Agra Business | Vivadour/Terres du Sud, Noriap, Ynovae, Cal, Terre Comtoise

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Coopératives : Vivadour et Terres du Sud valident leur fusion

Le 19 décembre, Vivadour (558 M€ de chiffre d’affaires, 4 800 agriculteurs, 612 salariés) et Terres du Sud (592 M€ de CA, 6 000 agriculteurs, 1 485 salariés) ont validé leur fusion lors de leurs assemblées générales respectives. L’annonce de ce rapprochement avait été faite en avril. Les deux coopératives implantées dans le Sud-Ouest attendent désormais la validation de l’Autorité de la concurrence qui permettra de commencer les travaux de mise en œuvre de cette fusion et de la nouvelle organisation. « Le calendrier d’application de la fusion reste, à ce stade, fixé au 30 juin 2026 au plus tard », précisent les deux entreprises. Lors de l’annonce du projet de fusion, en avril, les coopératives indiquaient qu’elles comptaient faire jouer leurs complémentarités territoriales et « renforcer des services dédiés aux agriculteurs en conservant la proximité ». Elles veulent « valoriser ensemble, tout le potentiel agricole, agroalimentaire et distribution de terroirs unifiés » et relever ainsi les défis de promotion des filières agricoles régionales. En amont elles conserveront « un modèle durablement engagé dans des activités agricoles » et en aval disposeront « d’outils agroalimentaires à taille humaine » proposant « des produits qualitatifs à forte identité régionale ». (Anne Gilet)

Coopératives : avec une CAF en hausse, Noriap accélère sa transformation

« Notre capacité d’autofinancement (CAF) évolue positivement depuis dix ans, à 24,2 M€ pour l’exercice 2024-2025, tant sur notre métier de base (15,5 M€) que sur nos diversifications (8,7 M€) », expliquait Damien François, directeur général de Noriap, quelques jours avant l’assemblée générale du 19 décembre. Le groupe (865 M€ de chiffre d’affaires, dont 60 % réalisés par le pôle productions végétales) accélère sa transformation pour « capter la valeur tout au long de la chaine ». Une volonté de diversification qui se traduit par le développement d’une nouvelle filière de pommes de terre française avec un leader de la restauration (identité non communiquée), la croissance de la marque Cocorette en magasin, l’ouverture d’une Boulangerie Louise à Amiens et la construction d’une zone portuaire le long du Canal Seine-Nord Europe, « avec une montée en puissance entre 2026 et 2030 », précise-t-il. Noriap affiche aussi l’ambition, via son programme Transitions lancé en février 2025 pour le blé, la betterave et l’œuf, de devenir « le premier fournisseur de matières premières décarbonées sur son territoire ». Objectif : impliquer 150 agriculteurs d’ici trois ans. Plus-value attendue : entre 100 et 150 €/ha. Noriap cherche également à installer de nouveaux éleveurs, en volailles de chair, poules pondeuses et ovins. (Anne Gilet)

Coopératives : déconversions bio et projets agroécologiques chez Ynovae

En Bourgogne, Ynovae organisait son assemblée générale le 16 décembre. L’exercice 2024-2025 a été dur pour la coopérative bourguignonne, qui a récolté 240 151 t, en baisse de 28,8 %. En agriculture biologique, la collecte n’a atteint que 4 336 t, en retrait de 56,9 % par rapport à la récolte 2023, ce qui a conduit des agriculteurs engagés en bio à revenir à un mode de production conventionnel. Les volumes commercialisés dans le cadre de contrats de filières sont aussi en berne, passant de 172 567 t en 2023-2024 à 73 301 t. Le chiffre d’affaires d’Ynovae a atteint 90 M€, contre 106,7 M€ l’année précédente, et celui du groupe 109,6 M€, contre 130 M€. Dans ce contexte, les investissements ont été restreints, s’élevant à seulement 692 000 €, pour du remplacement de matériel principalement. Malgré des conditions de marché peu avantageuses, les bons rendements de l’été 2025 devraient permettre à la coopérative de renouer avec la croissance. Côté projets, Ynovae a lancé en juin un programme d’accompagnement agroécologique pour ses adhérents, via un pôle créé pour l’occasion au sein de l’union SeineYonne. Les premiers volumes de colza et de tournesol récoltés ont déjà pu bénéficier de cette valorisation. Depuis le 1er juin, la filiale transport du groupe assure également des prestations pour la coopérative voisine 110 Bourgogne. Quant à son activité distribution grand public, elle devrait se développer au premier trimestre 2026. (Elena Blum)

Coopératives : en Lorraine, l'activité de la Cal portée par ses filiales machinisme

La Coopérative agricole Lorraine (Cal) enregistre un chiffre d’affaires consolidé 2025-2025 en hausse, à 305 M€, contre 295 M€ pour l’exercice précédent. Une performance, malgré une baisse de la collecte (330 000 t, contre 383 000 t), un recul du chiffre d’affaires de l’approvisionnement (49 M€, contre 52,65 M€) et des problèmes d'écluses qui ont entravé la commercialisation des céréales. Le groupe a pu bénéficier de l'activité dynamique des filiales agroéquipement Mecavista et MecaOne, qui ont dégagé en cumulé 105 M€, contre 84 M€ pour l’exercice 2023-2024. La Cal a réorganisé cette activité en 2022. « Nous avons observé un rebond significatif dès le printemps 2024, permettant de clôturer au 30 juin 2025 au-delà de nos prévisions, avec une année d’avance sur notre plan initial », a révélé Olivier Didelot, directeur général de Mecavista. Le chiffre d’affaires du pôle élevage est stable, à 36 M€. Le directeur général, Pierre-Antoine Ferru, qui quitte le groupe fin décembre pour rejoindre la Coopérative agricole du Pays de Loire, a rappelé que les enjeux qui attendaient encore la Cal : digitalisation des pratiques, durabilité des productions, développement du pôle élevage via la contractualisation et de nouveaux ateliers engraissement et sevrage. (Elena Blum)

Coopératives : le groupe Terre Comtoise affiche des résultats à la hausse grâce aux filiales

La coopérative Terre Comtoise tenait son assemblée générale le 15 décembre. Si le chiffre d’affaires de la coopérative affiche une baisse de 3 %, à 97,3 M€ en raison de la météo et de la pluviométrie, le chiffre d’affaires du groupe progresse de 9,9 %, à 286,9 M€ grâce à la performance d’autres filiales du groupe, telles que la filiale machinisme Déméterre (110 M€), qui a intégré six nouvelles concessions : Ets Brun, Ets Vallet, Claudagri, Georges Équipement, Avenir Motoculture et Coopérative Agri Services. Xavier Pourcelot, directeur administratif et financier arrivé en juin, a également précisé que toutes les branches du groupe avaient été bénéficiaires, y compris Lisadoux-Gamm Vert et DDPB, en déficit lors des deux précédents exercices. Les investissements de 5 M€ menés sur l’usine d’alimentation animale DAN II ont permis une production supplémentaire de plus de 5 000 t sur l’année, ce qui porte la production totale du groupe au chiffre record de 200 000 t. Une réflexion est menée pour optimiser l’usine DAN I. L’exercice a aussi été marqué par le départ récent de la directrice générale, Aude Bertout. L'intérim est assuré par deux directeurs généraux délégués, Philippe Parmentier et David Scrive. (Elena Blum)

Coopératives : la nouvelle directrice générale de CAC 68 vient de Terre Comtoise

Aude Bertout est depuis le 13 octobre la nouvelle directrice générale de la CAC 68 (Coopérative agricole de céréales). La dirigeante de 40 ans était auparavant à la tête de Terre Comtoise depuis octobre 2024, après avoir dirigé pendant 14 ans la coopérative vosgienne Terre d’Horizon. (Elena Blum)

À nos abonnés : possible ralentissement des parutions

En raison du ralentissement de l'actualité lors des fêtes de fin d'année, l'Agrafil, l'Agra Business et les Agra Lives pourront être diffusés à un rythme légèrement moins soutenu jusqu'à la fin de l'année. En vous remerciant de votre compréhension.