Agrafil du 11 décembre 2023

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Présidence de l’UE : la Belgique dévoile ses priorités agricoles pour le premier semestre 2024

A vingt-quatre jours du début de sa présidence du Conseil de l’UE, la Belgique a dévoilé ses principales priorités pour le prochain semestre lors d’un événement organisé le 8 décembre. Au niveau agricole, l’accent sera mis sur la sécurité et l'autonomie alimentaires, ainsi que la durabilité de la production et de la consommation alimentaires. La présidence belge devrait initier les premières réflexions sur l’avenir de la Pac post 2027, un an après la mise en œuvre de la réforme actuelle. Dans cette optique, un Symposium sur le futur de l’agriculture dans l’UE se tiendra à Gand (Belgique) le 1er février. Elle souhaite aussi poursuivre les travaux en cours sur les nouvelles techniques génomiques (NGT) et le règlement Pesticides ainsi que finaliser la révision des directives Petit-déjeuner. Par ailleurs, la Belgique devrait concentrer son action sur la santé animale, notamment le déploiement et l’utilisation de vaccins contre les épizooties, et sur la proposition de la Commission européenne concernant le bien-être des animaux durant le transport, présentée le 7 décembre. Enfin, elle désire avancer sur plusieurs autres sujets environnementaux en cours comme la règlementation sur l’emballage, la révision de la directive sur les déchets et «mettra tout en œuvr » pour accélérer les pourparlers sur la loi relative à la surveillance des sols.

Perspectives agricoles 2035: la production de l'UE affectée par le climat et la consommation

Le changement climatique, la demande des consommateurs et l'évolution de la structure du secteur seront les principaux facteurs susceptibles d'affecter l'avenir de l'agriculture de l'UE jusqu'en 2035. C’est le constat réalisé par la Commission européenne dans son rapport sur les perspectives agricoles pour 2023-2035, publié le 7 décembre. Ainsi, la productivité, favorisée par une hausse de la taille des fermes, est affectée par le changement climatique et ses conséquences sur les ressources naturelles (sols et eau). Cette tendance devrait se poursuivre. À moyen terme, Bruxelles indique que les coûts de l'énergie et des intrants devraient rester à des niveaux supérieurs à ceux d'avant 2021. Par ailleurs, la Commission avance que l’évolution des préférences des consommateurs aura un impact sur les modèles de production (notamment animale). Ainsi, la consommation de viande bovine (entre -0,5 et-0,7 kg/habitant/an entre 2023 et 2035), porcine (-2,1 kg) et de vin (-2,4 l) devrait diminuer, alors que celle de certaines protéines végétales comme les légumineuses (+61% entre 2023 et 2035) pourrait augmenter. Quant au sucre, il verrait son utilisation domestique globale reculer de 1,2 Mt. Enfin, pour Bruxelles, la Pac reste un outil fondamental pour les agriculteurs dans la transition vers des productions plus durables et pour répondre à la demande alimentaire globale.

Bio: une «conférence des solutions» pour lever les freins en restauration collective

«Une conférence des solutions sera organisée au premier trimestre 2024» afin de «lever les freins» rencontrés par la restauration collective pour atteindre les objectifs d’Egalim, indique le ministère de l’Agriculture dans un communiqué le 7 décembre. Une annonce faite lors d’un Conseil national de la restauration collective (CNRC) le 7 décembre. Lors de cette réunion, Marc Fesneau a «invité» les opérateurs à «redoubler d’efforts» pour tenir les objectifs d’approvisionnement de la loi Egalim, et en particulier à «soutenir les agriculteurs bio». Le ministre a aussi annoncé «la publication d’une circulaire interministérielle en fin d’année 2023», qui sera «destinée à mobiliser l’ensemble des restaurants collectifs» relevant de l’État. La Rue de Varenne a aussi annoncé la création d’un «bonus Egalim» pour les communes qui «s’engagent à tout mettre en œuvre pour atteindre les obligations de la loi» dans le cadre de la tarification sociale (reste à charge de 1€ pour les familles les plus précaires). La première loi Egalim a fixé un objectif de 50% de produits de qualité et durables (dont 20% bio), à atteindre début 2022. Presque deux ans plus tard, la restauration collective n’est qu’à 13%, selon «la dernière enquête (…) auprès des établissements inscrits sur la plateforme Ma cantine».

Ecorégimes: baisse confirmée des montants pour la campagne 2023, victime de son succès

Dans un arrêté paru le 10 décembre, le ministère de l'Agriculture a publié les montants finaux des écorégimes pour la campagne 2023, dont le versement des soldes a commencé le 7 décembre, pour s'achever au 20 décembre selon nos confrères de la France agricole. Comme le laissaient pressentir les montants de référence utilisés pour le versement des acomptes, les montants des écorégimes sont plus faibles qu'annoncé en mars : 46,69 euros par hectare pour le niveau de base, au lieu de 60 annoncés ; 63,72 euros par hectare au lieu de 82 pour le niveau supérieur, 93,72 euros par hectare pour les bio au lieu de 110. Lors de l'annonce des montants des acomptes en octobre, la Fnab avait vivement dénoncé la perspective d'une baisse de l'écorégime bio. Dans une note adressée aux OPA, le ministère avait souligné toutefois avoir tenu à maintenir l’écart de 30 €/ha entre le bio et le paiement supérieur classique. Mais la Rue de Varenne concédait que «plus d’agriculteurs que prévu en 2021». Selon les informations de l’Agence de services et de paiement (ASP) dévoilées par Agra presse fin septembre, l’éco-régime a été demandé par près de neuf agriculteurs sur dix à l’occasion de la première campagne de télédéclaration des aides de cette nouvelle programmation.

Betterave: le ministère annonce l’indemnisation jaunisse à l’été 2024, dans le cadre des minimis

Dans un communiqué de presse du 8 décembre, le ministère de l’Agriculture a annoncé la mise en place d’une aide aux planteurs de betteraves en cas de pertes de rendements liées à un épisode de jaunisse en 2023. «Dans le contexte de cette année sans crise de jaunisse généralisée, le support de cette aide relèvera du règlement de "minimis"», précise la Rue de Varenne Et d’ajouter que le dispositif opérationnel sera mis en place au début de l’été 2024. «Nous ne voulions pas de ce régime des minimis», a rappelé Nicolas Rialland, directeur général de la CGB (betteraviers, FNSEA), à l’occasion de l’assemblée générale du syndicat le 7 décembre. Pour rappel, la Cour de justice de l’UE (CJUE) avait exclu l’utilisation des néonicotinoïdes (NNI) pour les semences de betteraves le 19 janvier 2023. Un mois plus tard, «le ministre de l’Agriculture s’était engagé publiquement à ce que l’ensemble des pertes dues à la jaunisse soient prises en charge sans franchise, ni plafond», avait affirmé Franck Sander, le président de la CGB. En plus d’une aide consacrée aux pertes de rendements liées à un épisode de jaunisse en 2023, le ministre de l’Agriculture Marc Fesneau a confirmé la consolidation des travaux du projet de recherche sur les alternatives aux néonicotinoïdes (PNRI) pour une durée de trois ans (2024-2026), pour lequel le ministère de l’Agriculture consacrera 4 M€, rapporte le communiqué.

Cabinets vétérinaires: fin de la conciliation, le ministère publie une doctrine

À l’issue de cinq semaines de conciliation sous l’égide du ministère de l’Agriculture, celui-ci a annoncé le 8 décembre qu’«une doctrine validée par les différentes parties a pu être établie» au sujet des cabinets vétérinaires rachetés par des groupes et menacés de radiation par l’Ordre des vétérinaires. Ce document comprend 25 recommandations visant à «apporter une clarification opérationnelle des décisions du Conseil d’état», qui avait confirmé en juillet la radiation de quatre cabinets. Dans l’ensemble, les mesures proposées limitent les pouvoirs des investisseurs et visent à «garantir la possibilité aux vétérinaires associés qui sont majoritaires d’assurer le contrôle effectif de leur société». Les participants à la conciliation* suggèrent par exemple d’écarter les engagements des praticiens à voter dans le sens de l’investisseur (pacte d’actionnaires, engagements de vote à l’avance). Autres dispositions concernant la gouvernance des sociétés: la doctrine rappelle que les vétérinaires doivent être majoritaires dans les instances de décision, tout en promouvant des votes à la majorité simple lors des assemblées générales ordinaires (hormis pour «certaines décisions relatives à l’usage fait des investissements»). Comme prévu, les sociétés concernées ont trois mois pour «mettre en conformité leurs statuts».
* Ordre des vétérinaires, groupes concernés et SNVEL (vétérinaires libéraux)

Elevage: les pistes de la FAO pour réduire ses émissions de gaz à effet de serre

L'élevage est à l'origine de 12% des émissions de gaz à effet de serre causées par les humains et son impact sur le climat s'aggravera si rien n'est fait puisque la demande mondiale en viande va augmenter, indique le 8 décembre l'organisation pour l'agriculture FAO. Pour réduire les émissions du secteur, l'agence onusienne préconise avant tout d'augmenter la productivité de l'ensemble de la chaîne, de changer l'alimentation des animaux et d'améliorer leur santé. Elle évoque aussi dans un rapport la réduction de la consommation de viande comme une piste, mais à la portée limitée. Elle souligne que son impact est limité si la viande est par exemple remplacée par des légumes cultivés en serre ou des fruits hors saison transportés par avion. Si les habitants devaient suivre les recommandations nutritionnelles officielles, cela conduirait généralement dans les pays riches à une moindre consommation de viande et donc à une baisse des émissions, constate la FAO. Mais dans les pays à revenus moyens, la baisse des émissions liées à la viande serait en grande partie contrebalancée par l'augmentation des émissions liées aux fruits, légumes et fruits à coques poussant en partie en serre. Dans une enquête publiée le 20 octobre, le quotidien britannique The Guardian rapportait les témoignages de plusieurs ex-cadres de la FAO ayant subi, depuis la parution du célèbre rapport Livestock's Long Shadow en 2006, des pressions de leurs supérieurs pour taire les effets néfastes de l'élevage sur l'environnement, en particulier sur le climat. 

Bien-être animal: un élevage porcin menacé de fermeture dans les Landes

Une «procédure de suspension d'activité» a été lancée cette semaine contre un élevage porcin des Landes, après la diffusion d'images de maltraitance, a indiqué le 9 décembre la préfecture, confirmant une information de Libération. Une vidéo diffusée par l'association de protection animale Futur Asso et le journal Libération, tournée à l'intérieur de Novoporc, un élevage de truies reproductrices, montre des employés poussant des brouettes remplies de cadavres de porcelets ainsi que des truies bloquées dans la fosse à purin. Dans ces images, deux employés font état de salaires impayés et dénoncent l'insalubrité du site, un manque de matériel et de main d'oeuvre, ainsi que l'obligation de tuer à la main les porcelets les plus chétifs. Basé à Mant, dans le sud du département, l'exploitant sera auditionné mardi par les services de l'Etat et «à défaut d'un plan d'action immédiat et efficace» se verra suspendre son activité «en totalité ou partiellement pour préserver la santé de certains animaux», a expliqué la préfecture à l'AFP. Celle-ci avait mené plusieurs inspections dès le mois de septembre et constaté des «dysfonctionnements», a indiqué la préfecture. Deux mises en demeure ont été adressées en septembre et octobre, sans que l'exploitant ne mette en oeuvre les «corrections demandées», a ajouté la préfecture qui, après une ultime inspection fin novembre, a engagé mardi "une procédure de suspension d'activités". Le gérant de Novoporc n'a pu être joint dans l'immédiat.

Climat: aux Etats-Unis, 57 M$ de crédits carbone levés par Lithos pour épandre du basalte

Fondée au printemps 2022 par leader des paiements en ligne Stripe avec Alphabet (Google) et Meta (Facebook, Instagram), la nouvelle plateforme dédiée au financement des techniques de stockage de carbone (CDR), appelée Frontier, a annoncé le 6 décembre, avoir permis à la start-up Lithos carbon de lever 57 millions de dollars pour épandre du basalte sur des terres agricoles. Ces fonds doivent permettre de stocker «154,240 tonnes de CO₂ entre 2024 et 2028, dont la moitié d'ici fin 2025» - les tonnages de basalte ne sont pas précisés. Selon notre enquête parue en septembre, au moins onze start-up à travers le monde sont actives dans le domaine de l'altération forcée de roche, technique qui consiste à broyer et épandre certaines roches volcaniques – siliceuses, riches en calcium ou magnésium, légèrement alcalines - pour accélérer le stockage de carbone naturellement induit par leur dégradation. Undo en Ecosse et Lithos aux Etats-Unis sont les plus avancées. En septembre, Undo épandait 30 000 tonnes de basalte par mois, avec un dosage de 6,5 tonnes par hectare et par an ; Lithos avait épandu 10 000 tonnes de roche dans le Midwest américain. Selon Lithos, le coût du stockage du carbone avec cette technique «a déjà baissé de 26 % depuis le préachat de 2022 facilité par Frontier et pourrait tomber à ~100 $/t d'ici 2030.» Il est jusqu'ici estimé entre 160 et180 dollars par tonne de CO2.

Pomme de terre: l'ONU fait du 30 mai la journée internationale de la pomme de terre

L'agence des Nations unies pour l'agriculture et l'alimentation a salué le 9 décembre l'instauration d'une journée internationale de la pomme de terre, qui permettra de «sensibiliser» l'opinion publique au rôle clé de cette culture dans la lutte contre la malnutrition. Les Nations unies ont adopté vendredi une résolution proclamant le 30 mai Journée internationale de la pomme de terre, une «célébration» qui permettra selon la FAO de «mettre en lumière l'importance de la pomme de terre pour l'agriculture mondiale, le développement économique la sécurité alimentaire et la nutrition». Cette célébration annuelle a été défendue par le Pérou, «qui a soumis une proposition pour adoption à l'Assemblée générale des Nations Unies sur la base d'une résolution de la Conférence de la FAO du 7 juillet 2023», a indiqué cette dernière dans un communiqué.  L'ONU avait déjà fait de 2008, l'année internationale de la pomme de terre, rappelle la FAO. Outre la lutte contre la famine, cette journée mondiale permettra «d'encourager le développement agricole, la sécurité alimentaire, la conservation de la biodiversité et les fonctions des écosystèmes», a déclaré Victor Garcia Toma, représentant permanent du Pérou devant l'Assemblée générale des Nation unies.

Agrumes: Prince de Bretagne étoffe sa gamme, des volumes encore modestes

La culture des agrumes chez Prince de Bretagne, qui a débuté en 2019, occupe aujourd’hui sept maraîchers et 5000 m2 de surface en conventionnel et en bio, indique la coopérative dans un communiqué le 6 décembre. Cette production de niche, dont les volumes sont pour l’instant très modestes (quelques dizaines de kilos), offre des opportunités pour optimiser l’utilisation des serres et des tunnels de maraîchage. Les producteurs engagés se situent en Ille-et-Vilaine, Côtes-d’Armor et Finistère. «Nous avons le recul nécessaire pour dire que notre climat breton est adapté à la culture des agrumes, relève Damien Jacob, producteur à Paimpol (Côtes-d’Armor), cité dans le communiqué. C’est un levier de diversification intéressant pour des maraîchers, comme moi, qui ont aussi des outils à convertir. Je compte doubler ma surface consacrée aux agrumes cette année. Ils sont recherchés par les consommateurs et il y a peu de production française.» La gamme s’est aussi étoffée. Composée à l’origine de produits d’exception destinés aux restaurateurs et pâtissiers, elle entend désormais répondre plus largement aux attentes des consommateurs, avec le kumquat, le limequat et le combava. Deux nouveautés intègrent la gamme en 2023: l’orange caviar et le cédrat main de Bouddha. Prince de Bretagne réfléchit aussi à l’éventualité de développer la production de clémentines et de citrons verts.

Melon/bilan de campagne : belle production en 2023, ventes compliquées par la météo

Selon les dernières estimations d’Agreste (ministère de l’Agriculture), la récolte de melons en 2023 atteindrait 315 600 tonnes, soit une hausse de 7 % par rapport à 2022, qui était déjà une année de forte production. La hausse des volumes est particulièrement marquée en Centre-Ouest, malgré des surfaces stables. Dans le bassin Sud-Ouest, les volumes sont stables en dépit d’une réduction des surfaces de 2 %. Dans le bassin Sud-Est, la production augmente de 2 % sur un an, mais de 23 % par rapport à la moyenne 2018-2022. L’évolution au cours des mois a été marquée par les conditions météorologiques : manque d’ensoleillement et épisodes orageux en début de campagne (rendements faibles et pression d’oïdium et de mildiou), puis températures estivales dans la durée favorisant la maturation et améliorant significativement les rendements. Ceci s’est retrouvé dans la commercialisation : après une offre déficitaire et des prix soutenus en début de saison, d’importants volumes entraînent une baisse de prix historique. Le melon est déclaré en situation de crise conjoncturelle par FranceAgriMer le 31 juillet et des destructions aux champs sont enregistrés. La prolongation du temps estival sur septembre favorise finalement la consommation et les prix. 

Miel: première récolte pour la toute jeune filière de Vivadour

Au lendemain de son assemblée générale, les dirigeants de Vivadour ont présenté les perspectives du groupe coopératif du Gers lors d'une conférence de presse le 7 décembre. Récemment créée par Vivadour dans le cadre de son «plan stratégique» intitulé Ambitions 2025, «afin d’apporter un complément de revenu auprès de ses adhérents», la filière apicole a connu sa première récolte. «Cette première année aura été une réussite avec une collecte de plus de 4 t de miel pour 150 ruches sédentaires, installées auprès d’un réseau de 15 adhérents volontaires», rapporte le groupe dans un communiqué de presse. Le miel sera commercialisé dès janvier 2024 en grandes surfaces, sous la marque «Miel du Gers et c’est tout». Lors de la conférence de presse, les dirigeants ont annoncé un objectif de créer prochainement une miellerie et d'atteindre 350 à 450 ruches. Selon l'Union nationale de l'apiculture française (Unaf), la récolte française de miel 2023 s'élèverait à environ 20 000 tonnes, soit un tiers de plus qu'en 2022, grâce aux pluies de fin de printemps et de début d'été.

Biogaz: un société japonaise développe un moteur de fusée fonctionnant au biométhane

Le Japon a potentiellement ouvert un nouveau chapitre de son histoire spatiale le 7 décembre avec l'essai réussi d'un moteur de fusée alimenté uniquement par du biogaz. Ce test a vu un moteur propulser horizontalement une flamme bleue et orange d'une dizaine de mètres pendant quelques secondes par la porte ouverte d'un hangar du bourg de Taiki, sur l'île septentrionale de Hokkaido. Le biométhane liquide nécessaire à l'expérience a été fabriqué à partir des «contributions» des bovins de deux producteurs laitiers locaux, précise Takahiro Inagawa, patron de la société japonaise Interstellar Technologies. Interstellar espère envoyer des satellites dans l'espace grâce à ce carburant, et s'est associée à la société Air Water, productrice de gaz industriels, qui travaille avec des agriculteurs locaux disposant d'équipements pour transformer la bouse de vache en biogaz. Le biométhane de Air Water est déjà utilisé par une laiterie locale et d'autres usines, pour le chauffage d'habitations et pour alimenter camions et navires dans le cadre de programmes pilotes. L'agence spatiale japonaise Jaxa a lancé avec succès en septembre sa mission lunaire «Moon Sniper», mais le secteur aérospatial nippon a été en proie à de nombreux problèmes ces dernières années, avec deux missions ratées.

Addendum à l'agenda de la semaine agricole du 11 décembre 2023

Lundi 11 décembre
Conférence de presse annuelle d'Euralis (coopérative)
Point presse de Générations futures sur ses recours européens sur les autorisations de pesticides