Présent au Parlement européen le 24 février dans le cadre d’une discussion avec les membres de la commission du Commerce international, le commissaire européen Maros Sefcovic a rappelé sa détermination à ce que le l’accord de libre-échange UE-Mercosur traité soit « soit ratifié et mis en œuvre rapidement ». « Chaque année perdue est une année de pertes commerciales, d'emplois et d'opportunités économiques dont nous avons cruellement besoin pour notre compétitivité et notre prospérité », a-t-il précisé, regrettant la saisine de la Cour de justice de l’UE par Strasbourg. Alors que l’Argentine devrait, dès « la semaine prochaine », être le premier pays du bloc sudaméricain à ratifier le texte, le commissaire letton ne s’est pas engagé formellement à appliquer l’accord provisoirement en dépit de l’insistance de plusieurs eurodéputés PPE (droite) ou socialistes. Bruxelles indique cependant poursuivre ses consultations avec les Etats membres et le Parlement européen afin d’envisager « la manière la plus efficace de faire avancer les choses ». Le sujet reste sensible et quelques parlementaires de la gauche radicale et de l’extrême droite ont accusé l’exécutif européen de vouloir contourner l’hémicycle et de ne pas respecter l’esprit des traités européens.
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