PPL Entraves: motion de rejet du bloc central en vue, le RN n'«exclut pas» de l'adopter
Pour contourner la masse d’amendements écologistes et insoumis, le rapporteur Les Républicains (LR) Julien Dive a annoncé sur le réseau social X (ex-Twitter) le 24 mai, avoir déposé une motion de rejet préalable de la proposition de loi Entraves. Ce texte sera cosigné les présidents des quatre principaux groupes du bloc central, Laurent Wauquiez (LR), Marc Fesneau (Modem), Gabriel Attal (Ensemble), et Paul Christophe (Horizons), précise le député de l'Aisne à Agra presse. Le vice-président du RN Sébastien Chenu n’a «pas exclu» le 25 mai que les députés du parti votent la motion de rejet. «Nous n’excluons pas de voter cette motion de rejet parce qu’on a entendu le message des agriculteurs», a affirmé le député sur France 3, dénonçant les 3.500 «amendements idéologiques déposés par la gauche qui ont évidemment dénaturé le texte». Si une majorité de députés vote la motion lundi en fin d’après-midi, le texte sera immédiatement considéré comme rejeté par l’Assemblée nationale sans examen dans l’hémicycle. Il fera ensuite l’objet d’une commission mixte paritaire (CMP), réunissant à huis clos sept députés et sénateurs pour trouver une mouture commune. Mais en partant de la version de la chambre haute ce qui donnerait plus de poids aux sénateurs.
PPL Entraves : la Coordination rurale exhorte le gouvernement à enclencher le 49-3
Alors que les députés démarreront, lundi 26 mai, l’examen en séance publique de la proposition de loi (PPL) Entraves, la Coordination rurale a demandé au gouvernement d’engager sa responsabilité (article 49-3 de la Constitution) sur ce texte, et ce « dans une version satisfaisante sur le plan de la gestion de l’eau et de l’emploi des néonicotinoïdes ». Selon le communiqué du deuxième syndicat français, « le gouvernement est assuré de ne pas être censuré, une importante fraction des oppositions étant favorable au texte voté par le Sénat ». La CR estime que, lors de l’examen en commission du Développement durable, « une partie significative des forces politiques parlementaires censées soutenir le gouvernement a détricoté le texte ». Ce sont notamment ces votes qui ont déclenché l’appel de la FNSEA et des JA à manifester le 26 mai. Déposée par les sénateurs Laurent Duplomb (LR, Haute-Loire) et Franck Menonville (centriste, Meuse), la PPL prévoit notamment la réautorisation de l’acétamipride (sous conditions et de manière dérogatoire), des dispositions sur la gouvernance de l'Anses, le stockage de l’eau, les zones humides et l’assurance des prairies, ou encore un assouplissement des procédures ICPE pour les élevages (dont un relèvement des seuils pour les bovins).
Alternatives aux pesticides : cinq plans d’action validés pour la deuxième vague du Parsada
Dans un communiqué du 23 mai, le ministère de l’Agriculture annonce que le comité inter-filières du Parsada (alternatives aux pesticides) a validé, le 20 mai, cinq nouveaux plans d’actions « concernant des menaces majeures » pour plusieurs productions. Il s’agit de trouver des moyens de lutte contre : le mildiou de la pomme de terre ; les insectes piqueurs-suceurs en grandes cultures (qu’ils soient ou non porteurs de phytovirus, bactéries ou phytoplasmes) ; les adventices en filière semences et plants (afin de « maîtriser la pureté spécifique des lots ») ; la flavescence dorée et les « ravageurs émergents » de la vigne ; et enfin « les pucerons, les insectes piqueurs et les acariens » (fruits et légumes, dont cidre). Cette deuxième vague du Parsada est dotée de 45 millions d’euros (M€). Un appel à manifestation d’intérêt a été ouvert le 21 mai ; il s’adresse aux « porteurs de projets innovants » afin « de développer et de transférer aux agriculteurs de nouvelles solutions de protection des cultures ». Il sera suivi par un appel à projets ouvert par FranceAgriMer. Il subventionnera des projets d’une durée de trois à cinq ans, à hauteur de 7,5 M€ maximum par projet. En 2024, la première vague du Parsada avait mobilisé 143 M€ pour financer 28 projets (sur 50 déposés), à travers 15 plans d’actions.
Pesticides/drones: premier feu vert temporaire accordé, pour des vignes dans le Var
Un mois après sa promulgation, la ministre de l'Agriculture vient de se saisir pour la première fois de la loi réautorisant l'épandage de pesticides par drones en délivrant, dans certaines communes du Var, une autorisation, sous condition, d'aspersion de bouillie bordelaise sur des vignes. Dans un arrêté paru au Journal officiel le 25 mai, Annie Genevard y autorise l'usage de drones contre le mildiou jusqu'au 15 juin, «considérant le développement rapide du mildiou mettant en péril la récolte des vignobles dans les parcelles affectées et nécessitant un traitement urgent». L'autorisation n'est délivrée que pour «des parcelles viticoles pour lesquelles les conditions ne sont pas réunies pour une intervention terrestre (parcelle inondée, conditions de ressuyage ne permettant pas une intervention terrestre)». Elle est limitée à un traitement par parcelle, «sauf en cas de nouvel épisode pluvieux rendant les sols inaccessibles aux engins terrestres et empêchant la réalisation des traitements du mildiou par voie terrestre.» Une distance minimale de sécurité de 20 mètres est prévue pour les habitations/certains lieux d'accueil de public, des animaux, points sensibles relatifs à la préservation de l'eau. Pour rappel, la loi autorise l’épandage par drone de produits de biocontrôle, autorisés en agriculture biologique ou «à faible risque» au sens du droit européen dans: les bananeraies, sur les parcelles de vignes mères de porte-greffes conduites au sol et sur les parcelles avec des pentes supérieures ou égales à 20%.
Prunes: la filière veut passer la barre des 50% de ménages acheteurs cette année
Pour la saison 2025, la filière prune annonce deux grands objectifs : « faire en sorte que la prune devienne un achat programmé et non plus d’impulsion » et qu’un ménage sur deux devienne acheteur » (environ 42,5% aujourd’hui, pour une consommation nationale annuelle d’environ 55 000 t), résume André Graglia, directeur de l’AOPn prune, au sortir de l’assemblée générale de l’organisation le 22 mai. « Cela passera par plus de visibilité par tous les moyens, en particulier plus d’opérations de mises en avant par les opérateurs prune ». Après une meilleure saison 2024 qui a vu 80% d’une récolte normale, la filière pourra compter cette année sur 90% voire 100% du potentiel normal, entre 52 et 58 000 t; « sans creux, avec un bon échelonnement variétal dès le mois de juillet ». Ces volumes s'appuieront sur une nouvelle campagne de communication avec une thématique « fiers de nos producteurs » qui sera déclinée sur les réseaux sociaux et chez les clients. 2025 est également l’année de transition pour la démarche « Vergers écoresponsables », reconnue en 2024 sur la prune, qui va permettre aux producteurs et stations de faire évoluer leurs itinéraires et de mener audits et contrôles pour accueillir des volumes significatifs en 2026. (Florence Rabut)
Fruits bio : le producteur/transformateur Côteaux Nantais change de propriétaires
Les Côteaux Nantais, producteur et transformateur de fruits biologiques, changent de mains, ont annoncé le 21 mai nos confrères de Plan Bio (article payant). Située à Vertou (Loire-Atlantique), la ferme familiale est reprise par François Audo et Antoine Bonhomme, un binôme d’entrepreneurs nantais, désormais associés majoritaires à 100 %, d’après le média. Ce leader des pommes et poires en biodynamie cultive 105 ha de vergers, peut-on lire sur le site internet des Côteaux Nantais. La majeure partie de la récolte est vendue en frais. Une activité que vient compléter la transformation à l’atelier de Remouillé, produisant quelque 1 800 tonnes. Les Côteaux Nantais proposent une large gamme : compotes, purées sans sucres ajoutés, confitures, gelées, vinaigres de cidre, jus, nectars, pétillants de fruits sans alcool et cidres. L’entreprise a dégagé un chiffre d’affaires de 19,4 millions d’euros en 2019.
Taxes américaines: Trump menace l’UE de lui imposer 50% de droits de douane au 1er juin
Dans un message posté le 23 mai sur son réseau Truth Social, le président américain Donald Trump menace l’UE d’appliquer 50% de droits de douane sur ses produits importés aux Etats-Unis à partir du 1er juin. «Nos discussions avec eux sont vouées à l'échec!», affirme le locataire de la Maison Blanche tandis qu’il a récemment conclu un accord de principe avec le Royaume-Uni. Alors que les droits de douane réciproques américains et des rétorsions européennes sont suspendus jusqu’au 14 juillet (Washington impose tout de même un droit de 10% sur les importations de l’UE) le temps de trouver une solution négociée, Donald Trump fait pression sur l’UE à qui il reproche de suivre une politique commerciale créée spécialement «pour exploiter les États-Unis». De son côté, l’UE, via le commissaire au Commerce Maros Sefcovic, ne ménage pas ses efforts pour parvenir à un compromis avec ses homologues américains, sa priorité, sans que des avancées concrètes n’aient été enregistrées jusqu’à présent. Et en parallèle, Bruxelles prépare une nouvelle série de sanctions, au cas où.
Volaille: la Chine réautorise les importations françaises de viande et de génétique
Dans un communiqué paru le 23 mai, le ministère de l'Agriculture annonce que deux protocoles pour l'exportation de viande volaille et de génétique aviaire en Chine ont été signés le 15 mai en marge du Dialogue économique et financier de haut niveau (DEFHN). Ces protocoles viennent en application de l’accord de zonage (aussi appelé «régionalisation») en cas d’influenza aviaire adopté en mai 2024 durant la visite d’État en France du président XI Jinping, rappelle le ministère. En parallèle, la Chine vient aussi de lever l’embargo qui portait sur les départements ayant connu récemment des foyers d'influenza, poursuite le ministère. En conséquence, «les exportations de ces produits peuvent désormais reprendre à partir de tous les départements français», se félicite la Rue de Varenne. Le principe d’un accord de zonage est que si la France connaît des foyers localisés d’influenza aviaire, les zones indemnes pourraient continuer à exporter vers la Chine. Un tel accord intervient généralement au bout de plusieurs années de négociations, comme ce fut le cas pour la peste porcine africaine (PPA) en décembre 2021. Concernant la viande de volaille, la France a exporté en tout 430 000 téc en 2022 (sur une production de 1,57 Mtéc), dont 159 000 téc vers les pays tiers. Des volumes en baisse de 6%, notamment en raison de l’influenza aviaire, qui a provoqué la réduction des volumes disponibles et la fermeture de certains marchés.
Santé animale : face au développement des maladies, l’Omsa promeut la vaccination
Lors de sa 92e session générale, du 25 au 29 mai à Paris, l’Organisation mondiale de la santé animale (Omsa) mettra l’accent sur la vaccination dans un contexte de développement accru des maladies animales. Il s’agit de « l’un des instruments les plus importants de note boîte à outils », avec la biosécurité, la prévention et la surveillance, estime la portugaise Susana Pombo, présidente du conseil de l’Omsa. Ce thème sera abordé lors d’un forum à haut niveau et dans une résolution votée à l’issue de la session. L’organisation internationale y consacre aussi une large part de son premier rapport mondial sur la santé animale, où elle met en avant des pays ayant misé sur les stratégies vaccinales : la France contre l’influenza aviaire, le Royaume-Uni contre la tuberculose bovine, ou encore la Turquie contre la fièvre aphteuse. Outre son intérêt économique, « la généralisation de la vaccination du bétail permettrait de réduire les risques de résistance antimicrobienne ». Dans son rapport, l’organisation pointe la forte extension, en 2024, des maladies animales « dans des zones auparavant épargnées » ; près de la moitié de ces affections « présentent un potentiel zoonotique ». En particulière, les cas d’influenza aviaire chez les mammifères « ont plus que doublé en 2024 par rapport à 2023, augmentant le risque de transmission aux humains ».
Substituts végétaux à la viande : le marché américain en recul de 7,5 % sur un an
Les ventes de substituts végétaux à la viande sont orientées à la baisse aux États-Unis. Selon les données de Spins, présentées par AgFunder News, les ventes au détail de « viande végétale » ont baissé de 7,5 %, à 1,13 Md$ depuis un an (données arrêtées au 20 avril). Le recul est moins marqué pour les substitut surgelés (-5,3 %) – qui représentent 69 % du marché – que pour les produits frais (-12,1 %). La chute est spectaculaire pour les hamburgers végétaux frais, un créneau sur lequel opère Beyond Meat, dont les ventes baissent de 26 % sur un an. Good Food Institute (GFI), se basant sur les données Spins, constate un recul de même ampleur que la viande végétale pour ce qui concerne les laits végétaux (-5 %, à 2,8 Md$). Les ménages américains sont aujourd’hui 40 % à consommer du lait végétal et 13 % à acheter de la « viande végétale ». Ces taux de pénétration parmi les foyers se stabilisent. Pour expliquer ce marché en berne, GFI indique que les prix pour la plupart des catégories végétales restent « deux à quatre fois plus élevés que les homologues conventionnels sur une base par livre, par gallon ou par douzaine ». À l’opposé de cette tendance concernant le végétal, les ventes de viande fraîche au détail ont augmenté de 6 % sur un an et celles de produits carnés surgelés sont en hausse de 10,9 % (transformés) et de 4,2 % (non transformés).
Sécheresse : l’aide aux investissements voit son seuil minimum de dépenses abaissé
Le programme d’aide aux investissements en exploitations pour la protection contre la sécheresse voit son seuil minimum de dépenses réduit de moitié, selon une instruction publiée le 16 mai au Bulletin officiel. « Le seuil minimum de dépenses éligibles par demande passe de 2 000 € à 1 000 €, afin d’élargir le nombre de potentiels bénéficiaires », indique FranceAgriMer dans un message à la presse. Autre changement : l’instruction explicite certaines modalités de connectivité de l’outil d’aide à la décision (OAD) requis. « Pour être éligible, une demande portant sur un matériel de goutte-à-goutte doit obligatoirement être couplée à l’achat d’une sonde ou d’un capteur. » Ce nouvel équipement « peut être connecté à un OAD déjà utilisé par l’exploitant ». FranceAgriMer rappelle que la période de dépôt des demandes d'aide se clôturera à la consommation de l'enveloppe ou au plus tard le 31 décembre 2025.
Coordination rurale : Le Floc'h pas certaine d'être candidate à sa propre succession
Contactée par Agra Presse, l’actuelle dirigeante depuis 2022 de la Coordination rurale (CR) Véronique Le Floc'h a indiqué « ne pas encore avoir pris de décision » quant à une nouvelle candidature à la tête du syndicat. « Ce qui compte, c’est la continuité du syndicat. (...) S’il fallait revenir dans trois ans après un mandat, c’est une autre possibilité, a-t-elle ajouté. S’il y a du sang neuf et que cela convient à tout le monde, je peux laisser ma place. » Pour rappel, de nouvelles élections sur la gouvernance du syndicat se tiendront lors de son prochain congrès en novembre. Par ailleurs, Véronique Le Floc'h a confirmé l'information de nos confrères de Contexte selon laquelle une assemblée générale aura lieu les 11 et 12 juin, durant laquelle deux votes se tiendront. L'un portera sur la nomination ou non de Serge Bousquet-Cassagne, ancien président CR 47 et de la chambre d’agriculture du Lot-et-Garonne, au poste de directeur à titre bénévole ; Véronique Le Floch affirme « s’être toujours bien entendu » avec lui. L'autre portera sur le déménagement de l’actuel siège du syndicat d'Auch (Gers) à Agen (Lot-et-Garonne).
Elections MSA : nette baisse de la participation, la CFDT en tête et renforcée
Les résultats des élections 2025 des délégués de la MSA montrent une nette baisse du taux de participation qui s’est établi à 18,05% tous collèges confondus, par rapport au scrutin de 2020 au cours duquel le taux avait atteint 26,8%. « Je prends acte de cette mobilisation de près d’un demi-million de votants, à mettre en perspective avec d’autres scrutins professionnels où la participation est plus faible », a indiqué le président de la CCMSA Jean-François Fruttero à l’occasion d’une présentation à la presse le 23 mai. Il a aussi souligné « le contexte particulièrement difficile pour le monde agricole et des élections aux chambres d’agriculture qui ont largement mobilisé ». 12978 délégués bénévoles ont été élus dans 5093 circonscriptions. Les résultats du 2e collège (salariés) font apparaître que les 5558 candidats se répartissent de la façon suivante : la CFDT arrive en tête avec 49,46% et se renforce par rapport aux 41,2% obtenus en 2020, suivie de la CFE-CGC à 26,70% (27,29% en 2020), la CGT à 10,89% (18,95% en 2020), FO à 9,95% (9,02% en 2020) et la CFTC à 3% (3,44% en 2020). Les résultats du 1er collège (exploitants agricoles) qui compte 5 176 élus et du 3e collège (employeurs) qui compte 2244 élus « sont en cours de retraitement et seront connus dans les jours prochains », indique la MSA.
Irak: les réserves d'eau au plus bas depuis 80 ans, surfaces agricoles irriguées en baisse
Les réserves d’eau d’Irak sont au plus bas depuis 80 ans, en raison d’une médiocre saison des pluies et d’une chute du débit des mythiques fleuves Tigre et Euphrate, a indiqué le 25 mai à l’AFP le ministère des Ressources hydriques. La pénurie d’eau, pire qu’en 2024, va contraindre les autorités à limiter la superficie des champs cultivés cet été, a détaillé pour l’AFP le porte-parole du ministère, Khaled Chamal. Frappé de plein fouet par le changement climatique, l’Irak souffre de températures en hausse et d’épisodes de sécheresse qui s’enchaînent depuis au moins cinq ans. Mais Bagdad fustige aussi régulièrement les barrages construits en amont chez ses voisins turcs et iraniens, qui réduisent drastiquement le niveau des deux grands fleuves traversant l’Irak. «En 80 ans nous n’avons jamais eu de réserves aussi basses», constate M. Chamal., mettant en cause des pluies hivernales moins importantes cette année. Les autorités ont dû réduire ces dernières années les surfaces agricoles cultivées. Cet été le pays disposera des quantités nécessaires pour garantir l’eau potable. Mais les autorités seront contraintes de réduire encore un peu plus les cultures. Selon M. Chamal, le plan agricole estival prévoit l’irrigation de «plus de 1,5 million de donums» (375 000 hectares). A l’été 2024, les agriculteurs avaient pu irriguer environ 2,5 millions de donums de champs de maïs, vergers et rizières, selon le site du ministère.
COP30: le conseiller d'Emmanuel Macron Benoît Faraco nommé pour diriger les négociations
Le conseiller d’Emmanuel Macron chargé de l’énergie, de l’environnement, des transports et de l’agriculture Benoît Faraco a été nommé le 23 mai en conseil des ministres ambassadeur chargé des négociations sur le changement climatique, à un peu moins de six mois de la COP30 au Brésil. «La France daigne enfin nommer un ambassadeur pour le climat après plus de six mois de vacances», a réagi Gaïa Febvre, responsable des politiques internationales au Réseau action climat (RAC). Benoît Faraco s’était distingué pendant Salon de l’agriculture 2024, en pleine crise agricole, en tentant d’organiser un grand débat entre Emmanuel Macron et le monde paysan, traversé par crise existentielle. L’invitation du collectif écologiste Les Soulèvements de la Terre, connu pour ses actions violentes sur les enjeux agricoles, avait provoqué une polémique et entrainé l’annulation pure et simple de l’évènement la veille de sa tenue. Benoît Faraco est également un ancien porte-parole de la Fondation Hulot (aujourd’hui Fondation pour la nature et l’homme) et un ancien conseiller de l’eurodéputé Renaissance Pascal Canfin.
Gestion de l'eau: un nouveau délégué interministériel pour remplacer M. Gutton
Dans un arrêté paru le 24 mai, la ministre de l'Agriculture a nommé Christophe Chassande comme délégué interministériel en charge de la gestion de l'eau en agriculture. Il remplace Martin Gutton, qui est le premier à avoir occupé cette fonction depuis sa création en juillet dernier. Ingénieur agronome passé par l'Engref, Christophe Chassande travaille au ministère de la Transition écologique (MTES) depuis 2014. Il a été directeur de la Dreal de la région Centre pendant six ans, puis chef du service de la transformation ministérielle et de l'animation du réseau au secrétariat général du MTES.
Ministère de l'agriculture: Alain Moulinier cède sa place à la tête du CGAAER
Par un arrêté paru le 24 mai, Annie Genevard met fin aux fonctions de vice-président du CGAAER (service d'inspection du ministère de l'Agriculture) d'Alain Moulinier, à sa demande. Le nom de son successeur n'est pas précisé. Nommé en 2016 à la tête du CGAAER, Alain Moulin aura connu à mettre en oeuvre la réforme de la haute fonction publique, et l'«extinction» de l'Inspection générale de l'agriculture. Durant sa carrière, Alain Moulinier a été Draaf de 2003 à 2008, directeur général de Chambres d'agriculture France (ex-APCA) de 1998 à 2002, et directeur général de l'Onic (céréales) de 1995 à 1998.