Dans un récent rapport co-écrit avec le cabinet asiatique ADDX (document en anglais), le Boston consulting group (BCG) estime que la «tokenisation d’actifs» pourrait concerner 5,6 milliards de dollars d’actifs d’ici 2026, contre 2,3 milliards actuellement. Et de citer l’agriculture comme l’un des secteurs cibles. Pour l’heure, elle concerne essentiellement l’immobilier d’habitation. Au Canada, c’est la start-up RealT qui est à la pointe de ce marché naissant, qui permet à des propriétaires "nouvelle génération" de toucher des portions de loyers d’appartements ou de maisons, dont la propriété a été numérisée, divisée sous forme de titres cryptographiés (token) mis en vente sur des places de marché en ligne. Interrogé par Agra Presse, le cofondateur de la start-up canadienne RealT, Rémy Jacobson, promet de s’attaquer au marché de l’agriculture, mais pas avant le troisième trimestre 2023. En France, la tokenisation de l’immobilier est encore «très émergente», explique Cédric Dubucq, avocat associé au cabinet Bruzzo-Dubucq, spécialiste des crypto-actifs. Deux possibilités légales s’offrent aux intéressés: «la digitalisation de l’actionnariat d’une SCPI, ce qui est possible légalement depuis 2018», ou bien «les fonds d’investissement alternatifs, qui permettent de mobiliser des financements atomisés». Selon lui, quelques «grandes familles» seraient intéressées, dont les actifs comprendraient notamment des biens agricoles.
Abonné
Plus d’articles sur ce thème
L’aval a reconstitué ses marges en 2024 et 2025
Le rapport 2026 que vient de publier l’Observatoire des prix et des marges (OFPM) atteste de marges en hausse à l’aval…
Loi d’urgence : accord fragile trouvé en CMP
La droite et le Rassemblement national ont proposé un texte de compromis, qui revient sur de nombreuses dispositions des…
Stockage de l’eau et loi d’urgence : le Sénat assouplit les règles
Malgré les mises en garde du gouvernement, les sénateurs ont confirmé plusieurs assouplissements relatifs au stockage de…