Agrafil du 10 octobre 2025

hero

Importations ukrainiennes : la révision de l’accord d’association franchit une première étape

Les représentants permanents des États membres (Coreper II) ont donné leur feu vert, le 8 octobre, au projet de révision de l’accord d’association entre l’UE et l’Ukraine qui vise à pérenniser, sous certaines conditions, les mesures commerciales autonomes. Il s’agit de la première étape en vue de sa mise en œuvre définitive. Selon toute vraisemblance, seules les délégations hongroise et slovaque se sont prononcées contre le texte. Ces deux pays sont déjà connus pour leur scepticisme sur la question. Accompagnés d’autres États membres frontaliers (Bulgarie, Roumanie, Pologne) au Conseil Agriculture du 22 septembre, ils ont réitéré leur demande d’un fonds de compensation des pertes agricoles. Le texte doit, à présent, être validé par les ministres au sein d’une formation du Conseil de l’UE, potentiellement à la mi-octobre. Pour pouvoir s’appliquer, cette révision devra être parachevée par le comité d’association UE/Ukraine dans sa configuration « Commerce ». Elle entrera en vigueur 15 jours après cette validation. En attendant, des mesures transitoires s’appliquent.

OCM : les syndicats agricoles se félicitent de l’adoption du rapport Imart, avec des nuances

Au lendemain du vote sur la révision ciblée du règlement OCM de la Pac au Parlement européen, les principales organisations agricoles en France et dans l’UE réagissent de manière nuancée à son adoption. Accusé par la rapporteure, la française Céline Imart (PPE, droite), de ne plus défendre les agriculteurs, le principal lobby agricole européen a salué l’adoption « de priorités essentielles pour les agriculteurs de toute l'Europe, défendues depuis longtemps par le Copa et le Cogeca ». Dans un communiqué publié le 9 octobre, les organisations agricoles et coopératives de l’UE disent soutenir les contrats obligatoires avec « des dérogations si nécessaire (par exemple, pour la viande porcine, les pommes de terre et les semences) » et ajoutent qu’il est « essentiel que les coopératives en soient totalement exemptées ». De son côté, la FNSEA estime que la position du Parlement représente « une victoire syndicale décisive pour la rémunération et le pouvoir de négociation des agriculteurs européens ». Le syndicat agricole majoritaire y voit la confirmation des principes fondateurs des lois Egalim avec « la contractualisation comme un outil clé pour assurer une rémunération équitable, fondée sur les coûts de production ». Un constat partagé par la Confédération paysanne qui estime, toutefois, que les dispositions restent « largement insuffisantes pour instaurer une véritable régulation publique des marchés, seule à même de garantir des prix justes et stables ».

Climat : légère reprise des émissions agricoles de GES au premier semestre 2025

Le secteur agricole français enregistre une légère reprise de ses émissions de gaz à effet de serre (GES) au premier semestre 2025, avec 42,3 Mt CO2e, contre 41,7 Mt CO2e un an plus tôt, indique le Citepa (pollution climatique) dans un baromètre publié le 10 octobre. Dans le détail, les émissions issues de l’élevage diminuent de 2,9 % (0,7 Mt CO2e), en raison de la réduction du cheptel bovin. À l’inverse, les cultures progressent de 5,9 % (0,9 Mt CO2e) en raison d’une hausse des apports d’engrais minéraux azotés au cours des deux dernières campagnes. Enfin, les émissions liées au secteur énergétique agricole augmentent de 7 % (0,3 Mt CO2e). Tous secteurs confondus, les émissions françaises de GES sont restées relativement stables au premier semestre 2025, atteignant 190 Mt CO2e (hors puits de carbone), contre 191 Mt au premier semestre 2024. Après une légère hausse de 0,9 % au premier trimestre 2025 par rapport à 2024, elles ont reculé de 2,5 % au deuxième trimestre. Pour l’ensemble de l’année 2025, le Citepa prévoit une légère diminution de 0,8 % des émissions nationales de GES par rapport à 2024. « Cette baisse est très en deçà du rythme nécessaire pour atteindre les objectifs de la période 2022-2030, fixés à environ -5 % par an dans la version provisoire de la SNBC 3 (actuellement en concertation) », regrette l’association.

Climat : 2025 a connu le troisième mois de septembre le plus chaud jamais mesuré (Copernicus)

L’année 2025 a connu le troisième mois de septembre le plus chaud jamais mesuré sur Terre, selon les données publiées le 9 octobre par l’observatoire européen du changement climatique Copernicus. De la même manière que juillet et août auparavant, « septembre 2025 a été le troisième septembre le plus chaud », non loin du record de 2023 et du deuxième septembre le plus chaud en 2024, a indiqué Copernicus dans un communiqué. Avec une température moyenne de 16,11°C, le mois de septembre était 1,47°C au-dessus de la période pré-industrielle (1850-1900). Les chaleurs les plus fortes, comparées aux mesures qui remontent à 1940, ont touché une partie de l’Europe, les pays nordiques et l’Europe de l’Est. « En dehors de l’Europe, les températures ont été supérieures aux moyennes au Canada, dans des parties du Groenland, dans l’extrême nord-ouest de la Sibérie et les régions côtières proches, ainsi que sur de vastes régions de l’Antarctique », a ajouté Copernicus. Du côté des précipitations, Copernicus a relevé des pluies particulièrement abondantes dans de nombreuses régions d’Europe (Croatie, Espagne, Italie, Scandinavie...). À l’inverse, des pays du continent américain (Brésil, Canada, États-Unis, Mexique et Uruguay), la partie asiatique de la Russie et le nord du sous-continent indien ont connu un mois de septembre bien plus sec que d’habitude.

Biocarburants : une ONG juge les carburants fossiles plus vertueux pour le climat

Dans un rapport publié le 9 octobre en collaboration avec la société de consulting britannique Cerulogy, l’ONG Transport et environnement (T&E) estime que la production mondiale de biocarburants émet « 16 % de CO2 en plus par rapport aux carburants fossiles ». En 2025, les surfaces de cultures (soja, palme, maïs, canne à sucre, etc.) dédiées à leur fabrication s’élèvent à 32 Mha dans le monde, répondant à seulement 4 % des besoins en énergie pour les transports, rapporte T&E en se basant sur les données de la Banque mondiale. La demande est attendue en augmentation de 40 % d’ici à 2030, engendrant un besoin de hausse de surfaces de 60 % (à 52 Mha), conduisant à une déforestation intense, d’après l’ONG. Le débat autour de l’utilité des biocarburants fait rage actuellement, sachant que ses défenseurs estiment que les détracteurs des biocarburants de première génération ne prennent pas suffisamment en considération leurs avantages : production de tourteaux pour l’alimentation des animaux, de coproduits nécessaires à la chimie, etc. En France, une étude de la DGE (ministère de l’Économie) publiée en juillet s'était montrée très critique envers le B100 (biodiesel contenant 100 % d’huile végétale), provoquant l’ire du syndicat des transporteurs routiers (FNTR).

Méthane : Nestlé quitte une coalition d’industriels visant à réduire les émissions du secteur laitier

Le groupe agroalimentaire Nestlé a annoncé, le 8 octobre, avoir quitté la Dairy Methane Action Alliance, une coalition mondiale regroupant des grands acteurs du secteur agroalimentaire et qui vise à réduire les émissions de méthane issues de la production laitière. Lancée en décembre 2023 à l’initiative de l’ONG américaine Environmental Defense Fund, cette alliance rassemble d’importants groupes agroalimentaires, dont Danone, Kraft Heinz et Starbucks. Ses membres se sont engagés à mesurer et publier leurs émissions de méthane liées à leurs chaines d’approvisionnement laitières, ainsi qu’à rendre publics leurs plans pour les réduire progressivement. Nestlé n’a pas précisé les raisons de son retrait, mais a affirmé poursuivre ses efforts pour réduire ses émissions de gaz à effet de serre sur l’ensemble de ses chaînes d’approvisionnement, avec l’objectif d’atteindre la neutralité carbone d’ici 2050. Le groupe a indiqué collaborer désormais avec la World Farmers Organisation, qui vise notamment à renforcer la résilience des systèmes agricoles face au changement climatique. Entre 2018 et 2024, Nestlé indique avoir réduit ses émissions de méthane de près de 21 %, mais le groupe ne donne toutefois pas de chiffres précis sur son approvisionnement en produits laitiers.

Bovins/DNC : levée partielle et anticipée de la zone de surveillance dans les Savoies

Grâce à l’amélioration de la situation sanitaire, une partie de la première zone de surveillance pour la dermatose nodulaire contagieuse (DNC) va être levée de manière anticipée dès le 10 octobre, a annoncé le ministère de l’Agriculture dans un communiqué le 9 octobre. Dans le détail, ce sont « 63 communes situées à l’est de la Savoie et de la Haute-Savoie » qui sortiront de la zone de surveillance. Les bovins sont désormais autorisés à sortir de ces communes « vers l’ensemble du territoire national indemne, sous conditions », précise la Rue de Varenne. Pour rappel, les zones réglementées couvrent 50 km autour des foyers ; elles comprennent une zone de protection (20 km autour des foyers, avec des interdictions de mouvements plus strictes) et une zone de surveillance (de 20 à 50 km). Le dernier foyer de la zone réglementée en question remonte au 6 septembre, le foyer le plus à l’est datant même du 22 juillet. La France a donc demandé à la Commission européenne « la levée anticipée de la zone de surveillance à l’est ». Une requête acceptée par « l’ensemble des États membres ». En début de semaine, la zone de protection située dans l’Ain, la Savoie et la Haute-Savoie avait déjà été levée, transformant l’ensemble de la zone réglementée en zone de surveillance.

Protéines de lait in vitro : feu vert aux USA pour le français Verley

La société française Verley a annoncé le 9 octobre qu’elle avait reçu une « no question letter » de la part de la Food and Drug Administration (FDA, autorité sanitaire américaine) pour deux protéines : « FermWhey Native, une protéine de lactosérum composée à 95 % de beta lactoglobuline (BLG) » et « FermWhey MicroStab, une protéine fonctionnalisée, microparticulée et brevetée ». Verley (anciennement Bon Vivant) avait déjà obtenu début 2025 des autorités sanitaires américaines le statut GRAS (pour « Generally Recognized As Safe »). Le fabricant de protéines laitières issues de la fermentation de précision voit dans ce feu vert une « confirmation officielle de l’innocuité » de ses ingrédients qui « marque une étape réglementaire majeure et ouvre la voie à une commercialisation sur le marché américain en 2026, première étape vers une expansion mondiale ». Verley compte vendre ses produits aux industriels (boissons fonctionnelles, produits laitiers hyper-protéinés, nutrition sportive et médicale) qui souhaitent compléter leurs gammes de produits laitiers conventionnels « en élargissant leur fonctionnalité, en améliorant leur durabilité et en répondant aux besoins évolutifs des consommateurs modernes ».

Poulet : le jardin d’hiver ne dégrade pas la performance zootechnique (Anses)

L’Anses a diffusé par communiqué le 9 septembre le résumé d’une étude publiée dans Poultry Science montrant que des poulets disposant d’un « jardin d’hiver » sont en meilleure santé et ont d’aussi bonnes performances zootechniques que s’ils restent enfermés dans un bâtiment « enrichi » (lumière naturelle, ballots de luzerne) à une faible densité (26 kg/m2). Elle a mesuré une activité accrue, se traduisant par « la réduction marquée des brûlures du tarse », mais pas de différence de poids, de consommation d’aliment et d’eau ou de mortalité. Si ces résultats expérimentaux sont à démontrer sur le terrain, Frédérique Mocz, principale autrice de l’étude (laboratoire de Ploufragan-Plouzané-Niort de l’Anses), considère qu’un tel espace attenant au bâtiment représente un « investissement important » pour l’éleveur. Les jardins d’hiver permettent toutefois aux poulets d’« exprimer davantage de comportements naturels et en préservant leur santé, sans diminuer la productivité ». Cette étude a été réalisée de 2021 à 2024 dans le cadre du projet Cocorico (« Co-design compétitivité recherche innovation Consommateurs - co-construire ») pour « un système d’élevage de poulets conciliant prix et attentes sociétales », coordonné par l’Itavi (institut de l’aviculture).

Gibier : un premier bilan des ateliers non agréés sera effectué fin-mai 2026

La Fédération nationale des chasseurs (FNC) avait lancé en 2024 l’installation de sept « ateliers de transformation de gibier non agréés » territoriaux, dans un cadre expérimental, sous l’égide de la DGAL. La FNC attend un bilan fin mai 2026, a-t-on appris auprès d’Olivier Touchard, chargé de mission Venaison lors du lancement du label privé Gibiers de France. Il s’agit de laboratoires de dépeçage et de découpe en six pièces, que les fédérations de chasse voudraient voir se multiplier afin de libérer l’offre locale. À l’issue du bilan, soit l’expérimentation sera reconduite, soit les conditions réglementaires de ce type d’établissement seront établies, indique-t-il. Il précise que seulement deux ateliers sont achevés, ce qui laisse supposer une reconduction. Pour l’heure, la FNC juge que l’investissement nécessaire et les procédures sanitaires sont trop lourdes pour un chasseur. « L’investissement moyen pour se mettre en conformité avec la réglementation est de l’ordre de 30 000 euros pour l’achat de matériel et matériaux », indique-t-il. Afin d’alléger la charge, la FNC étudie avec la DGAL et l’Ifip (Institut du porc) une simplification de l’équipement et des contrôles microbiologiques, informe-t-il.

Cognac : la filière demande à Bruxelles et Paris un plan d'arrachage de 35 à 50 M€

La filière cognac, « plombée » par des sanctions antidumping chinoises en riposte à une initiative de l’UE, a écrit à Bruxelles et Paris pour réclamer le financement d'un plan d'arrachage de 35 à 50 M€, indique l’AFP le 9 octobre. Alors que ses expéditions ont chuté de 10 % depuis un an, l'interprofession envisage un « recalibrage temporaire » des 90 000 ha du vignoble avec une baisse temporaire des surfaces de 7 000 à 10 000 ha et, surtout, un arrachage définitif de 3 500 ha. Et, parce qu'elle s'estime victime de la guerre commerciale entre Pékin et l'UE, elle réclame une prime à l'arrachage « en lien avec le préjudice subi », selon Florent Morillon, président du BNIC. Le montant de l'aide, dans « l'idéal, ça serait entre 10 000 et 15 000 €/ha », a-t-il poursuivi, faisant valoir que la filière « a perdu un quart du marché chinois sur les 18 derniers mois », et que les 50 M€ demandés correspondent à seulement un demi-mois de chiffre d'affaires en Chine avant les restrictions. Cet arrachage définitif concernerait en particulier les viticulteurs proches de la retraite et ceux qui rencontrent des difficultés financières. Outre les sanctions chinoises, le cognac pâtit aussi des surtaxes de l'administration Trump aux États-Unis et de la baisse générale de la consommation de vin et spiritueux.

Phosphate : des chercheurs de Farm et l’AFD proposent des formes de quotas par pays

Dans une tribune publiée par nos confrères de l’Opinion le 1er octobre, Matthieu Brun, directeur scientifique de la fondation Farm (Fondation pour l’agriculture et la ruralité dans le monde), Thibaut Soyez, responsable de projets à la Farm et Benoit Faivre Dupaigre, chercheur à l’AFD (Agence française du développement), proposent des formes de quotas de phosphore par pays, afin d'y développer l’agriculture et la souveraineté alimentaire pour les plus pauvres d'entre eux. Plus en détail, les auteurs évoquent « un mécanisme où chaque pays recevrait une allocation équitable (d’engrais phosphatés, NDLR) fondée sur la surface cultivée, la population et l’historique d’utilisation, en prenant en compte les besoins futurs ». Les nations exportatrices devraient « payer leur " dette nutritive " en transférant des nutriments ou en achetant des droits », pendant que les pays importateurs bénéficieraient de ces flux pour la fertilité de leurs sols. Afin de financer le système, ils prônent « une fiscalité sur les engrais dans les pays du G20, tous gros consommateurs d’engrais, comme proposée par l’Union africaine en 2011 ». Cette prise de parole intervient alors que le Sommet mondial sur le phosphore durable vient de se tenir du 30 septembre au 3 octobre à Accra (Ghana).

Alimentation/santé : Foodwatch épingle huit produits laitiers ciblant les enfants

L’association de défense des consommateurs Foodwatch a épinglé huit produits laitiers pour enfants vendus au rayon frais des supermarchés, sur les dix qu’elle a analysés, rapporte un communiqué du 7 octobre. Dans son viseur : des yaourts, des spécialités fromagères ou des desserts lactés affichant des teneurs élevées en gras, en sucre et/ou en sel, et qui sont majoritairement des produits ultra-transformés. Tous se distinguent par un emballage conçu pour plaire aux enfants, mais aussi pour rassurer les parents, grâce à un marketing « santé » mettant en avant des arguments tels que « calcium et vitamines D pour la croissance des os ». Pourtant, une consommation excessive d’aliments ultra-transformés favorise l’obésité infantile et augmente le risque de maladies chroniques, certains cancers ou encore des maladies cardio-vasculaires, rappelle Santé publique France. Face à ce constat, l’agence appelle depuis plusieurs années, avec l’OMS, à interdire le marketing ciblant les enfants pour ce type de produits. Fin septembre, 117 organisations de la société civile, dont Foodwatch, ont exhorté l’ancien Premier ministre Sébastien Lecornu à publier la Stratégie nationale nutrition climat (Snanc), censée inclure cette interdiction parmi ses mesures prioritaires. Mais, selon l’association, le gouvernement démissionnaire aurait fait marche arrière, selon l’association, préférant s’en remettre à l’autorégulation des entreprises.

Consommation : le commerce en ligne alimentaire garde sa vigueur

Dans un compte-rendu diffusé le 8 octobre à l’occasion de sa visioconférence annuelle pour ses adhérents, la Fevad (e-commerce et vente à distance) constate d’importants taux de croissance du commerce en ligne des PGC-FLS (produits de grande consommation et frais en libre-service) en France et dans le monde au deuxième trimestre 2025. Cela est vrai en Asie Pacifique et en Chine (+17,7 %), en Amérique du Nord (16,1 %) ou encore en Europe de l’Ouest (+9 %). En France, le e-commerce a crû de 6,2 % au premier semestre 2025, contre +2 % pour le commerce global, entraîné par le drive, qui « reste le principal canal de vente en ligne alimentaire ». « Le canal digital favorise une meilleure maîtrise du budget et une réduction des achats d’impulsion », est-il analysé. La livraison soulage aussi du port des produits lourds ou encombrants. Les catégories les plus dynamiques en ligne en 2025 sont les produits frais non laitiers (+9,1 % d’évolution des ventes unités), les produits frais laitiers (+6,2 %) et les liquides sans alcool (+7,4 %). Pour la Fevad, le e-commerce des PGC-FLS pourrait à terme atteindre en France la même part de marché qu’au Royaume-Uni (19,2 %), contre 13,7 % actuellement dans l’Hexagone.

Méthanisation : une nouvelle présidente à la tête du groupe Keon

Dans un communiqué du 9 octobre, le groupe Keon, spécialisé dans la méthanisation, a annoncé la nomination au poste de présidente de Christelle Rougebief. « Elle succède à Aurélien Lugardon, le fondateur, qui restera présent aux côtés du comité stratégique », précise le communiqué. Christelle Rougebief dispose d'une solide expérience dans le secteur de l'énergie. Elle a occupé des postes de responsabilité chez Gaz de France (Engie) et GRDF, puis est devenue directrice générale énergies renouvelables au sein du groupe d’immobilier Idec. Elle devra, entre autres, développer les activités internationales de Keon, qui avait levé au printemps dernier 40 M€.

Agenda de la semaine agricole du 13 octobre 2025

Jeudi 9 octobre
Congrès mondial de la nature de l’UICN à Abu Dhabi, jusqu'au 15 octobre

Vendredi 10 octobre
Conférence de presse de Pact'alim (agroalimentaire) sur les négociations commerciales
Visioconférence de l'AGPB (producteurs de blé, FNSEA) sur le dispositif MACF (engrais)

Dimanche 12 octobre
Salon Novafleur (horticulture) à Tours (jusqu’au 13)

Lundi 13 octobre
Conférence de presse de Culture viande (abattage-découpe)

Mardi 14 octobre 
Congrès de Culture viande (abattage-découpe)
Conférence de presse de l'AGPM (maïsiculteurs, FNSEA)
Colloque national sur le lait bio organisée par la Confédération paysanne de Normandie
Inventaire forestier national, par l'IGN
Conférence de presse du comité de bassin Loire Bretagne
Conférence de presse du Cifog (interprofession du foie gras)

Mercredi 15 octobre
États généraux de l'éducation à l'alimentation
Assemblée générale de Valhor (horticulture) à Hyères
Bilan de la récolte de miels 2025 par l’Unaf (apiculteurs)
Point presse de présentation du salon de la biodiversité et du génie écologique

Jeudi 16 octobre
Audience à la Cour des comptes concernant la chambre d'agriculture du Lot-et-Garonne
Séminaire « Biodiversité et technosols en toitures » d'AgroParisTech, à Palaiseau
Journée Arômes du Sniaa (ingrédients aromatiques alimentaires)
Cinquième anniversaire de la Charte origine France de Metro cash & carry
Conférence de presse de Valade (fruits transformés)

Vendredi 17 octobre
Visioconférence Métabio de l’Inrae sur la consommation de bio en période périnatale