Vin : l'UE débloque 40 M€ d’aide à la distillation pour soutenir la filière française
L'Union européenne va débloquer une aide de 40 M€ pour soutenir la filière française du vin, a annoncé à l’AFP le commissaire européen à l'Agriculture Christophe Hansen. Cette enveloppe permettra de financer le recours à la « distillation de crise », un mécanisme qui permet en cas de surproduction de convertir des stocks excédentaires de vin en alcool réservé à un usage industriel, le tout financé par l'UE. « C'est une grande annonce pour le secteur du vin, on a libéré 40 M€ de la réserve agricole, pour permettre à la France la distillation de crise, ce qui va enlever des volumes du marché » et aider à stabiliser les prix, a expliqué M. Hansen, en amont de sa visite le 25 février au Salon de l’agriculture. La filière française du vin avait demandé une telle mesure, tout en chiffrant de son côté ses besoins à 80 M€, face à une baisse tendancielle de la consommation hexagonale, couplée à un recul des exportations liée aux batailles commerciales avec les Etats-Unis et la Chine. Annie Genevard l’avait incluse dans son « plan national de sortie de crise », annoncé le 25 septembre, prévoyant l’activation de la réserve agricole pour « financer la distillation de crise des surstocks non marchands, prioritairement en caves coopératives ».
Vin : en Gironde, la foncière sera dotée de 20 M€ pour restructurer le vignoble
Le « dispositif expérimental d'intervention foncière pour restructurer le vignoble en Gironde » reçoit l’engagement des banques, a indiqué le 25 février la région Nouvelle-Aquitaine, quelques jours après avoir annoncé avec la préfecture son lancement effectif. Il serait doté « dans un premier temps » d'un capital initial de 20 M€, selon un communiqué. Cette enveloppe comprend 14 M€ des banques (Crédit Agricole, Banque Populaire, Crédit Mutuel et Caisse d’Épargne) et 6 M€ de la région, l’État et ses établissements publics (CCI, la chambre départementale d’agriculture). Une phase d’amorçage, portée par l’EPF à hauteur de 10 M€, permettrait de commencer à racheter des terres viticoles arrachées. Elle reste à valider en conseil d’administration le 5 mars. Puis une deuxième phase verrait la création de la foncière, confiée à la Safer. L’outil associerait des actionnaires privés et publics (selon une répartition des fonds de respectivement 70 % et 30 %). Depuis octobre, ce projet est en réflexion avec la profession, les chambres d’agriculture, de commerce, l’EPF, la Safer et les collectivités. L’outil foncier est « dédié notamment au rachat, à la restructuration et la revente des parcelles de vignes arrachées dans un objectif de valorisation ».
Vin : un front syndical pour la création d’un guichet unique des droits d’accise
Un front syndical agit désormais pour la création d’un guichet unique européen des droits d’accise, a annoncé le 25 février la Cnaoc (vignerons AOC), qui en fait une priorité de 2026. « On fait front à trois », a indiqué le directeur Raphaël Fattier, disant œuvrer sur le sujet avec l’UMVIN (négoce) et le Cniv (interprofessions). Revendication de longue date, la Cnaoc demande une simplification de la vente à distance aux particuliers au sein de l’UE, qui se heurte à des droits d'accise différents selon les pays et à l'obligation pour les clients d'effectuer eux-mêmes les démarches déclaratives auprès de leurs douanes nationales. Et de proposer la création d’un guichet unique inspiré de celui pour la TVA (l’IOSS, « Import one stop shop »). « Les planètes s’alignent », considère Raphaël Fattier, rappelant que la mesure apparaît dans les conclusions à la fois du groupe à haut niveau sur le vin (Commission européenne), fin 2024, et du programme Fiscalis (DG Taxud), il y a un an. « On espère qu’en 2027, la DG Taxud sera à l’initiative d’un texte réglementaire instaurant pour les accises un guichet unique européen comme sur la TVA. » Reste à obtenir le soutien de l’Italie qui, n’appliquant aujourd’hui pas d’accise, s’oppose au projet.
UE-Mercosur : l’Uruguay accélère ses travaux en vue de ratifier l’accord commercial
L’Uruguay pourrait devenir le premier pays du bloc sud-américain à ratifier l’accord commercial UE-Mercosur. Selon le média sud-américain Mercopress, une commission spéciale du Parlement uruguayen chargée d'examiner l'accord UE-Mercosur a validé le 23 février le projet de loi de ratification, ouvrant ainsi la voie au vote en séance plénière. Le Sénat uruguayen se réunissait en session extraordinaire le 25 février pour se prononcer sur l’approbation de l’accord. En cas d’issue positive, la Chambre des représentants pourrait se réunir, également en séance extraordinaire, dès le lendemain. L’Uruguay n’est pas le seul pays du Mercosur à avancer rapidement sur la finalisation du processus de ratification puisque l’Argentine a aussi entamé leurs travaux tandis que le Paraguay veut aller vite. Ces ratifications pourraient accentuer la pression politique sur la Commission européenne en vue d’une application provisoire du traité. Une possibilité loin d’être exclue par l’exécutif européen depuis la suspension du processus au Parlement européen après la saisine de la Cour de justice de l’UE. Pour l’heure, Bruxelles précise qu’aucune décision n’a été prise à ce sujet mais assure qu’elle sera prête dès qu’un pays du Mercosur le sera.
Pac post-2027 : les régions demandent à gérer aussi les mesures de transition
Dans le cadre de la négociation de la future Pac, la présidente de Régions de France a demandé, à l'occasion d'une conférence de presse le 25 février, que les conseils régionaux puissent conserver leur périmètre de gestion actuel (aides à l'investissement et à l'installation), en gérant également les paiements à la place de l'ASP (agence de service et de paiement), promettant d'accélérer les versements de un à deux mois. Les régions souhaitent également obtenir la gestion des futures mesures de transition. Ces aides pourront être annuelles (comme les actuels éco-régimes) ou pluriannuelles (comme les Maec). Pour rappel, les régions avaient obtenu la gestion des Maec lors de la programmation Pac 2014-2020, avant la perdre sur la suivante. Le 24 février, la FNSEA s'est déclaré opposée à l'élargissement des dispositifs gérés par les régions. Par ailleurs, le président de la région Bretagne, Loïg Chesnais-Girad a demandé que la ministre de l'Agriculture annonce rapidement la répartition des reliquats d'aide à la conversion en bio (CAB) pour l'année 2025. L'enjeu est de pouvoir utiliser dans les temps les fonds qui pourront être alloués aux aides à l'investissement. Pour les co-financer, les régions doivent adopter des budgets rectificatifs et sont soumis à des dates limites resserrées pour cette fin de programmation.
Pac post-2027: les régions de France demandent des chapitres régionaux
À l'occasion d'une conférence de presse le 25 février au Salon de l'agriculture, la présidente de Régions de France, Carole Delga a demandé que les futurs Plans de partenariat nationaux et régionaux (PPNR), dont fera partie la Pac, incluent des chapitres régionaux, avançant un «souci de simplification». Et le président de la région Bretagne, Loïg Chesnais-Girard d'étayer : «Quand il faut bouger la maquette sur l'herbe, il n'y aura pas besoin de modifier l'ensemble du PPNR, et d'ouvrir une grande séquence nationale où il faudrait mettre d'accord l'ensemble des régions. Il suffirait de n'ouvrir que le chapitre régional. Cela permet de simplifier». De tels chapitres régionaux existent déjà dans les politiques européennes de pêche, argue l'élu socialiste breton. La Commission européenne a proposé dans son projet de cadre financier pluriannuel 2028-2034 d'intégrer les plans stratégiques de la Pac dans de vastes plans nationaux (les PPNR) regroupant également la politique de cohésion. Face à la fronde suscitée par ces propositions, Bruxelles a par deux fois suggéré des ajustements. Elle a notamment accordé aux autorités de gestion régionales des pouvoirs élargis dans le contrôle et l'élaboration des plans de partenariat. Les détails de ces dispositions restent à préciser.
Conférences Souveraineté: les régions posent des conditions à leur participation
Après que la ministre de l'Agriculture a annoncé la veille que les régions et les préfets animeront les déclinaisons régionales des Conférences de la souveraineté, les Régions de France ont indiqué, à l'occasion d'une conférence de presse le 25 février, que les conseils régionaux seront « force de proposition », tout en émettant des doutes sur la pertinence de l'exercice. « Nous avons déjà des plans de filière dans nos régions, adaptées à nos conditions pédoclimatiques et nos histoires », a rappelé le président de la région Bretagne, Loïg Chesnais-Girard. « Nous sommes prêts à jouer le jeu à condition que l'on prenne en compte ces travaux et que l'on intègre également les objectifs de zéro artificialisation, les Sradett (schémas d’aménagement, NDLR) ou la SNBC (Stratégie nationale bas carbone, NDLR) ». Les régions contestent la mise en œuvre de ces schémas d'aménagement et d'atténuation climatique, qui déclinent les efforts de manière homothétique aux régions, notamment pour l'élevage. « Il y a des impasses entre les lignes du ministère de la Transition écologique et du ministère de l'Agriculture », estime l'élu breton, qui souhaite « aller vers des baisses d'émission par tonne produite, et non un volume de réduction réparti par région ».
Salon de l'agricuture : fréquentation en baisse de 25 % à mi-parcours (organisateurs)
À l'occasion d'une conférence de presse le 25 février, les organisateurs du Salon de l'agriculture ont indiqué que la fréquentation de l'évènement était en baisse de 25 %, du samedi au mardi soir. Le président du Salon de l'agriculture, Jérôme Despey constate toutefois « un sursaut de fréquentation » depuis mardi, en provenance « de la ruralité ». Le viticulteur a évoqué plusieurs facteurs d'explication à la baisse : l'absence de vaches, les vacances scolaires parisiennes qui enjambent l'ensemble du salon cette année, et la météo. Le début du Salon de l'agriculture a par ailleurs été marqué par une rixe, au cours de laquelle 15 personnes ont été interpellées, et un gendarme ainsi qu'un policier ont été blessés. Jérôme Despey a « condamné » à nouveau l'incident, évoquant une « situation isolée », face à laquelle les organisateurs ont porté plainte : « Nous sommes en sécurité au Salon de l'agriculture », a-t-il déclaré. Interrogé sur les conséquences financières de la baisse de fréquentation, le directeur du Ceneca, Arnaud Lemoine, n'a pas souhaité répondre : « Nous parlerons d'argent après. Ce qui compte, c'est que le Salon reste une expérience unique, et ce que l'on entend, c'est que les gens sont contents. » Les effets sur l'activité des exposants restent par ailleurs à évaluer.
Volailles : de graves manquements constatés dans le contrôle des importations chinoises
Les contrôles officiels de la production de viande de volaille et de lapin en Chine « ne permettent pas d'offrir des garanties satisfaisantes quant à la validité des attestations de santé publique et de bien-être animal figurant dans les certificats officiels », conclut la direction générale de la Santé de la Commission européenne dans un rapport d'audit mené en novembre 2025 et publié le 19 février. Selon ce travail, « la certification est compromise par l’absence et/ou le manque de fiabilité des informations de traçabilité, par l’absence de procédures adéquates de séparation entre les produits destinés à l’UE et ceux destinés à d’autres marchés ainsi que par l’absence de preuves officielles attestant de la conformité des viandes et produits carnés destinés à l’exportation vers l’UE ». Les inspecteurs européens ont relevé de graves manquements dans les abattoirs, notamment en ce qui concerne l’étourdissement des animaux et le respect des règles d’hygiène. Dans un communiqué du 24 février, l’association européenne des producteurs de volailles (AVEC) demande, « compte tenu de la gravité des conclusions de l’audit, [...] la suspension des importations de produits avicoles en provenance de Chine, dans l'attente de garanties solides et d'une conformité vérifiée aux exigences de l'UE ». Et de déplorer « l’absence de mesures immédiates » prises par la Commission européenne.
Foie gras : la filière doit encore récupérer ses volumes vendus aux pays tiers
Si l’interprofession du foie gras cherche à couvrir le potentiel de consommation intérieure de foie gras à travers ses besoins de production d’ici à 2035, elle souhaite aussi très vivement retrouver ses capacités à exporter, non seulement vers les pays européens, mais aussi vers les pays tiers. Dans le cadre des conférences pour la souveraineté alimentaire, le comité interprofessionnel Cifog vise pour les dix ans à venir la création annuelle de 55 élevages de canards prêts à gaver ou d’engraissement et une centaine de reprises d’ateliers par an. Ce qui représenterait un investissement sur dix ans de 250 millions d’euros, précise-t-il. Le rayonnement international du foie gras français nécessite en effet cette présence à l’export, estime la profession. Le Cifog attend tout particulièrement la réouverture du Japon, après la visite diplomatique d’octobre 2025 dans ce pays. Fabien Chevalier, président du Cifog, a fait part à Agra Presse au Sia de sa conviction que le Japon s’ouvrira à nouveau au foie gras de France après avoir fermé ses frontières du fait de la vaccination des canards, dès que ce pays décidera de vacciner ses poules pondeuses, ce qui selon lui ne saurait tarder du fait de ses fortes pertes en œufs.
Loup : les indemnisations facilitées dans les fronts de colonisation (JO)
D’après un décret paru au Journal officiel le 25 février, les indemnisations des dommages dus aux loups ne sont plus conditionnées à la mise en place de moyens de protection dans les zones des fronts de colonisation considérées comme difficilement protégeables. Pour cela, il faut au préalable que le préfet coordonnateur du Plan loup reconnaisse, via un arrêté, les « difficultés importantes de mise en œuvre des mesures de protection » dans ces zones, « du fait des modes de conduite des troupeaux d'animaux domestiques ». Afin d’être éligibles aux indemnisations, la règle générale reste d’avoir mis en place des « mesures préventives raisonnables de protection des troupeaux ». Les moyens de protection financés par la Pac sont à ce titre automatiquement reconnus (gardiennage, clôtures électriques, chiens de protection). Autre exception, qui existait déjà auparavant : sont également dispensés de la conditionnalité les troupeaux ayant « subi moins de trois attaques au cours des douze derniers mois ». Un délai qui débute « au plus tôt à compter de l'entrée en vigueur du présent décret » dans les cercles 2 (survenue possible de la prédation par le loup pendant l'année). Le 24 février, deux autres textes sont parus au JO (nouveau cadre d’accès aux tirs de défense, relèvement du plafond annuel de destruction).
Lait/Conférences souveraineté : plus de matière grasse et de produits d’entrée de gamme
Pour les dix prochaines années, il faut maintenir le volume de lait de vache produit, obtenir plus de matière grasse et fabriquer les produits d’entrée de gamme demandés par le marché, telles sont les premières conclusions des Conférences de la souveraineté pour la filière laitière présentées par Annie Genevard le 24 février. Dans le détail, le groupe des ruminants dont le référent est Damien Lacombe, ex-président de Sodiaal, fixe l’objectif de 24 milliards de litres de lait de vache (contre 23,5 Md aujourd’hui). Il faut développer une offre française de produits accessibles, comme les fromages ingrédients et coproduits dont la consommation progresse mais qui sont aujourd’hui importés. La filière fixe aussi comme priorité le « renforcement d’Egalim » et la « valorisation des aménités positives (prairies, vitalité des territoires ruraux, paysages, patrimoine zoogénétique) ». Le cheptel laitier de brebis doit être maintenu et la production doit progresser pour arriver à 330-340 millions de litres (vs 290 M en 2023-2024). Pour le lait de chèvre, il faut installer 500 à 600 exploitations pour accompagner le renouvellement des générations et couvrir les volumes additionnels prévus, mais aussi mettre en place des outils de financement adaptés pour les installations et la modernisation des exploitations.
Lait : Sodiaal et la Siagi lancent un fonds de garantie pour les éleveurs
La coopérative laitière Sodiaal et l’organisme de garantie des prêts agricoles Siagi lancent un fonds de garantie pour les éleveurs adhérents. Opérationnel à partir du 1er avril, il permettra de « garantir jusqu’à 60 % d’un prêt bancaire après étude des dossiers présentés, dans la limite de 250 000 euros », indique Sodiaal. Ce dispositif couvre les projets d’investissement directement liés à la production laitière, comme « le cheptel, les bâtiments et les systèmes de traite, les équipements d’alimentation et de mécanisation, la gestion des effluents et les projets de production d’énergie en autoconsommation et réduction des consommations (photovoltaïque, récupération de chaleur…) ». Déjà plus d’une dizaine de dossiers des éleveurs adhérents ont été déposés et sont à l’étude pour bénéficier de ce nouveau fonds de garantie, précise la coopérative. Sodiaal rappelle que les éleveurs doivent faire face à des investissements particulièrement lourds – près de 550 000 euros pour la reprise d’une exploitation, environ 200 000 euros pour la robotisation – et que les nouveaux investissements liés à la décarbonation de la filière vont nécessiter plusieurs milliards d’euros.
Élevage : les coopératives avicoles, les plus rentables parmi les coopératives animales
À la demande de la Coopération agricole – Pôle animal, le Haut conseil de la coopération agricole (HCCA) a présenté, lors du Sia le 25 février, son premier observatoire économique des coopératives animales. Résultat : tirées par un marché porteur, les coopératives avicoles affichent les meilleures marges d’Ebitda, entre 1,48 % et 4,52 % ces dernières années, suivies par le porc, les bovins et les ovins. Une hiérarchie que l’on retrouve pour les autres indicateurs étudiés (ROCE, marges nettes). Les coopératives bovines réalisent « des performances modestes au regard des capitaux immobilisés », souligne François Massé, vice-président du HCCA. Quant au secteur ovin, il est caractérisé par « beaucoup de petites structures, une production fragile, des petits volumes et une activité aléatoire en fonction du marché ». L’étude a été menée sur les résultats 2021 à 2024 de 89 coopératives spécialisées, pour 12 Md€ de CA cumulé en 2024 (soit 10 % de l’activité de LCA). Elles partagent « des niveaux de rentabilité modestes comparé aux entreprises privées » (moitié moindres), mais affichent « une assise financière solide ». « Le modèle coopératif permet d’amortir les crises et met de l’argent à disposition pour renouveler les générations », note de son côté Bruno Coli, président de LCA – Pôle animal.
Bovins/soja: face à la sécheresse, l'Uruguay déclare l'état d'urgence agricole
L’Uruguay a déclaré le 24 février l’état d’urgence agricole en raison d’un déficit hydrique dans plusieurs régions du sud du pays, ce qui permettra la mise en place d’aides pour près de 2000 petits producteurs. L’état d’urgence décrété par le ministère de l’Agriculture uruguayen entrera en vigueur dans 90 jours pour l’élevage, la production laitière et les cultures, piliers de l’économie du petit pays sud-américain. Le déficit hydrique est dû au manque de pluie qui touche le sud du pays, selon le ministère. La zone concernée par le décret comprend notamment la capitale Montevideo et sa périphérie. Sont concernés « trois millions et demi d’hectares » et « 1800 à 2000 » producteurs, a déclaré à l’AFP Gustavo Garibotto, directeur des ressources naturelles du ministère. La déclaration de l’état d’urgence permet la mise en place d’aides telles que le report du paiement des impôts départementaux. L’Uruguay a connu un grave épisode de sécheresse entre 2020 et 2023, considéré comme le pire en plus de 70 ans. En 2025, la viande bovine a été le principal produit d’exportation de l’Uruguay, devant la pâte à papier, le soja et les produits laitiers.
Pesticides/usages prioritaires : l’Anses met en garde vu ses « capacités de traitement »
En conférence de presse le 24 février, l’Anses a indiqué que, à sa connaissance, la liste des usages prioritaires en lien avec les pesticides qui doit être définie par un arrêté du ministère de l’Agriculture, après avis de l’Inrae, « n’est pas établie ». La liste « est en préparation », selon Charlotte Grastilleur, directrice générale déléguée du pôle « produits réglementés. Elle a rappelé que, conformément au décret du 10 juillet, « parfois dit décret Genevard », l’Anses devra tenir compte de cette liste dans son calendrier d’examen d’autorisations de mise en marché (AMM) de pesticides. De plus, ce texte prévoit que l’agence sanitaire pourra examiner la délivrance d’AMM au titre de la reconnaissance mutuelle avec, à l’appui, des données complémentaires des firmes relatives aux circonstances agronomique, phytosanitaires et environnementales dont climatiques sur le territoire national. Cependant, à l’impossible nul n’est tenu, selon la directrice de l’Anses, qui a fait référence aux « capacités de traitement » de l’agence, c’est-à-dire aux effectifs et au temps passé à examiner les dossiers, dans le cadre d’une programmation de dossiers déjà établie qu’il faudrait chambouler. « On est prêts à y contribuer si la règle – à savoir la liste – est claire, et puis suffisamment précise, sur des vrais besoins. Par contre, il faut être conscient qu’on ne peut pas prendre n’importe quel dossier, à n’importe quel moment (…) et qu’on ne peut pas le traiter en un mois ».
PFAS: les boues ont largement contaminé les sols dans la Meuse et les Ardennes
Une enquête basée sur des analyses scientifiques et publiée mercredi par France 3 et Disclose révèle des taux records de PFAS (polluants éternels) dans des sols agricoles de la Meuse et des Ardennes, où des boues industrielles ont été épandues des décennies durant. L'interdiction de consommer de l'eau du robinet en raison de concentrations élevées aux PFAS dans une dizaine de communes de ces deux départements depuis l'été 2025 « n'est que la vitrine du scandale », selon cette enquête. En s'appuyant sur 44 prélèvements analysés par un scientifique canadien, les deux médias affirment que ces polluants éternels « se sont infiltrés partout, des champs aux rivières, des parcelles agricoles aux nappes souterraines, des légumes au sang des habitants ». Des taux de PFAS supérieurs à 0,1 µg/litre, la norme maximale préconisée pour l'eau potable, ont aussi été mesurés dans trois cours d'eau et les puits de deux exploitations agricoles. Selon les deux médias, la présence de PFAS dans ces zones résulterait d'épandages durant des décennies sur « au moins 44 communes » de boues provenant d'une papeterie de Stenay, qui a fermé en 2024.Une enquête judiciaire sur cette affaire a été ouverte en janvier.
Maïs : possible baisse significative des surfaces de maïs grains en 2026 (AGPM)
Dans un entretien accordé à Agra, Franck Laborde, président de l’AGPM (producteurs de maïs, FNSEA) a indiqué le 24 février que la surface de maïs grains 2026 était, pour le moment, attendue en baisse, tandis qu’une certaine stabilité est attendue en maïs fourrage. Si aucun chiffre précis n’a pu être communiqué, en raison d’une campagne de semis qui ne commencera que dans quelques mois, un recul « de plusieurs points de pourcentage » pourrait survenir concernant le maïs grains, a confirmé le représentant. Bien entendu, ces informations quant au maïs grains et fourrage sont à prendre avec une grande prudence, les choses pouvant évoluer différemment d’ici à quelques semaines/mois. Il n’empêche qu’actuellement, la tendance penche vers le négatif. La raison invoquée à cette baisse : le manque de rentabilité de la culture. Les prix de vente sont en berne, alors que les coûts de production sont en augmentation. Comme les autres associations spécialisées de la FNSEA en grandes cultures, Franck Laborde tire la sonnette d’alarme. Il prévient qu’un repli de la production entraîne un potentiel désintérêt des clients de l’aval, qui vont soit se tourner vers d’autres cultures, soit vers les importations, enclenchant un cercle vicieux. Il réitère la demande du syndicat au gouvernement de tenir sa promesse de lancer la loi d’urgence, et d’avoir « une véritable ambition agricole ».
Grains : 4,3 Md€ à investir en 15 ans pour moderniser les infrastructures de stockage
La filière des grains prévoit d’investir 4,3 Md€ d’ici 2040 pour moderniser et renouveler ses infrastructures de stockage, a-t-on appris le 25 février au Salon de l’agriculture. Un chiffrage réalisé par le cabinet Ceresco pour ce plan annoncé début 2025 par les acteurs de la collecte (La Coopération agricole – Métiers du grain, NégoA). La moitié des besoins (2,1 Md€) correspond à la création de nouveaux silos (pour 11 % de la capacité totale), et un quart (1,1 Md€) ira à la rénovation, plus ou moins lourde. Quelque 568 M€ serviront à démanteler les infrastructures les plus obsolètes et 326 M€ serviront à la modernisation (silos « augmentés », notamment par l’IA). Face à des infrastructures « vieillissantes » – 40 % des silos français ont plus de 50 ans –, « il faut un choc d’investissement », résume la directrice de LCA - Métiers du grain, Catherine Matt. La filière ne compte pas uniquement remplacer ses vieux silos, mais aussi les préparer aux enjeux futurs. Divisé en cinq axes, le plan vise notamment à recentrer la collecte autour de « hubs régionaux », à favoriser la diversification (+1 Mt pour les grains bio et sous cahier des charges), ou encore à participer au stockage stratégique en discussion au niveau européen. La filière espère un « soutien » des pouvoirs publics, sur les plans réglementaire et financier.
Pomme de terre : le CNIPT écrit aux producteurs, les appelant à la prudence
Lors d’un entretien accordé à Agra le 24 février en marge du Salon de l'agriculture, Florence Rossillion, directrice générale du CNIPT (pommes de terre fraîches) a expliqué que l’interprofession se montrait à la fois « inquiète et vigilante quant à l’évolution des surfaces françaises en 2026 ». Pour la première fois depuis douze ans, le président Luc Chatelain a envoyé un courrier « à tous les producteurs inscrits au CNIPT », soit environ 8 500 lettres il y a quinze jours, relate la directrice générale. L’objet du courrier était de les sensibiliser sur le fait que le marché, actuellement déprimé en raison de la surproduction française et européenne, n’allait pas se régler tout seul, et qu’une discipline devait s’instaurer. « Ne semez pas si vous n’avez pas de débouché garanti, tel est le message principal de la lettre », résume Florence Rossillion. Elle rappelle que le marché français dispose d’un excédent d’environ 1 Mt, qu’il sera difficile à écouler. « Nous en envoyons en méthanisation, en alimentation animale. Mais ces débouchés sont déjà bien remplis », prévient-elle. Elle ajoute que si une majorité de producteurs se sont montrés réceptifs au message de la lettre, « tous ne sont pas d’accord, et espèrent pouvoir gagner cette année. […] C’est comme au casino : à force de jouer, on espère gagner à un moment donné. C’est pourquoi nous restons inquiets et vigilants ».
Pomme de terre : face à l'idée de fusion, le CNIPT justifie sa différence avec le GIPT
Interrogée le 24 février sur l'idée d'une fusion entre les interprofessions GIPT (pomme de terre industrielle) et CNIPT (pomme de terre fraîche), comme proposée par le président de l’UNPT (producteurs de pomme de terre, FNSEA) Geoffroy D’Evry lors du dernier congrès syndical à Arras, Florence Rossillion, directrice générale du CNIPT, a rappelé les différences des deux structures. D'abord, les besoins en communication. « Un industriel tel que Mac Cain n’a pas besoin d’une interprofession pour faire la promotion de ses produits auprès de l’aval, contrairement aux acteurs du frais », argue Florence Rossillion. Deuxième différence : les relations commerciales entre opérateurs au sein des deux interprofessions. « Les négociations entre un industriel et la grande distribution ne sont pas les mêmes qu’entre un négociant et cette même grande distribution », pointe la directrice générale. Cette distinction a engendré « quelques divergences avec le GIPT, notamment au sujet des Egalim ». Florence Rossillion précise enfin que les deux interprofessions ont nettement renforcé leurs liens ces dernières années, travaillant en commun sur de nombreux sujets : « nous avons travaillé ensemble sur la souveraineté alimentaire, la décarbonation, la production etc. »
Multiplication de semences : la Fnams publie des coûts de production par espèce
La Fnams (multiplicateurs de semences) a publié le bilan d’une enquête menée auprès de 266 agriculteurs-multiplicateurs de semences de céréales à paille et de protéagineux sur la récolte 2024, année très pluvieuse. L’objectif : « nourrir le dialogue interprofessionnel » en établissant « les premières références technico-économiques » pour le blé tendre d’hiver (bio et conventionnel), le blé dur, l’orge d’hiver, le pois d’hiver et le pois de printemps. Les fiches propres à chacune de ces espèces regroupent la variabilité des coûts de production selon le bassin de production, le détail par étape de l’itinéraire technique (de l’implantation à la récolte), identifient les postes les plus coûteux et décrivent un itinéraire technique type de référence Fnams. Ainsi, pour le blé tendre, un écart de plus de 700 €/ha des coûts de production a été observé entre les pratiques les plus extrêmes : le poste fertilisation restant le plus élevé. Pour cette espèce, le coût de production de référence atteint, pour le Nord-Est, 1314 €/ha en conventionnel et 904 €/ha en bio. Il est de 1330 €/ha pour le blé dur dans le Sud, de 1121 €/ha pour l’orge d’hiver multipliée dans le Nord-Est. Quant au pois, l’étude révèle un coût de production « référence nationale » de 1068 €/ha pour le pois d’hiver et de 1076 €/ha pour le pois de printemps. (Anne Gilet)
PPAM : face au climat, les productions tentées de migrer vers le Nord
A l’occasion d’une conférence le 25 février organisée par FranceAgriMer sur le salon de l’Agriculture, producteurs et transformateurs ont fait part de leurs réflexions sur l’impact du climat sur leurs productions. « Le changement climatique influe certainement, mais la filière est résiliente avec l’évolution des zones de production » a expliqué Didier Dorin, producteur en Charente-Maritime et président de la coopérative Biolopam, « je cultive du thym depuis 15 ans, habituellement produit en régions Sud. Mais, il ne s’agit pas des mêmes variétés, ni des mêmes usages ». Le cas de la menthe est aussi évoqué . De fait, si la Drôme comporte le plus de surfaces, elle est suivie par la Seine-et-Marne et le Maine-et-Loire. « Le problème de l’accès à l’eau pose la question d’une implantation encore plus au nord. Parfois, des arbitrages se font au profit des légumes chez les producteurs », considère Michel Meneuvrier, président de la toute nouvelle association interprofessionnelle Plantes Actives, créée en janvier 2025. La Conférence pour la souveraineté alimentaire a retenu comme trajectoire à 10 ans, l’augmentation de surfaces de 10 000 ha pour les plantes aromatiques et médicinales, dont le pavot pharmaceutique et les herbes de Provence.
Fruits et légumes : la certification « Plaisir & Confiance » veut se développer
À l’occasion du Salon de l’agriculture le 24 février, la charte de bonnes pratiques environnementales « Plaisir & Confiance », initiée par les expéditeurs de fruits et légumes en 2018, a dressé un premier bilan à cinq ans. Elle concerne en 2025, plus de 7 000 ha certifiés pour plus de 84 000 t de fruits et légumes produits (contre 5 800 ha et 52 000 t en 2024). La mache et le radis sont les légumes les plus concernés (20 000 et 15 000 t respectivement), au sein d’un portefeuille large (pommes, poires, abricots, raisin, jeunes pousses…). « La région nantaise, la Bretagne et la Provence sont engagées et le Sud-Ouest devrait bientôt rejoindre la démarche», a expliqué Stéphane Gori, président de la charte « Plaisir & Confiance ». Démarche équivalente avec le niveau 2 de la certification environnementale (C2E), elle s’articule autour d’un cahier des charges « au-delà du cadre réglementaire ». La certification s’appuie sur des contrôles réalisés par des organismes indépendants, et garantit le respect des bonnes pratiques agricoles. Aujourd’hui, « Plaisir & Confiance » est portée par l’Aneefel (expéditeurs), Légumes de France (FNSEA), la CR, l’Association interprofessionnelle du melon, l’AOP chasselas de Moissac, la fraise de Carpentras et le melon de Cavaillon.
Littoral : les Safer misent sur les réserves foncières face au recul du trait de côte
Face à la montée des eaux et au recul du trait de côte liés au changement climatique, les sociétés d’aménagement foncier et d’établissement rural (Safer) ont annoncé, le 25 février au Salon de l’agriculture, constituer des réserves foncières agricoles pour anticiper la relocalisation des exploitations menacées. L’agriculture, en première ligne du changement climatique, est directement exposée à l’érosion littorale, mais également à la remontée des nappes phréatiques et à la salinisation des sols, avec demain des parcelles qui deviendront improductives, souligne Pascal Ferey, Président de la Safer de Normandie. Les espaces agricoles représentent 45 % de l’espace littoral, soit 700 000 hectares et 50 000 exploitations, d’ores et déjà soumis à une forte pression foncière. Dans un rapport publié en 2024, le Cerema estime que d’ici 2100, plusieurs dizaines, voire centaines de milliers d’hectares agricoles seront touchés en France par la montée des eaux, par submersion marine ou remontée du biseau salé. Les Sager, en collaboration avec les Chambres d’agriculture, plaident donc pour agir en amont. « Le choix de la réserve foncière doit devenir un outil majeur face au changement climatique, de manière concertée et coordonnée », conclut M. Ferey.
Plastiques agricoles : collecte en hausse mais baisse de compétitivité du recyclage
Adivalor, éco-organisme en charge de la collecte des déchets plastiques agricoles, a annoncé, en conférence de presse au Salon de l’agriculture le 25 février, une collecte en hausse de 4,5% en 2025. « On a collecté 106 500 t, sur un gisement d’environ 130 000 t (…) et on a 90% de ces déchets collectés qui sont recyclés », s’est réjoui son président Christophe Grison. Dans le détail, le taux de plastiques agricoles (films, ficelles, filets, gaines) collectés est en hausse de 4% (pour atteindre 83 000t) et le taux d’emballages (bidons, sacs) est en hausse de 7% (à 23 000t). La collecte de produits dangereux (équipements de protection individuelle usagés, phytosanitaires interdits) « reste stable », a ajouté Christophe Brison. En revanche, la compétitivité européenne du recyclage du plastique est mise à mal. « Nous avons perdu 100 unités de recyclage depuis 18 mois en Europe : on a perdu quasiment 10% des capacités de recyclage européennes », a indiqué Ronan Vanot, directeur général d’Adivalor. Cette mise en difficulté est liée au « bas » prix du plastique vierge et au « faible » prix du transport par conteneurs venus d’Asie, a-t-il expliqué. Pour surmonter ce problème, Adivalor travaille sur « l’écoconception » avec les recycleurs, les metteurs en marché et les fabricants d’emballages.
Salariés agricoles et handicap : des agriculteurs souvent en manque d'information (étude)
Dans une étude commandée par la CFTC Agriculture, et présentée le 24 février au Salon de l'agriculture, le cabinet ADquation constate que les agriculteurs se sentent le plus souvent concernés par la problématique du handicap chez les salariés agricoles, mais se déclarent souvent en manque d'information. D'après l'enquête, conduite auprès de 300 employeurs et futurs employeurs en juillet, 59 % des agriculteurs interrogés se sentent « concernés par la problématique du handicap ». Sept employeurs sur dix (entreprises de travaux agricoles comprises) estiment ne pas être assez informés sur les aménagement nécessaires et les mesures à mettre en place. 75 % des agriculteurs « aimeraient avoir davantage d'information » ; seulement 29 % « ne savent pas vers qui se tourner pour s'informer » sur le sujet. Une majorité (60 %) considèrent que la présence de personnes en situation de handicap nécessite des « aménagements lourds », et une courte minorité (43 %) considère que cela « limite leurs possibilités d'évolution professionnelle ». Pour l'heure, seuls 22 % des agriculteurs ont déjà engagé des démarches pour l'emploi de personnes en situation de handicap.
Distribution : Lidl a exporté 1 Md€ de produits alimentaires français en 2025
Lidl France a indiqué le 24 février avoir exporté près d’un milliard d’euros de produits alimentaires français vers son réseau de supermarchés répartis dans 31 pays européens. Dans le détail, Lidl France a exporté l’année dernière « plus de 4 000 tonnes de fruits et légumes français dont plus de 500 tonnes d’endives françaises, plus de 1 800 tonnes de pommes françaises, plus de 800 tonnes de chou-fleur français, plus de 500 tonnes d’abricots français ». Les exportations de Lidl France ont représenté « plus de 40 millions de bouteilles de vin français », soit 400 millions d’euros, selon l’enseigne. « Lidl permet à de nombreuses entreprises françaises d’accéder à de nouveaux débouchés, contribuant ainsi à la croissance des exportations agroalimentaires françaises. L’enseigne a un courant d’affaires avec 330 adhérents Feef, soit 1/3 des adhérents, et près de 60% de la part de l’assortiment de Lidl France est issu de TPE-PME ou d’ETI », précise le distributeur allemand. Après des ventes en France en baisse en 2024, les ventes 2025 sont reparties à la hausse à +2%, selon le spécialiste de la grande distribution Olivier Dauvers, citant un chiffre d’affaires au-dessus des 16 milliards d’euros ; 20 supermarchés supplémentaires ont été ouverts et 2025, et 40 sont prévus en 2026.
Pomme de terre : Éric Fallou, président de l'institut technique Inov3PT
Le conseil d’administration d’inov3PT (Innovation des producteurs de plant de pomme de terre) a, le 17 février, élu son nouveau président. Éric Fallou succède à Jean-Charles Quillet qui occupait cette fonction depuis 2012, date de création de la structure, devenue au fil des années « institut technique de référence ». Éric Fallou, également gérant de Beauce Plant, souhaite qu’inov3PT continue « à être un moteur d’innovation », précisant qu’il convient d’« investir dans la recherche, le numérique et les partenariats européens pour anticiper les défis sanitaires et climatiques à venir et apporter des réponses en actionnant en particulier les leviers génétiques et agronomiques ». (Anne Gilet)