Agrafil du 13 octobre 2025

hero

Remaniement: Genevard reste, Papin au Commerce, Barbut à la Transition écologique

Dans un communiqué paru le 12 octobre, l'Elysée indique qu'Annie Genevard reste ministre de l'Agriculture, malgré la décision de son parti Les Républicains (LR) de ne pas participer au gouvernement. Elle devrait être exclue de son parti. L'ancien patron de Système U, Serge Papin est nommé ministre des Petites et moyennes entreprises, du commerce, de l’artisanat et du tourisme et du pouvoir d’achat. Il succède à Nathalie Delattre (Tourisme) et Véronique Louwagie (Commerce), et aura pour mission de travailler sur Egalim 4, dont la présentation n'est pas prévue avant 2026. Il avait déjà été missionné sur le sujet par Julien Denormandie en 2021, et ses propositions, notamment sur la transparence et la «sanctuarisation» des prix payés aux producteurs dans les négociations commerciales avaient largement inspiré la loi Egalim 2. Il est un promoteur de longue date de la contractualisation pluriannuelle. Enfin Sébastien Lecornu a nommé l'ancienne président de WWF, Monique Barbut, ministre de la Transition écologique en remplacement d'Agnès Pannier-Runacher, qui n'était pas candidate à sa propre succession. Ancienne cadre de l'AFD, membre de la délégation française du Sommet de la Terre en 1992, Monique Barbut a travaillé plusieurs années aux Nations Unies, notamment comme secrétaire exécutive de la convention sur la lutte contre la désertification.

Bovins/DNC : un foyer identifié dans le Jura, jusque là épargné

Après les Savoies, l'Ain, le Rhône, et récemment une région espagnole voisine des Pyrénées-Orientales, un premier foyer de dermatose nodulaire contagieuse bovine (DNC) a été confirmé le 11 octobre dans le Jura, dans un secteur jusque-là épargné, conduisant à la mise en place d’une nouvelle zone réglementée, a annoncé le 12 octobre le ministère de l’Agriculture. La détection de ce foyer dans un élevage de 93 bovins, «en dehors de la zone réglementée définie jusqu’alors, conduit à délimiter une nouvelle zone réglementée où une campagne de vaccination obligatoire et prise en charge par l’État, sera mise en œuvre», a expliqué le ministère dans un communiqué. La nouvelle zone réglementée est définie dans un rayon de 50 km autour de ce foyer situé sur la commune d’Écleux (nord-ouest du Jura), «couvrant une partie des départements du Jura, du Doubs, de Côte-d’Or, de la Haute-Saône et de la Saône-et-Loire», a indiqué le ministère. «Ce foyer, situé dans une zone jusqu’alors indemne, illustre de nouveau l’importance de maintenir une vigilance accrue de l’état de santé des bovins, de mettre en œuvre des mesures de biosécurité et de veiller au respect des règles relatives aux mouvements d’animaux, dans un contexte où la situation sanitaire (...) est encore évolutive», selon le communiqué.

Bovins viande : Interbev veut un « plan de relance » de l’élevage en France

Dans un contexte de recul du cheptel bovin, l’interprofession bétail et viandes « va mettre en place un groupe de travail pour un plan de relance de l’élevage », a indiqué Emmanuel Bernard, président de la section bovine d’Interbev, le 7 octobre à Agra Presse. L’éleveur nivernais remarque que le rythme de la décapitalisation est inférieur aux prévisions basées sur la démographie des éleveurs. « Si on fait abstraction de la situation sanitaire, les éleveurs ont plutôt tendance à garder leurs vaches », en conclut-il, ce qui montre selon lui « leur confiance dans l’avenir ». Autres signes positifs à ses yeux : le « renforcement de l’engraissement en France » (lire notre enquête), le niveau élevé des prix à la production et la « stabilité » de la contractualisation. « Si la filière donne les bons signaux, les éleveurs sont capables de produire un peu plus », estime le responsable d’Interbev, qui appelle à « faire naître des veaux » dans une interview aux Marchés (groupe Réussir). Placés en position de force par la pénurie d’animaux, « les éleveurs attendent qu’on leur en donne plus », ce qui pourrait passer par exemple par une contractualisation pluriannuelle. S’adressant aux pouvoirs publics, Emmanuel Bernard demande aussi « un soutien politique » au futur plan de relance.

Réserve agricole : Bruxelles va débloquer 50 M€ pour six Etats membres

La Commission européenne a proposé, le 10 octobre, de débloquer de près de 50 millions d'euros (M€) issus de la réserve agricole. Ces fonds sont destinés à soutenir les producteurs de fruits, de noix et de légumes en Bulgarie, en Hongrie, en Lettonie, en Lituanie, en Pologne et en Roumanie. Bruxelles justifie l’activation de cette mesure à cause des « gelées tardives, souvent suivies de grêle ou de fortes pluies, qui ont détruit une grande partie des récoltes » dans ces six pays. Dans le détail, les fonds seraient répartis entre 7,4 M€ pour la Bulgarie, 10,8 M€ pour la Hongrie, 4,2 M€ pour la Lettonie, 1,1 M€ pour la Lituanie, 14,8 M€ pour la Pologne et 11,5 M€ pour la Roumanie avec la possibilité pour les Etats membres de compléter ces montants jusqu'à 200 % via des fonds nationaux. La balle est, à présent, dans le camp des experts des États membres du Comité de l’organisation commune des marchés agricoles qui doivent adopter la proposition, et les paiements aux agriculteurs devront être effectués avant le 30 avril 2026. Sur un montant initial de 450 M€ par an, « il reste 277 M€ dans la réserve de crise pour l'année 2025 », a indiqué le 10 octobre, Balazs Ujvari, porte-parole pour l'agriculture de la Commission européenne.

Pesticides : feu vert au report d’un an du registre électronique

Les experts des États membres de l’UE ont donné, lors du Comité permanent sur les produits phytosanitaires des 2 et 3 octobre, leur feu vert à la proposition de la Commission européenne de reporter d’une année l’entrée en vigueur du nouveau règlement sur le système de collecte des données des intrants. Il n’entrera donc en application que le 1er janvier 2027. Ce texte, adopté en 2023, prévoit notamment la mise en place d’un registre électronique sur l’utilisation de pesticides que devront remplir tous les agriculteurs à partir de 2026 en vue d’un premier rapport, initialement attendu en 2028. Ce report était une demande portée depuis de long mois par une majorité d’États membres (certains aimeraient même un report de deux ans) confrontés à des difficultés de mise en œuvre. « Plusieurs États membres ont besoin de davantage de temps pour se préparer à l’introduction du transfert des dossiers au format électronique et pour fournir la formation nécessaire aux utilisateurs, en particulier ceux des secteurs non agricoles, ainsi qu’aux petits exploitants agricoles et aux agriculteurs âgés », justifie la Commission européenne dans le projet de règlement.

Agriculture « régénératrice » : Bleu-Blanc-Coeur veut intégrer des pratiques avec Earthworm

La fondation Earthworm (régénération des sols) et le label Bleu-Blanc-Cœur (qualité nutritionnelle de l’alimentation et bas carbone) ont annoncé leur partenariat le 25 septembre, en vue d’intégrer la brique « régénération des sols » à la démarche BBC. Concrètement, le partenariat va s’appuyer sur la démarche sols vivants et légumineuses, qui s’inspire du projet Protéi’sols déjà testé en région Hauts-de-France par Earthworm, pour l’étendre à la Bretagne, où l'on retrouve de nombreux élevages inscrits dans la filière Bleu-Blanc-Cœur. Des indicateurs de qualité (santé des sols, santé humaine) seront suivi pour mesurer les effets. « Nous sommes très alignés en termes de vision, et nos retours d’expérience ont mis en lumière la force du collectif et l’importance de la coopération pour relier santé des sols et santé humaine. C’est aussi une collaboration qui va nous amener plus de connaissances, donc un bénéfice global », annonce Bastien Sachet, p.-d.g.de Earthworm. Tout l’enjeu sera de traduire ces nouveaux engagements en valeur additionnelle perçue par les consommateurs. (Florence Rabut)

Céréales: un millier d'opposants défilent contre le canal Seine-Nord Europe

Plus d’un millier de personnes ont manifesté samedi à l’appel de collectifs écologistes près de Thourotte (Oise) pour appeler à «stopper le chantier» du canal Seine-Nord Europe, qui doit relier le bassin de la Seine aux grands ports du nord de l’Europe d’ici une dizaine d’années. La manifestation, première mobilisation d’une telle ampleur contre ce canal, se tient dans le cadre d’un week-end militant à l’initiative de plusieurs collectifs dont Les Soulèvements de la Seine (une ramification des Soulèvements de la Terre), Extinction Rebellion et Mega Canal Non Merci. «On cherche à montrer l’absurdité du projet», qui n’est «pas viable économiquement», estime Valentin, militant des Soulèvements de la Terre. Il plaide pour «réinvestir dans le Canal du Nord et investir dans le frêt ferroviaire» au lieu de construire un nouveau canal qui pourrait coûter jusque 10 milliards d’euros selon eux. L’élue écologiste Sandrine Rousseau a critiqué ce projet porté par «des élus qui se prennent pour des pharaons» et qui va «multiplier les camions de chaque côté du canal». «Ce n’est pas un projet écologique quand on fait tout pour bétonner» a-t-elle estimé, appelant à des politiques publiques encourageant une consommation raisonnée et locale, et non des projets qui profitent à des importations venues «de l’autre bout du monde».

Engrais azotés : l’AGPB alerte sur la raréfaction de l’offre en raison de la taxe carbone

Lors d’une conférence de presse en visio le 10 octobre, Cédric Benoist, secrétaire général adjoint de l’AGPB (producteurs de blé, FNSEA) a déclaré que « des traders nous rapportent, qu’en raison des contraintes engendrées par le mécanisme européen d’ajustement carbone aux frontières (MACF), ils éprouvent de grandes difficultés à trouver des importateurs disponibles et donc de l’offre en engrais azotés. (…) Certains ne signent pas de nouveaux contrats ». Pour rappel, le MACF prévoit une obligation de déclaration des émissions carbones par les importateurs d’engrais azotés, et le paiement de taxes pour couvrir les émissions importées. Il entrera en vigueur en janvier 2026. Le syndicat réitère sa demande de retrait ou de compensation du mécanisme. Selon une enquête terrain menée par l'AGPB, les prix des engrais azotés sur le marché français ont poursuivi leur progression sur la période septembre-mai, historiquement propice au reflux des cours, pendant que ceux des céréales sont au plus bas. « Le MACF risque d’amplifier la flambée des prix en janvier 2026, alors que la trésorerie des céréaliers est au plus bas », prévient le secrétaire général adjoint. Il précise que la France a couvert ses besoins à hauteur de seulement 60 % environ fin septembre, contre 70-80 % d’habitude.

Agroalimentaire : La Mère Poulard cède sa biscuiterie Aux Trois Cigognes

Le Groupe La Mère Poulard a annoncé le 9 octobre la cession de sa biscuiterie à la société Aux Trois Cigognes. Le groupe industriel et hôtelier, qui a construit son image sur la Mère Poulard indissociable du Mont-Saint-Michel, se sépare donc de son activité agroalimentaire. La société explique dans son communiqué ce choix par la volonté de se recentrer sur « ses atouts historiques » que sont l'hôtellerie et la restauration. Le groupe La Mère Poulard comprend 25 établissements, dont 6 hôtels et 8 restaurants. La biscuiterie, dont les produits sont diffusés en grande distribution, a été créée en 1998, et réalise quelque 30 M€ de chiffre d'affaires annuels pour 95 salariés en CDI, indique le groupe, soit davantage que le pôle touristique (25 M€ de chiffre d'affaires). Les produits sont fabriqués dans une usine située à Saint-Etienne en Coglès (Ille-et-Vilaine) et certifiée International Food Safety (IFS). Aux Trois Cigognes est basé à Bondues (Nord) et fédère les biscuiteries Tourniayre, spécialiste des cornets et coupes en gaufrettes, avec une usine à Roye (Somme), et Dutoit, spécialiste des pâtes feuilletées et sablés fabriquées à Bohain-en-Vermandois (Aisne).

Agroalimentaire : Pact’Alim veut créer de nouveaux outils de financement pour les PME-ETI

Pact’Alim a présenté le 10 octobre trois leviers à mobiliser afin de mieux financer les PME et ETI agroalimentaires françaises dont elle est le porte-voix. « Il faut orienter différemment les financements existants pour décarboner et moderniser les entreprises », a indiqué Jérôme Foucault, président de Pact’Alim. Pour cela, l’organisation propose que les financements alloués via le nouveau fonds public privé pour les IAA de 500 M€ soit en priorité affectés aux projets combinant décarbonation et modernisation. Il faut aussi créer des outils de financement comme des prêts garantis pas l’Etat en sollicitant BPIfrance qui apporterait sa garantie sur 50 à 80% du risque, des prêts à taux bonifiés sur 7 à 10 ans avec un différé de remboursement, des avances remboursables de 500 K€ à plusieurs M€ étalées sur 5 à 10 ans et des obligations subordonnées sur 8 à 10 ans pour des montants de 1 à 10 M€. Enfin, Pact’Alim souhaite créer des programmes d’accompagnement dédiés aux IAA qui s’adresseraient aux petites ETI qui rencontrent les mêmes enjeux que les PME. Ces propositions découlent des conclusions d’un rapport commandé par Pact’Alim au cabinet Roland Berger établissant que les IAA sont face à un « mur d’investissement » pour éviter un « risque de décrochage. »

Agroalimentaire : l'industrie française face à un « mur d'investissement » (rapport)

Dans un rapport commandé par Pact’Alim (PME-ETI agroalimentaires), présenté le 10 octobre, le cabinet Roland Berger indique qu'il « faudrait mobiliser en moyenne 6 à 8 M€ supplémentaires par entreprise, pour moderniser l’appareil productif», soit un niveau d’investissement «dix fois supérieur aux investissements annuels actuels des entreprises». Ce rapport souligne que les industries agroalimentaires (IAA) font face à « un mur d’investissements pour maintenir leur capacité à transformer les productions ». Selon les auteurs, les IAA françaises souffrent de plusieurs maux : un manque d’investissement dans l’outil productif, l’âge moyen des équipements industriels de ces entreprises étant de 23 ans contre 19 ans dans l’ensemble des industries manufacturières, un écart de marge d’EBIT entre l’agroalimentaire et l’ensemble de l’industrie manufacturière qui s’est creusé de 50% depuis 2010, et « une productivité horaire moyenne de l’agroalimentaire français inférieure de 20% à celle des Pays-Bas, qui occupent aujourd’hui le rang de deuxième exportateur mondial. » Le rapport pointe que la rentabilité du secteur pourrait passer sous la barre critique des 5% d’ici 2030-2035, exposant les IAA à un « risque de décrochage » par rapport à ses voisins européens.

Presse agricole/numérique : Agryco (ex-Agriconomie) rachète le média Wikiagri

La société française de e-commerce agricole Agryco (ex-Agriconomie) a racheté fin 2024 la société Data pro solutions, spécialiste des données sur les exploitations agricoles, et éditeur des médias ETA Mag et Wikiagri, dont la parution imprimée va reprendre. Avec Hyltel – racheté en 2002 par Isagri (logiciels agricoles)  – et PBS – racheté par le groupe Réussir (presse agricole) en 2022 –, Data pro solutions (créée en 2011) était une des principales sociétés françaises spécialisées dans la vente de données sur les exploitations. Elle avait lancé le média Wikiagri en 2012, d'abord destiné aux exploitations de grandes cultures de plus de 150 ha, dont la parution imprimée, sur un modèle gratuit, s'était arrêtée en 2022 ; la version en ligne n'avait, quant à elle, pas cessé de paraitre. L'impression de Wikiagri va reprendre avec une nouvelle ligne, plus large, celle d'un « média des transitions agricoles et alimentaires », et un modèle souhaité d'abonnement. Pour ses premiers numéros, il sera d'abord diffusé gracieusement auprès de 50 000 destinataires, indique le fondateur de Data pro solutions, Yannick Pagès. Leader français de l'e-commerce agricole, Agryco avait racheté début 2025 son concurrent Farmitoo.

Insectes: en difficulté, le canadien Aspire a été cédé à Halali Group Holdings (presse)

La Cour supérieure de justice de l’Ontario a approuvé un accord de vente des actifs de l’entreprise d’insectes en difficulté Aspire Food Group à Halali Group Holdings, un acquéreur ayant des intérêts dans l’immobilier commercial et la fabrication agroalimentaire, écrit le média américain Agfunder News. Selon les documents judiciaires déposés par le mandataire, le repreneur « entend explorer des opportunités » afin que le site soit utilisé potentiellement pour l’élevage d’insectes. Le 1er mai, FTI Consulting Canada avait été nommé comme séquestre et gestionnaire d’Aspire à la demande d’un de ses créanciers, Financement Agricole Canada (FAC). Ce dernier indiquait qu’Aspire devait près de 41,5 M$ canadiens. Le site de production d’Aspire installé à London, dans l’Ontario, avait été présenté lors de son lancement comme la plus grande usine de transformation de grillons au monde, sur une superficie de 14 000 m². Il fournissait des grillons entiers surgelés pour les industriels. « Début 2023, le cofondateur et alors PDG Mohammed Ashour prévoyait d’atteindre 100 % de la capacité de production (12 000  tonnes de grillons) au premier semestre 2024 », rappelle Agfunder News.

Artichauts : en Espagne, la filière s’attend à une très bonne saison 2025-2026

Les producteurs espagnols d'artichauts prévoient une très bonne campagne 2025-2026, rapporte le site Mercardos le 10 octobre. Les précipitations enregistrées tout au long de l'année et l'arrivée de températures plus fraîches auraient favorisé la qualité et le développement des plants. Les premières récoltes ont débuté cette semaine dans les régions de Tudela et Ribera en Navarre.  « Nous sommes convaincus que nous réaliserons une nouvelle excellente campagne avec un produit d'une qualité exceptionnelle, comme l'année dernière », déclare Antonio Galindo, président d'Alcachofa de España, l'association pour la promotion de la consommation d'artichauts. L’optimisme est aussi probant chez les producteurs : « Nous avons de grandes attentes pour cette année. Je suis convaincu que nous réaliserons une nouvelle campagne réussie et un produit de qualité. » confirme Guillermo Agorreta, président du Conseil régulateur de l'IGP « Alcachofa Blanca de Tudela ». L’Espagne table sur une récolte de 200 000 tonnes, un niveau similaire à celui de 2024-2025, après le passage à vide de la campagne précédente (182 500 tonnes en 2023). Cela fait de l‘Espagne le troisième producteur, derrière l’Italie et l’Egypte, d’un marché mondial estimé à 2,58 Md€ en 2025 et appelé à progresser de 3,5% par an d’ici à 2030.

Fruits : le kiwi reconnu pour son rôle contre la constipation chronique (étude)

Le kiwi pourrait contribuer à soulager la constipation chronique, révèle une étude publiée le 13 octobre dans deux revues médicales : The Journal of Human Nutrition and Dietetics et Neurogastroenterology & Motility. Selon les auteurs, d’autres aliments ou compléments présentent également un intérêt, comme le pain de seigle, les eaux riches en minéraux ou encore les graines de psyllium. Dirigée par une équipe de chercheurs du King’s College London, l’étude établit pour la première fois des recommandations diététiques pour traiter la constipation chronique chez l’adulte, reposant sur une évaluation des preuves disponibles. Concrètement, l’analyse de 75 essais clinique a permis de formuler 59 recommandations et douze priorités de recherche. « La constipation chronique est une affection de longue durée qui a un effet considérable sur la qualité de vie et entraîne un coût économique important pour les patients et les systèmes de santé », souligne les auteurs. Aussi, leurs lignes directrices visent à transformer la façon dont les médecins, infirmiers et diététiciens gèrent ce trouble fréquent, et à favoriser une meilleure autogestion des symptômes, notamment par l’alimentation et les boissons. Jusqu’à présent, les recommandations cliniques reposaient essentiellement sur l’augmentation des apports en fibres et en liquides, des conseils jugés « limités ou obsolètes » par les auteurs.