Bio : Fesneau dévoile un nouveau plan d’urgence, 60 M€ d’aides directes
En déplacement le 17 mai, Marc Fesneau a annoncé un nouveau plan d’aide au secteur bio «équivalent à 200 M€ de soutien sous diverses formes» selon son entourage. Le ministre accordera 60 M€ supplémentaires d'aides d’urgence, en complément des 10 M€ annoncés au salon de l’agriculture. Alors que la première enveloppe est distribuée selon des critères hétérogènes en fonction des départements, cette nouvelle aide devrait faire cette fois l’objet de critères «définis en centrale». En complément, l’État s’engage à «faire respecter les seuils prévus par Egalim dans ses établissements», pour un montant additionnel de commande bio évalué à 120 M€ annuels. Pour encourager la demande, la Rue de Varenne versera par ailleurs 500 000 € à l'Agence bio pour la campagne Bioréflexe, en plus d’une autre campagne financée par France 2030 à hauteur de 3 M€. «C’est une bonne nouvelle que le gouvernement ait mesuré la détresse des producteurs bio», réagit Henri Bies-Peré, vice-président de la FNSEA, rappelant que les interprofessions avaient chiffré les besoins entre 100 et 150 M€. Le président de la Fnab Philippe Camburet salue de même la «réponse» ministérielle, tout en estimant que les enveloppes «ne compenseront pas les pertes dues au plan stratégique national». «Par rapport au paiement vert et à l’aide au maintien, le soutien reste très en deçà dans la nouvelle Pac», confirme Laurence Marandola à la Confédération paysanne.
Céréales ukrainiennes: prorogation de deux mois de l'accord d'Istanbul
Après avoir été reconduit déjà deux fois (en novembre 2022 et en mars 2023 Ndlr), «il a été décidé de prolonger de deux mois supplémentaires l’accord d’Istanbul relatif aux exportations de céréales ukrainiennes en mer Noire (conclu en juillet 2022)», a déclaré le 17 mai le président turc, Tayyip Erdogan, dont le pays assure la médiation entre la Russie et l’Ukraine. La veille, Moscou avait pourtant déclaré qu’«il restait encore beaucoup de questions sans réponse» avant de pouvoir proroger l’initiative. Depuis le début des négociations, la Russie attend que les occidentaux lèvent leurs sanctions qui selon ses dires, entravent une application formelle du second accord relatif à l’exportation des engrais russes (conclu également en juillet 2022). Un argument sur lequel elle s’était appuyée le 18 mars pour proroger l’accord de 60 jours, au lieu d’une reconduction tacite initialement convenue de 120 jours. A cette fin, Moscou a listé cinq exigences notamment la reconnexion au système bancaire international Swift de la banque russe spécialisée dans l'agriculture Rosselkhozbank, l'annulation des entraves pour assurer des navires et accéder aux ports étrangers ou encore la reprise du fonctionnement du pipeline Togliatti-Odessa, qui relie la Russie à l’Ukraine et permet la livraison d’ammoniac. De leur côté les Etats-Unis et le Royaume-Uni qui réfutent cette version, avaient encore accusé la Russie d’user de la nourriture «comme arme de guerre».
Pesticides: vers une nouvelle expérimentation de l'épandage par drone
À l'occasion de l'examen en séance publique, le 16 mai, de la proposition de loi sur la Compétitivité de la Ferme France, les sénateurs ont adopté, avec l'assentiment du gouvernement, un article permettant de lancer une nouvelle expérimentation de l'épandage de pesticides par drone. Elle serait conduite sur une «période maximale de cinq ans» sur des surfaces agricoles à forte pente ou en bio «sur des surfaces restreintes». La loi Egalim avait instauré une expérimentation similaire de trois ans qui s'est achevée en 2022. «Si l'usage des drones vient servir la cause de la réduction de l'usage et un meilleur dosage des pesticides, ça nous parait aller dans le bon sens», a expliqué le ministre de l'Agriculture Marc Fesneau, se disant favorable à la mesure présentée, conditionnée à un caractère expérimental. L'épandage de pesticides par drone est interdit à l'échelle européenne depuis 2009. En début d'année, une députée d'extrême droite de l'Hérault a déposé une proposition de loi pour le ré-autoriser en France sur fortes pentes. Ce retour est notamment demandé par la filière viticole afin d'éviter les accidents liés aux retournements d'engins d'épandage terrestres sur fortes pentes.
Contrôle des pesticides en arboriculture: deux ONG saisissent la justice administrative
Les ONG France Nature Environnement (FNE) et Générations Futures ont annoncé le 17 mai avoir saisi la justice administrative après des informations faisant état de consignes du gouvernement pour relâcher le contrôle sur l'utilisation de pesticides en arboriculture. «Les agents de l'Office français de la biodiversité ont été priés, à la demande du ministère de l'Agriculture et de la Souveraineté alimentaire, de ne pas contrôler les périodes de pulvérisation de pesticides par les arboriculteurs», regrettent les deux ONG, s'appuyant sur des informations publiées dans Le Monde début mai. «Face à ces petits arrangements qui peuvent être lourds de conséquences, France Nature Environnement et Générations Futures déposent un recours devant la justice administrative pour faire garantir le respect des mesures de bon sens prévues par la loi pour la protection des pollinisateurs», indiquent-elles dans un communiqué. Le recours en excès de pouvoir et la requête en annulation ont été déposés au tribunal administratif de Melun le 12 mai, a précisé FNE à l'AFP. Selon Le Monde, l'Office français de la biodiversité (OFB) a demandé dans une note à ses inspecteurs «de s'abstenir de contrôler les arboriculteurs pour vérifier qu'ils n'abusent pas de pesticides pendant la période de floraison».
PPL Compétitivité: Marc Fesneau fait peu d'ouvertures, intéret pour l'épargne Agri
À l'occasion de son examen en séance publique le 16 mai, le ministre de l'Agriculture s'est montré défavorable à la plupart des articles de la proposition de loi (PPL) Compétitivité soumise par les sénateurs de droite, à l'exception de quelques franches ouvertures sur l'épandage par drone (voir ci-dessus) ou sur le livret d'épargne «Agri». Marc Fesneau s'est d'abord opposé au premier article de la PPL: la création d'un Haut commissaire à la compétitivité, qui a «le mérite de poser la question de la cohérences de politiques» mais dont les prérogatives, estime-t-il, «déposséderaient» certains ministres des leurs, à commencer par l'Agriculture. De même, l'idée de créer un plan quinquennal pour la compétitivité des filières agricoles est jugée «excessive». En revanche, la proposition de créer un produit d'épargne dédié au financement des exploitations agricoles «est intéressante», estime M. Fesneau, qui souhaite toutefois retravailler ce sujet en vue de la future Loi d'orientation et d'avenir (LOA). Comme annoncé sur RMC, il s'est opposé aux changements de gouvernance proposés pour les autorisations de mise sur le marché (AMM) des phytos au détriment de l'Anses. Les questions de fiscalité ont été renvoyées par le ministre, pour la plupart, aux lois de finances, et celle de l'étiquetage du miel à l'échelon européen.
Aides Pac 2023: trois derniers risques d'exclusion écartés (FNSEA)
Le ministère de l'Agriculture a fait paraître en début de semaine plusieurs textes réglementaires répondant à certaines craintes d'exclusion des aides Pac exprimées par la FNSEA ces dernières semaines. Trois types d’agriculteurs étaient en risque: des exploitants salariés de leur SCEA et actionnaires minoritaires en deçà de 40 %, qui représenteraient environ 1500 dossiers. Sur ce point, des décrets sont parus qui abaissent ce seuil à 5%. Le syndicat s'inquiétait également pour ceux pratiquant l’assolement en commun à travers de sociétés en participation (SEP), qui concerneraient 300 à 400 dossiers. Selon la FNSEA, le ministère a accepté de les inclure, à condition que tous les membres de l'assolement en commun soient agriculteurs actifs. Enfin, le syndicat craignait pour des cas plus rares, mais sensibles, d’exploitations en indivision (héritage). Des délais seront accordés pour «régler les indivisions», indique la FNSEA. Deux autres types d'exclusions contestées ont été levés ces dernières semaines, relatifs à l'incompatibilité des aides Pac avec la perception d'une retraite au delà de 67 ans: il s'agit des retraites des anciens élus municipaux et des sapeurs pompiers.
Négociations commerciales: les industriels acceptent de renégocier, sous conditions
À l’issue d’une réunion avec les ministres de l’Économie, du Commerce et de l’Industrie, le 17 mai, les représentants des «grands acteurs industriels» de l’agroalimentaire se sont engagés à rouvrir les négociations commerciales avec la grande distribution, annonce un communiqué de Bercy. L’engagement concerne «les 75 plus grands fournisseurs de marques nationales» et exclut les PME. Un communiqué de presse commun de l'Ania et l'Ilec précise toutefois que les deux organisations appelleront seulement leurs adhérents ayant obtenu plus de 10% de hausse tarifaire en mars et ayant depuis connu «une baisse du coût de l'un de leurs intrants affectant le prix de production de plus de 20%» à renégocier. Les négociations commerciales doivent rouvrir avant la fin du mois de mai. «Il y aura des renégociations anticipées sur les prix de l’agroalimentaire (…) C’est une excellente nouvelle pour les consommateurs», a déclaré le ministre de l’Économie Bruno Le Maire à la presse. Le locataire de Bercy affirme vouloir «casser la spirale inflationniste (…) d’ici l’automne prochain sur les prix alimentaires». «Il s’agit d’un effort consenti sur leurs marges, et non sur celles des agriculteurs», précise le ministère. Le dispositif de «trimestre anti-inflation» conclut avec les distributeurs doit également être prolongé.
Prix alimentaires: 16% des Français déclarent ne pas pouvoir manger à leur faim
En France, la part de personnes déclarant ne pas pouvoir manger à leur faim est passée de 12 à 16% en cinq mois entre juillet et novembre 2022, révèle une enquête du Crédoc (centre de recherche rattaché au ministère de l'Économie). Ce pourcentage avait de 3% entre 2016 et 2022, passant de 9 à 12%. Autre signe de la hausse de la précarité alimentaire: 45% des Français déclarent avoir assez à manger, mais ne pas avoir accès à tous les aliments qu’ils souhaiteraient en termes de qualité. Leur nombre est en hausse de 3% par rapport à 2016. L’inflation est le premier facteur avancé pour expliquer cette hausse de la précarité alimentaire: les trois quarts des personnes interrogées expliquent en effet que leur situation est liée à un manque d’argent. D’autres facteurs peuvent également entrer en jeu comme des difficultés à se déplacer pour aller faire ses courses, accentuées par la hausse des prix des transports en commun ou de l’essence. Les jeunes adultes (moins de 40 ans) sont ceux qui ont le plus de mal à se nourrir en quantité suffisante. Un jeune adulte sur quatre ne mange pas à sa faim. Les femmes sont plus exposées que les hommes (18% contre 14% pour les hommes).
Influenza: dans le Sud-Ouest, interdiction de mise en gavage prolongée jusqu’au 22 mai
Le conseil d’administration du Cifog (interprofession du foie gras) a décidé le 17 mai de prolonger, jusqu’au 22 mai, l’interdiction de mettre des palmipèdes en gavage dans les quatre départements du Sud-Ouest menacés par la résurgence d’influenza aviaire*, a-t-on appris lors d’une visioconférence organisée par les chambres d’agriculture le même jour. En vigueur depuis le 12 mai, cette mesure devait expirer le 18 mai. Cet arrêt des mouvements vise à lutter contre la propagation de la maladie, qui a touché une trentaine d’élevages en quelques jours. Les élevages autarciques ne sont pas concernés par cette mesure professionnelle, prise en complément de celles des autorités sanitaires (dépeuplements, etc.). «On ne pourra pas aller au-delà du 22 mai, précise Victor Guyon, ingénieur au Cifog, car, dans les zones indemnes, les canards prêts à gaver commencent à vieillir.» Les gaveurs devraient pouvoir accueillir de nouveaux animaux à partir du 23 mai (hormis ceux situés à moins de 3 km d’un site de reproducteurs de palmipèdes). «Les deux foyers dans les Pyrénées-Atlantiques étaient liés à des mouvements de canards prêts à engraisser, rapporte le vétérinaire François Landais. Ces animaux avaient été testés négatifs avant mouvement, mais se sont retrouvés positifs à leur arrivée dans les salles de gavage». * Gers, Landes, Pyrénées-Atlantiques et Hautes-Pyrénées
Eau : malgré les pluies, les nappes phréatiques encore «à des niveaux insuffisants » (BRGM)
Avec 68% des niveaux des nappes sous les normales mensuelles en avril (75% en mars 2023), la situation demeure «peu satisfaisante» dans une grande partie du pays, a indiqué le BRGM (Bureau de recherches géologiques et minières) dans un communiqué de presse du 17 mai. «La situation en début de printemps est plus déficitaire que l'année dernière», où seulement 58 % des nappes étaient sous les normales en avril, souligne-t-il. «Durant l’automne et l’hiver, les pluies ont été peu efficaces pour la recharge des nappes», souligne le BRGM. «En mars et en avril 2023, le cumul des précipitations a été excédentaire sur une grande partie du territoire», ajoute-t-il avant de préciser que l’effet bénéfique sur les tendances est «hétérogène», selon le cumul et la réactivité de la nappe. Ainsi, la situation s’est «améliorée considérablement sur les nappes du Massif armoricain, du littoral de la Manche et du Grand-Est. «Ailleurs, les pluies ont eu peu d’effet sur les tendances et l’état des nappes» souligne le BRGM, qui précise que dans le sud de la France, les pluies infiltrées en profondeur «ont été insuffisantes voire inexistantes». En l’absence de précipitations suffisantes, la vidange devrait se généraliser à l’ensemble des nappes courant mai.
Sécheresse : un guide précise les modalités de mise en place des mesures de restriction
À l’issue d’un comité d’anticipation et de suivi hydrologique (Cash) le 17 mai, Christophe Béchu, ministre de la Transition écologique, et Bérangère Couillard, secrétaire d’Etat chargée de l’Ecologie, ont présenté le guide sécheresse révisé en 2023, qui indique aux préfets le contenu des mesures minimales à prendre en fonction du niveau de restriction : «vigilance», «alerte», «alerte renforcée» et «crise». Concernant les «mesures générales de restrictions applicables à l’usage agricole», le guide recommande «autant que possible de donner de la visibilité sur les volumes/débits minimaux qui pourraient être maintenus ». Il rappelle qu’au niveau «alerte», «l’irrigation par aspersion est interdite entre 11h et 18h», au niveau «alerte renforcée», elle est interdite entre 9h et 20h et au niveau «crise» interdite. Du côté de l’irrigation «localisée et économe en eau, elle est autorisée aux niveaux alerte et alerte renforcée et interdite au niveau crise». D’ores et déjà, cinq départements ont pris des arrêtés de «crise». Ils concernent la quasi-totalité des Pyrénées-Orientales et quelques bassins du Var, du Gard, des Bouches-du-Rhône et du Loiret. Au 1er mai, 68% des nappes sont toujours à des «niveaux modérément bas à très bas», a par ailleurs annoncé le Bureau de recherches géologiques et minières (BRGM) le 17 mai.
Travail: la CFDT Agri-Agro signe un accord de coopération avec trois syndicats européens
La CFDT Agri-Agro a signé un «accord de coopération» avec trois organisations syndicales européennes représentant les salariés de l’agriculture et de l’agroalimentaire, annonce un communiqué le 17 mai. Ces organisations sont l’UGT Fica (fédération des salariés de l’industrie dont agroalimentaire) en Espagne, la FAI CISL (fédérations des salariés de l’agriculture et agroalimentaire) en Italie, et le syndicat NFZGS Podkrepa qui représente les travailleurs du secteur agri-agro en Bulgarie et avec lequel la CFDT collabore depuis plusieurs années pour défendre les droits des travailleurs saisonniers. Les quatre structures se sont engagées, pour une durée de trois ans, à «oeuvrer activement, ensemble, en faveur du progrès social et pour réformer et construire une Europe et un monde socialement plus juste». Elles prévoient d’élaborer «des actions de terrain» et «des actions de lobbying auprès des instances européennes», avec l’appui de la fédération européenne des syndicats de l'alimentation, de l'agriculture et du tourisme (EFFAT).
Chambres d’agriculture: échec de la clause de revoyure sur les salaires (CFDT)
Employeurs et représentants des employés des chambres d’agriculture ont échoué, début mai, à s’entendre sur une revalorisation salariale liée à l’inflation (clause de revoyure), annonce la CFDT Agri-Agro dans un communiqué le 17 mai. Le syndicat majoritaire parmi les 8000 salariés du réseau «refuse une mesure complémentaire de +0,25% quand il aurait fallu 2,45% pour couvrir l’inflation». «La délégation patronale est venue négocier avec un mandat à +0,10% (soit 2 € mensuels pour un salaire de 400 points)», rapporte la CFDT. Les employeurs ont finalement proposé +0,25%, une «provocation» selon le syndicat. De son côté, la CFDT Agri-Agro demandait en début de négociations «+2,45% pour simplement couvrir l’inflation de 5,20% (en comptant les 2,75% obtenus l’an passé)». Le syndicat a ensuite proposé «+1,03% pour tenter de rejoindre les employeurs» (en divisant en deux la hausse de la TATFNB entre le fonctionnement des chambres et les salaires), et même «+0,75%», sans succès. En juin 2022, représentants syndicaux et employeurs s’étaient mis d’accord sur une augmentation collective de 2,75%. Lors de cette négociation, «la CFDT Agri-Agro avait demandé une clause de revoyure en cas de hausse importante de l’inflation», rappelle-t-elle.
Lait liquide: nouvelle baisse de consommation en 2022, équivalente à une usine
La consommation de lait liquide, en brique et en bouteille, poursuit son recul en 2022, a expliqué Syndilait (laiteries) en conférence de presse, le 17 mai. Les achats s’établissent à 2,65Md de litres contre 2,76Md en 2021, soit une baisse de 3,9%. La «plus grande victime de la crise et de l'inflation» est le lait bio dont les ventes reculent de 8%, déclare le président de Syndilait, Éric Forin (Candia). Ce déclin général est à mettre en regard avec la forte croissance connue en 2020. Les ventes avaient bondi de 4,9% en volume (3Md de litres) grâce au regain de la cuisine maison pendant la pandémie de Covid. Malgré le recul des ventes en volume en 2022, le chiffre d’affaires du secteur connaît une hausse de 4,6% et s’élève à 2,37Md€. Le déclin structurel de la consommation de lait liquide inquiète cependant les entreprises. «Une baisse de consommation d’à peu près 150M de litres par an, c’est l’équivalent d’une usine qui disparait tous les ans», illustre le vice-président du syndicat, Emmanuel Vasseneix (LSDH). Les 26 sites de transformation de la filière pourraient être remis en cause. D’ailleurs, «il y a déjà eu des restructurations importantes», note-t-il. S’ajoute à la déconsommation, l’enjeu de la déprise laitière. «Plus de producteur, plus de laiterie. Plus de laiterie, plus de producteur», souligne Emmanuel Vasseneix.
Nutri-score: les laiteries critiquent la nouvelle classification pour le lait liquide
Le syndicat des fabricants de lait liquide (Syndilait) critique le transfert du lait dans la catégorie «boisson» du Nutri-score après la révision de l'algorithme soumise par le comité scientifique international sur le Nutri-score, le 25 avril. «Le lait est avant tout un aliment», revendique le président de Syndilait, Éric Forin. Avec les changements proposés, le lait se retrouve dans la même catégorie que l’eau ou les jus de fruits. Or, «boire du lait au petit-déjeuner, ce n’est pas pour s’hydrater», argumente celui qui est aussi directeur général de Candia, en citant aussi l’usage du lait comme ingrédient en cuisine. Le lait est «l’une des protéines les moins chers du marché», plaide le vice-président de Syndilait, Emmanuel Vasseneix. Le président-directeur général de la Laiterie Saint-Denis de l’Hôtel (LSDH) craint que ce changement augure de «nouvelles taxes sur le sucre» et donc le lactose. Il affirme cependant que les laiteries continueront d’afficher le Nutri-score sur leurs emballages. «C’est aussi une information consommateur qui a des bienfaits», note-t-il. Les laits écrémés et demi-écrémés seront en majorité classés B, tandis que le lait entier sera classé C, soit une place en dessous de la classification antérieure (généralement A pour le lait écrémé et demi-écrémé et B pour le lait entier).
UE/Mercosur : le Paraguay dénonce les exigences élevées de l’UE sur l’environnement
Les exigences de l'UE en matière d'environnement vis-à-vis du Mercosur sont «très élevées», a déclaré le 16 mai à Brasilia le président nouvellement élu du Paraguay, Santiago Peña, à l’issue d'une rencontre avec le président brésilien Lula, à Brasilia. «Nous partageons la position du Brésil selon laquelle certaines restrictions surtout environnementales sont très difficiles à accepter pour une région du monde qui a besoin de se développer», a-t-il précisé. Avant de prévenir que les pays du Mercosur doivent tout en étant «attentifs à l’environnement, envisager leur développement en fonction de leurs propres intérêts». Malgré ces réticences, Santiago Peña s’est dit toutefois optimiste quant à la ratification future d’un accord commercial entre les deux blocs. La semaine dernière, le ministre brésilien des Affaires étrangères, Mauro Viera, avait critiqué la vision «très protectionniste» de l'UE et ses objectifs environnementaux «extrêmement» stricts. Avant d’envisager la ratification de l’accord de libre-échange, la Commission européenne négocie toujours avec le bloc Mercosur pour trouver un accord sur le protocole additionnel visant à intégrer des garanties solides en matière de développement durable. Les pays du Mercosur préparent notamment une contre-proposition. L’UE espère conclure ce dossier d’ici au sommet UE/Amérique latine prévu en juillet.
Retrouvez l'agenda de la semaine agricole du 22 mai 2023
Conférence de presse de la revue Cyclope (matières premières)
Conférence de presse sur les prévisions de récolte en pêches et nectarines (Medfel)
Conférence de presse du CNIPT (pomme de terre) sur une campagne de communication
Conférence débat sur l'étiquetage alimentaire de demain (Agridées/Euralia)
Mercredi 24 mai
Conférence de presse de la Confédération paysanne (présentation de la nouvelle équipe)
Conférence de presse de LDC (volaille) sur ses résultats
Jeudi 25 mai
Conférence de presse des JA en vue de leur prochain congrès
Assemblée générale du Snia (alimentation animale)
Assemblée générale de Loué (volaille)
Première édition du salon Agrilocal dans les Landes
Conférence sur la sécurité sociale de l'alimentation, à Toulouse
Conférence de presse annuelle de la FNSafer sur les marchés fonciers
Vendredi 26 mai
Congrès de la Confédération des experts fonciers
Assemblée générale de la Coopération agricole Nouvelle-Aquitaine