Restauration : Sodexo prévoit de supprimer plus de 1 000 emplois en France
Le groupe français de restauration collective et de services Sodexo a annoncé le 26 août prévoir la suppression de 1 097 postes en France dans le cadre d'un plan de transformation visant à accroître ses capacités d'investissement face à une « concurrence accrue ». La mise en œuvre du nouveau plan stratégique, baptisé « Shift and Grow 2030 », destiné à accélérer sa croissance et à améliorer ses performances par rapport à ses concurrents, « pourrait conduire à la suppression de 963 postes en France, soit 4 % des effectifs », selon un communiqué transmis à l'AFP. Le siège du groupe, basé en proche banlieue parisienne, est également concerné par la suppressions de 134 postes. Le groupe explique faire face à une « concurrence accrue » et à « l'évolution des attentes des consommateurs ». En avril, le directeur général Thierry Delaporte, arrivé fin 2025, expliquait auprès de journalistes que le groupe avait « sous-investi dans des compétences ». Avec son projet de transformation, Sodexo veut investir dans l'innovation numérique, acquérir de nouveaux marchés et simplifier ses modes de fonctionnement. Sodexo, qui emploie 25 000 personnes en France, avait déjà supprimé plus de 2 000 emplois lors de la crise sanitaire du Covid-19.
Œufs : l’espagnol Hevo s’installe en Allemagne en intégrant Müritz
Dans un communiqué du 27 juillet, l’industriel espagnol de l’œuf Hevo (faisant partie de la holding internationale brésilienne Global Eggs), a annoncé l’achat de Müritz en Allemagne, qui fait entrer le groupe dans ce pays. Il s’installe ainsi sur « l'un des principaux marchés européens ». Il présente Müritz, situé à 150 km de Berlin, comme « un modèle en matière de durabilité et de bien-être animal ». Les six élevages de ce producteur allemand (tous plein air ou bio) portent la capacité de production de Hevo à « près de 180 millions de douzaines d'œufs par an ». « Cette acquisition s'inscrit dans la stratégie de croissance soutenue de Hevo Group, visant à consolider une plateforme européenne de production et à renforcer les relations avec les principaux acteurs de la distribution alimentaire en Europe », argumente le communiqué. Hevo se distingue en Espagne par une importante proportion de poules élevées hors cages, dans plus de 80 % de son outil de production (chiffre prévu pour 2026), d’après son site internet. Le groupe promet que, fin 2027, près de 90 % de ses œufs proviendront d'élevages sans cage.
Agroalimentaire : Serac fait construire une usine de 16 600 m²
Le groupe Serac, concepteur et fabricant de machines de remplissage pour les produits alimentaires (produits laitiers – son premier marché –, boissons, huiles et sauces) et non alimentaires, a lancé le 24 juillet le chantier de construction d'une nouvelle usine de 16 600 m2 à La Ferté-Bernard (Sarthe). Ce bâtiment nouvelle génération de 16 600 m2 sera conçu et réalisé de A à Z par les équipes de GSE, contractant général. Avec ce projet implanté sur un terrain de 7,6 ha sur la ZA de l'Eguillon, Serac va rassembler sur un site unique un certain nombre d'activités aujourd'hui dispersées. Le bâtiment réunira notamment un ensemble tertiaire (3 550 m2), un atelier d'assemblage (8 500 m2), un magasin de stockage (2 100 m2) et une zone d'expédition (600 m2). Le site intégrera également une cour logistique. « Ce nouveau site nous permettra de gagner en efficacité et en capacité, d'optimiser nos flux de production », indique Thierry Adam, d.g. du groupe. Avec cet investissement structurant, annoncé à 23 M€, Serac s'ancre durablement sur son territoire d'origine et prévoit la création d'une cinquantaine d'emplois à terme. La livraison du bâtiment est prévue pour fin 2027. Le groupe Serac a réalisé un chiffre d'affaires de 206 M€ sur son dernier exercice. (Thierry Goussin)
Grand Est : la filière agroalimentaire demande la « suspension » de l’écotaxe poids lourds
Alors que la région Grand Est prévoit de mettre en place une « écocontribution poids lourds » (ECPL) au 1er avril 2027, la filière agroalimentaire régionale demande de « suspendre cette taxe » jusqu’aux prochaines élections régionales, prévues en 2028. Une demande formulée le 25 août en conférence de presse par un collectif regroupant des interprofessions (viande, céréales, porc, lait), des fédérations d’industriels (Aria, LCA, France Industrie) et des syndicats agricoles (FRSEA, JA). Dans un dossier de presse, les organisations estiment les surcoûts provoqués par l’écocontribution, qui sera fixée à 15 ct€/km : 1 380 € par an pour une exploitation agricole (« jusqu’à 2 180 € » pour un élevage), ou encore 88,5 € pour un trajet Phalsbourg-Sézanne en camion. Un impact « préjudiciable aux secteurs économiques locaux ainsi qu’aux ménages », pointent-elles. Le collectif salue toutefois « les efforts pris par la Région Grand Est pour tenter de proposer des mesures d’accompagnement », tout en déplorant qu’elles « n’auront qu’un effet limité ». Votée par le Conseil régional le 22 mai, l’écotaxe devrait rapporter 1 Md€ ; une enveloppe qui servira à financer les investissements prévus sur les 525 km de routes nationales et autoroutes dont la région a récupéré la gestion début 2025.
À nos abonnés: possible ralentissement des parutions en période estivale
En raison du ralentissement de l'actualité en période estivale, l'Agrafil, Agra Business, et les Agra Lives pourront être diffusés à un rythme légèrement moins soutenu jusqu'à la fin du mois d'août. En vous remerciant de votre compréhension.
Biopesticides : l’Inrae sur la voie de produits bactériens plus efficaces et sans dissémination
Dans un communiqué de presse du 20 août, l’Inrae informe que des scientifiques de l’institut ont découvert un « régulateur génétique » de la production de toxines chez un biopesticide bactérien, ouvrant la voie à l’amélioration des biopesticides à l’égard de l’environnement. Ce régulateur est présent chez les biopesticides à base de Bacillus thuringiensis (Bt), les plus commercialisés. En premier lieu, les souches en question ne sporulent pas, ce qui permet d’éviter la dissémination de spores dans l’environnement. Cette dissémination peut poser problème du fait de la proximité phylogénétique de Bt avec Bacillus cereus, une bactérie naturellement présente dans l'environnement (terre, eau, végétaux) qui peut provoquer des intoxications alimentaires. En outre, ces Bt pourraient produire à la fois deux types de toxines (Cry et Vip3), ce qui permettrait d’élargir le spectre d’activité insecticide des préparations de biopesticides, mais aussi de réduire les risques d’apparition d’insectes résistants. Ces résultats publiés dans la revue mBio ont conduit au dépôt d’un brevet.
Betterave/sécheresse : Tereos adapte son process industriel à une faible récolte en vue
Avec des rendements betteraviers attendus « en retrait de plus de 20 % » par rapport à 2025, Tereos adapte son process industriel, a-t-il annoncé le 26 août. L’industriel reporte les dates de démarrage des usines, « afin de récolter les betteraves au moment le plus favorable pour améliorer les rendements », selon un communiqué. Il prévoit aussi de modifier la durée des campagnes (en moyenne 100 jours au lieu de 130 jours l’an dernier) ; réduire les cadences dans certaines sucreries ; ajuster le mix de production en privilégiant le sucre. D’après ses estimations, les rendements de la betterave seraient « en retrait de plus de 20 % par rapport à la campagne précédente (jusqu’à 50-60 % dans certains territoires) », et de 15 % par rapport à la moyenne quinquennale. Tereos voit en revanche un marché porteur. « Nous constatons aujourd’hui les premiers signes d’une hausse des prix de vente, qui devrait permettre au secteur de retrouver un niveau de performance plus équilibré après deux années de forte baisse des prix sur le marché européen », déclare Pierre-Henri Dietz, le directeur Commerce. « La réduction attendue des stocks, associée à la hausse des cours mondiaux, et ce dans un contexte très peu propice à une augmentation des surfaces en Europe, devraient soutenir durablement le redressement du marché. »