Egalim 4 : Genevard veut «protéger en partie aussi la matière première industrielle»
La ministre de l'Agriculture Annie Genevard veut «ajuster» la loi Egalim, censée garantir une meilleure rémunération des agriculteurs en encadrant davantage les négociations entre les fabricants agroalimentaires et la grande distribution, a-t-elle déclaré à La Tribune Dimanche. Pour la ministre LR, la loi doit évoluer pour «corriger certains dysfonctionnements relationnels» avec la grande distribution : «certains exercent une pression déraisonnable sur les prix et, par les centrales d'achat européennes, cherchent à échapper aux lois Egalim», dit-elle dans cette interview. «Légiférer sert à ajuster le dispositif en fonction de la réalité», explique la ministre. La loi Egalim 2 a été promulguée fin 2021. Elle visait notamment à protéger les exploitants agricoles en «sanctuarisant la matière première agricole». La pratique est plus complexe et l'efficacité de la loi questionnée mais l'idée de la ministre serait «maintenant de protéger en partie aussi la matière première industrielle», à savoir les évolutions de prix subies par les fabricants sur l'énergie, le transport ou les emballages. Une idée récemment proposée par quatre députés de la commission des affaires économiques. Les négociations commerciales se tiennent actuellement et doivent se conclure d'ici au 1er mars. Leur tenue «inspirera les contours du projet de loi», qui pourrait être présenté d'ici l'été, ajoute Mme Genevard.
Négociations commerciales: les coopératives appellent à «plus de responsabilité» des GMS
Le représentant des coopératives agricoles a appelé le 16 février le secteur de la distribution à «plus de coopération et de responsabilité», notamment en évitant une «guerre des prix». «Plutôt que de persister dans une logique de guerre des prix, les distributeurs devraient considérer qu'une chaîne alimentaire a la résistance de son maillon le plus faible», soit les agriculteurs, a lancé Dominique Chargé, président de La Coopération agricole, dans une interview au Journal du Dimanche (JDD). Les fabricants agroalimentaires et la grande distribution sont engagés actuellement dans des négociations commerciales tendues, qui doivent se conclure d'ici au 1er mars. «Aujourd'hui, nous faisons face à une situation de négociation inédite avec les distributeurs», a souligné Dominique Chargé. «Nos entreprises subissent une pression considérable pour baisser les prix, tout en ayant dû fixer leurs tarifs à l'automne sans aucune visibilité sur le cadre fiscal de 2025», a lancé M. Chargé. «Vouloir faire baisser les prix à tout prix est une absurdité alimentée par des publicités comparatives qui dévalorisent notre alimentation et en font une simple variable d'ajustement du pouvoir d'achat. Résultat: des fermes disparaissent, des usines ferment et des territoires s'appauvrissent», a poursuivi Dominique Chargé.
Agroalimentaire : rebondir en accélérant le soutien aux PMI et ETI (rapport)
Dans un rapport de prospective sur l'industrie agroalimentaire en 2040 paru début février, les inspections de Bercy et du ministère de l'Agriculture font la part belle aux PMI et ETI pour relancer le secteur. Dans le cadre de deux scénarios présentés comme non tendanciels et «offensifs», ils préconisent d’adapter les financements des PMI et ETI, «en particulier par la mise en place de prêts bonifiés aux investissements (prêts à taux 0) pendant une période de 5 ans». Mais aussi de soutenir les rapprochements entre PME et ETI, et mettre en place des aides à l'exportation dédiées. Parmi les mesures convenant à tous les scénarios figurent l’accompagnement des «migrations des productions agricoles», l'aide aux économies d'eau ou d'énergie, le soutien aux «synergies» entre PMI et ETI à un niveau régional, la «prise en compte» de la «sécurisation de l’approvisionnement des IAA dans les accords commerciaux internationaux». Ce rapport fait suite à un premier état des lieux rendu en mars, prenant en considération le déclin de la balance agro-alimentaire française, les contraintes d’approvisionnement ou d’emploi, les faibles capacités d’investissement et des comportements vraisemblables des consommateurs.
Taxes américaines: Trump ordonne l’élaboration de droits de douane réciproques
Nouvelle escalade dans la guerre commerciale amorcée par Donald Trump. En effet, le président américain a signé, le 13 février, un mémorandum ordonnant l’élaboration d’un plan global visant à rétablir l’équité dans les relations commerciales des États-Unis et à lutter contre les accords commerciaux non réciproques. En d’autres termes, celui-ci annonce la mise en place d'une politique de droits de douane réciproques. Pour Washington, l’objectif est de corriger les déséquilibres commerciaux et de protéger ses intérêts en appliquant en miroir aux importations les mêmes droits que ceux appliqués aux produits américains. En exemple, la Maison Blanche évoque le droit de douane brésilien de 18% sur l’éthanol des Etats-Unis. Le décret inclut aussi la TVA, considérée comme un obstacle au commerce. La Commission européenne a, de son côté, réagi dès le 14 février. Dans un communiqué, Bruxelles condamne cette proposition qu’elle considère être «un pas dans la mauvaise direction». Et elle ajoute que «l'UE réagira fermement et immédiatement contre les barrières injustifiées au libre-échange et au commerce équitable, y compris lorsque les tarifs sont utilisés pour contester des politiques légales et non discriminatoires».
Budget de l’UE: les organisations agricoles mécontentes des pistes de Bruxelles
Dans un courrier en date du 14 février, adressé à la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, et au commissaire au Budget, Piotr Serafin, vingt-huit organisations agroalimentaires de l’UE (dont le Copa-Cogeca) font part de leurs préoccupations quant aux évolutions envisagées pour le prochain budget (CFP). En effet, dans sa communication concernant le prochain CFP, publiée le 12 février, la Commission européenne ouvre la porte au regroupement des enveloppes de la Pac avec celles d’autres programmes sectoriels (dont les fonds de cohésion) au sein de plans nationaux qui seraient approuvés par l’UE. «Nous sommes particulièrement inquiets de l'idée de réaffecter les dépenses de l'UE dans un Fonds unique qui, si elle est poursuivie, transformerait complètement la structure et la gouvernance du prochain CFP et de la politique agricole commune», affirment les cosignataires. Une analyse partagée par les jeunes agriculteurs européens (Ceja) qui expriment des inquiétudes sur le changement méthodologique et mettent en garde contre tout baisse d’ambition pour l’agriculture.
Pesticides: face au cas du Pledge, Genevard relance l'idée d'harmoniser les AMM
La ministre de l’Agriculture Annie Genevard a déclaré au Sénat, en séance de questions au gouvernement le 11 février, avoir demandé à ses services «d'identifier toutes les possibilités dont nous disposons pour renforcer l'harmonisation des autorisations» de mise en marché (AMM) de pesticides. «Une note des autorités françaises est sur le point d’être envoyée à Bruxelles sur ce sujet», a-t-elle précisé. La ministre était interrogée sur le non-renouvellement par l’Anses de l’AMM du Pledge, un herbicide utilisé en viticulture et en arboriculture, alors que la substance active qui la compose -la flumioxazine- est approuvée à niveau européen et serait utilisée dans d’autres Etats membres. Le sénateur Christian Klinger (LR, Haut-Rhin), a dénoncé une «distorsion de concurrence» car les producteurs se retrouveront «sans alternative viables». Annie Genevard a de plus rappelé avoir «relancé les travaux du Comité des solutions pour identifier les produits dont peuvent bénéficier les producteurs des autres États membres et qui pourraient faire l'objet d'une autorisation en France». Elle a précisé que «une centaine [d'usages] sont d’ores et déjà en cours d'examen à l'Anses». Ce même jour, le 11 février, le tribunal administratif de Lyon a suspendu le non-renouvellement du Pledge, par ordonnance, le temps de trancher sur le fond du dossier, rapportait la FNPF (producteurs de fruits, FNSEA).
Fleurs/pesticides : le ministère regrette «une lacune de la règlementation européenne»
A la suite de la publication de l’étude du magazine UFC-Que Choisir concernant la présence de produits phytosanitaires sur des bouquets de fleurs coupées, le ministère de l’Agriculture regrette auprès de l’AFP «une lacune de la règlementation européenne» le 14 février. Il rappelle que «les fleurs produites dans l'UE sont nécessairement produites en respectant les conditions d'utilisation des pesticides», mais que sur les fleurs importées, «les contrôles effectués par le ministère portent sur la présence ou non d'organismes nuisibles réglementés». Le sujet aurait fait l’objet de discussion à plusieurs reprises au sein du comité permanent de la Commission européenne: «L'absence de législation européenne sur la présence de résidus sur des biens non destinés à l'alimentation constitue un facteur bloquant» car «le comité permanent ne peut que fixer des mesures d'exécution de la législation existante». Dans un communiqué de presse, l’interprofession horticole (Valhor) indique avoir adhéré en 2023 à FSI (Floriculture Sustainability Initiative), un consortium international promouvant des standards de production durables des végétaux. De son côté, l'association UFC Que Choisir réclame «une règlementation stricte sur les doses maximales de résidus de pesticides», «l'interdiction d'importer des fleurs traitées avec des pesticides interdits en Europe», et «une obligation d'étiquetage». Elle réclame aussi l’élargissement de l’étude de l’Anses aux risques encourus par les consommateurs.
Fruits: en congrès, la FNPF pousse pour l'acétamipride et son plan Souveraineté
A l'occasion de son congrès, qui s’est tenu les 13 et 14 février dans le Rhône, la FNPF (producteurs de fruits, FNSEA) est revenue sur ses principales revendications du moment: pesticides, emballages et plan Souveraineté. Par la voix de la présidente Françoise Roch et du secrétaire général Luc Barbier, la fédération s'est félicité de la récente suspension du non-renouvellement de l'herbicide Pledge, et a répété sa demande de réhomologation de l'acétamipride - pour lequel le Sénat a ouvert une possibilité d'usage dérogatoire dans le cadre de la PPL Entraves, qui doit être examinée à l'Assemblée dans les prochaines semaines. D’autres sujets sont à l’ordre du jour : la vigilance sur le feuilleton politique de la loi Agec (emballages) qui a fait perdre «40 à 60% des ventes sur certains produits», alors que le décret d’application a été annulé par le Conseil d’état le 8 novembre ; le lobbying pour maintenir les enveloppes promises dans le Plan de souveraineté fruits et légumes afin de reconquérir une autonomie de production – avec la satisfaction des 24 M€ pour la rénovation des vergers, contre 4M€ auparavant et de nouveaux « guichets » comme celui des agroéquipements – sans réponse claire à date ; ainsi que la lutte contre la fraude à l’origine en étroite collaboration avec Interfel. (Florence Rabut)
Fruits et légumes : nouvelle ligne maritime d'importation sur le port de Sète
L'armateur Mediterranean Shipping Company (MSC) a signé un accord avec le groupe Primever, leader français du transport de fruits et légumes, pour ouvrir une nouvelle ligne de fret maritime hebdomadaire vers le port de Sète (Hérault), annonce le transporteur sur son site le 10 février. Celui-ci gère le terminal fruitier du port d’Occitanie depuis 2023. A partir du 7 mars, la ligne maritime acheminera directement les importations de fruits et légumes depuis l’Afrique de l’Ouest à partir de Nouakchott (Mauritanie) et Dakar au Sénégal (bananes, mangues, ananas, avocats) pour redistribution vers les importateurs et la GMS européens. Intégrée aux hubs logistiques MSC à Las Palmas et à Valence, elle ouvrirait aussi des opportunités d’approvisionnement depuis l’Amérique du Sud et l’Afrique du Sud, voire à terme avec l’Egypte et le Maroc. Le terminal fruitier de Sète (24 000 m2), construit par l’exportateur israélien Agrexco (disparu en 2011) était sous exploité. «Depuis l'arrêt de la filière fruits et légumes il y a treize ans, le port de Sète travaillait sur un projet de ce type» souligne Philippe Malagola, président de port à La Tribune (article payant). «La relation de confiance que nous entretenons avec MSC, déjà présent à travers sa filiale GNV Ferry, et avec Primever, a joué en notre faveur». D’ici deux à trois ans, 200 000 palettes de fruits et légumes pourraient transiter par Sète.
Jus de fruits : leurs ventes déclinent, grevées par les prix des oranges (interprofession)
Entre 2019 et 2024, les ventes de jus de fruits, frais et ambiants, ont connu une diminution de 20 % des volumes au profit de boissons plates et gazeuses avec sucres ajoutés et additifs, indique l’Union nationale interprofessionnelle des jus de fruits (Unijus), dans un communiqué du 11 février, en citant une étude marketing de Nielsen IQ. D’ailleurs, leur vente a pour la première fois dépassé celle des jus de fruits en 2024. En cause : des prix qui s'envolent en raison d'aléas météorologiques provoqués par le réchauffement climatique, notamment dans la production d'orange. Unijus appelle les pouvoirs publics à créer une catégorie dédiée aux jus de fruits dans le prochain Programme national nutrition santé (PNNS) 2025-2030. Pour rappel, le dernier PNNS recommande de diminuer autant que possible les boissons sucrées, et ne distingue pas les jus de fruits des sodas et autres boissons sucrées. L’organisation professionnelle souhaite que les autorités reconnaissent des «bénéfices nutritionnels» aux jus de fruits dans le cadre d’une «consommation raisonnable et d’une alimentation équilibrée». Et de préciser que 100 ml de jus d’orange contient notamment 37 mg de vitamine C. À noter toutefois que le Haut conseil de la santé publique recommande, dans un avis de juin 2020, de ne pas dépasser la limite d’un demi-verre de jus de fruits avant 11 ans en raison de leur teneur en sucre. En outre, Unijus souhaite que les jus de fruits soient intégrés comme une portion parmi les «5 fruits et légumes par jour».
Spiritueux : l’Inde devrait baisser ses droits sur les importations de bourbon
Le gouvernement indien a annoncé, dans une notification tarifaire le 13 février, l’abaissement des droits de douane sur les importations de bourbon. Concrètement, l’Inde compte imposer un droit de douane de base sur le bourbon de 50 %, auquel s’ajoutera un prélèvement supplémentaire de 50 %. Les droits passeront donc à 100 %, au lieu de 150 % à l’origine. Ce changement intervient au même moment que l’annonce par Donald Trump de l’application d’une politique de droits de douane réciproque. « Cette mesure profitera principalement aux importations en provenance des États-Unis », indique Pratik Jain, associé chez PwC India, à Reuters. « Elle indique que le gouvernement indien est prêt à envisager des modifications des droits de douane pour les pays partenaires stratégiques », a-t-il ajouté. L’Inde reste un marché complexe pour les importateurs, puisqu’en plus des droits de douane, son territoire comprend 29 États qui disposent de pouvoirs réglementaires propres sur les boissons alcoolisées. SpiritsEUROPE rapporte que, malgré une augmentation de 210 % des exportations de spiritueux de l’UE au cours de la dernière décennie, seulement 1 % de la consommation en Inde est constituée de spiritueux importés.
Vin: le Bordelais connaît sa plus faible récolte depuis 1991
Le vignoble de Bordeaux, premier vignoble AOC de France, a connu en 2024 sa plus faible récolte depuis 1991 en raison de l'arrachage subventionné de parcelles et de faibles rendements liés aux conditions météorologiques, a-t-on appris vendredi auprès de l'interprofession. Selon les chiffres publiés par l'administration des douanes, les vignerons bordelais ont produit 3,3 millions d'hectolitres l'an dernier, contre 3,8 millions en 2023, soit une chute de 14% de la production. Cette forte baisse s'explique notamment par le rétrécissement de 103.000 à 95.000 hectares du vignoble, via deux plans d'arrachage successifs qui ont ramené la surface cultivée à son plus faible niveau depuis 1985, loin des 125.000 hectares cultivés au début des années 2000. Il y a eu aussi l'impact du gel, du mildiou, un champignon ravageur causé par les précipitations abondantes du printemps, ou encore de la coulure, maladie qui entrave la fécondation des fleurs apparue avec les pluies de juin. Ces conditions ont affecté le rendement des vignes, à 35,1 hectolitres à l'hectare contre 37,2 en 2023.
Céréales/Nutri-Score : le propriétaire de Gerblé change 150 recettes (presse)
Le groupe Nutrition et Santé (Gerblé, Gerlinéa, Céréal Bio) va baisser la teneur en sucre de ses produits pour anticiper les changements du Nutri-Score, rapporte un article publié par le quotidien Les Échos le 13 février. L’objectif étant notamment de diminuer le sucre et d’augmenter les fibres et/ou les protéines afin de garder une bonne notation. La mise en place du nouveau Nutri-Score, toujours débattue en France, est pour l’entreprise un nouveau défi, puisque la notation de ses produits risque d’en pâtir. «Aujourd’hui, 93 % de notre offre est notée A, B ou C. Demain, avec la refonte, nous voulons maintenir ce taux à 85 %», précise Claire Marsal Guez, directrice RSE de Nutrition et Santé, aux Échos. D’où la volonté affichée du groupe de retravailler la formulations de 150 de ses recettes. «La difficulté, c’est (…) de ne pas perdre le goût», souligne Luis Uribe, président du groupe Nutrition et Santé. Ces nouveautés devraient être lancées d’ici fin 2026. Mais cela se traduira par des hausses de prix, prévient d’ores et déjà M. Uribe. En 2024, l’entreprise a vu ses ventes en volume croître de 4,7 % pour un chiffre d’affaires de 412 millions d’euros (+ 3,2 %), et malgré les contraintes sur le pouvoir d’achat. De bons résultats qui s'expliquent, selon M. Uribe, par le succès de ses biscuits Gerblé, qui contiennent 48 % moins de sucre que la moyenne du marché.
Riz : face à la hausse des prix, le Japon ouvre ses réserves stratégiques
Le ministre de l’Agriculture japonais, Taku Eto, a annoncé, le 14 février, que le gouvernement nippon allait débloquer ses réserves stratégiques de riz, en raison de l’envolée des prix. Dans le détail, le Japon va mettre sur le marché 210.000 tonnes de riz (sur des réserves d’environ un million de tonnes) représentant environ 3% de la consommation nationale annuel. Alors que ces réserves existent depuis 1995, c’est la première fois que le pays du soleil levant les débloque en raison de tensions sur les prix et de perturbations dans la distribution. Depuis l'été 2024, le prix du riz n’a cessé de croitre depuis en raison d’une demande plus forte et d'importantes perturbations des circuits commerciaux. « Le prix de détail moyen d'un sac de cinq kilos était fin janvier de 3.688 yens (23 euros) selon une enquête gouvernementale, contre 2.023 yens un an auparavant (12,6 euros) soit une hausse de 82% », précise l’Afp. Il s’agit d’un fardeau supplémentaire pour les consommateurs qui sont, par ailleurs, déjà confrontés à une inflation persistante (+3% en décembre hors produits frais).
«Résilience alimentaires»: le CNRA propose un guide de bonnes pratiques
Le CNRA (Conseil national de la résilience alimentaire) a fait appel à l’Afnor pour élaborer un guide de bonnes pratiques intitulé «Résilience alimentaire des territoires», qu’il présentera au SIA le 24 février et mettra en ligne le même jour. Son président, l’agriculteur Bernard Ader, a expliqué en visio-conférence de presse le 13 février que la méthodologie de l’agence avait permis de formaliser un «très long travail collaboratif» d’un an et demi sous la forme de «155 bonnes pratiques concrètes» validées par des conseils d’experts. Ce guide s’adresse aux collectivités, agriculteurs, entreprises et citoyens. Sandrine Espeillac, responsable du pôle Agro de l’Afnor, a insisté sur la fait que ce guide n’imposait aucune norme mais qu’il proposait «des solutions à des problématiques», lesquelles sont de trois types : solutions de résistance, d’adaptation ou de transformation. Elles répondent aux défis climatiques, sanitaires et économiques en cinq chapitres (ressources, systèmes agricoles, bassin de vie, économie circulaire et ingénierie). L’Afnor et le CNRA recommandent un usage sur internet de ce guide afin d’accéder à de nombreux exemples et contacts par lien hypertexte.
Elections chambres: Greffin nommé président de la chambre d'Île-de-France
,A l'issue des élections consulaires de 2025, la chambre d'agriculture de région d'Ile-de-France annonce, dans un communiqué paru le 14 février, que Damien Greffin a été nommé à la présidence, où il succède à Christophe Hillairet, qui exerçait cette fonction depuis dix-neuf ans. A la tête de la liste FNSEA-JA, qui a remporté 66,6% des voix dans la région, Damien Greffin était jusqu'ici président de la FRSEA d'Île-de-France et vice-président à la FNSEA en charge du dossier «transformation». Il s'était illustré en 2021 pour avoir organisé, avec sa fédération, une manifestation illégale devant le Conseil d'Etat, contre les zones de non-traitement (ZNT), qui s'était soldée par 68 mise en garde-à-vue. Autour de feux de palettes, les manifestants avaient dénoncé, devant la plus haute juridiction administrative du pays, une «République des juges».
Ministère de l'agriculture: Anne Sander nommé au CGAAER
A défaut d'avoir été nommée au cabinet de la ministre de l'Agriculture, alors qu'elle y avait été pressentie pour la conseiller sur les affaires européennes, l'ancienne eurodéputée Anne Sander - soeur du président de la CGB (betteraviers) et vice-président du Copa (agriculteurs européens) Franck Sander - a été nommée au CGAAER (ministère de l'Agriculture) pour une durée de quatre ans, indique arrêté en date du 11 février.
Addendum à l'agenda de la semaine
Lundi 17 février
Colloque au Sénat sur l'agriculture biologique
Mardi 18 février
Conférence de presse du Cniel (interprofession laitière)
Conférence de presse du collectif Nourrir, sur la LOA