Agra Business | Zenex/VievePharm, Metro, Dr Schär et Pepsico/Saipol

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Santé animale : l’indien Zenex annonce le rachat du néerlandais VievePharm

Dans un communiqué du 3 mars, l’indien Zenex Animal Health (100 M€ de chiffre d’affaires, 1 800 salariés) annonce acquérir « une part majoritaire » de l’entreprise hollandaise VievePharm, spécialisée dans les bolus et compléments alimentaires végétaux pour l’élevage. Le montant de la transaction n’est pas précisé. VievePharm propose des produits pour bovins, ovins, caprins, équins et poulets. L’opération vise à répondre à la demande en produits vétérinaires naturels, qui « accélère à travers l’Europe », souligne le groupe indien. Et de rappeler l’objectif de la stratégie européenne « De la ferme à la fourchette » (-50 % d’antibiotiques en élevage d’ici 2030). Présent jusque-là en Asie, Afrique et ex-URSS, Zenex Animal Health accède au marché européen grâce au réseau de distribution de VievePharm, qui s’étend « dans plus de 25 pays ». Le groupe indien bénéficiera aussi du site de production et de la technologie de VievePharm, qui lui permettra d’améliorer son offre globale. Enfin, ce rachat vient étoffer l’offre « végétale et ayurvédique » de Zenex, qui avait racheté en 2023 le spécialiste Ayurvet.

Restauration/œufs : Metro promet de bannir les œufs en cage d’ici à mars 2028

Dans un communiqué commun du 3 mars avec l’association animaliste Anima, Metro, premier fournisseur français des métiers de bouche, présente la feuille de route qui le conduira à offrir « 100% d’œufs hors cage » d’ici mars 2028. Metro France programme ainsi le développement de son offre d’œufs alternatifs (coquille et liquides) à sa marque propre, ainsi qu’une « forte accélération de l’offre locale », majoritairement de plein air. Le distributeur va aussi renforcer son partenariat avec Lœuf, filiale de LDC et de la Cafel (groupement de Loué). La directrice Qualité & RSE, Marie Garnier, annonce dans le communiqué l’intention de Metro France de redéfinir son offre et de mener un travail pédagogique auprès de ses clients. Pour sa part, le directeur d’Anima (association en campagne contre les œufs de poules en cage), Keyvan Mostafavi, salue « une stratégie détaillée, construite en partenariat avec les producteurs et les restaurateurs ». Selon une enquête d'Anima de 2025, Metro, qui distribue 26 % d’œufs alternatifs (coquille et ovoproduits), est en retard par rapport à ses concurrents Even Distribution (30 %), Pomona (37 %) ou Transgourmet (45 %).

Huile de palme : Bruxelles autorise une co-entreprise entre le suédois AKK et le malaisien KLK

La Commission européenne a donné le 3 mars son feu vert à la création d'une coentreprise (joint-venture) entre l’entreprise suédoise AAK et la société malaisienne Kuala Lumpur Kepong Berhad (KLK) sur la fabrication et la commercialisation de produits à base d'huile de palme fractionnée en Malaisie. KLK est un producteur de produits dérivés du palmier et de caoutchouc, tandis qu’AAK est spécialisé dans les produits à base d'huiles et de graisses végétales à valeur ajoutée destinées aux industries agroalimentaires (boulangerie, produits laitiers, confiserie…). La Commission européenne a conclu que l'opération ne soulèverait pas de problèmes de concurrence, compte tenu de son impact limité sur l'espace économique européen et de la position de marché limitée des entreprises résultant de l'opération.

Oléagineux : PepsiCo et Saipol prolongent leur coopération dans l’agriculture régénératrice

D’après un article d’Agrodistribution (contenu payant) du 2 mars, le spécialiste des boissons PepsiCo et Saipol, le bras industriel du groupe Avril, ont annoncé, le 27 février lors du Sia, le renouvellement pour trois ans de leur partenariat visant à promouvoir l’agriculture régénératrice dans le domaine des oléagineux. Pour rappel, ce projet avait débuté en 2023. Saipol s’engage à fournir à PepsiCo des huiles de colza et de tournesol issues de l’agriculture régénératrice. Pour arriver à ses fins, l’industriel, via son programme Empreinte by Saipol, distribue une prime filière à l’amont, afin de stimuler le changement des pratiques culturales dans les champs. Cécile Reynaud, responsable du programme Empreinte chez Saipol, précise que le groupe a distribué 7 M€ en 2025, soit 110 €/ha en moyenne. Pour 2027-2030, la filiale du groupe Avril espère fournir à PepsiCo jusqu’à 60 % des volumes du programme régénératif. Le triturateur de graines oléagineuses s’appuie sur Cérévia pour diffuser les bonnes pratiques aux agriculteurs, via son programme Vert by Cérévia. De son côté, PepsiCo explique travailler avec des distributeurs pour établir un cofinancement des programmes régénératifs, sachant qu’un soutien de l’État sera à terme indispensable, estime-t-il.

Agroalimentaire : Dr Schär (sans gluten) prévoit 28 M€ d’investissements en 2026

Le spécialiste des produits alimentaires sans gluten Dr Schär investira 28 millions d’euros (M€) dans ses usines en 2026, « principalement en Italie, en Espagne et en Allemagne », a-t-il annoncé dans un communiqué le 26 février. Ce groupe italien d’envergure internationale compte ainsi « renforcer [ses] capacités de production locales » et « soutenir la croissance sur les marchés stratégiquement importants », dont l’Europe. En 2025, il avait déjà investi 8,8 M€ dans « la rationalisation de la production et de la logistique ». Autre fait marquant l’année dernière : le groupe a achevé sa « transition vers l'utilisation exclusive d'œufs de poules élevées au sol ». En 2025, Dr. Schär a enregistré un chiffre d’affaires de 632 M€, en hausse de 1,3 % sur un an. « L'attention croissante portée à des aliments spécifiques (…) est un moteur de croissance important, en particulier en Europe et en Amérique du Nord », explique l’entreprise. Selon une étude de Fact MR, le marché mondial des produits sans gluten devrait progresser annuellement de 10 % dans les dix prochaines années, pour atteindre 22,4 Md$ en 2035 (contre 8,5 Md$ en 2025). Basé dans le Tyrol du Sud, le groupe Dr Schär (1 700 salariés) exploite 18 sites de production en Europe, en Turquie et en Amérique.

Ingrédients : baCta lève des fonds pour lancer son premier produit

La biotech baCta a annoncé une levée de fonds de 7 M€, menée « par LocalGlobe et Daphni, avec la participation d'Ovni Capital ainsi que de business angels de renom, notamment les fondateurs de Phagos, Genomines et Mistral AI », détaille-t-elle dans son communiqué le 3 mars (lire l’article complet dans Agra Innovation). Cofondée en 2024 par Mathieu Nohet et Marie Rouquette, la start-up a développé une plateforme de bioproduction d’ingrédients industriels destinés à la santé, la cosmétique et la nutrition humaine et animale. « Notre objectif vise à proposer la qualité du naturel à un prix comparable aux substances synthétiques », souligne Mathieu Nohet. « Issu d’une souche levure propriétaire, notre premier ingrédient, l’astaxanthine est identique aux molécules naturelles, mais avec des avantages liés à la saveur ou encore à la stabilité. » La société rappelle que le marché de l’astaxanthine, reconnu pour ses propriétés antioxydantes, est actuellement « dominé par des versions synthétiques dérivées de la pétrochimie ou par une extraction naturelle coûteuse à partir de microalgues ». BaCta fera d’abord ses premiers pas commerciaux aux États-Unis, où les autorisations peuvent être obtenues au bout de 90 jours, quand les délais sont d’au moins 18 à 24 mois en Europe, voire plus. (Perrine Delfortrie, Agra Innovation).

Biostimulants : co-développement entre Elicit Plant et Certis Belchim en pommes de terre

Elicit Plant et Certis Belchim ont annoncé un partenariat stratégique pour « le co-développement d’une bio-solution innovante dédiée à la pomme de terre, conçue pour répondre aux défis croissants liés au changement climatique auxquels sont confrontés les agriculteurs à travers l’Europe », selon leur communiqué commun du 3 mars (lire l’article complet dans Agra Innovation). En combinant EliTerra, la technologie brevetée à base de phytostérol d’Elicit Plant, avec le leadership reconnu de Certis Belchim dans les solutions de traitement des pommes de terre, les partenaires ont pour objectif de proposer rapidement une solution au marché. « L’accord de co-développement permettra d’accélérer la création d’une formulation spécifique à la pomme de terre, associée à une modalité d’application compatible avec les programmes de pulvérisation habituels, afin de garantir une qualité et des rendements optimaux », précisent les partenaires dans leur communiqué. (Perrine Delfortrie, Agra Innovation)