Pac : Bruxelles publie la répartition des futures enveloppes, 50,9 Md€ pour la France
La Commission européenne a précisé, le 17 septembre, les détails des enveloppes qui seront allouées à chaque État membre dans le cadre de la prochaine Pac 2028-2034. Dans son projet de cadre financier pluriannuel présenté mi-juillet, Bruxelles a proposé un budget de 293,7 milliards d’euros fléché vers les nouvelles « aides au revenu des agriculteurs » qui comprennent les paiements directs ainsi que les mesures agroenvironnementales du second pilier. Pour répartir ces fonds, la Commission a décidé de simplement appliquer la part (en pourcentage) que chaque pays recevra en 2027 (dernière année de l’actuelle Pac) au futur budget. Cette répartition tiendra donc compte de l’effort de convergence externe des paiements de la Pac (entre les États membres) mené ces dernières années. Résultat: la France (premier bénéficiaire de la Pac) recevrait 50,9 Md€ sur la période soit un peu plus de 17% de l'enveloppe de la Pac ce qui correspond peu ou prou à la part qu’elle touche actuellement. Les autres principaux bénéficiaires seront: l’Espagne avec 37,2 Md€, l’Allemagne (33,1 Md€), l’Italie (31 Md€), et la Pologne (24,6 Md€). Globalement, le budget de la Pac dans la proposition de la Commission enregistre une baisse de 20 %. Mais précise Bruxelles: « Ce n’est qu’un minimum » que les États membres vont pouvoir compléter avec des mesures « qui ne sont pas du soutien au revenu » en piochant dans les fonds dont ils disposent dans leurs plans de partenariat régional et national.
UE/Inde : l’UE se dote d’un agenda stratégique, en attendant l’accord de libre-échange
À l’occasion de la réunion hebdomadaire du collège des commissaires européens, le 17 septembre, Bruxelles a donné son feu vert à un nouvel agenda stratégique concernant les relations entre l’UE et l’Inde. Cette communication intervient quelques mois après la visite du Collège en Inde, en février. Ce document identifie notamment des domaines d'intérêts communs présentant un potentiel d'engagement accru. Au niveau agroalimentaire, l’UE se dit prête « à approfondir sa coopération avec l'Inde dans le domaine de l'agriculture durable » et propose d’établir un nouveau dialogue New Delhi sur la question de la politique agroalimentaire. Au-delà de cet agenda stratégique, l’exécutif européen mise également sur la conclusion d’un « accord de libre-échange significatif ». L’objectif de conclure d’ici la fin 2025 y est bel et bien inscrit dans l’agenda stratégique. Un sommet UE/Inde pourrait être organisé au début de 2026 pour entériner la décision. Toutefois, le commissaire au Commerce, Maros Sefcovic, présent en Inde les 11 et 12 septembre dans le cadre du 13e cycle de négociations, a fait part de sa déception par rapport à l’état d’avancement des pourparlers.
UE/Israël : Bruxelles propose de suspendre les préférences commerciales
Comme prévu, la Commission européenne a adopté, le 17 septembre lors de la réunion hebdomadaire du collège des commissaires européens, sa proposition visant à suspendre les préférences commerciales accordées à Israël dans le cadre de l’accord d’association. Cette proposition fait suite à l'annonce de la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, dans son discours sur l'état de l’Union, le 10 septembre. Concrètement, cette suspension signifie que les importations israéliennes seront soumises à des droits de douane équivalents à ceux de la nation la plus favorisée (NPF) qui sont appliqués à tout autre pays tiers avec lequel l'UE n'a pas conclu d'accord de libre-échange. En 2024, les exportations israéliennes vers l’UE se sont établies à 15,9 milliards d’euros. Seuls 37% de ces importations seront concernés par les sanctions et le secteur agroalimentaire, notamment les fruits et légumes, devrait être particulièrement touché. L’exécutif européen avance que le droit NPF va être de 8% pour certains fruits et jusqu’à 40% pour d’autres. Etant donné que la politique commerciale est un sujet de compétence exclusive de l’UE, cette proposition va devoir obtenir l’assentiment d’une majorité qualifiée du Conseil de l’UE, soit 55% des Etats membres représentant 65% de la population. Une fois passée cette étape, cette proposition devra être notifiée au Conseil d’association avant de prendre effet 30 jours après.
Manifestations : la Conf’ appelle à rejoindre les mobilisations du 18 septembre
La Confédération paysanne appelle à participer aux mobilisations du 18 septembre lancées par les syndicats de salariés, rapporte un communiqué la veille. « Nous appelons (…) à rejoindre les opérations de blocage, les piquets ou les manifestations. Nous devons établir un rapport de force capable d’apporter un changement radical dans les politiques publiques, dont les politiques agricoles », martèle la Conf’. Après le mouvement « Bloquons tout » du 10 septembre, la journée d’action intersyndicale contre la rigueur budgétaire s’annonce très suivie, avec une mobilisation massive comparable à certaines advenues en 2023 contre la réforme des retraites. « Nous serons aux côtés des salariés pour plus de justice sociale, fiscale et environnementale », poursuit la Conf’, qui dit défendre la « convergence des luttes ». Parallèlement, le syndicat agricole alerte ses collègues sur « les fausses promesses » de l’appel du 26 septembre porté par les dirigeants de la FNSEA. Annoncée par Arnaud Rousseau dans un entretien au Journal du dimanche le 14 septembre, cette « grande journée d’action » doit porter sur les questions des échanges internationaux pour les produits agricoles. « Prétendre défendre la souveraineté alimentaire tout en exacerbant la mise en concurrence, avec des lois de compétitivité qui tirent toujours plus les prix vers le bas, est un non-sens (…) », précise la Conf’.
Manifestations : les arboriculteurs prévoient des actions le 27 septembre
En pleine période de récolte, de nombreux arboriculteurs se mobiliseront le 27 septembre plutôt que le 26, à travers une série d’actions dans des magasins alimentaires, prolongeant toutefois les actions programmées la veille par la FNSEA, a annoncé Pierre Venteau, directeur de l’Association nationale pommes et poires (ANPP), à Agra presse le 17 septembre. L’initiative s’inscrit dans un climat politique tendu. Après le mouvement protéiforme du 10 septembre, et alors que se profile la journée de mobilisation de l’intersyndicale du 18 septembre – à laquelle la Conf’ a annoncé se joindre – le Premier ministre, Sébastien Lecornu, va devoir faire face à un nouveau front la semaine suivante. Dans un entretien accordé au Journal du dimanche, le président de la FNSEA Arnaud Rousseau a appelé à « une grande journée d’action » nationale le 26 septembre, centrée sur la question des échanges internationaux pour les produits agricoles. La FNSEA avait indiqué ne pas vouloir participer au mouvement « Bloquons tout » du 10 septembre pour éviter une « récupération politique », mais elle avait déjà prévu une mobilisation « cet automne » concernant ses propres revendications.
Investissements des agriculteurs : le Crédit agricole observe un rebond au premier semestre
Après un recul de 9,2% à 8,7 milliards d’euros des prêts accordés aux agriculteurs en 2024 par le Crédit agricole, le premier financeur de la branche a annoncé une reprise de 5,4% à 4,4 milliards d’euros au premier semestre 2025, à l'occasion de sa conférence de presse annuelle au Space à Rennes le 16 septembre. Alors que les difficultés en viticulture, en céréales et ovins avaient marqué 2024, toutes les filières sauf la viticulture, restant en crise, ont porté la reprise au premier semestre 2025. Les plus fortes croissances concernent l’aviculture (+14,3%), après deux années de recul liées à l’influenza aviaire, et l’élevage en bovins viande (+12,4%). La baisse des taux a favorisé l’emprunt, a souligné la banque. En Bretagne, les crédits avaient reculé en 2024 de 4,2% à 896,5 millions d’euros, entraîné par les filières laitière et polyculture-élevage. Ils ont progressé, de 8,1% à 475,4 millions d’euros au premier semestre 2025, au gré de l’amélioration des résultats et du fait les besoins d’investir, notamment dans la modernisation des bâtiments d’élevage porcin et la transformation des structures de ponte.
PPL Entraves : les députés de la Coméco favorables à l'unanimité à un débat sur la pétition
Clairsemée durant l'audition, qui précédait, du directeur général du groupe CMA CGM Rodolphe Saadé, la salle où se réunit la commission des Affaires économiques fut comble pour l'examen, ce 17 septembre, de la demande de débat sur la pétition demandant l'abrogation de la proposition de loi Entraves, qui avait recueilli cet été plus de deux millions de signatures sur le site de l’Assemblée nationale. Après déjà 2h20 de discussions, les députés de la commission des Affaires économiques ont voté à l'unanimité pour l'organisation d'un débat sur cette pétition. « Il y un risque déceptif », a déclaré le député Les Républicains (LR), Julien Dive, rapporteur de la PPL. « Nous débattrons pour réaffirmer nos positions, sans vote. Ne laissons pas croire que le débat est le match retour ou la loi Duplomb 2. » La commission des Affaires économiques se réunira lundi 22 septembre pour décider des conditions du débat. Une ou plusieurs semaines d’auditions pourront avoir lieu avant qu’un rapport soit publié, comprenant le texte de la pétition et le compte-rendu des débats en commission. Puis, «le rapport ainsi publié pourrait donner lieu à une troisième étape, c’est-à-dire à un débat en séance publique» dans l’hémicycle, a expliqué la président de la commission Aurélie Trouvé. La décision de l’inscrire à l’ordre du jour reviendra à la Conférence des présidents, qui réunit les présidents des groupes politiques, les vice-présidents de l’Assemblée, et les présidents de commissions.
Élevages/installations classées : l'agenda du relèvement des seuils dans le flou
Le relèvement des seuils ICPE (installations classées pour l'environnement), tel que prévu par la loi Entraves, pourrait ne pas intervenir avant 2030 en porc et volaille, ont compris les organisations agricoles (FNSEA et associations spécialisées, LCA, chambres d’agriculture), à l'issue d'une visioconférence organisée le 12 septembre par les cabinets des ministres de la Transition écologique et de l’Agriculture. En effet, les décrets d’application en lien avec les installations classées, actuellement en consultation publique, lient ce changement à la révision de la directive européenne IED attendue pour septembre 2026 dans le cas du porc et de la volaille. Mais les seuils IED pourraient ne s'appliquer qu'à partir de 2030. Deux alternatives ont été présentées par le cabinet : la première consiste à parier sur une stabilisation de la directive IED actuelle à la faveur de la clause de revoyure au second semestre de 2026. La seconde serait que le gouvernement soit autorisé par les parlementaires à travailler sur une police environnementale spécifique à l’élevage, faisant sortir cette activité du régime ICPE, à une échéance plus proche de 2026 que de 2030, comme proposé par le ministère de la Transition écologique au printemps, puis recalé en CMP par les parlementaires. Selon les directions de la CFA et de la FNP (Nathalie Feugeas et Eric Thebault), interrogés par Agra Presse, la première est « très hypothétique », la seconde « plus probable ».
Lait : Lactalis va investir 1 Md€ dans ses laiteries en France d'ici 2030
Lactalis va investir 1 milliard d’euros d’ici 2030 dans ses 69 laiteries en France pour les moderniser et améliorer leur performance. Parmi les sites qui bénéficient de ce programme d’investissement, Lactalis cite une nouvelle ligne de production à Bouvron (Loire-Atlantique), la construction de capacité de stockage à Clermont (Oise), l’extension des ateliers de fabrication fromage Petit Basque à Larceveau (Pyrénées-Atlantiques), le développement de ligne crème desserts à Bayeux (Calvados) ou encore le nouvel atelier de préparation à l’Hermitage (Ile-et-Vilaine). Outre le volet industriel, Lactalis va aussi investir dans les innovations pour le marché hexagonal, sachant que le groupe lance chaque année une centaine de nouveaux produits. Lactalis a vu ses ventes en France croître en volume de 1,4% au cours du 1er semestre 2025. Les meilleures ventes se font grâce aux fromages, notamment pour un usage culinaire à chaud, et à l’ultra-frais. Sur des marchés en recul comme le lait et le beurre, « Lactel continue de gagner des parts de marché » tandis que les marques de beurre (Président) « suivent le marché. »
Lait : projet d’action en justice contre Lactalis pour le versement de primes des salariés
Sur son site actif depuis le 16 septembre, l’association Justice pour nos primes indique qu’elle engage « une action en justice aux côtés de Maître Renaud Portejoie » afin de « permettre à chaque salarié et ex-salarié (de Lactalis, NDLR) d’obtenir les sommes qui lui reviennent légitimement ». « Le total des participations éludées s’élève à environ 570 M€ » pour les années 2006 à 2024 selon l’association. Selon les calculs de l’avocat, plus de 30 000 salariés et ex-salariés pourraient être concernés. L’association fait référence à l’accord conclu fin 2024 entre Lactalis et le fisc français pour un montant de 475 M€. L’association estime que si Lactalis a reconnu avoir dissimulé des bénéfices, cela a eu une incidence sur le versement des primes de participation. « Plusieurs dizaines de salariés m’ont confié un mandat pour demander leur dû à Lactalis », indique l’avocat, qui souhaite entrer en contact avec Lactalis avant d’enclencher une procédure. Contacté par Agra Presse, Lactalis indique n’avoir pas été contacté, qu’il s’agit d'une « initiative isolée » et « que les dispositions du règlement d'ensemble datant de fin 2024 n’ont pas affecté les réserves d'intéressement et de participation des collaborateurs. »
Lait : fin de concertation entre le Cniel et des ONG sur le logement des veaux
Les ONG CIWF France, la fondation droit animal (LFDA), l’œuvre d’assistance aux bêtes d’abattoir (OABA) et Welfarm ont annoncé le 17 septembre avoir terminé la concertation menée avec professionnels de la filière laitière sur le logement en groupe précoce des veaux laitiers. « Les ONG appellent l’interprofession à mener à bien les actions retenues dans la concertation pour soutenir et encourager le logement en groupe précoce des veaux, soutenir une révision de la réglementation afin de garantir une harmonisation européenne cohérente avec les connaissances scientifiques et les attentes sociétales et éviter les distorsions de concurrence ». Elles demandent aussi que l’interprofession « intègre explicitement les alternatives au logement des veaux en cases individuelles dans la trajectoire qui sera retenue pour le prochain plan de filière France Terre de Lait ». Les ONG précisent qu’elles se sont mises d’accord avec le Cniel pour plaider pour un soutien financier des éleveurs. L’ajout du logement collectif précoce des veaux pourrait par exemple être éligible aux aides publiques ou privées. Toutefois, les conclusions de la concertation restent à mettre en pratique, rappelle-t-elles.
Viande : le brésilien JBS voit des « opportunités » d’acquisition en Europe (actionnaire)
Selon le principal actionnaire de JBS, leader mondial de la viande, « il existe de nombreuses opportunités [pour racheter des entreprises concurrentes] en Europe et dans d'autres pays », rapporte Reuters le 16 septembre. Le marché européen de la viande est « fragmenté », a considéré Wesley Batista lors d’un évènement retransmis en direct. Plus largement, le géant mondial de la viande entend « sans aucun doute » continuer à racheter des concurrents pour se développer. Mais une croissance externe apparaît compromise outre-Atlantique, « en raison des préoccupations concurrentielles qui seraient soulevées par les autorités antitrust », rappelle l’agence de presse. « Je ne peux plus acquérir de transformateurs de bœuf, de porc ou de poulet, car nous détenons environ 20 % à 25 % du marché nord-américain pour ces trois protéines », a expliqué M. Batista. C’est aussi le cas au Brésil, mais pas en Europe. Le groupe brésilien s’est introduit à la Bourse de New-York cette année, ce qui lui permet selon Reuters « d'accéder à un plus large éventail d'investisseurs, ce qui l'aide à réduire son coût du capital et à concurrencer des acteurs tels que Tyson aux États-Unis, ainsi que de grands rivaux cotés au Brésil, dont Minerva ».
Elevage: le nouveau président du Space épinglé pour des infractions environnementales (presse)
Didier Lucas, président de la chambre d’agriculture des Côtes d’Armor (Bretagne) depuis 2019, et nouveau président du salon international de l’élevage (Space) qui se tient actuellement à Rennes jusqu’au 18 septembre, a été mis en demeure pour une série d’infractions environnementales en décembre 2023, rapporte le média d’investigation Splann ! dans un article publié le 17 septembre. L’éleveur de porcs basé à Saint-Alban, près de la baie de Saint-Brieuc qui fait partie des huit baies bretonnes concernées par le plan de lutte contre les algues vertes, a fait l’objet d’un contrôle « inopiné » de la direction départementale de la protection des populations (DDPP), sur la conformité de la directive nitrates et sécurité des installations. Il a été épinglé notamment pour : dépassement du nombre de places d’engraissement sur paille autorisées, dépassement de la production de porcs charcutiers « d’un peu plus de 3% », et absence de notification des changements du plan d’épandage. Des irrégularités qui ont valu à l’éleveur l’obligation de se mettre en conformité « dans les huit mois », ce que Didier Lucas indique avoir fait, en invoquant une « erreur d’écriture » sur le plan d’épandage. « J’ai un devoir d’exemplarité, c’est vrai, mais je suis comme tous les agriculteurs avec de grosses charges de travail et parfois du manque de personnel », déclare-t-il à Splann!
Insectes : La Compagnie des insectes prend le contrôle d’Agronutris
Le producteur d’insectes Agronutris a annoncé le 17 septembre l’arrivée à son capital de La Compagnie des insectes et de Nutrition Biologie International (famille Lagarde) comme nouveaux investisseurs. Ils participent à une levée de fonds d’environ 10 M€, à laquelle ont souscrit les actionnaires historiques Mirova, Nutergia et Bpifrance. A l’occasion de cette opération, La Compagnie des insectes, producteur d’insectes comme Agronutris, devient actionnaire majoritaire. Ce nouveau tour de table permet de pérenniser le site de production de Rethel (Ardennes) et ses 80 emplois. « La Compagnie des insectes nous apporte de nouveaux débouchés comme les éleveurs d’insectes pour les œufs et les larves, l’oisellerie pour les larves soufflées et l’élevage de volailles pour les larves vivantes », explique Cédric Auriol, directeur général d’Agronutris. En revanche, la holding EAP Group, maison-mère d’Agronutris, qui avait été placée en redressement judiciaire en juillet, « devrait s’acheminer vers une liquidation », selon une source proche du dossier. Les 40 salariés du site de Toulouse sont concernés ; une partie d’entre eux assuraient la R&D qui devrait être transférée à Rethel.
Céréales : stocks d’orge au plus haut depuis 16 ans, léger allègement en blé (FranceAgriMer)
Dans ses derniers bilans du 17 septembre, FranceAgriMer a revu à la hausse sa prévision de stock d’orge français de fin de campagne 2025-2026, dépassant les 2 Mt, en hausse de 500 000 t entre juillet et septembre. Si ce chiffre se vérifiait en juin 2026, il s’agirait d’un plus haut depuis 2009-2010. Celle en blé tendre régresse d’environ 200 000 t sur la période, à un peu plus de 3,6 Mt. Pour rappel, Argus Media prévoyait 4 Mt fin août. Concernant l’orge, l’essentiel du relèvement des réserves s’explique par la révision à la hausse de la projection de la collecte de plus de 300 000 t, à 10,155 Mt, et l’évaluation des stocks de début de campagne, de 200 000 t, à 1,132 Mt. En blé, l’essentiel de la baisse est justifié par le relèvement de la prévision des exportations vers les pays-tiers, de 350 000 t entre juillet et septembre, à 7,85 Mt. « Les exports sont assez dynamiques en ce début de campagne. (…) On prévoit 2,5-3 Mt vers le Maroc, de bons chiffres en Afrique Subsaharienne. Il y a des chargements vers l’Égypte, le Bangladesh, la Thaïlande », justifie Habasse Diagouraga, chargé d’études économiques à FranceAgriMer.
Fruits/no-low : le fabricant de jus Alain Milliat vise une part de 30 % de ses ventes
Le spécialiste du jus de fruit premium Alain Milliat, basé à Valence (Drôme), lance une nouvelle gamme sur le marché du no-low (peu ou pas d’alcool), « en croissance prometteuse », a-t-il annoncé le 17 septembre en conférence de presse. Présent depuis une douzaine d’années dans les jus de raisin de cépage, le fabricant sort deux pétillants : le pinot noir « blanc de noirs » et le chardonnay « blanc de blancs ». Quelque 200 000 bouteilles seront commercialisées, autour de 14 et 16 euros. Alain Milliat, qui affiche un chiffre d’affaires d’environ 20 M€ à « +10 % par an », explore ainsi une nouvelle piste de croissance. « Objectif d’ici deux ou trois ans : passer de 20 % à 30 % des ventes en sans alcool », affirme le directeur général Pierre-Olivier Gandon. Le marché lui semble assez « prometteur ». D’après ses chiffres issus du cabinet IWSR, le no-low passera cette année la barre des 600 M$ en France, avant d’atteindre 636 M$ en 2026, puis 675 M$ en 2027, 712 M$ en 2028. Alain Milliat s’appuie sur une gamme complète, avec des concentrés à diluer, des prêts à boire pétillants. Ses jus de raisin de cépage, chardonnay blanc, sauvignon blanc, merlot rouge et cabernet rosé, proviennent d’un seul vigneron de Gaillac (Tarn). Idem pour les deux pétillants, lancés au 1er octobre.
Matignon: retour pressenti de Michel Stoumboff pour conseiller Lecornu (presse)
Selon les informations de nos confrères de Contexte, le nouveau Premier ministre Sébastien Lecornu ne conserverait pas Louis de Redon, le conseiller agricole de François Bayrou. Pour le remplacer, il aurait choisi de faire revenir Michel Stoumboff, l'ancien conseiller agricole de Michel Barnier lorsqu'il était Premier ministre. Ce haut fonctionnaire avait été conseiller technique de Michel Barnier de 2007 à 2009, lorsqu'il était ministre de l'Agriculture de François Fillon. Ingénieur général des ponts, des eaux et forêts, Michel Stoumboff a ensuite passé près de dix ans dans l'administration déconcentrée du ministère de l'Intérieur, et six ans comme Draaf de la région Bretagne. Il était récemment remonté à Paris, en juillet, pour devenir adjoint de la DGALN (aménagement, du logement et de la nature) au ministère de la Cohésion des territoires.
Agroalimentaire : Pablo Isla nommé président de Nestlé après la démission de Paul Bulcke
Nestlé a annoncé le 16 septembre la démission de son président Paul Bulcke. Selon des informations de presse, des investisseurs auraient fait pression pour obtenir la démission de Paul Bulcke qui fut directeur général de Nestlé pendant près d'une décennie avant d'en devenir président du conseil d’administration en 2017. Paul Bulcke, qui devait rester président jusqu'en avril 2026, a déclaré qu'il avait « pleinement confiance dans la nouvelle direction de Nestlé » et s'est dit « fermement convaincu que cette entreprise formidable est bien positionnée pour l'avenir ». Actuellement vice-président du conseil d’administration, « Pablo Isla assumera la présidence du conseil d'administration à compter du 1er octobre », a indiqué Nestlé dans un communiqué. Ce changement de président intervient dans un contexte compliqué pour Nestlé. Le 1er septembre, la société avait annoncé le licenciement avec effet immédiat de son directeur général, le Français Laurent Freixe, pour cause de « relation amoureuse non déclarée avec une subordonnée directe ». Le même jour, le groupe l'avait remplacé par Philipp Navratil, patron de Nespresso depuis juillet 2024.
Coopérative : Creully a recruté son nouveau directeur général
Guillaume Prioult est, depuis le mois dernier, le nouveau directeur général de la coopérative de Creully (127 M€ de CA, 245 000 t de collecte). Il remplace Stéphane Carel qui va quitter l’entreprise implantée dans le Calvados. Guillaume Priout était, depuis janvier 2021, directeur des activités productions végétales de Le Gouessant. La coopérative bretonne a indiqué à Agra Business, lors du Space, que le recrutement de son successeur était quasi terminé. (Anne Gilet)