le jour-même un PSE (plan de sauvegarde de l’emploi) et a indiqué qu’elle prévoit un plan d’accompagnement pour les 44 éleveurs fournisseurs. L’objectif est d'assurer le maintien complet des débouchés de chacun des éleveurs concernés. «La direction s’impliquera également activement à rechercher des solutions de reprise durable pour son site de Blancafort», dit la société dans son communiqué. De son côté, le président du conseil régional du Centre-Val de Loire, François Bonneau a adressé ce même jour une lettre aux ministres de l’Économie et de l’Agriculture, demandant que «tout soit mis en œuvre» pour trouver un repreneur et défendre le territoire rural. La région évoque un «outil performant» dans son communiqué. Au contraire, LDC fait état de 31 M€ de pertes cumulées en neuf ans, dont 9 M€ sur le dernier exercice, en dépit des 15 M€ investis depuis 2015 «pour moderniser, tenter de rendre compétitive et pérenniser l’activité».
Spiritueux: plombé par la Chine, Rémy Cointreau abaisse ses prévisions de chiffre d'affaires
Le groupe de spiritueux Rémy Cointreau a annoncé le 25 octobre l'abaissement de ses prévisions annuelles en raison de l'atonie des ventes aux États-Unis et de la «détérioration» des perspectives en Chine. Il anticipe désormais un recul de son chiffre d'affaires «à deux chiffres». «Le manque de visibilité persistant relatif au calendrier de reprise aux États-Unis, associé à la détérioration des conditions de marché en Chine, conduisent Rémy Cointreau à mettre à jour ses hypothèses en 2024-2025», écrit le groupe dans un communiqué, à l'occasion de la publication de son chiffre d'affaires semestriel. Sur la période, son chiffre d'affaires a reculé de 16,2%, à 533,7 M€. Rémy Cointreau, qui comptait auparavant sur une «reprise graduelle» de ses ventes, prévoit désormais «une nouvelle année de baisse» du chiffre d'affaires «organique» (hors effets de change) «à deux chiffres». Rémy Cointreau ne voit pas l'horizon s'éclaircir aux États-Unis où les ventes de cognac avaient fortement augmenté après le Covid et où les grossistes ont constitué d'importants stocks. Et il s'attend à ce que la Chine, aussi un marché phare, réduise ses achats au second semestre. D'autant que Pékin applique des droits de douane supplémentaires sur le cognac, sur fond de conflit commercial avec l'UE.
Taxe sur les sucres: dissensus gouvernemental, Genevard ne veut pas d’une hausse
Dans un entretien à Agra Business le 26 octobre, la ministre de l’Agriculture met en garde contre les conséquences de plusieurs hausses de taxes sur les produits sucrés prévues par des amendements au PLFSS 2025 (financement de la sécurité sociale). «Il faut bien mesurer les conséquences de ces mesures qui peuvent se répercuter sur les fournisseurs, c’est-à-dire les agriculteurs», a déclaré Annie Genevard. Et d’appeler les parlementaires, qui examinent le texte en séance publique ce lundi, à «penser également à l’avenir des filières agricoles et agroalimentaires». Une position qui ne fait pas l’unanimité au sein du gouvernement. Dans une interview à La Tribune (article payant), la ministre de la Santé Geneviève Darrieussecq s’est dite «favorable à des taxes sur les sucres transformés». «Il ne s’agit pas de pénaliser les artisans, les pâtissiers, etc.», a-t-elle ajouté. Elle a reçu le soutien de son collègue du Budget et des comptes publics, Laurent Saint-Martin, sur Radio J: «La ministre de la Santé a raison de dire qu'il y a aujourd'hui un vrai fléau qui est le sucre, les produits transformés, la malbouffe... sur lesquels on doit pouvoir s'attaquer aussi par la fiscalité», a-t-il déclaré. Selon lui, ces taxes supplémentaires rapporteraient «quelques centaines de millions d'euros» au budget de la Sécu.
Financement de la sécurité sociale: en commission, les députés rejettent le PLFSS 2025
Les députés de la commission des Affaires sociales ont rejeté le 25 octobre, à l'unanimité, la partie «recettes» du projet de budget de la Sécurité sociale pour 2025, après avoir fait de même pour la partie «dépenses» la veille, rapporte l’AFP. Le texte initial avait été profondément remanié par le travail de la commission, retoquant plusieurs mesures-clés (refonte des cotisations patronales, gel des pensions de retraite…) et repoussant même l'objectif de dépenses de l'assurance maladie, pilier du texte, avec l'avis favorable du rapporteur Yannick Neuder (LR). Durant leurs travaux, les députés avaient voté et amendé plusieurs articles intéressant directement l’agriculture, dont l’article prévoyant «l’alignement de l’effort contributif des non-salariés agricoles sur celui des travailleurs indépendants dans le cadre de la réforme du mode de calcul de la pension de retraite de base», voté en l’état. Les articles amendés concernant la pérennisation du TO-DE (exonération de charges sur les travailleurs saisonniers) et le cumul de l’exonération applicable aux jeunes agriculteurs et des taux réduits de droit commun des cotisations maladie et famille avaient aussi été adoptés. Vendredi matin, les députés avaient par ailleurs voté l’article 22, prévoyant l’alignement du mode de calcul de la pension de retraite de base des non-salariés agricoles (NSA) sur le régime général. Le PLFSS 2025 commencera à être discuté en séance public le lundi 28 octobre, sur la base du texte initiale déposé par le gouvernement.
Tournesol: vers une récolte inférieure aux prévisions du ministère (presse)
D’après plusieurs opérateurs contactés par La Dépêche – Le petit meunier, la récolte 2024 de tournesol pourrait atteindre 1,5 million de tonnes (Mt), soit bien moins que les prévisions d’Agreste (ministère de l’Agriculture), qui table sur 1,779 Mt. «C'est la déception qui prédomine aujourd'hui», relève Françoise Labalette, directrice adjointe de Terres Univia. Après une collecte 2023 «excellente» (plus de 2 Mt), la responsable de l’interprofession s’attend à «un volume plus normal, à l’image de ce que nous avons connu entre 2015 et 2020» (entre 1,2 et 1,6 Mt). Nos confrères décrivent une situation «plutôt correcte dans le Sud-Ouest, moins dans le Centre et le Grand-Ouest». Le média du groupe Réussir-Agra avance qu’«entre 10% et 30% des surfaces» pourraient ne pas être récoltées, en raison des mauvaises conditions climatiques. Selon Terres Univia, «entre 50% et 60% de la coupe est réalisée», des chiffres «à prendre avec la plus grande prudence». Les récentes intempéries ont aggravé le retard déjà pris avec les pluies du printemps: «Environ 25-30% des tournesols ont été emblavés dans la fenêtre normale», estime Françoise Labalette, mais autant ont été implantés très en retard. Les prix, eux, ont «flambé en quelques semaines»: entre le 1er et le 23 octobre, le cours de la graine de tournesol oléique rendu Bordeaux a pris 115 €/t (à 605 €/t).
Emballages: un projet de REP pour tous les emballages professionnels
Le ministère de la Transition écologique vient de mettre en consultation (jusqu’au 13 novembre 2024) un projet de décret déterminant un régime de Responsabilité élargie des producteurs (REP) pour les «emballages professionnels». À sa lecture, il semble englober celui des emballages destinés à la restauration, en place depuis début 2024, ce que la direction du Geco Food Service (fournisseurs de la restauration) confirme, ceci sans remettre en question les modalités d’exercice des éco-organismes agréés pour les déchets d’emballages de la restauration (en l’occurrence Citeo Pro, NDLR). Le projet de texte concerne aussi le régime REP IEC des emballages industriels et commerciaux, prévu pour le 1er janvier 2025. Dans une note de présentation, le ministère définit les périmètres des «emballages professionnels» concernés et les grands principes de collecte de leurs déchets. Ceux-ci servent à livrer des professionnels, à regrouper les produits ou à transporter ceux-ci. Le projet exclut explicitement le secteur de l’agrofourniture, dont les emballages relèvent d’«un accord conclu avec le ministre chargé de l’environnement avant le 31 décembre 2019», et ce «tant que cet accord est renouvelé». Ce projet de décret n’entre pas dans les détails et prévoit qu'un arrêté définisse les catégories d'emballages relevant de ce régime. À noter que Citeo Pro se propose, dans un communiqué du 18 octobre, comme éco-organisme de la REP des emballages industriels et commerciaux, en plus de la REP Restauration.
CSRD: Pact’Alim veut du temps pour transformer l’obligation de reporting en opportunités
Pact’Alim, s’inscrivant en porte-parole des PME et ETI de l’alimentation, appelle les pouvoirs publics à adapter les échéances de la directive CSRD (Corporate Sustainability Reporting) et à permettre aux entreprises concernées d’intégrer progressivement les obligations de reporting extra-financier grâce au «premier socle de la CSRD» qu’elle propose. Dans son communiqué du 25 octobre, l’association fait écho à une déclaration du Premier ministre au Journal du dimanche (article payant) en faveur d’un délai afin de «laisser le temps aux acteurs, en particulier les plus petits, de s’adapter à cette réglementation complexe». Pact’Alim reconnaît l’objectif de la directive européenne «de favoriser l’accélération des stratégies de transition». Sa directrice générale, Karima Kaci, argumente que la démarche collective proposée par l’association «a pour ambition de transformer les exigences de ce nouveau cadre réglementaire en opportunités de transformation pour les entreprises et de contribuer à l’indispensable transition environnementale de l’industrie alimentaire, que Pact’Alim appelle de ses vœux». La prochaine échéance prévue de la CSRD est, comme le rappelle le communiqué, le 1er janvier 2025 pour les entreprises remplissant deux critères parmi «plus de 250 salariés», «plus de 50 M€ de chiffre d’affaires» et «plus de 25 M€ de total de bilan».
Œufs: rappel massif dans la France entière pour cause de salmonelles
Les autorités sanitaires ont procédé le 25 octobre au rappel massif de lots d'œufs commercialisés par plusieurs grandes enseignes et sur l'ensemble du territoire, en raison d'une éventuelle contamination aux salmonelles. Sur le site officiel Rappel Conso, un premier rappel indique que «la société Ovalis (groupe Pamrpr’œuf, NDLR) procède à un rappel des œufs à titre de précaution pour des œufs potentiellement contaminés [à la] Salmonella typhimurium», vendus chez Carrefour, Coopérative U, Auchan, Intermarché, Leclerc, Maximo, mais aussi distribués dans les Restos du cœur. Ce rappel rassemble plusieurs marques: «Tout frais tout français», «Douce France», Ovalis et Poitou œufs. Trois autres rappels sont publiés séparément vendredi, portant cette fois-ci des numéros de lots précis: l'un concerne la marque Carrefour Original (avec des œufs provenant également du fournisseur Ovalis); un autre concerne des lots d'œufs sans marque vendus par Lidl, et le dernier des lots de la marque Eco+ vendus par E.Leclerc. Pour l'ensemble de ces œufs rappelés, il est conseillé de «ne plus [les] consommer», de «ne plus utiliser le produit», de le «détruire» ou de le «rapporter au point de vente», selon le site gouvernemental.
Cidre: après le mauvais cru 2023, récolte annoncée en hausse, sauf en Bretagne
Après une année 2023 difficile, la filière cidricole aborde la nouvelle campagne un peu plus sereinement avec des prévisions de récolte encourageantes malgré une météo anormalement pluvieuse, indique l’Unicid (interprofession) dans un communiqué le 25 octobre. La récolte, qui a débuté il y a quelques semaines avec un peu de retard, est estimée à 219 800 tonnes (contre 185 000 t en 2023). «L'année 2024 démontre une certaine résilience de nos vergers face aux aléas climatiques. Nous constatons des volumes de production qui se rapprochent de la normale, voire en augmentation dans plusieurs régions», souligne Jean-Louis Benassi, directeur de l’Unicid. En Basse-Normandie, la production dépasse légèrement la moyenne 2020-2022 (avant la mauvaise année 2023), avec un net redressement dans l’Orne; par ailleurs, une légère hausse est attendue en Centre, Hauts-de-France et dans l'est du Bassin parisien. Dans les Pays de la Loire, la Mayenne connaît elle aussi une légère remontée. En revanche, en Bretagne, notamment dans le Morbihan, les producteurs s'attendent à des volumes légèrement au-dessous de la normale. La filière demeure prudente pour la suite: «Les prévisions seront affinées en fonction du grossissement automnal et de la dynamique de chute des fruits, en particulier des pommes tardives», indique l’Unicid. De plus, si la pluie perdure, elle pourrait gêner la progression de la récolte.
UE/Mercosur: une signature au G20 en novembre «très hypothétique» (ministre)
La ministre française déléguée au Commerce extérieur de la France, Sophie Primas, a estimé, lors d'une visite au Brésil le 25 octobre, que la signature de l'accord de libre-échange UE/Mercosur lors du sommet du G20 les 18 et 19 novembre était «très hypothétique», en réaffirmant l'opposition de Paris à ce traité. «Les conditions aujourd'hui, pour nous, pour les Français, et pour un certain nombre d'autres États, ne sont pas réunies pour que nous signions dans les semaines qui viennent, et donc une signature pendant le G20 me semble, en tout cas, très hypothétique», a déclaré Mme Primas à l'AFP. Et de relativiser: «Naturellement, il ne s'agit pas d'un non définitif au Mercosur». «La France a fixé des conditions exigeantes en matière d'environnement et de respect des normes, et aujourd'hui celles-ci ne sont pas satisfaites», a-t-elle insisté. La semaine dernière, Emmanuel Macron avait réitéré que l'accord n'était «pas acceptable en l'état». Engluées depuis des années, les négociations entre l'UE et les pays du Mercosur ont repris ces derniers mois sous l'impulsion de certains pays européens, dont l'Allemagne ou l'Espagne. Le 23 octobre, le Premier ministre espagnol Pedro Sánchez avait assuré que l'UE était «très près de conclure» un accord. Une perspective contre laquelle les syndicats agricoles français sont vent debout.
Agrumes: en Égypte, fort investissement pour la transformation dédiée à l’exportation
Le cabinet du Premier ministre égyptien a approuvé le 23 octobre la réalisation d’un projet d’établissement d’une zone économique spéciale (ZES) qui sera dédiée à la transformation d’agrumes à Port-Saïd, rapporte l’agence Ecofin le 25 octobre. Doté d’un investissement de 10 M$ (9,24 M€), il devrait être en mesure de produire 2500 tonnes de concentré d’agrumes par saison dès la première phase du projet. Les produits issus de la «Ghars Citrus Concentrates Company» (nom de la future zone) seront à 100% destinés à l’exportation. Avec cet investissement, le gouvernement égyptien entend développer la valeur ajoutée de la filière agrumes en renforçant l’industrie locale. En 2023-2024, selon les prévisions de l’Organisation mondiale des agrumes (OMA), la production égyptienne d’agrumes est attendue à 5,4 Mt, soit 10% de plus que l’année dernière (et 15% par rapport à la moyenne des quatre dernières années). Cependant, moins de 10% de la production égyptienne est actuellement destinée à la transformation, d’après l'USDA (ministère américain de l’Agriculture). Sur la campagne actuelle, la filière égyptienne est parvenue à augmenter ses expéditions d’agrumes frais de 21%, à 2,3 Mt (dont 81% d’oranges), établissant ainsi un nouveau record (les exportations vers la France ont progressé de 86%).0
Climat: Barnier lance une consultation sur le troisième plan d'adaptation (PNACC)
Le Premier ministre Michel Barnier a annoncé le 25 octobre le lancement d'une consultation publique de deux mois sur le troisième plan d'adaptation au réchauffement climatique (PNACC 3), attendu de longue date et doté de 51 mesures. Ce plan doit répondre à «quatre exigences essentielles», a énuméré le chef du gouvernement lors d’un déplacement dans le Rhône, département touché par les intempéries des 17 et 18 octobre. Ce plan doit «mettre en cohérence tous les leviers de l'action gouvernementale», «devra tenir compte de nos stratégies en termes de biodiversité, d'aires protégées, de zones humides, de la question de la santé liées à l'environnement ou encore des démarches engagées pour l'agriculture et pour la forêt avec les agriculteurs». Il est conçu à partir de l'hypothèse d'un réchauffement de 4°C en France d'ici à la fin du siècle (contre 1,7°C à ce stade). Quatre mesures visent en particulier l’agriculture: renforcement dès 2025 des mesures de prévention prises par les employeurs en cas de fortes chaleurs (mesure 11); renforcement du Plan eau (mesure 21); création d’un «diagnostic modulaire d’évaluation de la résilience» des exploitations (mesure 37); effort de formation et de recherche en agriculture et agroalimentaire (mesure 36).
Distribution: convoité par Couche-Tard, Seven & i entend doubler ses revenus d'ici 2030
Le géant japonais des supérettes Seven & i, sous pression pour doper sa rentabilité après avoir rejeté une proposition de rachat par le canadien Couche-Tard, a assuré le 24 octobre pouvoir presque doubler son chiffre d'affaires d'ici 2030, grâce à une restructuration et une expansion à l'international. Le groupe nippon vise désormais 30 000 milliards de yens (Md¥) de chiffre d'affaires annuel en 2030, soit environ 183 Md€, contre 17 700 Md¥ lors de l'exercice 2023/2024 achevé en février, a annoncé son président Ryuichi Isaka. Seven & i, propriétaire des supérettes 7-Eleven, avait rejeté début septembre une première proposition de rachat de Couche-Tard, qu'il jugeait sous-évaluée. Mais le poids lourd canadien de la distribution a depuis présenté une offre nettement améliorée – qui valorise le groupe nippon à 47 Md$ –, de quoi séduire les actionnaires. En réponse, l'entreprise japonaise a organisé le 24 octobre une réunion avec les investisseurs pour tenter de les convaincre de sa capacité à créer de la valeur par elle-même. Selon le document présenté aux participants et consulté par l'AFP, Seven & i mise sur une expansion accrue à travers le monde: alors qu'il compte actuellement 84 652 supérettes 7-Eleven dans 20 pays et régions, il entend en avoir 100 000 dans une trentaine de pays d'ici 2030.
Huile d’olive: baisse de la production mondiale en 2022/2023 à cause du climat
La production oléicole mondiale en 2022/2023 a affiché son plus bas niveau depuis 2016, indique FranceAgriMer dans un rapport paru le 24 octobre. Totalisant 2,57 Mt, la récolte a reculé de 24% par rapport à la campagne précédente, et de 22% par rapport à la moyenne quinquennale. «La campagne a été marquée par des conditions météorologiques exceptionnelles, découlant du changement climatique», note FranceAgriMer. Ainsi, les pays d’Europe occidentale et du Maghreb ont souffert de sècheresses «sans précédent» s’accompagnant de baisses de production conséquentes. Selon les données de la Commission européenne, la production d’huile d’olive de l’UE a chuté de 39%, à 1,4 Mt (contre 2,3 Mt en 2021/2022). Premier producteur, l’Espagne est la plus touchée (-55%, 665 900 t), suivie par le Portugal (-39%, 126 000 t). En revanche, la Grèce progresse fortement (+49%, 345 000 t). Avec une production estimée à 3700 t, la France recule de 36% sur la période. Au Maghreb, la Tunisie chute de 25% (à 180 000 t) et l’Algérie de 20%; la baisse est encore plus marquée au Maroc (-44%, à 107 000 t). La Turquie, quant à elle, a connu une récolte record évaluée à 380 000 t, plaçant le pays au second rang mondial, derrière l’Espagne.
Évènementiel: «hausse record» de fréquentation pour la 60e édition du Sial
Le Salon international de l’alimentation (Sial) a accueilli 285 000 visiteurs professionnels, soit une «hausse record» de fréquentation pour cette 60e édition qui s’est tenue du 19 au 20 octobre à Paris Nord Villepinte. «Cette hausse record de fréquentation de 8%» permet au salon de «renouer avec les chiffres d’avant la pandémie» de Covid, relèvent les organisateurs dans un communiqué le 25 octobre. L’évènement bisannuel a rassemblé «7500 exposants (dont 600 français, NDLR) représentant 127 pays, sur plus de 270 000 m² d’exposition», soit «l’équivalent de 100 hypermarchés». Le salon revendique «plus de 200 pays visiteurs et la participation de 110 délégations officielles». Côté politiques, ce sont «50 ambassadeurs, 16 parlementaires et 17 ministres français et étrangers» qui se sont rendus au Sial, dont Annie Genevard (Agriculture), Antoine Armand (Économie) et Laurence Garnier (Consommation). La prochaine édition du Sial Paris se tiendra du 17 au 21 octobre 2026.