Agrafil du 13 janvier 2026

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UE-Mercosur : la colère contre l’accord essaime dans les ports, la FNSEA à Paris demain

La FDSEA et les JA des Hauts-de-France ont annoncé le 12 janvier prévoir un rassemblement d'agriculteurs de la région à Paris, place de la Concorde, le mardi 13 janvier tôt dans la matinée, avec « environ 250 tracteurs », rapporte l’AFP. Lundi 12 janvier, des agriculteurs en colère notamment contre l'accord UE-Mercosur ont entamé une nouvelle semaine de manifestations en ciblant les ports français et des autoroutes. À l'approche de la signature de ce traité samedi 17 au Paraguay, les actions perdurent un peu partout. Au Havre (Seine-Maritime), premier port français pour le trafic de conteneurs, des filtrages ont été mis en place, sans bloquer l'activité, selon l’AFP : depuis ce week-end, des militants FDSEA et JA contrôlent les camions frigorifiques et vérifient la provenance des produits. Lundi 12 matin, au port de Bayonne, une centaine d'agriculteurs de la Confédération paysanne, du Modef et du syndicat basque ELB ont bloqué un site céréalier d'exportation de Maïsica. À La Rochelle, une soixantaine de manifestants ont établi un barrage de ballots de paille devant des installations pétrolières sur le port industriel, à l'appel de la CR. Des manifestations, réunissant entre plusieurs dizaines et plusieurs centaines de participants (selon l'AFP ou la presse locale), ont également eu lieu à Metz, Pau, Périgueux, Poitiers, Dax et Limoges.

UE-Mercosur : les enseignes françaises opposées aux produits importés d’Amérique du Sud

Plusieurs dirigeants d’enseignes de la grande distribution française ont manifesté leur opposition à la vente de produits importés de pays du Mercosur dans leurs magasins. Thierry Cotillard, patron d’Intermarché, a indiqué le 12 janvier sur France info : « On l'a clairement dit, et je le redis ce matin, on n'achètera pas ces produits-là. On ne le fera pas pour acheter le poulet qu'on mettrait dans notre paella à marque de distributeur. » Et d’ajouter : « On peut rassurer les agriculteurs sur le fait qu'on n'achètera pas ces produits à l'étranger. » Le patron d’Intermarché s’est toutefois interrogé sur l’attitude des industriels, en proposant de rendre obligatoire le logo Origin’Info pour que les consommateurs soient informés sur l’origine des ingrédients. Autre interrogation soulevée : les cantines achèteront-elles des produits du Mercosur ? Alexandre Bompard, p.-d.g. de Carrefour, a déclaré le 7 janvier sur BFM TV que « la décision du groupe Carrefour et de ses confrères est de s’approvisionner quasi exclusivement, voire exclusivement selon les filières, en produits français », ajoutant qu’il n’y aura « pas de changement ». Système U et E. Leclerc sont sur la même position.

Pommes/pesticides : le Brésil montre les dents après la clause de sauvegarde française

Après le déclenchement par la France de clauses de sauvegarde sur des importations des pays tiers contenant des pesticides interdits, le gouvernement brésilien a envoyé la semaine dernière à la DGAL (ministère de l’Agriculture) une demande d’informations sur plusieurs organismes nuisibles dans les pommes françaises, a appris Agra Presse le 12 janvier. Si cette démarche n’engage pas formellement le protocole sanitaire existant entre les deux pays depuis la fin des années 1990, elle interpelle l’interprofession française : « Actuellement, le protocole avec le Brésil ne demande que l’absence de carpocapse », explique Daniel Soares, directeur international à Interfel, àAgra Presse « Cette demande du Brésil va être source de complication pour les opérateurs français, avec le risque de renchérissement de l’origine France et une potentielle perte de compétitivité sur ce marché. » Sur le marché brésilien, les pommes françaises représentent environ 6 400 t, pour un chiffre d’affaires de 7,1 M€. Le Brésil enregistre une croissance constante de ses importations de pommes, principalement en provenance d'Europe. Lors de la campagne 2024-2025, le pays a importé 218 000 t, pour une valeur totale d'environ 215 M€.

Fruits et légumes/pesticides : l’activité d’importation perturbée par les clauses de sauvegarde

La publication de l’arrêté du 5 janvier suspendant les importations de denrées alimentaires contenant des pesticides interdits en provenance de pays tiers entraine des perturbations dans l’activité des importateurs français de fruits et légumes, a appris Agra Presse le 12 janvier. « Cet arrêté entraîne des perturbations dans les flux et pousse à s’affranchir de l’approvisionnement de certaines origines : des enseignes ont déjà arrêté tous les produits du Brésil », explique Philippe Pons, président de la CSIF (importateurs français de fruits et légumes). Rappelant les démarches de la profession pour contrôler les produits importés, le syndicat regrette certaines imprécisions : « Il est fait allusion à des résidus, sans en préciser le niveau quantifiable ou détectable, sans nous préciser leur niveau ». Le CSIF se questionne sur l’ampleur de cette mesure, qui à ses yeux n’apporte rien aux producteurs français : « Dans un contexte agricole perturbé, nos produits sont instrumentalisés sans prendre en compte les progrès réalisés par les filières dans la réduction des produits phytos, ni la possible mise en difficulté de l’origine France sur les marchés export, en rétorsion » (lire ci-dessus). Selon la CSIF, cet arrêté affecte directement 56 % des volumes de fruits et légumes frais en provenance de pays tiers, soit environ 20 % de la consommation totale de fruits et légumes frais en France.

Contrôles aux frontières : la « brigade » promise par le gouvernement découle du plan européen

Parmi la « série de mesures fortes » pour l’agriculture présentée en conférence de presse le 9 janvier, puis dans un communiqué le lendemain (voir l'Agrafil daté du 10 janvier), le gouvernement promet de créer « une brigade spéciale pérenne » pour contrôler les denrées importées. « Ces contrôles renforcés seront menés dans les ports, les aéroports, et plus largement partout sur le territoire », détaille le communiqué. Interrogé, le cabinet de la ministre de l’Agriculture Annie Genevard indique que la création de cette brigade renvoie au plan de renforcement des contrôles sanitaires et phytosanitaires aux frontières présenté par la Commission européenne le 9 décembre. Bruxelles s’est engagée notamment à augmenter de 33 % les audits des postes de contrôle frontaliers européens, de 50 % le nombre d’audits réalisés dans les pays tiers au cours des deux prochaines années, tout en renforçant la surveillance des produits et des pays non conformes. Au moins dix personnes seront recrutées dans les principaux ports de l’UE. La Commission a assuré qu’elle prendrait sa part à l’effort, même si la charge reposera principalement sur les épaules des États membres. La « brigade » française sera donc créée dans ce cadre. « Ce sont des redéploiements de personnels du ministère de l’Agriculture, donc pas de nouveau budget pour cela », précise le cabinet d’Annie Genevard.

Négociations commerciales : seuls 22 % des contrats ont été signés, selon la Feef

Au 9 janvier, « 22 % des contrats ont été signés entre les adhérents à la Feef et les distributeurs », déclare Léonard Prunier, président de la Feef, qui regroupe les PME fournisseurs de la grande distribution. Selon lui, il pourrait y avoir 40 % des contrats signés le 15 janvier, loin des 100 % visés par la charte d’engagements entre distributeurs et PME. Léonard Prunier constate également, comparé aux années précédentes, un nombre de rendez-vous moins élevé au cours de la négociation ainsi que des échanges de qualité, deux points qui faisaient partie de la charte. « Cette charte a créé une dynamique et, surtout, elle permet de reconnaître un traitement différencié entre PME et grands industriels », poursuit-il. Les premiers retours des adhérents de la Feef montrent qu’ils demandent en moyenne une augmentation de tarif de 3 %, tandis que les distributeurs veulent entre 3 et 4 % de baisse. Les négociations commerciales, qui se termineront fin février, se déroulent dans un cadre un peu différent cette année, après la signature le 1er décembre d’une charte d’engagements, non contraignante, entre les organisations professionnelles, visant à améliorer des échanges fournisseurs-distributeurs habituellement tendus.

Vin : priorité à l'arrachage total pour répartir les 130 M€ d’aides nationales

Le dispositif national d’arrachage de 130 M€ sera lancé cette semaine, ont salué le 12 janvier les membres de l’AGPV (production viticole), donnant une priorité aux vignerons quittant le métier. Il démarrera « dès mercredi prochain au conseil spécialisé de FranceAgriMer », selon le communiqué du gouvernement le 10 janvier. « Sur cette base, les vignerons pourront très vite déposer leur dossier. » Reste que ce plan d’arrachage, ainsi que les autres mesures annoncées par Annie Genevard le 24 novembre (allègements de charges sociales, prêts structurels), sera « intégralement déployé en cas d’adoption du budget 2026 », rappelle l’exécutif. Dans leur communiqué, l’AGPV (Cnaoc, caves coops, vignerons indépendants, vins IGP), la FNSEA et les JA précisent que les arrachages totaux seront prioritaires. « S’agissant des arrachages partiels, les critères sont encore en cours de négociation », d’après les organisations. L’enveloppe de 130 M€ correspond à l’arrachage de 32 500 ha indemnisés à hauteur de 4 000 €/ha. Un autre volet du « plan national de sortie de crise » est l’activation de la réserve de crise européenne (la filière réclame 80 M€ pour la distillation), à propos de laquelle la France « n’a toujours pas reçu de réponse » de l’UE, déplorent les membres de l’AGPV. Le commissaire Christophe Hansen « s’est toutefois engagé à effectuer un retour rapide », selon eux.

Assurance prairies : les AS animales de la FNSEA exigent une « refonte totale » des recours

Dans une lettre ouverte au Premier ministre publiée le 7 janvier, les associations spécialisées d’éleveurs de ruminants de la FNSEA* exigent un retour aux « expertises terrain » et une « refonte totale » du dispositif de recours dans le cadre de l’assurance des prairies. La procédure actuelle, instaurée par la loi Entraves, est « non-opérationnelle », estiment-elles. Dans leur viseur, une instruction technique du ministère de l’Agriculture du 29 décembre, qui « complique à outrance la procédure ». « Il faudrait un recours individuel de chaque éleveur », déplorent les AS, « alors même qu’aucune notification ne leur a été faite de leur situation, et que l’opacité règne ». Les syndicats pointent aussi le rôle, insuffisant à leurs yeux, des nouveaux Comités départementaux d’expertise (CDE) : cette instance « devrait se contenter de commenter " qualitativement " le bilan de campagne, pour qu’ensuite ce soient les experts des assureurs au national qui arbitrent les contestations, et bien entendu classent tout cela " sans suite " ! » La FNSEA critique régulièrement l’indice satellitaire d’évaluation des pertes de récoltes des prairies, ainsi que le système de recours en cas de contestation. Poussé par le syndicat majoritaire, ce sujet n’a pas été évoqué lors des annonces gouvernementales du 9 janvier.
* FNB (bovins viande), Fnec (caprins), FNO (ovins), FNPL (bovins lait)

Climat : légère baisse des émissions agricoles en 2025, en lien avec la réduction du cheptel bovin

En 2025, les émissions de gaz à effet de serre (GES) du secteur agricole ont diminué de 1,8 %, principalement en raison de la réduction du cheptel bovin, indique le Citepa (pollution climatique) dans un baromètre prévisionnel du 13 janvier. Elles s’établissent à 74,6 millions de tonnes de CO2 équivalentes (Mt CO2e) en 2025, contre 76 Mt CO2e en 2024. Dans le détail, les émissions de méthane issues de l’élevage ont diminué de 2,7 % en un an, tandis que celles de protoxyde d’azote ont diminué de 2,4 %. À l’inverse, les émissions de protoxyde d’azote des cultures suivent une légère hausse de 0,7 %, en lien avec une hausse des apports d’engrais minéraux, en partie compensée par une baisse des apports organiques issus des élevages (pâture et épandage). Tous secteurs confondus, le Citepa anticipe une baisse de 1,6 % des émissions nationales de GES, passant de 363,4 Mt CO2e en 2024 à 369,2 Mt CO2e en 2025. Un rythme « en-deçà » des niveaux attendus pour répondre aux objectifs du troisième projet de Stratégie nationale bas carbone (SNBC 3), qui suppose une diminution moyenne annuelle de 4,6 % des émissions de GES pour atteindre les cibles climatiques de la France à l’horizon 2030. Selon le Citepa, l’agriculture reste néanmoins le secteur s’approchant le plus du niveau SNBC 3 à atteindre, avec une baisse de 1,8 % contre un objectif de réduction de 2,1 %.

Pesticides : six agriculteurs et leur fournisseur jugés pour trafic illégal depuis l’Espagne

Six arboriculteurs et maraîchers des Bouches-du-Rhône et de la Drôme sont jugés, jusqu’au mercredi 14 janvier, au tribunal correctionnel de Marseille, pour trafic de pesticides provenant d’Espagne pour la plupart, ainsi que de Grèce et de Roumanie, rapporte l’AFP le 12 janvier. Dans ce procès « hors normes », les agriculteurs devront répondre notamment de détention en vue d’utilisation de produits phytosanitaires ne bénéficiant pas d’une autorisation. Les six exploitants sont aussi accusés d’usage de faux en écriture, les produits ayant été vendus et facturés comme engrais. Les faits reprochés concernent trois tonnes et demi de produits interdits, commercialisés entre 2018 et 2024. Parmi les prévenus figurent « des leaders du maraîchage », tels que Frédéric Berlhe, producteur de melons près d’Arles, et Didier Cornille, producteur de salades à Saint-Étienne du Grès, détaille France info. Le fournisseur des produits interdits, un retraité de 77 ans domicilié dans le Gard, est « dans le métier depuis 35-40 ans » selon une juriste de France Nature Environnement, partie civile dans cette affaire. Il est jugé pour importation de produits phytopharmaceutiques falsifiés, détention, offre et vente de ces produits dangereux pour l’homme et l’environnement. Il a déjà été condamné définitivement dans un dossier similaire en Normandie à six mois de prison avec sursis et 50 000 euros d’amende.

Algues vertes : l'affaire du décès de Thierry Morfoisse sera rejugée en appel

Dans un arrêt rendu le 8 janvier, la Cour de cassation a annulé la décision de la cour d’appel de Rennes rendue en 2023 sur la mort du chauffeur Thierry Morfoisse, indique le Club des juristes sur son site web le 9 janvier. La Cour de cassation a estimé que les motifs de l’arrêt rendu en appel étaient « insuffisants à démontrer que l’accident litigieux, survenu au temps et au lieu du travail, avait une cause totalement étrangère au travail ». L’affaire sera donc rejugée en appel, mais devant une cour « autrement composée », précise l’AFP. Âgé de 48 ans, Thierry Morfoisse est décédé d’un infarctus en 2009 à Binic (Côtes-d’Armor), après avoir transporté trois bennes de plus de 20 t d’algues vertes depuis leur lieu d’entreposage à Binic jusqu’à la déchetterie de Lantic, avant de faire un malaise cardiaque au volant. En octobre 2021, le tribunal des affaires de Sécurité sociale (Tass) de Saint-Brieuc avait rejeté la reconnaissance de la « faute inexcusable » de l’employeur, tout en confirmant le caractère d’accident du travail.

Foncier : l'argentin Landtoken commercialise des parts de champ à partir de 50 dollars

Spécialiste de la technologie blockchain (voir notre décryptage), la fin-tech argentine Landtoken a obtenu le feu vert du régulateur national des marchés financiers le 9 décembre 2025 pour émettre des jetons numériques correspondant chacun à une fraction de domaines agricoles exploités. Ces jetons s’échangent à 50 dollars US l’unité. Il promet aux investisseurs une rente annuelle de 3 % à 4 % issue de la location des terres à des entreprises de semis. L’administration du foncier est à la charge de Landtoken. « Nous faisons le pont entre un investissement traditionnel dans la terre et l’économie numérique dans un cadre transparent et simple », résume Matías Simone, le directeur de Landtoken. Créée en 2023, Landtoken a déjà vendu à titre expérimental deux domaines ruraux sous cette modalité : un champ de 120 ha en 2023 et un deuxième de 171 ha en 2024, selon le média local Bichos de campo. Ce dernier domaine, situé en région pampéenne centrale, serait loué au prix du fermage parmi les plus forts du marché (18,5 quintaux de soja par an par hectare) au géant de la production alimentaire Adecoagro. « N’importe qui, depuis n’importe où dans le monde, peut désormais s’offrir un bout de Pampa sans disposer de grands capitaux, ni se soucier de sa gestion », résume Matías Simone au média local Agroempresario. Selon le Boston Consulting Group (BCG), l’agriculture est, avec l’immobilier d’habitation, une cible idéale de la « tokenisation » des actifs. (Marc-Henry André)

Céréales : vers une baisse des stocks en 2030-2031, malgré la hausse de production (CIC)

Dans un communiqué du 9 janvier, le Conseil international des céréales (CIC) annonce avoir livré ses projections de bilans sur l’offre et la demande de grains entre 2025-2026 et 2030-2031. L’organisation basée à Londres prévoit une baisse des stocks mondiaux, en dépit d'une hausse de la production. « Malgré une légère augmentation des surfaces cultivées et en tenant compte des améliorations moyennes des rendements, toute expansion de la production pourrait ne pas être suffisamment rapide pour suivre le rythme de la croissance de la consommation », explique le CIC. Le ratio stocks/utilisations retomberait à son plus bas niveau depuis près de vingt ans, à 23 %. Plus en détail, la production de grains passerait de 2 430 Mt en 2025-2026 à 2 552 Mt en 2030-2031. Ainsi, la production grimperait de 2 % par an en moyenne lors des cinq prochaines années. Mais la demande grimperait encore plus vite, de 2 400 Mt à 2 561 Mt sur la même période. Cet accroissement de la consommation proviendrait essentiellement de l’Asie, de l’Afrique et de l’Amérique latine. En conséquence, les stocks planétaires passeraient de 619 Mt à 588 Mt.

Engrais : Unifert France devient Uniwen

Unifert France, importateur d’engrais et fabricant d’engrais de mélange, annonce sur son site internet avoir changé de nom en ce début d’année : place désormais à Uniwen. Mais, du côté de l’actionnariat, pas de changement. Uniwen reste filiale à 100 % du belge Interore Group, ce dernier ayant acquis en 2025 la totalité des parts d’Unifert France. Si la visibilité de l’entreprise est amenée à évoluer, Uniwen précise que « l’essentiel demeure : mêmes équipes, même outil industriel à Sète et mêmes valeurs ». De par sa situation géographique, Uniwen couvre la moitié sud de la France et la Corse. Les engrais sont réceptionnés par voie maritime, fluviale et routière. Le site de 3 ha, modernisé en 2022, dispose d’une capacité de stockage de 16 000 t d’engrais vrac et de 4 000 t d’engrais conditionnés, pour un volume de près de 200 000 t commercialisé chaque année. Uniwen propose à ses clients distributeurs une large gamme de fertilisants dans différents conditionnements. (Anne Gilet)

Circuits courts : Béatrice Mottier nommée déléguée générale du CNRA

Dans un communiqué diffusé le 12 janvier, le Conseil national pour la résilience alimentaire (CNRA) annonce que Béatrice Mottier succède le jour-même à Hermine Chombart de Lauwe au poste de déléguée générale. Sa mission : « Accélérer la mise en œuvre opérationnelle de la résilience alimentaire dans les territoires ». L’association compte sur ses « plus de vingt ans d’expérience en conseil et affaires publiques au service d’entreprises, d’organisations professionnelles, de collectivités et d’associations ». Se présentant dans le communiqué comme « petite-fille, fille, ex-femme d’agriculteur », Béatrice Mottier vante sa « connaissance intime du monde agricole, de ses réseaux et de ses enjeux ». Elle a été, d'après son profil sur LinkedIn, présidente du salon Laval Virtual (réalité virtuelle et réalité augmentée), conseillère en communication stratégique et élue locale en Mayenne (sept ans jusqu’en 2021). Bernard Ader, président du CNRA, y souligne que, « à l’aube d’échéances, notamment électorales », « la voix des acteurs qui se mobilisent en faveur de la résilience alimentaire doit plus que jamais se faire entendre et prendre toute sa place dans le débat public ».