Gel: plusieurs régions touchées, Castex promet un «fonds d'urgence si nécessaire»
De la Charente aux Pyrénées-Atlantiques, le sud-ouest agricole de la France apparaissait le 3 avril au matin particulièrement touché par les dégâts dus au gel sur les jeunes pousses, mais tout le secteur agricole craignait encore deux nuits «difficiles» à venir en France. «L'épisode de gel dans la nuit de samedi à dimanche a particulièrement touché la vallée de la Garonne, les Charentes, la Dordogne, jusqu'aux Pyrénées-Atlantiques avec des températures qui sont descendues à -2 et -3 degrés», a signalé à l'AFP Jérôme Despey, secrétaire général adjoint de la FNSEA. Dans cette région du Sud-Ouest, les arbres fruitiers à noyaux mais aussi les pommiers dont la végétation venait de commencer à sortir ont été touchés, de même que, dans les vignes, les cépages les plus précoces dans la région «comme le chardonnay, le cabernet ou le merlot», a précisé M. Despey. Dans un communiqué paru le 3 avril, le Premier ministre Jean Castex a annoncé avoir «demandé au ministre de l’Agriculture de mobiliser, dès le début de semaine, le dispositif des calamités agricoles, en particulier pour l’arboriculture». Et d'ajouter que «si cela s’avérait nécessaire, un fonds d’urgence sera ouvert, à disposition des préfets des département les plus concernés.»
Influenza: dépeuplement préventif en Bretagne avant l'établissement d'un «pare-feu»
Alors que l’épizootie d'influenza aviaire «prend une ampleur inédite», l'administration a ordonné un dépeuplement préventif autour des trois foyers d'Essé, Guipry-Messac (Ille-et-Vilaine) et Peillac (Morbihan). Ce «dépeuplement préventif péri-focal» concerne «tous les élevages commerciaux de volailles situés à moins de 3 km des foyers», d'après deux instruction techniques du 25 mars et du 31 mars. Ces abattages doivent êtres menés en «privilégiant la valorisation des lots lorsque cela est possible», préconise la DGAL (ministère de l'Agriculture). Ces dépeuplements constituent une première étape «dans l’attente de l’exécution d’une stratégie de dépeuplement type pare-feu entre les régions Pays de la Loire et Bretagne», d'après l'instruction du 31 mars. Cette deuxième phase «fera l’objet d’une instruction séparée»; elle vise à «protéger le bassin de production breton», premier bassin avicole français. D'après nos confrères de Réussir Volailles, ce pare-feu, qui émane d'une «demande des professionnels», recouvrerait une bande «d’environ 10 km» au sud des quatre foyers bretons. «Tous les élevages de canards de chair et à engraisser» pourraient y être dépeuplés, hormis dans les communes «où se situent des couvoirs de canards». Les palmipèdes malades sont connus pour excréter massivement le virus de l'influenza, y compris avant l'apparition des premiers symptômes.
Influenza aviaire: la Dordogne touchée à son tour
Trois cas d'influenza aviaire ont été détectés en Dordogne, département qui était resté jusqu'alors à l'abri de la sévère épizootie de grippe aviaire touchant la France, a indiqué le 3 avril la préfecture dans un communiqué. «Trois suspicions fortes ont été confirmées en Dordogne les 1er et 2 avril par des analyses positives aux virus IA-H5 et IA-H7», précise la préfecture. Sont concernés deux élevages de la commune de Val de Louyre et Caudeau, «l'un de 19.000 canards ayant présenté des signes cliniques, l'autre de 22.000 canards âgés de 21 jours». Le troisième cas a été détecté à Saint-Géniès, au nord de Sarlat, dans un élevage de 670 oies et 350 oisons. Dans ces trois sites, «des chantiers d'abattage préventif ont été mis en place», indique la préfecture. Un quatrième élevage, situé lui aussi dans la commune de Val de Louyre et Caudeau, a fait l'objet d'un dépeuplement préventif après qu'une «très forte mortalité» de ses volailles de chair y a été constatée. L'épizootie 2021-2022 de grippe aviaire est la plus sévère qui ait touché la France, avec plus de 1.100 foyers en élevage et plus de dix millions de volailles abattues, un record. L'ouest de la France, et spécialement le département de la Vendée (500 foyers au 31 mars), est particulièrement affecté. Au total, 34 pays européens ont été touchés cette année. Le nord de l'Italie a été particulièrement affecté, avec 18 millions de volailles d'élevage abattues.
Guerre en Ukraine: de possibles dérogations sur les obligations d’étiquetage
Le gouvernement pourrait mettre en place des dérogations à certaines obligations en matière d’étiquetage des produits alimentaires, informait le ministère de l’Industrie lors d’un brief à la presse, le 31 mars. Elles s’appliqueraient aux industriels contraints de revoir leurs recettes en raison de difficultés d’approvisionnement liées à la guerre en Ukraine. «C’est un sujet sur lequel nous continuons de travailler avec les associations de consommateurs et les fédérations professionnelles», commente Bercy. Les discussions menées par la DGCCRF devraient aboutir la semaine prochaine. Conséquence de la désorganisation de l’approvisionnement: l’huile de tournesol —dont l’Ukraine est l’un des principaux fournisseurs— pourrait être remplacée par d’autres huiles ou du tournesol provenant d’une autre origine. Or, changer un emballage prend «plusieurs mois», affirme l’UFC-Que Choisir. L’association de consommateurs recommande qu’un sticker soit apposé sur les emballages pour un affichage «immédiat». Le 1er avril, l’ONG Foodwatch a, elle, lancé une pétition demandant «la totale transparence» sur la composition des produits concernés. Interrogé par l’AFP, le délégué général de l’interprofession de la pomme de terre se veut rassurant sur les stocks: «À priori, nos industriels sont couverts en huile, au moins jusqu'à cet été.»
Crise des carburants: les routiers espagnols suspendent leur grève
Les chauffeurs routiers espagnols ont décidé le 2 avril de «suspendre temporairement» une grève inédite de près de trois semaines suscitée par les prix élevés des carburants, a rapporté la télévision publique espagnole. Les camionneurs indépendants espagnols, en grève depuis le 14 mars, ont bloqué de nombreuses routes et provoqué dans les supermarchés en Espagne des pénuries de produits alimentaires tels que le riz, la farine, les oeufs et les produits laitiers. Le 25 mars, le gouvernement avait tenté de mettre fin au conflit en annonçant un milliard d'euros d'aides pour réduire le coût des carburants, avec notamment une baisse de 20 centimes d'euros par litre de gazole. Cet accord avait été signé au terme d'une journée de négociations marathon avec les fédérations de transporteurs, réunis au sein du Comité national du transport routier (CNTC). Les grévistes, réunis au sein de la Plateforme de défense du secteur du transport de marchandises, qui regroupe des chauffeurs indépendants et des PME, n'avaient toutefois pas participé aux discussions. La grève avait néanmoins depuis lors perdu de sa vigueur. L'Espagne est aux prises avec une vague de protestation sociale due à la forte inflation, aggravée par l'invasion de l'Ukraine par la Russie, marquée par des arrêts de production et des manifestations d'agriculteurs et de pêcheurs.
Agrivoltaïsme: lancement d'un démonstrateur compatible avec le blé
TSE, producteur d’énergie solaire, annonce qu’il est en train de mettre en place un démonstrateur agrivoltaïque avec 10 sites pilotes de 6ha chacun, pour expérimenter une solution nouvelle, d’ombrières suspendues au-dessus de cultures et de prairies. Ces 10 sites pilotes ont été répartis sur des exploitations de toutes les régions de l’Hexagone. Pensé en priorité pour les grandes cultures, ce concept de «canopée agricole» est compatible avec l’élevage bovin et ovin. La canopée agricole est une ombrière équipée de panneaux solaires rotatifs installés sur des câbles à 5m de hauteur, ressemblant à des câbles de téléphérique. L’inclinaison des panneaux est dirigée par 400 capteurs solaires et agronomiques répartis sur chaque ombrière, de 3 ha chacune. Les panneaux peuvent faire descendre la température et l’évapotranspiration et protéger du gel et de la grêle. «Nous avons commencé à tester le procédé sur 18 variétés de blé pour voir celles qui se comportent le mieux», a précisé Mathieu Debonnet, président de TSE, à Agra Presse. Le premier site pilote sur grandes cultures est en construction en Haute-Saône et sera inauguré en septembre prochain, a-t-il ajouté.
Porc: bientôt de la HVE chez Porc Armor Évolution
La coopérative Porc Armor Évolution (Loudéac, Côtes d’Armor), le groupe de restauration collective Convivio (Bédée, Ille-et-Vilaine) et le groupe industriel Jean Floc’h (Locminé, Morbihan) ont signé, vendredi 1er avril, une convention tripartite de livraison de cochons HVE (3ème niveau de la certification environnementale des exploitations). Ce contrat porte sur la livraison annuelle (engagement sur trois ans) de « 10 à 11 000 porcs par an de cochons en certification environnementale de niveau 2 dès à présent, et de cochons en HVE 3 d’ici le début 2023 pour les 500 établissements que nous desservons chaque jour », précise Patrick Gaultier, directeur des achats de la société de restauration collective. Celle-ci souhaite ainsi se mettre en conformité avec la loi Egalim qui lui impose, depuis le début de l’année, de proposer aux établissements chargés d’une mission de service public 50% de son offre en produits de qualité et durables (dont du HVE). Le contrat porte sur la production de deux éleveurs : une goutte d’eau pour un groupement qui compte 620 adhérents (2,149 millions de porcs commercialisés en 2021). Mais elle pourrait être renforcée selon la demande du marché, précise Porc Armor Évolution. (Franck Jourdain)
Arrêté abeille : un arboriculteur condamné sur signalement OFB (ONG)
Par une décision rendue le 31 mars, le tribunal correctionnel de Grenoble a condamné un arboriculteur de l’Isère et son entreprise à payer 50 000 euros d’amende dont 25 000 euros avec sursis pour épandage d’insecticide sur un verger en période de floraison, en violation des dispositions de l’arrêté dit «abeille». Le procureur, rappelle l’association Générations Futures, avait requis 100 000 euros d’amende pour la société et 10 000 euros d’amende pour le dirigeant, en plus de trois mois de prison avec sursis. «Nous tenons ici enfin à saluer le travail remarquable des agents de l’Office français de la biodiversité», félicite François Veillerette, porte-parole de Génération Futures. Car cet épandage, rappelle son association, avait été signalé par les agents de l’OFB. Un contrôle représentant la première action du nouveau pôle régional spécialisé en matière d’atteintes à l’environnement, instauré par la loi «parquet européen» promulguée fin 2020. L’exploitant et son entreprise ont également été condamnés à verser solidairement près de 10 000 euros dommages et intérêts à plusieurs associations, dont Générations Futures et FNE..
Fromage fermier: un projet de décret «insuffisamment protecteur», dénonce la Conf’
Dans une lettre ouverte adressée au ministre de l’Agriculture, le 1er avril, la Confédération paysanne estime que le projet de décret visant à encadrer l’information des consommateurs sur les fromages fermiers est «insuffisamment protecteur du terme fermier et peu viable». Le texte, qu’Agra Presse a pu consulter, a été présenté aux organisations professionnelles concernées début mars et doit entrer en vigueur le 1er juillet. Il a pour objet de fixer «les modalités d’étiquetage des fromages fermiers affinés en dehors de l’exploitation, en conformité avec les usages traditionnels», en application l’article L.641-19 du code rural et de la pêche. La Conf’ réitère ses propositions de réserver cette possibilité aux AOP «qui prévoient l’affinage en dehors de la ferme dans leur cahier des charges» et de définir «une quantité maximum affinée par atelier (…) ainsi qu'une distance maximale entre la ferme d'origine du fromage et le lieu d'affinage». «Ce projet de décret affaiblit le terme fermier car son imprécision conduira à des dérives graves mettant en péril la plus-value des producteurs fermiers, estime le syndicat. Il constitue aussi, en l’état, une tromperie des consommateurs car il ne permet pas de faire clairement le lien entre l’affineur et le producteur.»
Ours: hausse de la population et baisse des dégâts sur un an (OFB)
Dans sa synthèse annuelle dédiée à l’évolution de la population d’ours publiée le 31 mars, l’OFB estime que l’effectif minimal détecté (EMD) pour 2021 s’élèverait au total à 70 individus, «dont trois ours sont morts ou ont été considérés comme morts au cours de l’année». En 2020, cet indicateur s’élevait à 64 animaux. «Au moins huit portées ont été détectées», représentant 15 oursons, précise l’OFB. La population ursine française serait désormais équilibrée en termes de «sexe ratio», avec 32 mâles pour 34 femelles, pour les ours dont le sexe est connu. «La forte proportion de jeunes mâles de moins de quatre ans laisse également présager une forte augmentation à venir de l’aire de répartition du fait de leur dispersion vers l’âge de deux à trois ans», prévient l’OFB. D’après les données disponibles, près de 80% de la population aurait actuellement moins de dix ans, dont onze oursons mâles de un à trois ans. Pour l’année écoulée, l’aire de répartition a cependant diminué de 1700 km2, note l’OFB, notamment en raison de la perte du collier GPS de l’ours Goiat. Malgré cette dynamique, les dégâts sur les troupeaux sont en baisse, note l’OFB, avec 331 attaques contre 369 en 2020. L’OFB note cependant que 2021 «fait partie des quatre années les plus élevées depuis les premiers renforcements de 1996-1997».
Présidentielle: le CIWF veut faire de la fin des cages en élevage une «priorité»
Dans une lettre ouverte adressée le 31 mars au futur président de la République (ou à la future présidente), CIWF France demande que «la fin de l'élevage en cage soit une priorité dans la stratégie agricole et alimentaire en France pour ce nouveau quinquennat». Une orientation partagée par 71% des répondants à un récent sondage Ifop pour l'association de protection animale*. Dans son texte – signé par plus de 18 000 personnes au 1er avril –, CIWF exhorte le futur locataire de l'Élysée à «interdire progressivement l’utilisation des cages dans l’ensemble des élevages de notre pays d’ici 2027». En réponse à une initiative citoyenne européenne, Bruxelles s'est engagée à interdire progressivement les cages et à étudier la «faisabilité» d'une telle mesure à cette échéance. «La France ne peut pas rester à la traîne!», estime l'ONG, qui appelle la France à utiliser la future Pac – notamment les éco-régimes – pour «soutenir les élevages qui répondent à des normes plus strictes en matière de bien-être animal». D'après le sondage Ifop/CIWF, 86% des répondants souhaiteraient que toutes les aides publiques agricoles, en France, soient «conditionnées à la transition vers des élevages hors-cage».
* Enquête réalisée en ligne auprès de 1003 personnes du 25 au 28 février
Flambée des engrais : les agriculteurs américains préfèrent le soja au maïs (rapport)
Les surfaces agricoles consacrées au soja devraient faire un bond cette année, au détriment du maïs, selon les prévisions publiées le 31 mars par le ministère américain de l'Agriculture (USDA), une réorientation sur fond de flambée des cours des engrais. L'USDA table sur une hausse de 1,52 Mha en soja (+4,3 % par rapport à 2021), une baisse 1,56 Mha en maïs (-4,2 %). «Le fait que le chiffre soit si bas pour le maïs a surpris beaucoup de gens», a réagi Alan Brugler, de Brugler Marketing and Management. «C'est très probablement une réponse aux engrais.» Les prix des engrais se situent actuellement à des niveaux historiques. Aux États-Unis, le prix au comptant des granulés d'urée, l'un des engrais azotés utilisés en agriculture, a notamment pris 70% depuis début mars. Or le soja requiert, en moyenne, des quantités d'engrais bien moindres que le maïs, le rapport étant de un à quatre environ. Si les chiffres se confirmaient, les surfaces dédiées au soja dépasseraient celles utilisées pour le maïs pour la troisième fois seulement dans l'histoire des États-Unis, après 2018 et 1983.
Afghanistan: le chef des talibans interdit la culture du pavot
Le chef suprême des talibans a ordonné le 3 avril l'interdiction de la culture du pavot en Afghanistan, et averti que les autorités détruiraient toutes les plantations qu'elles découvriraient et puniraient les responsables. L'Afghanistan est de loin le premier producteur mondial de pavot, dont sont extraits l'opium et l'héroïne. La production et les exportations ont considérablement augmenté au cours des dernières années. «Tous les Afghans sont informés que désormais, la culture du pavot est strictement interdite dans tout le pays», indique un décret émis par le dirigeant suprême des talibans Hibatullah Akhundzada. «En cas de violation du décret, la culture sera immédiatement détruite et le coupable traité selon la sharia», ajoute le texte, lu devant un groupe de journalistes, diplomates étrangers et responsables talibans par le porte-parole du gouvernement, Zabihullah Mujahid. Ce n'est pas la première fois que les talibans disent interdire le pavot. La culture de la fleur avait été prohibée en 2000, quelques mois avant que le régime fondamentaliste ne soit renversé par la coalition internationale menée par les Etats-Unis en réaction aux attentats du 11 septembre 2001. Pendant leurs vingt ans de guérilla contre les forces étrangères, les talibans ont lourdement taxé les producteurs de pavot dans les régions sous leur contrôle, ce qui est devenu une importante source de revenus pour eux.
Sécheresse au Maroc : les abeilles désertent le plus ancien rucher au monde
Au pied du monumental rucher d'Inzerki, dans le sud-ouest du Maroc, le silence a remplacé le bourdonnement des abeilles. Silence synonyme d'un désastre écologique précipité par la disparition des colonies. Un phénomène observé à l'échelle nationale provoqué par une sécheresse hors norme et le changement climatique, selon des experts. «A cette période de l'année, l'espace est censé être empli du bourdonnement des abeilles. Aujourd'hui, elles meurent à un rythme vertigineux», déplore auprès de l'AFP l'apiculteur Brahim Chatoui, en inspectant ses essaims sous un soleil de plomb. Comme le veut la tradition familiale, ses 90 ruches -- il en a perdu 40 en moins de deux mois -- sont disposées dans l'abeiller d'Inzerki, au coeur de la réserve de biosphère de l'arganeraie, l'une des plus riches du pays. «D'autres familles ont tout simplement décidé d'abandonner l'apiculture faute de moyens», témoigne M. Chatoui. Considéré comme «le plus ancien et le plus grand rucher collectif traditionnel au monde», selon les spécialistes, ce site datant de 1850 n'est pas le seul frappé par la mortalité des hyménoptères. Cette année, l'ampleur des disparitions d'abeilles est telle que le gouvernement a débloqué une aide aux apiculteurs de 130 millions de dirhams (plus de 12 millions d'euros) -- "toujours pas déployée", selon M. Choudani -- et a lancé une vaste enquête sur la catastrophe.
Défaillances d'entreprise: l’agriculture à rebours du reste de l'économie en 2021 (étude)
Parmi tous les chefs d'entreprises, les entrepreneurs agricoles sont ceux qui ont «le moins bien résisté à la crise» en 2021, a annoncé l’observatoire de l’emploi des entrepreneurs de GSC-Altares dans un communiqué, le 15 mars. L’observatoire a recensé «646 professionnels» de l’agriculture ayant perdu leur activité, soit une hausse de «16,8% par rapport à 2020». Le secteur de l’élevage est le plus affecté avec 251 éleveurs ayant perdu leur emploi, un chiffre en hausse de plus de 29%. Ce mouvement s’inscrit à rebours de la tendance générale. «Le nombre de pertes d’emploi [des chefs d'entreprise] a atteint son plus bas niveau historique depuis 1987 avec 28 835 pertes recensées», détaille l’Observatoire dans sa présentation diffusée en mars. Soit une diminution de 13,1% par rapport à 2020, grâce à la mise sous perfusion de l’économie française par l’Etat pendant la crise sanitaire. Seul le secteur des activités d’assurance et financières a connu une déconvenue semblable à l’agriculture, avec des pertes d’emploi en hausse de 12,2% en 2021.
Pomme de terre : Geoffroy d'Evry élu président du groupement de producteurs NEPG
Le groupement des producteurs de pommes de terre du nord-ouest européen (NEPG) a annoncé le 31 mars l’élection du Français Geoffroy d'Evry comme président. Il succède au Néerlandais Jaap Botma. Geoffroy d'Evry est le président de l'Union nationale des producteurs de pommes de terre (UNPT, adhérente de la FNSEA) depuis 2020. Installé dans l’Oise, son exploitation est notamment tournée vers l'industrie de la fécule, de la frite et des chips.
Administration : Arnaud Leroy quitte l’Ademe pour une entreprise d'emballages
L’actuel président de l’Ademe Arnaud Leroy rejoindra en juin prochain le groupe Sphere, annoncent deux communiqués en date du 31 mars et du 1er avril. L’ancien député, qui avait été nommé à la tête de l’Ademe en 2018, deviendra directeur du développement durable de Sphere, «un des principaux producteurs mondiaux de matériaux biosourcés compostables», comme le précise l’entreprise spécialisée dans les emballages.