Engrais/cadmium : la trajectoire de baisse à paraître d'ici quelques semaines
Interrogé pour une réaction sur l’expertise de l’Anses sur la surexposition des Français au cadmium (lire ici et lire là), le cabinet de la ministre de l’Agriculture Annie Genevard a indiqué, le 25 mars, qu’« un ensemble de textes réglementaires a été travaillé en interministériel – le socle commun (décrets et arrêtés) – pour uniformiser et renforcer l’encadrement de l’innocuité des matières fertilisantes et des supports de culture ». Ces projets de textes « ont été soumis en février au Conseil d’État, qui doit rendre ses conclusions d’ici avril », et devraient ensuite être publiés « dans la foulée ». Concernant le contenu de ce « socle commun », la Rue de Varenne assure qu’il « rejoint les recommandations de l’Anses relatives à l’abaissement des apports en cadmium ». Interrogé par l’AFP sur l’évolution des valeurs limites en cadmium dans les engrais minéraux phosphatés épandus sur les sols agricoles, le ministère a précisé que la diminution serait progressive, passant «de 90 milligrammes par kilogramme actuellement à 60 mg/kg en 2027 (soit le niveau européen, NDLR), 40 mg/kg en 2030 et 20 mg/kg (le niveau recommandé par l'Anses, NDLR) après une étude d’impact favorable et avant 2038». Une trajectoire de diminution était annoncée dès 2016 par la Commission européenne, lors les travaux préparatoires sur le règlement 2019/1009 (40 mg/kg en 2027, et objectif final de 20 mg de cadmium par kg)
Engrais/cadmium : l’Anses affirme que la décadmiation a un coût « raisonnable »
Parmi les leviers identifiés par l’Anses pour réduire la surexposition de la population au cadmium figure la décadmiation des engrais. « Il existe des brevets pour la décadmiation des matières phosphatées qui ont été déposés déjà depuis plusieurs dizaines d’années (…) Nous n'avons pas été en mesure de vérifier dans quelle mesure elles sont mises en place concrètement en France, à l'échelle industrielle. Mais des travaux montrent que ce sont des techniques maîtrisées. (…) Il en existe différents types (…) qui reposent sur des technologies soit de cristallisation ou d’absorption qui permettent de retirer le cadmium de la matière » a expliqué Yann Le Bodo, chargé de projet à la direction sciences sociales et économie, en conférence de presse le 24 mars. Ces techniques existent à un coût « raisonnable », selon l’agence sanitaire au regard du surcoût agricole et du « fardeau » pour le système de santé. Selon une étude de la Commission européenne de 2016, « le surcoût de la décadmiation est généralement estimé entre 10 et 30 € / tonne éq. P2O5 d’engrais fini », indique l’expertise. Une autre étude de l’université de Lorraine (Steckerman et al, 2018) estime qu’une augmentation du prix de l’engrais phosphaté de 100€ par tonne de P2O5 (estimation haute), due à la décadmiation, entraînerait un surcoût de fertilisation de 2€/ha pour le blé. Dans un communiqué le 25 mars, l'association France Fertilisants assure que ces procédés restent «complexes et coûteux et ne peuvent constituer l’unique réponse».
Engrais : danger si les prix ne baissent pas d'ici le 15 mai, avertissent les coops
À l'occasion de la Matinée export organisée par Intercéréales et Agro Paris Bourse le 25 mars, le président de la Coopération agricole - Métiers du grain a alerté sur les effets d'une hausse prolongée des prix des engrais sur la récolte de céréales 2027. « Les coopératives françaises achètent leurs engrais à partir du mois de mai. S'il ne se passe rien d'ici au 15 mai, nous allons mettre en forte tension notre capacité de production », a déclaré Antoine Hacard. Et de prévenir : « Compte tenu du prix de la tonne de blé, il n'y aura pas d'achats d'engrais ». Interrogé en marge du congrès, le président de l'interprofession, Benoît Piétrement, confirme que, pour des raisons logistiques, les coopératives françaises doivent acheter leurs engrais au printemps, et que de nombreux agriculteurs, notamment dans les zones intermédiaires, pourraient être tentés de faire l'impasse sur les céréales cette année. De son côté, le directeur général de Timac Agro France (10 % du marché français des engrais), Maxime Godart, a indiqué qu'il avait subi une hausse des prix de 20 à 30 % au cours des dernières semaines. « Au-delà du prix, l'inquiétude porte sur l'accessibilité aux matières premières », a-t-il expliqué. « C'est un jeu de vase communicant ; quand l'Inde ou le Brésil ne sont pas approvisionnés, il vont aller se battre sur nos places de sourcing historique, en Afrique du nord. »
Gazole non routier : Genevard écarte la piste d'une baisse des droits d'accise
Deux jours après les annonces du gouvernement destinées à soutenir les agriculteurs face à la flambée des prix du gazole non routier (GNR), la ministre de l'Agriculture Annie Genevard a écarté, à l'occasion d'une matinée dédiée à l'export organisée le 25 mars par Intercéréales et Agro Paris Bourse, l'idée d'abaisser les droits d'accise, déjà très réduits, pour le secteur agricole. « J'ai réussi à conserver un budget de 1,3 milliard d'euros pour les droits d'accise. Vous dire que l'on peut l'augmenter ? Vous connaissez la situation budgétaire du pays », a déclaré la ministre. Et d'évoquer toutefois la possibilité de continuer de travailler sur des étalements de charges. La veille, le syndicalisme majoritaire est resté sur sa faim après ses annonces, réclamant un soutien « sonnant et trébuchant ». Interrogée par Intercéréales sur la possibilité de suspendre l'application du MACF (taxe carbone aux frontières) aux engrais, Annie Genevard a indiqué qu'il s'agissait d'un dossier « complexe ». Sur la base de l'observatoire européen des engrais, qui doit se réunir la semaine prochaine, la ministre a dit espérer que « l'observation des déséquilibres nourrira la position de la Commission ». Le président d'Intercéréales a par ailleurs demandé l'aide du gouvernement pour rouvrir le marché indonésien aux céréales françaises. L'annonce pourrait être faite lors du One Health Summit (sommet « Une seule santé »), à Lyon, le 7 avril, a-t-il soufflé – l'évènement est co-présidé par l'Indonésie.
Lait : des Etats membres appellent, une nouvelle fois, Bruxelles à intervenir
Plusieurs ministres de l’Agriculture de l’UE vont, une nouvelle fois, lors de la réunion du Conseil de l’UE le 30 avril à Bruxelles, demander à la Commission européenne d’intervenir sur le marché laitier européen, notamment en lançant un programme de réduction volontaire de la production (comme cela avait été fait en 2016). La Belgique, qui a préparé un document pour l’occasion avec le soutien de cinq autres Etats membres (Bulgarie, Hongrie, Lituanie, Slovaquie, Slovénie), y rappelle que les producteurs européens sont confrontés à une baisse des prix payés à la ferme et à une envolée des coûts de production. Et de prévenir que «les perspectives d'exportation sont de plus en plus incertaines» avec le conflit en cours au Moyen-Orient qui aura «très certainement un impact sur les coûts de production». A cela s’ajoutent les mesures de sauvegarde imposées par la Chine sur certains produits laitiers et la hausse des droits de douane aux États-Unis. Pour la Belgique, cette situation justifie l'examen de mesures européennes. Elle invite l'exécutif «à examiner sans délai la possibilité d'activer un programme européen temporaire et volontaire de réduction de la production laitière» mais aussi d’envisager «la mobilisation de la réserve de crise agricole afin de soutenir les exploitations les plus vulnérables». Elle plaide aussi pour le réexamen des prix d'intervention publique des produits laitiers dont les seuils fixés en 2003 ne reflètent «plus ni l'inflation ni l'évolution des coûts de production».
Lait/relations commerciales : Genevard incite les éleveurs à recourir au médiateur
A l’occasion de l’assemblée générale de la FNPL (éleveurs laitiers, FNSEA) le 25 mars, la ministre de l’Agriculture Annie Genevard a encouragé les éleveurs laitiers à recourir au médiateur des relations agricoles et commerciales dans le cadre d’une éventuelle renégociation des tarifs conclus entre fournisseurs et distributeurs. La ministre a écarté l’idée de rouvrir les négociations commerciales, ce qui pourrait alimenter l’inflation. Mais elle a souligné que le ministre du Commerce Serge Papin avait dit récemment que des avenants aux contrats fournisseurs-distributeurs étaient possibles en cas de hausse des coûts de production. Elle a aussi encouragé tous les maillons de la filière laitière à se réunir pour partager l’effort lié à cette hausse. La FNPL a alerté la ministre sur l’augmentation très importante du gasoil non routier (GNR), conséquence du blocage du détroit d’Ormuz. Son président Yohann Barbe a demandé à la ministre de prendre la parole pour défendre les agriculteurs, alors que les négociations commerciales se déroulent actuellement pour les marques de distributeurs (MDD) et qu'elles se sont terminées le 1er mars pour les marques nationales.
Produits laitiers : Bel enregistre une forte hausse du résultat opérationnel en 2025
Le chiffre d’affaires consolidé du groupe Bel a atteint 3,83 milliards d’euros en 2025, en hausse de 2,4% en données publiées et +4,7 % en organique, selon les données dévoilées le 25 mars. « Le résultat opérationnel courant s’établit à 260,2 millions d’euros, en hausse organique de 6,7 %, soit une marge opérationnelle courante stable de 6,8 % », indique le communiqué. Le résultat opérationnel atteint 234,9 millions d’euros, en forte hausse de +32,1 % après une année 2024 marquée par des coûts importants de restructuration industrielle. Ces résultats ont été obtenus en dépit d’un contexte international marqué par les tensions inflationnistes et les droits de douane américains, d’autant plus compliqué que Bel est très présent hors des frontières à travers ses fromages (La Vache qui rit, Babybel) et ses compotes (Pom’Potes). Pour 2026, Bel va poursuivre son développement international, identifié comme un « levier clé de croissance », en se concentrant sur l’Asie et l’Amérique du Nord. Et en termes de produits, le groupe va poursuivre le lancement de nombreuses innovations (160 lancées en 2025) et d’une offre plus diversifiée. Elle a récemment multiplié les produits riches en protéines et en vitamines.
Produits laitiers : Danone crée une coentreprise en Argentine avec Arcor
Danone a annoncé le 24 mars la création d'une coentreprise en Argentine avec son partenaire local Arcor. Les deux entreprises « renforcent leur alliance stratégique » dans ce pays « avec la création d'une joint-venture dédiée au marché laitier local », a indiqué Danone dans un communiqué. Cette nouvelle coentreprise, consacrée aux produits laitiers, est détenue à parts égales par les deux partenaires. Cette alliance permet à Danone, présent depuis 30 ans dans le pays latino-américain, d'acquérir les parts qu'il ne détenait pas encore dans Mastellone Hermanos, « entreprise emblématique du marché laitier argentin depuis près d'un siècle » et propriétaire de la célèbre marque Serenisima. Le montant de la transaction pour le rachat des parts de Mastellone n'a pas été communiqué. En Argentine, la création de la joint-venture « créera de nouvelles opportunités de croissance sur le marché des produits laitiers grâce à ses onze sites de production situés dans la région, où sont notamment fabriqués du lait, du dulce de leche, des fromages, du beurre, de la crème, des yaourts et des desserts », a précisé Danone. Cette opération s'inscrit pour Danone dans sa stratégie d'acquisition de produits à forte valeur ajoutée et de croissance dans les bassins laitiers mondiaux stratégiques.
Céréales: en congrès, la filière planche sur les politiques de stockage stratégique
Alors que la Commission européenne a présenté en juillet un projet de stockage stratégique, l'interprofession céréalière et Agro Paris Bourse ont dédié leur matinée export, le 25 mars, à cette question, faisant témoigner des opérateurs publics étrangers, finlandais et jordaniens, dont les politiques de stockage alimentaire sont en pointe. «Il faut une partenariat public-privé très fort pour que le système fonctionne», a conseillé Jukka Peltola, expert pour l'agence nationale finlandaise pour l'approvisionnement d'urgence. Le pays dispose de stocks de céréales (9 mois de consommation), de semences, d'alimentation animale, de pesticides (15 à 20% des surfaces), et de matières premières pour les engrais. Le fonctionnaire de la DG Agri (Commission européenne), Dorian Filote, a rappelé que le stockage stratégique continuera de relever des Etats-membres (et non de l'Union européenne). La France pourrait davantage de «flexibilité» pour le financer dans la future programmation budgétaire pluriannuelle de l'UE. Pour Bernard Valluis, président de la Fédération européenne des banques alimentaires, le sujet est pris dans une «contradiction institutionnelle» : selon le Traité de Lisbonne, « chaque pays est souverain pour son agriculture», mais en cas de crise, «le plan d'urgence européen sur la sécurité alimentaire stipule que les règles du marché unique perdurent».
Pistache : en Occitanie, la filière vise 120 hectares de vergers d’ici 2028
Le premier comité de pilotage dédié à la structuration de la filière pistache en Occitanie, sur le périmètre Corbières-Fenouillèdes-Roussillon, s’est tenu le 19 mars à Tuchan. Porté par l’association Aparm, le projet s’est donné pour objectif d’atteindre 120 hectares de vergers d’ici 2028, puis 500 hectares d’ici 2031, afin de bâtir une filière locale complète. Plusieurs actions phares ont d’ores et déjà été lancées. Sur le plan agronomique, quinze exploitations agricoles, sur un objectif de trente, vont bénéficier d’un accompagnement technique personnalisé dès ce printemps, avec le débourrement des arbres. Huit stations de météo connectées doivent par ailleurs être déployées sur des vergers pilotes afin d’en affiner le suivi sanitaire. Des essais agroforestiers, associant pistachiers et légumineuses, ainsi qu’en vitiforesterie sont également menés. Parallèlement, des modules de formation de trois jours, axés sur la viabilité économique, l’itinéraire technique et l’implantation de nouveaux vergers, vont également être lancés. Enfin, une réflexion collective a été engagée autour de la création d’une organisation commune, notamment sur les enjeux de post-récolte, dont le séchage des fruits. Dans cette perspective, le projet prévoit l’acquisition d’une casserie mobile itinérante d’ici 2027, pour accompagner les premières petites productions. Les premières sont attendues pour l’automne 2028.
Concombre : une année 2025 positive pour les prix et volumes, malgré les crises
Plusieurs alternances entre hautes températures et météo maussade au cours de l’année 2025 ont compliqué la campagne concombre, selon le bilan de campagne du RNM (FranceAgriMer) paru le 25 mars. Cela a entraîné une variabilité forte de la production au long de la période de commercialisation mais aussi des évolutions marquées dans la consommation du concombre. Face à la situation, la filière amont et la grande distribution ont initié des programmes promotionnels dès le mois de février. « Cependant, cela ne suffit pas toujours à maintenir l’équilibre commercial, comme en septembre où l’offre conséquente a entraîné la filière en crise conjoncturelle », précise le RNM. Néanmoins, comparé à 2024, le cours moyen en 2025 est en nette hausse, avec des valeurs très élevées en automne et début d’hiver, reflétant une situation européenne. Le cours moyen expédition (0,79€ HT/pièce) est supérieur de 7 % à celui de 2024. Par ailleurs, selon le RNM, le prix moyen en grande distribution (1,27€ HT/pièce) est égal à celui de l’année 2024. Selon Agreste, la production est évaluée à 187 800 tonnes, en augmentation de 10 % sur un an et supérieure de 6 % à la moyenne quinquennale (2020-2024).
Légumes/PPAM : La Sauge veut développer ses fermes urbaines grâce à la franchise
L’association La Sauge (Société d’agriculture urbaine généreuse et engagée) annonce son souhait de « co-construire un modèle de franchise sociale avec un à trois franchisés, en 2026 ». Cette démarche servira à développer son réseau sur le territoire national. La Sauge gère à présent cinq fermes urbaines (Saint-Denis, Nantes, Lyon). Elle recherche des profils entrepreneuriaux et ayant une bonne connaissance de leur territoire d’implantation et une expérience aboutie dans le périmètre d’action de la Sauge. L’association propose de les accompagner (technique, finance, management, juridique) dans la phase d’amorçage et tout au long de la vie du projet, dans un démarche de co-construction. La Sauge entend apporter au franchisé la notoriété d’une marque, un savoir-faire établi (10 ans d’expérience), un modèle économique fonctionnel… Le paiement d’une redevance annuelle avec une base fixe et une part variable pour bénéficier de l’accompagnement et participer aux frais généraux sera demandée. Les frais de franchise seront cependant offerts la première année. L’ambition de la Sauge est d’essaimer des fermes urbaines et périurbaines pour atteindre 250 sites dans la prochaine décennie.
Agroalimentaire : JD.com propose de promouvoir les marques européennes en Chine
Après avoir ouvert à la mi-mars sa plateforme de vente en ligne Joybuy en France, le distributeur chinois JD.com a annoncé, dans un communiqué du 23 mars, des partenariats avec des marques européennes agroalimentaires à l’occasion du salon Alimentaria de Barcelone (du 23 au 26 mars). Il mentionne la marque espagnole de conserves de fruits de mer BayMar, qui sera ainsi promue en Chine et importée via la plateforme d’importation Jingdong Cross-border. La présence de JD.com à Alimentaria participe à la réalisation de l’objectif du Chinois de promouvoir dans son pays 1000 nouvelles marques [tous produits confondus] du monde entier. Le distributeur a ouvert à la mi-mars sa plateforme de vente en ligne Joybuy en France ainsi qu’en Allemagne, Belgique, Luxembourg, Pays-Bas et Royaume-Uni. En novembre 2025, le géant chinois avait accepté les conditions posées par le ministère de l'Economie français pour devenir de manière indirecte le deuxième actionnaire au capital de Fnac Darty. Mais Daniel Kretinsky, déjà au capital à hauteur de 28%, va lancer une offre publique d'achat (OPA) afin de prendre le contrôle de Fnac Darty.
Climat : la Terre a accumulé une chaleur record en 2025, selon l'ONU
La quantité de chaleur accumulée par la terre a atteint un niveau record en 2025, avec des conséquences à craindre pour des centaines, voire des milliers d’années, a alerté l’Organisation météorologique mondiale (OMM), une agence de l’ONU, lors de la publication du rapport annuel de l’état du climat le 23 mars. Pour la première fois, ce rapport intègre parmi les indicateurs climatiques clefs le déséquilibre énergétique de la terre, qui rend compte de la vitesse à laquelle l’énergie entre et sort du système planétaire. Dans un climat stable, la quantité d’énergie solaire entrante est à peu près égale à la quantité d’énergie sortante. Mais cet équilibre est rompu par l’augmentation des concentrations de gaz à effet de serre qui entraînent un réchauffement continu de l’atmosphère et de l’océan ainsi que la fonte des glaces. Le déséquilibre s’est accentué depuis le début des relevés d’observation en 1960 et en particulier au cours des vingt dernières années, pour atteindre « un nouveau record en 2025 », constate l’OMM. Dans son rapport, l’OMM confirme que les années 2015 à 2025 sont les onze années les plus chaudes jamais enregistrées, et que l’année 2025 se classe au deuxième ou troisième rang, avec une température supérieure d’environ 1,43 degrés à la moyenne de la période 1850-1900.
Agrivoltaïsme : l’actionnaire d’Enoé prend la présidence, départ des cofondateurs
Enoé, développeur de projets photovoltaïques et agrivoltaïques, a annoncé le 25 mars la nomination, « avec effet immédiat », de Nicolas Couderc à sa présidence. Il s’agit de l’actuel directeur général du fonds britannique Icon Infrastructure, actionnaire de l’entreprise marseillaise. Parallèlement à son arrivée, « Marc Watrin et Anthony Haddad, cofondateurs et actionnaires d'Enoé, quittent leurs fonctions exécutives » (respectivement président et d.g.), selon un communiqué. Le développeur pointe « un contexte de marché de l'énergie en pleine évolution ». « Si le secteur des énergies renouvelables continue de bénéficier de perspectives de long terme favorables, il traverse une phase de consolidation marquée par des évolutions réglementaires majeures, une hausse des coûts de financement, une pression sur les prix et une concurrence accrue. » Enoé revendique un portefeuille de plus de 1 GWc de projets en développement et en exploitation.