Betterave: Saint Louis Sucre vise 2000 ha supplémentaires
Saint Louis Sucre, filiale de l’allemand Südzucker, vise 2000 ha de betterave en plus, a-t-il déclaré le 12 novembre à l’occasion d’une réunion de planteurs à Berville-en-Roumois (Eure). Cet objectif est couplé à un «prix minimum garanti pour 100% des betteraves contractées», de 25,31 €/t à 16° forfait collet pour 2022, conformément aux annonces faites en juin par l’industriel, dont deux des quatre sucreries ont récemment été fermées. «Avec deux usines parfaitement complémentaires», l’une en Normandie (Étrépagny) et l’autre en Picardie (Roye), «dans lesquelles plus de 25 M€ ont été investis au cours des deux dernières années, Saint Louis Sucre dispose d’un outil industriel performant», affirme le président François Verhaeghe, cité dans le communiqué. Les travaux ont notamment permis de moderniser les installations, de réduire les consommations d’énergie et contribuer ainsi à la transition énergétique, précise l’industriel. «Au cours des six dernières années les émissions de CO2 à la tonne de sucre cristallisé ont été réduites de 25%», souligne-t-il. Les investissements se poursuivent: Étrépagny sera l’usine pilote pour le déploiement de sa stratégie «Excellence en maintenance et digitalisation».
Influenza aviaire: la Belgique confine ses volailles après un cas en faune sauvage
La Belgique a ordonné le confinement des volailles à partir du 15 novembre en raison d'un cas d'influenza aviaire H5N1 détecté chez un canard sauvage dans la commune de Schilde, en province d'Anvers (nord), d'après l'AFP. A partir de lundi, «une période de risque accru est déclarée» et les volailles des éleveurs professionnels ou des particuliers – «à l'exception des ratites» (autruches, émeus et nandous) – doivent être enfermées ou protégées à l'aide de filets, et ne doivent pas être abreuvées avec de l'eau accessible aux oiseaux sauvages. Le ministre de l'Agriculture David Clarinval a pris cette décision le 12 novembre, sur avis de l'Agence fédérale pour la sécurité de la chaîne alimentaire (Afsca). «Nous avons décidé d'anticiper la menace qui pèse potentiellement sur notre pays», a expliqué le ministre. «Nous souhaitons éviter que cette maladie contamine nos volailles et prévenir les dégâts dont le secteur a pu souffrir par le passé». Les autorités néerlandaises ont pris une mesure similaire dès le 26 octobre, et la France a emboîté le pas début novembre.
Gazole: les ETA demandent un remboursement anticipé de la taxe
Confrontées à une hausse «insoutenable» du prix de leur carburant, les entreprises de travaux agricoles demandent à bénéficier dès le 1er janvier du remboursement partiel de la TICPE (taxe intérieure de consommation sur les produits énergétiques), a indiqué le 15 novembre leur fédération FNEDT. Le gazole non routier (GNR), dont le prix affiche +40% «en quelques mois», constitue un de leurs trois plus gros postes de charges, avec le matériel et la main-d’œuvre, d’après un communiqué. Sa hausse est «devenue insoutenable» pour les entreprises, affirme le président de la FNEDT Gérard Napias, demandant un remboursement anticipé de la TICPE au 1er janvier contre «normalement le 1er mai». Le prix du GNR est passé de 0,75 €/l début 2021 à près de 1,05 €/l récemment, selon la fédération. Au titre de 2020, le remboursement partiel de la TICPE a représenté 0,1496 €/l, indique-t-elle.
PSN: conditionnalité sociale dès 2023, changements pour les légumineuses fourragères
Dans le cadre de la concertation autour de la déclinaison française de la future Pac, le Plan stratégique national (PSN), le ministère de l'Agriculture a mis en consultation son projet de texte sur son site internet, qui inclut deux modifications de la version présentée aux parties prenantes en septembre. Le premier changement est l'application dès 2023 de la conditionnalité sociale des aides Pac, qui soumet leur octroi au respect de trois directives européennes sur les conditions de travail. «Des travaux sont engagés», explique le ministère, pour en établir les modalités. Le deuxième changement concerne l'aide couplée aux légumineuses fourragères, qui fera finalement, à budget constant, l'objet de «deux sous-enveloppes séparées, l’une pour la zone de plaine et de piémont, l’autre pour la zone de montagne», avec des montants unitaires égaux. Le ministère souhaite renforcer progressivement «l’enveloppe plaine/piémont, soit la zone géographique qui connaitra une forte dynamique des surfaces éligibles». La consultation est ouverte en ligne depuis le 13 novembre et jusqu'au 12 décembre inclus, en cliquant sur ce lien. Elle intervient après que l'Autorité environnementale a rendu, le 22 octobre, un avis plutôt négatif sur le projet du gouvernement. Ce projet doit être soumis à la Commission européenne le 31 décembre au plus tard.
Domaine de Grignon: les compteurs remis à zéro pour la procédure de cession
La procédure de cession par l’État du domaine de Grignon, qui héberge, jusqu’en 2022, l'école d'ingénieurs agronomes AgroParisTech, est remise à zéro, alors que le dossier proposé par la société immobilière Altaréa avait été retenu fin juillet dernier, a indiqué la préfecture des Yvelines dans un communiqué le 15 novembre. «Les consultations devant se poursuivre, il n’est pas possible de maintenir la procédure actuellement engagée. Une nouvelle procédure de cession sera lancée au second semestre 2022», affirme-t-elle, alors que le projet avait soulevé de vives contestations. Celles-ci ont émané de parlementaires aussi divers que Gérard Larcher, président du Sénat, Sophie Primas, présidente de la commission des Affaires économiques du Sénat, les députés Cédric Villani (EDS, Essonne) ou encore Delphine Batho (EDS, Deux-Sèvres). «Nous ne perdons pas espoir de convaincre l’État de consentir un bail de longue durée pour qu’il reste propriétaire», commente Mathieu Baron, délégué général de l’association Grignon 2000, qui propose un projet «d’intérêt général». Celui-ci éviterait à l’État de vendre le site, en implantant un centre international dédié à l’agriculture et à l’environnement, la location de laboratoires, un centre de congrès et une formation aux grands enjeux de l’agriculture et de l’environnement d’un niveau «executive MBA» (diplôme de cadres supérieurs).