Agrafil du 24 janvier 2025

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Eau agricole: Pannier-Runacher souhaite «réengager les discussions» sur son financement

Au Carrefour des gestions locales de l’eau 2025, le 23 janvier, la ministre de la Transition écologique Agnès Pannier-Runacher a indiqué vouloir «réengager les discussions avec le monde agricole sur la question du financement de l’eau». Elle a également mentionné les industriels de l’agroalimentaire, précisant qu’il est impossible d’imposer, par exemple, «une multiplication par vingt des redevances, pour certaines activités, en cas de déplafonnement». Fin 2023, la FNSEA et les JA avaient crié «victoire» après avoir obtenu le renoncement du gouvernement à augmenter la redevance pour pollution diffuse (RDP), perçue sur les ventes de pesticides, ainsi que celle sur le prélèvement de la ressource en eau d’irrigation, dans le projet de loi de finances 2024. Interrogé sur une éventuelle remise en question de l’abandon de ces taxes, le cabinet de la ministre a indiqué à l’AFP qu’il s’agissait de «rouvrir la discussion», dans le cadre de la Conférence nationale de l’eau, mentionnée par le Premier ministre François Bayrou dans son discours de politique générale. Parallèlement, Mme Pannier-Runacher a dit vouloir accélérer sur deux chantiers majeurs: «la doctrine» de l’État en matière de gestion quantitative de l’eau et du stockage hydraulique («à usage agricole mais pas que»); et l’amélioration de la qualité de la ressource en eau par la protection des captages.

Eau: un PFAS issu de la dégradation d’un herbicide détecté dans de nombreuses villes

Un PFAS, ou polluant éternel, l’acide trifluoroacétique (TFA), a été retrouvé dans l’eau du robinet de 24 communes sur les 30 où il a été recherché, selon une enquête de l’UFC-Que choisir et de l’association environnementale Générations futures publiée le 23 janvier. Dans vingt communes, il dépasse à lui seul la norme de référence en Europe de 100 ng/l pour les vingt PFAS réglementés qui doit entrer en vigueur en 2026. Souvent issu de la dégradation du flufénacet, herbicide évalué comme «perturbateur endocrinien» par l’Efsa, le TFA est en France «très peu – pour ne pas dire jamais – recherché par les agences régionales de santé lors des contrôles des eaux potables», déplore l’étude. Or, des zones d’ombre subsistent sur la toxicité du TFA, évalué comme nocif pour le foie et la reproduction, rapporte l’étude. Quasiment indestructibles, les PFAS regroupent plus de 4700 molécules et s’accumulent avec le temps dans l’air, le sol, les rivières et jusque dans le corps humain. En cas d'exposition sur une longue période, ils peuvent avoir des effets sur la fertilité ou favoriser certains cancers, selon des études. Une proposition de loi visant à protéger les populations des risques liés aux PFAS doit à nouveau être soumise au vote des parlementaires le 20 février.

Élections chambres: la Conf’ dénonce des «anomalies» dans l’organisation du scrutin

Dans un communiqué diffusé le 23 janvier, la Confédération paysanne dénonce des «anomalies susceptibles d'affecter la régularité» des élections des chambres d’agriculture, en cours jusqu’au 31 janvier. Dans sept départements, «des enveloppes contenant le matériel de vote arrivent incomplètes», relève le syndicat, estimant que «des milliers d'électeurs et électrices (…) seront dans l'impossibilité de voter». Or, «aucune procédure nationale de kit de substitution n'a été prévue par le ministère de l'Agriculture», déplore la Conf’, pointant «une atteinte grave à l'exercice du droit de vote». Le syndicat fait aussi état d’«irrégularités» sur la plateforme électronique de vote: sa profession de foi n’est pas visible dans le Calvados, par exemple. «Le ministère est bien informé et mobilisé sur le sujet», a indiqué le cabinet d’Annie Genevard dans un message à la presse le même jour. Plus largement, la Conf’ s’indigne que «d'importants pans de l'organisation du scrutin [aient] été délégués aux chambres d'agriculture, alors qu'elles sont juge et partie» (mise sous pli du matériel de vote, gestion des retours de courrier), ainsi que d’un «non-respect du devoir de réserve par des organismes comme la chambre d'agriculture ou la MSA».

Politiques agricoles: un ancien élu de la CR crée le cercle de réflexion Agriculteurs et prospérité

Ancien président du syndicat France Grandes Cultures (Coordination rurale), Nicolas Jaquet vient de créer, avec cinq autres ingénieurs agricoles et agronomes, la plupart agriculteurs et en fin de carrière, un nouveau cercle de réflexion agricole à vocation nationale intitulé Agriculteurs et prospérité. Le projet est né de «rencontres» et d'une «déception des autres think-tanks et syndicats», rapporte Nicolas Jaquet, qui s'était fait remarquer en 2022 pour s'être «affranchi de la Pac, en vendant ses DPB. Le cultivateur affirme avoir aujourd'hui «peu de relations avec la Coordination rurale», mais reconnait une proximité dans les bases de «réflexions». En effet, parmi les premières notes publiées, figurent une critique des échanges mondiaux, de l'«assistanat» par les aides directes «devenues insignifiantes», une défense de la régulation des prix par les douanes, et de l'«exception agriculturelle» à l'OMC, qui sont au coeur du programme historique de la CR. A court terme, et «tant que les agriculteurs ne bénéficieront pas de prix», le cercle de réflexion propose de supprimer la fiscalité sur le GNR, l'eau, les pesticides, alléger celles sur le gaz, l'électricité, suspendre les cotisations MSA pour les revenus sous 25 000 euros. Le secteur agricole compte quatre cercles de réflexion spécialisés: Farm Europe, proche du syndicalisme majoritaire, Agriculture Stratégie (ex-Momagri), historiquement plus régulateur, mais qui a récemment revu sa feuille de route, Agridées (ex-Saf) et Sols et Civilisations. 

Pac: première réunion du Conseil européen de l'agriculture et de l'alimentation le 4 février

La Commission européenne a informé le 22 janvier la trentaine de parties prenantes qui ont été retenues pour siéger au sein du nouveau Comité européen de l’agriculture et de l’alimentation (EBAF en anglais), dont la première réunion se tiendra le 4 février. La liste définitive sera dévoilée le 27 janvier, une fois que les candidats sélectionnés auront confirmé leur présence. La composition de cette instance sera proche de celle du Dialogue stratégique sur l’avenir de l’agriculture, dont elle va être chargée d’assurer le suivi des conclusions, remises en septembre à la Commission européenne. Ce comité réunira des représentants du secteur agricole (Copa-Cogeca, CEJA, Via Campesina), de l’industrie (FoodDrinkEurope), des consommateurs (BEUC) et d’ONG. Le président d'Ifoam Europe (agriculture bio), Jan Plagge, a déjà annoncé avoir reçu son invitation.

FCO: le sérotype 3 «en passe d’être déclaré enzootique», selon l’Idele

Arrivé en France en août 2024, le sérotype 3 de la fièvre catarrhale ovine (FCO-3)  est «en passe d’être déclaré enzootique» (l'équivalent d'«endémique» pour les maladies animales), a indiqué le 23 janvier Valérie David, chef du service Santé et bien-être animal à l’Institut de l’élevage (Idele). En conséquence, il ne devrait «plus y avoir de restrictions de circulation à l’échelle du territoire français», a-t-elle précisé lors d’une visioconférence sur la santé des ovins. La FCO-3, dont 9465 foyers sont recensés au 16 janvier, restera une maladie «à déclaration obligatoire». La règle générale veut que les animaux sensibles à la FCO-3 n’ont pas le droit de quitter la zone régulée au titre de la maladie. Or, cette zone – qui s’étend sur 150 km autour de chaque foyer – recouvre désormais la quasi-totalité de la France continentale et de la Corse, à l’exception d’une partie de l’Ariège et des Pyrénées-Atlantiques. Autre conséquence plus incertaine: le changement de statut de la maladie pourrait justifier l’arrêt du financement public de la vaccination. «La règle générale en France, c’est que, quand une maladie est émergente, on prend en charge [la vaccination] pour inciter. Ensuite, c’est au tour de la filière de prendre en charge», expliquait l’ancien ministre de l’Agriculture, Marc Fesneau, fin août 2024. Un principe «posé avec la filière il y a quinze ans», selon lui.

Insectes: EAP Group, holding d’Agronutris, placée sous procédure de sauvegarde

Agronutris, qui élève et transforme des mouches soldats noires, a annoncé le 23 janvier que le tribunal de commerce de Sedan a donné suite à sa demande d’ouverture d’une procédure de sauvegarde pour sa holding EAP Group. EAP Group (chiffre d’affaires de 156 K€ en 2023, résultat net négatif de 5,37 M€), basé à Toulouse, compte 40 collaborateurs répartis entre la R&D et une partie des fonctions administratives. EAP Group est la maison mère du site de Rethel (société Ardennutris), inauguré en octobre 2023. Pour construire ce site, une levée de fonds de 100 M€ avait été réalisée fin 2021, comme le rappelle Agra Innovation. Pour expliquer ses difficultés, Agronutris déplore l’accès au financement rendu «plus difficile par un contexte économique incertain et des investisseurs freinés par l’actualité du secteur et les annonces faites récemment par d’autres acteurs industriels.» Autre poids lourd du secteur, Ynsect a été placé sous procédure de sauvegarde en septembre 2024. EAP Group doit désormais stabiliser la situation financière, renégocier la dette avec les créanciers, tout en garantissant la continuité de l’activité. (Cyril Bonnel, Agra Innovation)

Foie gras: appelée à y renoncer par l'association Peta, la mairie de Toulouse dit non

Appelée par l'association de défense des animaux Peta à renoncer au foie gras dans les évènements municipaux, la mairie de Toulouse a répondu non, défendant un «produit festif, traditionnel et savoureux» qui participe à l'identité du Sud-Ouest. Peta sollicite depuis 2021 les villes de France afin qu'elles renoncent au foie gras lors de leurs évènements et, actuellement, 17 grandes villes se sont engagées en ce sens, comme Strasbourg, Lyon, Bordeaux, Rennes ou Montpellier, a expliqué le 23 janvier une porte-parole de Peta à l'AFP, confirmant des informations de médias locaux. Dans un courrier rendu public sur les réseaux sociaux X et Facebook, Jean-Jacques Bolzan, adjoint au maire de Toulouse, délégué au «bien manger», a fait savoir que sa municipalité, à son tour sollicitée, refusait de «boycotter ce produit». «Festif, traditionnel et savoureux», le foie gras «demeure un élément clef du modèle agricole du Sud-Ouest et de notre gastronomie», explique M. Bolzan, ajoutant que «plus largement, le canard gras participe à l'identité de notre région, fait vivre de nombreux exploitants agricoles et génère des emplois dans toute une filière». S'il condamne les «mauvaises pratiques», il «estime que beaucoup d'agriculteurs ont fait le choix d'un élevage de qualité et respectueux de l'animal».

Alimentation animale: l’Écosse a lancé une consultation pour l’utilisation des PAT

L’Écosse a lancé une consultation en vue de l’autorisation des PAT (protéines animales transformées) dans les aliments pour volailles et porcs; l’Angleterre et le Pays-de-Galle devraient faire de même en 2025, selon le conseiller technique de l’association professionnelle des sous-produits animaux, Adrian Kesterson, cité sur Poultry World. Adrian Kesterson précise que la traçabilité s’imposera afin d’éviter que les PAT d’une espèce soit consommée par la même. «Si le résultat de la consultation est positif, a déclaré, Adrian Kesterson, le gouvernement rédigera la législation pertinente, mais cela prendra du temps. De manière réaliste, les règles ne changeront pas avant 2026 au plus tôt.» L’initiative écossaise est soutenue par l’industrie européenne des sous-produits animaux, selon le président de l’Efpra qui la représente, Robert Figgener, cité dans le même article. «La consultation porte également sur l’utilisation de farines d’insectes et de gélatine de ruminants dans l’alimentation animale», souligne ce dernier. De son côté, l’UE a modifié la législation en septembre 2021 pour autoriser l’utilisation des PAT.

NGT/viande in vitro: des citoyens partagés à travers le monde (sondage)

D'après un sondage sur l'image de la science et des technologies dans le monde, commandé par la filiale de capital-risque de Bayer et la société de conseil Boston Consulting Group (BCG), dont une partie des résultats ont été dévoilés dans un rapport le 23 janvier, une courte majorité de la population mondiale a un avis positif sur les nouvelles techniques génomiques (NGT). 56% des personnes interrogées ont une opinion «positive» des NGT, 31% sont neutres et 8% négatifs. Par comparaison, 74% ont un avis positif de la thérapie génique pour les humains. L'image des NGT est plus dégradée en Europe, avec 47% d'avis positifs, 34% de neutres et 12% de négatifs. La même question a été posée sur la viande in vitro: 39% déclarent avoir un avis positif, 19% un avis négatif. L'opinion est significativement plus favorable chez les «millenials» (48% d'avis positif) que chez les babyboomers (27%). Les différences sont encore plus marquées selon la richesse des pays des répondants: au Nigéria, 86% se déclarent prêts à essayer, 70% au Brésil, contre 41% en Allemagne, 39% en France, 29% au Japon. Et les végétariens se déclarent moins souvent prêts à essayer (42%) que les omnivores (54%).

Meunerie/biogaz: une consommation record de son par la méthanisation

«2024 est la première année où la méthanisation s’est montrée aussi intéressée par nos sons», pointe Jean-Jérôme Javelaud, administrateur de l'ANMF (meuniers) et dirigeant du moulin de Signy-l'Abbaye (Ardennes), auprès d'Agra Presse. Issu du broyage de blé, le son s'oriente habituellement en quasi-totalité vers la nutrition animale. Si aucun chiffre officiel n'a pu être obtenu (le marché étant difficilement observable en raison de sa petite taille), quatre sources souhaitant conserver l'anonymat confirment l'assertion du représentant de l'association française des meuniers. La principale raison de ce constat: la mauvaise récolte française 2024. Les blés sont cette année dotés de faibles poids spécifiques (PS), engendrant une production accrue de son lors du broyage des grains. Le surplus d'offre conjoncturel a exercé une forte pression sur les prix, rendant la matière première attractive aux yeux des méthaniseurs. Selon les données de la Dépêche - Le petit meunier, les cours sont passés de plus de 200 €/t en mai 2023 à 120 €/t environ en novembre 2024 (base départ Île-de-France). Ceci cumulé à une baisse de l'intérêt des fabricants d'aliments pour animaux français, «qui préfèrent acheter directement du blé à faible PS, compétitif en formulation», témoigne une des sources anonymes. Enfin, «le produit est doté d'un faible taux d’humidité, rendant les sons attractifs pour les méthaniseurs», ajoute Jean-Jérôme Javelaud.

Vin: une PPL centriste propose une nouvelle sanction contre les vignes en friche

Une proposition de loi (PPL) du député Hubert Ott (Les Démocrates, Haut-Rhin), enregistrée le 21 janvier à l’Assemblée nationale, vise à «instaurer un dispositif de sanction contraventionnelle pour prévenir le développement des vignes non cultivées qui représentent une menace sanitaire». L’infraction «est punie d’une contravention de cinquième classe», d’après le texte, soit 1500 € à 3000 € en cas de récidive, au vu du Code pénal. Cette nouvelle sanction vise à endiguer la «multiplication des parcelles de vignes abandonnées», foyers potentiels de la flavescence dorée, indique l’exposé. Aujourd’hui, il existe des procédures d’arrachage administratif ou par voie judiciaire, mais qui restent «très longues à mettre en œuvre, coûteuses pour l’État et peu efficaces». La Cnaoc avait proposé le 17 mai une sanction contraventionnelle forfaitaire et «dissuasive» (4000 € par hectare et par an) et la rédaction d’un arrêté préfectoral-type pour uniformiser les modalités du dispositif. «La situation devient intenable dans de nombreuses régions comme le Bordelais, le Rhône ou encore la Loire», affirmait le président Jérôme Bauer, évoquant la crise viticole avec «des propriétaires qui vont abandonner certaines parcelles».

Maraîchage: la Conf’ soutient les recours concernant le versement de l’aide couplée

Dans un communiqué de presse du 23 janvier, la Confédération paysanne annonce qu’elle soutiendra les agriculteurs qui déposeront des recours individuels devant le tribunal administratif à la suite du refus des DDT de leur verser l’aide coupée maraîchage. Dispositif inclus dans la Pac 2023-2727, cette aide est octroyée aux exploitations dont la surface totale ne dépasse pas trois hectares. Le syndicat agricole juge ce plafond «injuste et restrictif», car il exclurait «les fermes collectives disposant d’un atelier de maraîchage, les fermes maraîchères ayant quelques hectares de prairies, mais aussi la production arboricole». Et de rappeler que, en 2023, seules 2473 fermes avaient bénéficié de l’aide, dont l’objectif avait été fixé à 6000. Face à une filière fruits et légumes en crise, la Confédération paysanne considère qu’«il est indispensable de soutenir toutes les fermes qui contribuent à cette production, quel que soit leur modèle». Par ces recours, le syndicat appelle le gouvernement à modifier, dès 2026, le dispositif pour «relancer la production nationale et répondre aux attentes en matière de souveraineté alimentaire et d’agriculture de proximité».

Horticulture: des surfaces en recul de plus de 10% en deux ans

Selon l’Observatoire structurel des entreprises horticoles et des pépinières ornementales 2024 de FranceAgriMer et Valhor (interprofession), réalisé par le cabinet AND, les surfaces de production horticole en France ont reculé singulièrement de 10,7%, passant de 18 000 ha à 16 199 ha entre 2021 et 2023. Elles reviennent plus ou moins à leur niveau de 2017 (16 152 ha). Le mouvement de baisse est très marqué pour la pleine terre (11 923 ha, -16,4%) et le tunnel (478 ha, -11,4%), alors que les surfaces en serres restent globalement stables (1118 ha, -0,8%). Il faut cependant noter la forte progression des surfaces de production en conteneurs qui, avec 2600 ha en 2023, gagnent plus de 21%. Dans l’enquête, les répondants indiquent que 46% de leurs surfaces couvertes sont chauffées; elles étaient 59% en 2021. «Par extrapolation sur l’ensemble des surfaces couvertes, on estime à environ 730 ha la surface des serres chauffées», notre le cabinet AND. Soit un recul de 20% en deux ans.

Foncier: bientôt en congrès, la SNFM veut «donner aux propriétaires l’envie de louer»

LA SNFM (fermiers et métayers, FNSEA) organise son congrès, les 4 et 5 février à Aurillac (Cantal), sur le thème «Facilitons la mise à bail!». «On doit faciliter la mise à bail pour que les agriculteurs puissent investir dans leur outil de production», a déclaré le président Sébastien Delafosse, lors d’une conférence de presse le 22 janvier. Les nouveaux propriétaires seraient aujourd’hui moins enclins à louer leurs terres, d’après lui. Cela rend l’installation plus «compliquée», quand l’achat de foncier mobilise d’importants capitaux. «Il faut trouver des solutions pour donner aux propriétaires l’envie de louer», affirme Sébastien Delafosse. Tel est l’objectif de quatre groupes de travail, prévus au congrès lors de la première journée à huit clos. Au programme: «Comment faciliter la mise à bail, l’installation et la promotion du fermage?»; «Comment aider à la conclusion de baux: incitations fiscales et sécurité juridique?». «C’est souvent par méconnaissance du statut du fermage que les propriétaires sont réticents à louer», estime le secrétaire général Denis Labri. Pour nourrir ses travaux, la SNFM compte notamment explorer un rapport des inspections générales CGAAER (ministère de l'Agriculture) et IGF (Économie) sur les freins au renouvellement des générations. Une garantie des fermages impayés y est notamment proposée.

Forêts primaires: WWF épingle la Suède et la Finlande pour leur exploitation

Pays les plus boisés d’Europe, la Suède et le Finlande ne protègent pas suffisamment leurs forêts primaires et anciennes en y autorisant l’abattage, au point de ne pas respecter leurs engagements européens, estime le Fonds mondial pour la nature (WWF) dans un rapport publié le 23 janvier. «Des milliers d’hectares de forêts présentant une grande valeur de conservation sont abattus chaque année, malgré leur importance pour la stabilité du climat, la biodiversité et la santé écologique à long terme», précise l’association dans un communiqué. Selon elle, les deux pays nordiques «exploitent des failles juridiques» pour permettre l’abattage d’arbres dans des forêts qui devraient être protégées selon la réglementation européenne. Alors que l’association demande à la Suède de protéger une part plus importante de ses forêts, en imposant un moratoire sur la sylviculture dans certaines zones, les propriétaires de forêts disent se conformer à la législation actuelle et plaident pour ce type d’abattages, qu’ils jugent raisonnés. Selon la législation européenne sur la restauration de la nature entrée en vigueur en août 2024, 20% des espaces naturels doivent être revenus d’ici 2030 à l’état dans lequel ils étaient dans les années 1950. Toutes les forêts, qu'elles soient naturelles ou cultivées pour la sylviculture, sont concernées.

Pesticides: Frederic Derolez nouveau directeur de affaires publiques de Bayer France

Frederic Derolez est nommé directeur des affaires publiques pour la division agriculture de Bayer. Responsable réglementaire pour la France et le Nord-Ouest de l’Europe, en poste depuis 24 ans à Bayer, il remplace Eugénia Pommaret, qui occupait cette fonction depuis janvier 2022. (Elena Blum)

Agenda de la semaine agricole du 27 janvier 2025

Vendredi 24 janvier
Réunion interministérielle sur la PPL Entraves

Lundi 27 janvier
Conseil des ministres de l'Agriculture de l'UE (pratiques commerciales, simplification, libre-échange)
Examen de la PPL Entraves en plénière au Sénat
Examen du PLFSS (sécurité sociale) par la commission des Affaires sociales de l'Assemblée
Suite de l'examen de la PPL Fugit (drones) à l'Assemblée

Mardi 28 janvier
Les députés de la Coméco examinent la PPL sur les clauses miroir agricoles 
Cérémonie des vœux du ministère de la Transition écologique
Journée sur le lin fibre organisée par Arvalis, à Amiens
Journées Agroécologie et numérique, organisées par l'Inrae et l'Inria, jusqu'au 30, à Dijon
Conférence de presse de la FNB (éleveurs bovins viande, FNSEA)
Conférence de presse Sofiprotéol (investissement)
Conférence de presse de la Collective du bioéthanol 
Conférence de presse de France biogaz 
Conférence d'Ocapiat sur l'avenir des métiers agricoles et agroalimentaires
Conférence de la fondation Farm (pays en développement) sur la transition de l'agriculture
Conférence de l'Académie de l'agriculture sur l'effet du changement climatique
Visioconférence d'Afterres sur la vulnérabilité des exploitations
Salon IPM Essen (horticulture) en Allemagne , jusqu’au 31
Journée Gestion intégrée des systèmes de cultures maraîchers péri-urbains (CTIFL)

Mercredi 29 janvier
Audition du commissaire européen à l'Agriculture (Christophe Hansen) sur l'avenir de l'agriculture en commission de l'Agriculture du Parlement européen
Assemblée générale de l'Iteipmai (institut technique des PPAM) jusqu’au 30, dans le Morbihan
Présentation d'un rapport sur l'IA et la R&D (LVMH, Avril, GRTgaz, CNRS, Inrae)
Forum d'agriculture urbaine (emploi, formation, foncier)        
Conférence de presse du Citepa sur les résultats de la Cop29

Jeudi 30 janvier
Lancement des Assises du sanitaire (élevage)
Audition des commissaires européens à l'Agriculture (Christophe Hansen) et au Commerce (Maros Sefcovic) sur l'accord UE/Mercosur en commission de l'Agriculture du Parlement européen 
Examen de la PPL sur la reconquête de la haie au Sénat
Rencontres de droit rural sur les collectivités, organisées par Agridées
Rencontres Agrofret (enjeux de l’agroalimentaire conteneurisé français) de FranceAgriMer
Assemblée générale de l’AFC (cueilleurs de plantes sauvages), jusqu’au 31, dans le Puy-de-Dôme
Conférence de presse annuelle d'Adivalor (recyclage)

Vendredi 31 janvier
Fin de la période de vote pour les élections des chambres d'agriculture
Conférence de la Coopération agricole Métiers du grain