Agrafil du 27 février 2026

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UE-Mercosur : l’Uruguay et l'Argentine ratifient l’accord commercial

L’Uruguay est devenu le premier pays du bloc sud-américain à ratifier l’accord commercial UE-Mercosur, condition sine qua non pour qu’il puisse s’appliquer provisoirement. En effet, la Chambre des représentants, qui se réunissait en séance extraordinaire, a approuvé le texte du traité par 91 voix contre deux. La veille, le 25 février, c’était le Sénat uruguayen, en session extraordinaire également, qui donnait son feu vert à l’unanimité. Le président uruguayen, Yamandú Orsi, doit maintenant promulguer la loi. L’Uruguay n’est pas le seul pays du Mercosur à avancer rapidement sur ce dossier, puisque l’Argentine a aussi bien entamé ses travaux. Quelques heures à peine après l’Uruguay, l’Argentine a également ratifié l’accord. Les sénateurs argentins ont approuvé l’accord par une très large majorité, 69 voix pour et 3 contre. Ces ratifications pourraient accentuer la pression politique sur la Commission européenne en vue d’une application provisoire du traité. Une possibilité loin d’être exclue par l’exécutif européen depuis la suspension du processus au Parlement européen après la saisine de la Cour de Justice de l’UE.

Loi d'urgence agricole : Lecornu rouvre le périmètre de discussion au foncier

À l'occasion d'une table ronde le 26 février au Salon de l'agriculture, le Premier ministre a indiqué vouloir poursuivre les concertations autour du projet de loi d'urgence agricole d'ici sa présentation fin mars, début avril, en Conseil des ministres et, ce faisant, élargir le périmètre de discussion. Après avoir évoqué le foncier, la fiscalité et l'installation lors de la table ronde, Sébastien Lecornu a indiqué que « le chapitre foncier peut trouver sa place dans la partie dédiée aux moyens de production », où il sera notamment question des « contrats d'avenir ». Lors de l'entretien avec les Jeunes agriculteurs, il aurait également annoncé vouloir élargir le périmètre à la fiscalité. Durant la table ronde, le Premier ministre a évoqué le dossier de la répartition des tâches entre l'État et les régions sur le dossier installation, évoquant le besoin d'un « tronc commun ». Pour rappel, sur la programmation Pac actuelle, les régions ont obtenu la gestion des aides à l'installation et à l'investissement, et perdu celle des aides bio et des MAEC. Concernant la question foncière, Sébastien Lecornu estime que « les esprits sont mûrs, peut-être pas pour une grande loi foncière, mais personne ne veut d'immobilisme ». Dans ses propositions, la FNSEA proposait de travailler sur les compensations agricole et écologique. De son côté, le collectif Nourrir (ex-Pour une autre Pac), plaide pour la création de nouveaux observatoires fonciers.

Loi d'urgence agricole: le projet sera examiné à l'Assemblée avant d'aller au Sénat

Le projet de loi l’urgence agricole, promis par le Premier ministre, sera examiné à l’Assemblée nationale avant son passage au Sénat prévu en juin pour viser une adoption «avant l’été», a fait savoir le 26 février l’entourage de Sébastien Lecornu, auprès de l'AFP. La saisine du Conseil d’État devrait intervenir en mars, avec un examen en Conseil des ministres à la fin de ce mois, a indiqué cette source. «Le texte sera ensuite déposé en premier lieu à l’Assemblée nationale, puis examiné par le Sénat dans le cadre d’une procédure accélérée», a-t-elle ajouté. L’examen à la chambre haute doit a priori débuter en juin. «L’ambition demeure une adoption définitive avant l’été», a déclaré l’entourage du Premier ministre. L’examen du projet de loi à l’Assemblée démarrera en mai, a indiqué à l’AFP le président de la FNSEA, Arnaud Rousseau, à l’issue d’un entretien avec le Premier ministre au Salon de l’Agriculture. Il a affirmé que son syndicat avait transmis au gouvernement «l’ensemble des mesures nécessaires pour répondre réellement à la situation d’urgence que traverse notre agriculture». Les agriculteurs "jugeront sur les actes", a-t-il prévenu.

Mal être agricole : des signalements en hausse de 40 % en 2025, selon la MSA

Le 26 février, lors d’une table ronde au Salon de l’agriculture, la MSA a dévoilé les derniers chiffres de son programme de prévention du mal-être agricole en 2025. Il est à noter une augmentation des signalements de 41 % entre 2024 et 2025, avec une moyenne mensuelle de 680 signalements. La MSA a accompagné 89 % des situations, le reste étant assuré par des partenaires. « Après une hausse de 30 % l’an dernier, cela montre la réalité du mal-être agricole. Mais cela souligne peut-être aussi l’important travail mené dans la détection des cas et la levée du tabou autours du sujet », analyse Magalie Rascle, directrice déléguée aux politiques sociales de la CCMSA. En 2025, plus d’un millier d’acteurs ont été formés aux premiers secours en santé mentale et 3 500 autres à la prévention du mal être. Cela passe aussi par le renforcement continu du réseau des « sentinelles agricoles », qui sont 10 500 en 2025, soit deux fois plus qu’en 2023. La plateforme d’accompagnement Agri’Ecoute a enregistré 4 230 appels en 2025 (contre 3 400 en 2024), soit +16 % depuis 2021). « On note une évolution des pratiques avec un usage plus en amont de la crise. Nous avons eu moins de situations graves à traiter », se félicite Magalie Rascle.

Engrais/MACF : à défaut de suspension, un retour vers les agriculteurs envisagé

Alors que la perspective d’obtenir la suspension du mécanisme européen d’ajustement carbone aux frontières (MACF) s'éloigne – malgré les promesses du gouvernement –, le commissaire européen à l’Agriculture Christophe Hansen cherche des solutions alternatives. En déplacement au Salon de l’agriculture le 25 février, il a évoqué l’idée d’utiliser « une partie des revenus du MACF pour dédommager nos agriculteurs ». Selon la Coordination rurale (CR), qui a rencontré le Premier ministre Sébastien Lecornu le 26 février, celui-ci aurait admis que « pour l'annuler, il faudrait que ce soit un cas de force majeure et on y n’est pas ». D'après la CR, le Premier ministre semble lui aussi s'orienter « vers un retour de ce qui sera collecté vers les agriculteurs ». Mais, selon la FNSEA, qui a également rencontré Sébastien Lecornu, ce n'est pas la seule hypothèse sur la table. La Commission européenne est justement en train de finaliser un plan d’action sur les engrais, qu’elle devrait présenter dans les prochains mois. Et elle vient de proposer la suspension des droits de la nation la plus favorisée sur les importation d’engrais azotés. Elle évalue les économies qui en découleront à environ 60 M€.

Prosulfocarbe : après l'alerte de Générations futures, durcissement peu probable (Anses)

En conférence de presse le 24 février au Salon de l’agriculture, l’Anses a confirmé avoir reçu et être en train d’analyser le « signalement » de Générations futures et de la Fnab (producteurs bio) sur la contamination de jardins potagers de particuliers au prosulfocarbe. L’agence sanitaire était interrogée sur un éventuel durcissement du cadre réglementaire de l'herbicide. « Vu les niveaux très bas de contamination qui sont observés, je ne pense pas, mais c’est l’objet des vérifications », a indiqué Charlotte Grastilleur, directrice générale déléguée du pôle produits réglementés. « Ce qui est sûr, ça je peux vous l’affirmer, c’est que, sanitairement parlant, il n’y a pas de sujet. (…) Il s’agit de particuliers, ce qui veut dire que, formellement, les limites maximales de résidus (LMR) ne s’appliquent pas, parce qu’il n’y a pas de mise sur le marché des produits. Donc, on est vraiment dans la vérification sanitaire qu’ils ne s’empoisonnent pas ou ne prennent pas de risques en mangeant les produits en question. » Le 22 janvier, la Fnab et l’ONG avaient demandé le retrait des autorisations de mise sur le marché pour tous les produits à base de prosulfocarbe, sur la base d’analyses citoyennes révélant que deux tiers des échantillons de fruits et légumes testés seraient contaminés.

Bio : recul historique du nombre de fermes en 2025

Pour la première fois, le nombre de producteurs biologiques a baissé en 2025, a annoncé l’Agence bio le 26 février, en conférence de presse au Salon de l’agriculture. Le nombre de fermes bio a baissé de 0,6 % sur un an, ce qui représente 386 fermes bio en moins. « C’est un signal qu’il ne faut pas prendre à la légère. Cette baisse est due à une augmentation des arrêts et à une diminution des nouveaux [entrants dans la bio] », a indiqué Marine Bré-Garnier, chargée de mission de l’observatoire de la bio. Ce repli concerne des fermes bio qui ont pour productions principales « la viticulture principalement, et l’élevage – tous types d’élevage », a précisé l’Agence bio. Concernant les surfaces bio, l’observatoire ne dispose pas encore des données consolidées, car « les organismes certificateurs ont jusqu’à fin mars pour refaire remonter les données » et le traitement informatique est en cours. Cependant, selon les « estimations » de l’observatoire, « on s’attend à une légère baisse », a indiqué Fanny Morel, chargée de mission Études. « On a des estimations assez proches [d’être finalisées] en grandes cultures, on serait sur du -1 %. » Les données consolidées sur les surfaces seront présentées en juin.

Agence bio : son nouveau président tente de rassurer sur le budget et la cohésion

En conférence de presse le 26 février, le nouveau président de l’Agence bio, Bruno Martel, a tenté de rassurer sur la situation de l’agence, qui a vécu une année 2025 mouvementée. « L’Agence bio, aujourd’hui, a les moyens de fonctionner », a-t-il répété à plusieurs reprises. « En 2025, on avait un budget de 17 millions d’euros (M€, NDLR), qui est reconduit pour 2026 », a exposé le président. « Cette année, on a un budget de 8,8 M€ fléchés sur le Fonds avenir bio », qui permet de structurer les filières, « et un budget de 1,7 M€ pour accompagner les campagnes de communication, dont " C bio la France " ». Cette dernière enveloppe inclut un abondement « de 900 000 euros » de la part du ministère de l’Agriculture. Il a aussi voulu rassurer sur les relations avec les décisionnaires politiques. « Les relations avec le ministère (…) sont bonnes. Nos ministères de tutelle (Transition écologique et Agriculture) participent à toutes nos réunions (…), on partage ensemble nos enjeux », a-t-il assuré. Enfin, il a voulu rassurer sur l’unité des membres de l’Agence bio (chambres d’agriculture, LCA, Fnab, Synabio, FCD, interprofessions régionales), malgré le départ en janvier du Synadis bio (distributeurs) en raison selon lui d’une « posture syndicale ». « On leur a rappelé que la porte restait ouverte, parce que ce sont des éléments majeurs de notre écosystème », a déclaré M. Martel quelques instants plus tôt lors de la passation avec son prédécesseur Jean Verdier sur le stand de LCA.

Poulet : LDC va reprendre France Poultry et construire un nouvel abattoir en Bretagne

LDC a annoncé le 26 février qu’il va reprendre l’abatteur de volailles Grand Export France Poultry (Châteaulin, Finistère) et construire un nouvel abattoir sur place pour orienter progressivement l’activité vers le marché français. Cet accord prévoit la reprise au 31 décembre prochain de la totalité des parts de France Poultry, dernier opérateur français du poulet export (314 salariés, chiffre d’affaires non communiqué). Depuis sa création en 2018 sur une partie des actifs de Doux, liquidé peu de temps avant, France Poultry était propriété à 100 % de l’importateur saoudien de poulets congelés Doux, Al Munajem. Dans ce deal, LDC reprend également la société amont Yer Breizh, qui pilote la production de vif d’une centaine d’éleveurs sous contrat. LDC précise qu’il va progressivement diversifier l’activité de France Poultry avant de la basculer vers un nouvel abattoir qui sera construit à Châteaulin, pour une mise en service prévue « début 2028 (…) afin de pouvoir répondre à la demande croissante en poulet en origine France ». Cette transaction marque donc la fin de l’aventure du poulet grand export à la française qui ne tenait plus face aux prix des grands exportateurs mondiaux (Brésil, Thaïlande, Ukraine…). Si une source assure que l’ensemble des salariés devraient être repris dans le futur abattoir, qu’en sera-t-il pour la centaine d’éleveurs ? La bascule sur l’origine France nécessitera des investissements pour adapter leurs bâtiments au cahier des charges LDC Nature d’éleveurs. (Franck Jourdain)

Volailles : les industriels attendent « un plan d’action » de l’UE contre les importations chinoises

En réaction au rapport d’audit « au vitriol » publié le 19 février par la direction générale de la Santé de la Commission européenne, David Le Manour, président de la FIA (industries avicoles) a relayé, au Salon de l'agriculture, la revendication de sa fédération européenne, qui demande la suspension des importations de produits avicoles en provenance de Chine. « La Chine a exporté en Europe en six mois quasiment 100 000 t de produits cuits, comme des émincés de filet, qu’on retrouve dans des sandwichs et des salades César », a-t-il illustré à l’attention d’Agra Presse. Ce volume montre selon lui que la Chine a conquis en un temps record le quart de ce que le Brésil a atteint en vingt ans. « Nous demandons une position ferme de l’UE et un plan d’action. Nous ne lâcherons rien », a-t-il insisté. La fédération européenne AVEC demande une suspension des importations « dans l'attente de garanties solides et d'une conformité vérifiée aux exigences de l'UE ». Mais le chemin semble long à l’élu français, au vu des importants manquements constatés dans les domaines de la traçabilité, de l’hygiène et du bien-être animal. Il évoque pour sa part « des poulets élevés en cages sur plusieurs étages ».

Porc/PPA : la Chine prête à reconnaître la régionalisation en Allemagne

Dans un communiqué du 26 février, le ministère fédéral allemand de l’Agriculture annonce que la Chine est en voie de reconnaître la régionalisation allemande à l’égard de la PPA (peste porcine africaine), et par conséquent de reprendre ses importations de produits carnés de porc, gélatine comprise. Cette ouverture est promise par une déclaration d’intention de l'administration générale des Douanes qu’a obtenue le chancelier Friedrich Merz lors de sa visite à Pékin. « Cette déclaration d’intention est un signal fort et une étape importante vers un accord de régionalisation de la peste porcine africaine », considère le ministre fédéral de l’Agriculture, Alois Rainer, cité dans le communiqué. Il rend compte de l’engagement des douanes chinoises à régler rapidement les détails techniques. « Je poursuivrai les discussions à ce sujet lors de mon voyage en Chine début avril », prévoit-il. À l’occasion de cette visite, l’Allemagne a aussi conclu un protocole « autorisant pour la première fois l'exportation de produits avicoles vers la Chine », souligne le communiqué. En vertu de ce protocole, le certificat vétérinaire bilatéral peut désormais être établi, en dépit de la présence d’influenza aviaire en Allemagne.

Bovins/Brésil : Bruxelles confiante malgré les failles des contrôles sur l’utilisation d’hormones

La Commission européenne s’est voulue rassurante, le 25 février, après la publication par la presse néerlandaise des résultats d’un rapport de l’agence de sécurité sanitaire des Pays-Bas de novembre 2025 constatant que quelque 5 000 kg de viande bovine congelée brésilienne traités à l’œstradiol 17β (une hormone utilisée notamment comme stimulateur de croissance) ont été consommés dans le pays. « Nous parlons en réalité de 0,1 % des importations de viande en provenance du Brésil ». « C’était donc vraiment une très petite quantité ; néanmoins, nous avons réagi en renforçant les contrôles ». En parallèle, les services vétérinaires de la Commission européenne (OAV) ont publié le même jour un nouveau rapport d’audit, moins de deux ans après un premier rapport qui avait révélé des failles du système brésilien de contrôle de l’utilisation d’hormones de croissance. Et le Brésil n’a pas totalement pris en compte les recommandations de Bruxelles. Les auteurs indiquent notamment que les mesures brésiliennes pour garantir que les produits provenant de bovins traités à l’œstradiol 17β à des fins zootechniques ou thérapeutiques ne soient pas exportés vers l’UE ne sont pas pleinement mises en œuvre.

Bovins/DNC : la dernière zone réglementée en France levée le 27 février (préfecture)

La dernière zone réglementée au titre de la lutte contre la dermatose nodulaire contagieuse (DNC) sera levée vendredi 27 février, a annoncé la préfecture des Pyrénées-Orientales dans un communiqué la veille. Cette dernière zone subsistait en raison d’un cas survenu en janvier en Catalogne espagnole. Plusieurs conditions sont nécessaires pour pouvoir lever une zone réglementée, notamment une durée de 45 jours sans nouveau cas et l’atteinte de l’immunité vaccinale dans la zone (75 % des animaux vaccinés depuis au moins 28 jours dans 95 % des élevages). L’Hexagone comptait en tout six zones réglementées (en Occitanie, Auvergne-Rhône-Alpes et Bourgogne-Franche-Comté) ; elles sont toutes devenues des « zones vaccinales ». Les bovins vaccinés peuvent donc désormais en sortir pour être transportés vers les zones indemnes ; ils peuvent aussi être exportés vers certaines destinations (Italie et Espagne notamment), sous conditions. Le dernier cas de DNC en France avait été détecté le 31 décembre 2025, en Ariège. Un total de 117 foyers ont été comptabilisés depuis l’arrivée de la maladie dans l’Hexagone, fin juin dernier, selon le bilan officiel.

Santé animale : la France accueillera un sommet « Une seule santé » des chefs d'État en avril

La France organisera le 7 avril, à Lyon, le One Health Summit (sommet « Une seule santé »), qui accueillera « des chefs d’État et de gouvernement du monde entier », selon le site internet de l’évènement. Emmanuel Macron a invité « une quarantaine d’États » (notamment d’Asie-Pacifique, de l’océan Indien, des Caraïbes et d’Europe), a indiqué le secrétaire général du Sommet, Anthony Chaumuzeau, lors d’une table ronde au Salon de l’agriculture le 26 février. Selon le diplomate, l’évènement doit permettre d’« accélérer la mise en œuvre pratique » de ce concept d’interconnexion entre les santés animale, humaine, végétale et environnementale. Quatre thématiques seront abordées au cours des douze sessions prévues : réservoirs zoonotiques et vecteurs ; résistances antimicrobiennes ; systèmes alimentaires durables ; et expositions aux pollutions (en particulier celles liées au plastique). Le sommet sera précédé, le 6 avril, d’une conférence scientifique internationale, réunissant 300 chercheurs. En parallèle se tiendront un forum économique, ainsi que des évènements grand public : le Village des découvertes One Health (les 5 et 6 avril au Parc de la Tête d’or) et le One Health Festival (30 mars-12 avril).

PPAM : lancement de l'association interprofessionnelle Plantes Actives

Le lancement officiel de Plantes Actives, l’association interprofessionnelle de la filière PPAM, s’est déroulé le 26 février à l’occasion du Salon de l’agriculture. Elle regroupe dix associations, de l’amont (producteurs et cueilleurs) et l’aval (transformation). Il est à noter que la lavande et le lavandin n’entrent pas dans le périmètre de Plantes Actives. La filière offre « un spectre d’applications très large – cosmétique, compléments alimentaires, alimentation humaine et animale, mais aussi biocontrôle », explique son président, Michel Meneuvrier. Le principal objectif pour 2026 est d’obtenir la reconnaissance en tant qu’interprofession par le ministère de l’Agriculture. « Il s’agira aussi de porter la vision offerte par les Conférences de la souveraineté alimentaire pour notre filière », souligne Michel Meneuvrier. Pour rappel, la filière prévoit l’augmentation de surfaces de 10 000 ha pour les plantes aromatiques et médicinales. Faire reconnaitre le métier de cueilleur/herboriste est aussi dans les ambitions de Plantes Actives.

Fruits et légumes : le collectif Nouveaux Champs veut sécuriser le revenu des adhérents

À l’occasion du Salon de l’agriculture le 26 février, le collectif Nouveaux Champs (label Zéro résidu de pesticides) a annoncé le lancement d’une nouvelle démarche qui vise à sécuriser le revenu des producteurs adhérents, « Tous gagnants ». Elle se veut « bonne pour le consommateur, juste pour le producteur », comme l’a résumé Gilles Bertrandias, président du collectif. Pour cela, ce dernier entend développer des contrats pluriannuels (trois, cinq ans…) avec un prix indicatif validé par le producteur ou sa structure commerciale et engagé avec les enseignes. Une grande flexibilité est offerte dans le modèle de contrat, car « ceux à 100 % n’intéressent pas tous les producteurs », selon Gilles Bertrandias. La démarche comprend par ailleurs une origine France garantie, un cahier des charges contrôlé par un tiers indépendant et une partie du prix reversé pour le développement de pratiques agricoles de progrès. Elle sera lancée au printemps prochain, plusieurs adhérents étant déjà engagés (Rougeline, Ferme Larrère, Blue Whale, Force Sud, Fruits et Cie). En 2025, le collectif Nouveaux Champs a commercialisé 12 300 t de fruits et légumes (+12 % par rapport à 2024) pour un chiffre d’affaires stable, à 40 M€. La tomate représente 68 % des volumes commercialisés par le collectif.

Légumes : pas d'hostilité des Français envers l'aquaponie (étude)

L’étude du cabinet Olivier Mevel Conseil pour Aquares (développeur des fermes aquaponiques), sur la perception des Français face aux produits (légumes et poissons) issus de ce mode de culture, a été présentée le 26 février au Salon de l’agriculture. Première de son genre, elle semble montrer l’absence de rejet du procédé de la part des consommateurs. 70 % des répondants reconnaissent n’avoir jamais entendu parler de la technique. Une fois expliquée, ils sont 82 % à la juger naturelle, 79 % à la trouver susceptible d’offrir des produits de qualité et 64 % acceptable sur le plan sanitaire. Pour une salade issue de l’aquaponie, 60 % des répondants envisagent un achat à court terme (et 80 % à long terme) ; seuls 3 % la rejettent. Ils évoquent aussi quelques freins : le prix (59 %), le manque de compréhension (22 %) et aussi des craintes sur le goût (36 %). L’absence de label ou de certification, ainsi qu’une offre encore insuffisante sont aussi évoquées. « Il y a une ignorance initiale compréhensible, mais pas d’hostilité structurelle », analyse Olivier Mevel, « L’enjeu aujourd’hui n’est pas l’acceptabilité ou l’attractivité de l’aquaponie. Il est de l’ordre de la pédagogie, de la structuration de l’offre et de la stratégie de mise en marché des produits. »

Outre-mer : les propositions de la Confédération paysanne pour réformer le Posei

Deux jours après avoir interrompu la présentation des groupes de travail des Conférences de la souveraineté au Salon de l'agriculture, la Confédération paysanne a précisé à Agra Presse le 26 février les propositions qu'elle souhaite mettre en avant pour l'agriculture d'outre-mer et la gestion du Posei. « Nous voulons décoloniser l'agriculture des Drom », explique Fanny Métrat, porte-parole nationale du syndicat. « Il n'est pas possible que tout aille à la canne et la banane, et que certains producteurs touchent jusqu'à 10 millions d'euros ». Selon les calculs de la Conf', les vingt plus grands producteurs de bananes ont perçu 43 M€, soit un tiers de l'aide du Posei à ce secteur pour la France. La Conf' propose donc une redistribution du Posei, notamment par un « accompagnement à la diversification » et une « réorientation vers les productions destinées au marché local » dans l'Outre-mer. Le syndicat estime par ailleurs que « le conditionnement actuel de l'adhésion à une organisation de producteurs apparaît clairement contreproductif » pour l'auto-approvisionnement des Drom, excluant les productions vendues sur les marchés et en circuits courts.

Malt : Soufflet Malt investit 100 M€ dans une nouvelle usine en Inde

Soufflet Malt (groupe InVivo) a annoncé, le 20 février, la construction d’une malterie de dernière génération dans le sud du Rajasthan, en Inde, dont la mise en service est prévue début 2028. Un investissement de 100 millions d’euros (M€) qui s’inscrit dans la stratégie MALTiply 2030 de l’entreprise pour « mobiliser son expertise au service du développement local ». Le malt produit (110 000 t/an dans un premier temps) sera destiné aux marques de bière et de distillerie, mais aussi aux entreprises de l’alimentation et des boissons. Ce projet prévoit la création de 400 emplois directs et indirects, auxquels s'ajouteront 700 autres postes tout au long de la chaîne d'approvisionnement. Présents dans le pays depuis 2016, les agronomes de Soufflet Malt ont permis le développement de variétés d’orges exclusives, adaptées aux conditions climatiques locales. À terme, l’usine pourra utiliser près de 250 000 t d’orge par an produites par plus de 50 000 agriculteurs indiens. Soufflet Malt précise donner la priorité dans cette usine « aux énergies vertes, telles que les biocarburants pour l’énergie thermique ». La consommation d’eau et les émissions de carbone seront également contrôlées. La nouvelle malterie sera pilotée par MALTimize, la plateforme numérique de Soufflet Malt fondée sur l’intelligence artificielle. (Anne Gilet)

Agriculture régénératrice : la chambre d'agriculture de la Somme rejoint Transitions by Noriap

Dans un communiqué du 26 février, le groupe coopératif Noriap a annoncé l’intégration de la chambre d’agriculture de la Somme à son programme Transitions by Noriap. La chambre aura un rôle d’accompagnement technique et agronomique auprès des agriculteurs, afin de diffuser les pratiques de l’agriculture régénérative. Pour rappel, l'objectif de Noriap est d’accompagner 250 agriculteurs dans le programme d'ici 2028, que ce partenariat permettra de faciliter. Le programme Transitions a été originellement lancé par Vivescia en 2023, que le groupe coopératif picard a rejoint en 2025 pour le dupliquer dans ses territoires (Hauts-de-France et Seine-Maritime). Les agriculteurs se voient accorder une prime moyenne par exploitation de 100 à 150 €/ha/an. L'agriculture régénératrice a actuellement le vent en poupe. Soufflet Malt et Heineken ont annoncé, le 23 février lors du Sia, un partenariat visant à la promouvoir, via le programme Performances de Soufflet agriculture. Le même jour, Vivescia a annoncé l'intégration de nombreux nouveaux acteurs à son programme Transitions. Parmi eux, citons des poids lourds de la seconde transformation et de l'agroalimentaire, tels que Bimbo, Panzani ou encore McDonald's.

Changement climatique : un quart des exploitants agricoles envisagent de changer d'activité

Un quart des exploitants et cadres agricoles envisagent d’arrêter ou de changer d’activité à cause du changement climatique d’ici cinq ans, selon un baromètre piloté par l’agence RSE Croissance bleue rendu public le 26 février au Salon de l’agriculture. « Avec le changement climatique, une usure physique et mentale s’installe » dans le monde agricole, a décrit la dirigeante de Croissance bleue Caroline Véran. Selon les résultats de cette enquête réalisée auprès de 2 653 travailleurs du monde agricole (exploitants, salariés, saisonniers), 82 % des répondants se déclarent préoccupés par le changement climatique et en identifient l’origine humaine. « 26 % des exploitants, des entrepreneurs, et des encadrants terrain envisagent d’arrêter ou de changer d’activité agricole à cause du changement climatique d’ici cinq ans », selon le rapport. Ils sont 74 % à se sentir « impuissants face aux événements climatiques », 59 % à être « tristes face à la dégradation de l’environnement » et 56 % à exprimer une « inquiétude pour l’avenir de leur exploitation ». « Le changement climatique, on le subit. On ne peut plus faire comme avant. Ce baromètre doit être une prise de conscience collective », a expliqué Cécile Camgrand Vila, présidente de la Commission emploi de Légumes de France.

Eau : la présidente de la région Occitanie « très réservée » face au dessalement

Interrogée par Agra Presse à l'occasion d'une conférence de presse de Régions de France le 26 février, la présidente de la région Occitanie, Carole Delga, s'est dite « très réservée » vis-à-vis de l'intérêt des techniques de dessalement d'eau de mer, alors que les Pyrénées-Orientales et l'Aude ont connu une sécheresse très sévère ces dernières années. « Nous avons bien d'autres solutions avant le dessalement, c'est la solution ultime », a-t-elle déclaré, avant de citer « la sobriété, la réutilisation des eaux usées, le maillage hydraulique, les forages, les remises en service de retenues, et le projet Aqua Domitia » (dérivation de l'eau du Rhône). Carole Delga a notamment souligné les coûts économique et environnementaux importants du dessalement, reconnaissant que « de grands groupes démarchent » actuellement pour installer cette technique en France. En Espagne comme au Maroc, le dessalement de l’eau de mer fait l’objet d’un relatif consensus, malgré des voix citoyennes, peu audibles, qui dénoncent l’empreinte écologique du procédé (voir notre enquête). L'Espagne – et ses 765 usines – n'en finit plus d'augmenter ses volumes, dont un cinquième va à l'agriculture. Quant au Maroc et sa quinzaine d'usines, il est entré dans une phase de développement accéléré.

Agrivoltaïsme : l’énergéticien JPee et le Crédit agricole créent une joint-venture

JP Energie Environnement (JPee), producteur d’énergies renouvelables, et Crédit agricole Transitions & Énergies (filiale dédiée à l’accompagnement des transitions environnementales) ont annoncé le 26 février la création d’une plateforme commune de développement dans l’agrivoltaïsme. Cela prend la forme d’une « coentreprise détenue à parts égales (50/50) », selon un communiqué commun. Objectif : « constituer un portefeuille de projets représentant 450 MW de production d’électricité d’origine renouvelable en développement d’ici 2030 ». Le lancement de l’activité concerne quatre caisses régionales (Alsace Vosges, Centre-Loire, Centre-Ouest, Val de France). Concrètement, le Crédit agricole mobilise ce réseau pour accompagner les agriculteurs dans la mise en œuvre de leurs projets agrivoltaïques. JPee assure le pilotage des phases de développement, construction, exploitation et maintenance des installations. Deux projets agrivoltaïques sont déjà en développement dans la région Grand Est : l’un de 16 MW en Alsace, sur une pâture de 22 ha en bovins dans le cadre de l’installation d’une jeune agricultrice ; l’autre de 10 MW dans le Bas-Rhin, sur 15 ha en ovins.

Innovation : pour les auditeurs de l’UE, l’outil européen pour l’agriculture reste perfectible

Dans un rapport spécial publié le 26 février, la Cour des comptes européenne considère que le potentiel de l’outil européen destiné à stimuler la productivité et la durabilité de l’agriculture par l’innovation (PEI‑AGRI) n’a pas été pleinement exploité sur la période 2014-2022 de la Pac. Près de 1 Md€ de financements européens et nationaux ont été distribués pour soutenir les pratiques agricoles innovantes. Pourtant, si cet outil a permis de soutenir plus de 4 000 projets d’innovation, les auditeurs constatent que près d’un tiers des projets examinés n’avait que peu ou pas de lien direct avec l’agriculture. En outre, ils avancent que, d’une manière générale, la participation des agriculteurs reste limitée, de même que l’attention portée à leurs besoins en matière d’innovation. La Cour des comptes européenne recommande donc de mettre davantage l’accent sur les besoins pratiques des agriculteurs dans le PEI‑AGRI, de renforcer les procédures de sélection des projets et d’améliorer la diffusion des résultats, afin que l’ensemble du secteur puisse bénéficier de l’innovation.

Grande distribution : Intermarché lance six nouvelles filières agricoles françaises

Le Groupement Mousquetaires (Intermarché et Netto) renforce ses approvisionnements en produits frais français en lançant six nouvelles filières en 2026. Les produits concernés sont les haricots verts, les pommes de terre frites, l’épeautre, le morbier, les champignons (blancs et bruns) et la salade iceberg. Chaque contrat entre le distributeur et le fournisseur, signé pour une durée de trois ans, comprend « une visibilité sur les prix et un plan de progrès », selon les Mousquetaires, ainsi qu’un engagement de volume : 4 500 t de pommes de terre frites, 1 500 t d’épeautre, 350 t de morbier, 220 t de haricots verts, 500 t de champignons et un million de salades iceberg. Pour 2027, les réflexions portent sur plusieurs filières de fruits (framboise, myrtille, pêche‑nectarine, cerise) et de légumes (courgette, ail, oignon, carotte bio, pomme de terre grenaille). Autre piste de réflexion : « les filières animales et fromagères telles que le fromage de chèvre, le saint‑nectaire, la dinde et le poulet ». Avant cela, les Mousquetaires avaient déjà mis en place des engagements contractuels avec des producteurs. En 2025, la poire, le reblochon et le bœuf avaient été concernés par des contrats de filières.

Relations commerciales 2025 : MPA en baisse, marge brute de la transformation en hausse (OFPM)

Selon des résultats intermédiaires pour 2025 (premier semestre 2025 comparé au premier semestre 2024) communiqués par l’Observatoire de la formation des prix et des marges (OFPM) le 26 février, l’évolution de la matière première agricole (MPA) aurait contribué à une baisse du prix du panier OFPM en moyenne de 0,6 point de pourcentage (pp). La transformation aurait contribué à une hausse de 0,8 pp, tandis que la contribution de la distribution serait stable. Le panier de l’OFPM compte 19 produits de grande consommation, plutôt issus des filières animales et présentant une part importante de MPA dans le prix final. Seuls le beurre, le lait et la viande bovine présentent des évolutions positives de MPA. Par ailleurs, la marge brute de la transformation est en hausse sur une majorité de produits. Cette tendance constatée entre les premiers semestres 2024 et 2025 confirme celle observée lors des mêmes périodes de 2023 et 2024. La MPA était en baisse pour tous les produits (excepté la pomme de terre), tandis que l’OFPM observait une « reconstitution des marges aval (marges brutes de la transformation et de la distribution, NDLR) entre le premier semestre 2023 et le premier semestre 2024 ». Début juillet, l’OFPM délivrera ses résultats pour l’ensemble de l’année 2025.

Négociations commerciales : un système « à bout de souffle », selon Papin

Le système de négociations commerciales annuelles entre distributeurs et industriels, qui s'achèvent le 1er mars, arrive « à bout de souffle », selon le ministre du Commerce Serge Papin, qui s’exprimait le 26 février depuis le Salon de l'agriculture. « Le climat de tension dans le contexte actuel n'est pas suffisamment apaisé », estime Serge Papin. « Le monde agricole a besoin de planification. On le voit bien parce qu'il y a des enjeux de souveraineté et d'investissements. » Le ministre porte une « nouvelle ambition », celle d'« une forme de contractualisation plus longue » pour permettre aux producteurs de se projeter au-delà de cette échéance traditionnelle annuelle. « Si on arrivait à avoir cet engagement-là, ça permettrait de donner une autre teneur aux relations commerciales qui, je le reconnais, en ont besoin », continue-t-il. Pour l'ancien patron de Système U, c'est la loi de modernisation de l'économie qui, depuis 2008, a durci les négociations : « On est passé de la loi Galland (en 1996, NDLR), qui était une loi qui pilotait la marge (...) à la loi de modernisation de l'économie, qui est une loi pour le pouvoir d'achat ».

Coordination rurale : fronde des salariés du siège, en plein déménagement (presse)

D'après un article de La Dépêche du Midi du 25 février (article payant), des salariés de la Coordination rurale union nationale (CRUN) se sont réunis en collectif pour dénoncer « l’incertitude quant à la sécurisation et au maintien des emplois, générant un risque psychosocial avéré ». Une lettre de leur part a été adressée au président du syndicat, Bertrand Venteau, indique le quotidien, qui cite le début de la missive : « Par la présente, nous, salariés de la Coordination rurale Union nationale, réunis en collectif, vous adressons une alerte formelle concernant la dégradation préoccupante de nos conditions de travail et les conséquences directes sur notre santé physique et mentale ». Les salariés semblent, en plus de la surcharge de travail, préoccupés par le déménagement prévu du siège social du syndicat de Gimont (Gers) à Agen (Lot-et-Garonne), prévu le 1er juin. La Dépêche du Midi indique que, sur les treize salariés des bureaux gimontois, onze ont rejoint le collectif. Les deux autres ont déjà accepté d’aller travailler à Agen. Contacté par Agra Presse, la nouvelle directrice générale Aurélie Armand (arrivée  le 1er février) a précisé que « tous les postes seront maintenus » et que le déménagement se déroule dans le cadre de « clauses de mobilité », de manière «  légale ».

Cese : Chargé consulte pour candidater à la présidence, deux concurrentes face à lui

Le président de la Coopération agricole, Dominique Chargé, consulte actuellement les organisations membres du Conseil économique et social (Cese), en vue de déposer possiblement une candidature à la présidence de la « troisième chambre de la République » au printemps, a-t-on appris de proches du dossier, confirmant une information du média Contexte. Il ne sera pas le seul candidat : Claire Thoury (représentante du Mouvement associatif) s'est déclarée candidate il y a plusieurs semaines, et Dominique Carlac'h pour le Medef serait également sur les rangs. Les organisations représentées doivent désigner leurs représentants avant le 25 mars. Le Cese est composé de 52 représentants des salariés, 52 représentants des entreprises, 45 représentants des associations, 26 représentants des ONG environnementales. Le gouvernement a fait paraître ce 26 février par décret la composition du prochain Cese. Compte tenu des résultats des dernières élections aux chambres d'agriculture, la FNSEA perd deux sièges (quatre au lieu de six) et la Coordination rurale en gagne un (passant de un à deux). La nouvelle assemblée sera en place le 20 mai prochain.

Agenda de la semaine agricole du 2 mars 2026

Vendredi 27 février
Résultats semestriels du groupe Bonduelle

Lundi 2 mars
Global Food Forum de Farm Europe, jusqu'au 3 mars, à Bruxelles

Mardi 3 mars
Lancement du RMT « Horizon Prairies »
Journée filière cerises, par l’AOP Cerises de France, dans le Rhône
Le Réseau action climat présente son « crash test » pour les programmes aux élections municipales

Mercredi 4 mars
Visioconférence de Valhor (interprofession horticole) sur les Français et les labels végétaux

Jeudi 5 mars
Trilogue sur la révision de l'OCM
Présentation des résultats 2025 d'Auchan Retail

Vendredi 6 mars
Visioconférence sur l'engraissement des veaux laitiers en Nouvelle-Aquitaine