Agrafil du 28 novembre 2022

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Solaire: en commission, les députés butent sur le photovoltaïque au sol

À l'occasion de l'examen en commission du projet de loi AER (énergies renouvelables) le 24 novembre, les députés ont réussi s'entendre sur l'encadrement des installations dites «agrivoltaïques» (photovoltaïque avec bénéfices pour l'agriculture) apportant peu de changement au texte proposé par le Sénat. En revanche, ils n'ont pas trouvé d'équilibre sur les simples installations de photovoltaïque au sol. Souhaitant différencier leur régulation de l'«agrivoltaïsme», le rapporteur Éric Bothorel (Renaissance, Côtes-d'Armor) a fait adopter, avec le gouvernement, un amendement instaurant un cadre qui leur serait dédié, les autorisant sur sol agricole ou naturel, sous plusieurs réserves, dont un aval de la CDPenaf (comme pour l'agrivoltaïsme) et le fait d'être «compatibles avec les exploitations agricoles». Une rédaction qui laissait la porte trop grande ouverte à ces installations, ont estimé plusieurs groupes de l'assemblée, des LR aux socialistes. Plusieurs sous-amendements ont été proposés, dont un «concerté» avec les JA, pour que ladite compatibilité soit évaluée «à la parcelle» et non pas à l'exploitation. Le gouvernement s'y est opposé, arguant que, par nature, une installation au sol empêchait le plus souvent l'usage agricole d'une parcelle. Sans convaincre davantage que l'amendement lui-même, le sous-amendement a finalement été adopté avec avis de sagesse du rapporteur, qui a plaidé pour que le sujet soit retravaillé d'ici la séance publique, prévue le 5 décembre.

Influenza aviaire: une première «suspicion forte» en élevage dans les Landes

À la suite d’une «suspicion forte d’influenza aviaire en élevage», la préfecture des Landes a pris le 24 novembre un arrêté instaurant une «zone réglementée temporaire» (ZRT) dans neuf communes du littoral atlantique, à une dizaine de kilomètres à l’ouest de Dax. La création d’une ZRT permet aux autorités de prendre des mesures de prévention (interdiction des mouvements d’animaux, des épandages de lisier et de fumier, des activités cynégétiques, etc.) avant la confirmation du cas. De son côté, France Bleu Gascogne évoque un «cas suspect de grippe aviaire dans la basse-cour d'un particulier» à Léon. Les communes concernées par la ZRT ne se situent pas dans le bassin le plus dense en canards, situé à l’est du département. Dans les 68 communes les plus denses des Landes, des Pyrénées-Atlantiques et du Gers, les professionnels ont mis en place le «plan Adour» (aucun canard entre le 15 décembre et le 15 janvier). Premier bassin français de production de foie gras, le Sud-Ouest a été durement frappé à plusieurs reprises par l’influenza aviaire ces dernières années. En 2021-2022, les Landes avaient déploré 229 cas en élevage. Au niveau national, l’Hexagone compte 72 foyers en élevage (depuis le 1er août), selon le dernier bilan du ministère de l'Agriculture au 23 novembre.

Agroforesterie: M. Fesneau veut «avancer» sur les haies et l'agroforesterie

«J'ai singulièrement envie d'avancer sur le dossier des haies», avait déclaré Marc Fesneau, le 16 novembre lors de remise des prix de l'Afja (journalistes agricoles). Le ministre de l'Agriculture y voyait notamment un gisement de plaquettes de bois, qui favoriserait un «équilibre de la forêt». Et de s'inquiéter par ailleurs du coût de protection des plants de haies (et d'arbres plus généralement) contre le grand gibier. Renseignements pris auprès de son cabinet, deux chantiers sont en cours autour des haies: «un retour d’expérience du dispositif France Relance Plantons des haies de 45 M€» et «le lancement d’une mission dédiée CGAAER pour relancer une dynamique». Et d'évoquer, sans plus de précision un «plan haies» et un «plan agroforesterie». Ladite mission CGAAER doit faire un «état des lieux des connaissances scientifiques» sur les vertus des haies, «chiffrer l’ampleur du phénomène d’arrachage de haies» et son lien avec la Pac, et «faire des propositions pour améliorer les incitations à la plantation de haies». En 2015, le ministre de l'Agriculture Stéphane Le Foll avait lancé un plan de cinq ans dédié à l'agroforesterie. Une évaluation réalisée en 2021 avait conclu au besoin d'une seconde mouture, qui soit notamment mieux soutenue financièrement.

Chèque bois énergie: de 50 à 200 euros, demandes à partir du 22 décembre

Les Français qui se chauffent au bois pourront bénéficier d'une aide d'Etat allant de 50 à 200 euros, sous conditions de revenus, qu'ils pourront demander à partir du 22 décembre, a annoncé le ministre des Comptes publics Gabriel Attal dans une interview au Parisien publiée le 27 novembre. Le Parlement a adopté définitivement le 25 novembre, par un vote du Sénat, un dernier budget rectifié pour 2022, avec parmi les autres dispositions cette aide de 230 millions d'euros pour les ménages se chauffant au bois. «Le guichet ouvrira le 22 décembre», a expliqué Gabriel Attal au Parisien. «Il suffira de se connecter sur le site chequenergie.gouv.fr et de rentrer son numéro de télédéclarant et sa facture. Pourront y accéder les Français qui gagnent jusqu'à 2.260 euros pour une personne seule et jusqu'à 4.750 euros pour un couple avec deux enfants. L'aide ira de 50 à 200 euros», a-t-il précisé. Toute une série de dispositifs ont été prévus cette année pour le chauffage pour aider les ménages face à la flambée des prix de l'énergie.

Viande: les bouchers-charcutiers manifestent mardi 29 devant l’Assemblée, contre le coût de l'énergie

Face à la flambée des prix de l’énergie, la CFBCT (bouchers-charcutiers, traiteurs) appelle ses adhérents à manifester mardi 29 novembre devant l’Assemblée nationale, annonce la confédération dans un communiqué le 25 novembre. «Une manifestation historique, la première pour la profession depuis plus de 20 ans», rappelle la CFBCT, qui exhorte aussi les artisans bouchers-charcutiers à «éteindre symboliquement leurs lumières en signe de protestation contre la hausse du coût de l’énergie». Face à la hausse des prix de l’électricité et du gaz dans le contexte de la guerre en Ukraine, «les dispositifs actuels [mis en place par le gouvernement] ne répondent (…) pas à toutes les problématiques de nos petites et moyennes entreprises», déplore le président de la CFBCT Jean-François Guihard, cité dans le communiqué. Certains de ces artisans «se trouvent dans une véritable zone blanche», estime-t-il. Et de prévenir que «les boucheries-charcuteries du pays ne pourront tenir encore bien longtemps si l’État n’agit pas devant l’urgence de la situation». Le gouvernement travaille actuellement sur un nouvel aménagement des critères d’accès aux aides à l’énergie, jugés trop restrictifs.

Intrants : Timac Agro (groupe Roullier) pousse le concept de «fertilité électrique»

À l’occasion d’une conférence de presse le 25 novembre, le spécialiste de la nutrition des plantes Timac Agro (groupe Roullier) a présenté la gamme d'intrants Energeo, une technologie brevetée combinant l’optimisation du pH et celle du potentiel d'oxydo-réduction (ou potentiel redox) des sols. Exprimé en milllivolts (mV), ce dernier «régit des échanges d’électrons dans le sol et dans la plante» et «traduit la fertilité électrique des sols», précise Sylvain Pluchon, directeur R&D en nutrition végétale chez Timac Agro. Il s'agit d'un champ de recherche nouveau, avec le chercheur du Cirad Olivier Husson comme «initiateur du sujet en France», qui a «mis au même niveau le PH et le redox ces cinq dernières années», selon Sylvain Pluchon. Au cœur de l’invention de Timac Agro, la technologie baptisée ARM (active redox multisites) permet de «désoxyder rapidement les sols» mais aussi de les «stabiliser», précise Maylis Radonne, directrice développement produits et communication chez Timac Agro. Afin de rendre compte de la situation redox des sols français, l’entreprise a également produit «la première cartographie PH/redox de France, avec plus de 600 sols mesurés». Résultat : ils sont «moyennement à fortement oxydés», selon Sylvain Pluchon, là où l’optimum des potentiel redox se situe aux alentours de 400 mV.

PSN: un projet de loi pour aménager de derniers détails juridiques

Le gouvernement a déposé, le 23 novembre, un projet de loi d'Adaptation au droit de l'Union européenne, incluant des dispositions juridiques relatives à la mise en œuvre en France de la prochaine Pac 2023-27 (PSN). Un premier article vise à «sécuriser juridiquement» et «assurer la mise en œuvre effective» des aides à l'installation par les régions. Il est prévu qu'elles en auront pour la première fois la responsabilité sous cette programmation. Or, il est encore écrit dans le Code rural que c'est à l'État qu'il revient de fixer le cadre réglementaire de la politique d'installation. À la suite, l'article 3 prévoit que le traitement des aides à l'installation de la programmation 2014-2022 continuera d'être régi par les règles de compétence actuelles (cogestion par l'État et les régions). L'article 3 porte sur les aides d'intervention (fruits et légumes, vin, produits de l'apiculture, huile d'olive et olives de table). Il habilite le directeur général de FranceAgriMer à en déterminer le régime juridique. Le gouvernement explique que, à la différence du régime applicable à l'actuelle programmation, «le règlement européen ne fixe que quelques règles générales et renvoie pour une très large part aux États membres la détermination des conditions d'éligibilité de ces interventions».

«Bassines» de Sainte-Soline: la plainte contre Bayou classée sans suite (OPA)

«Le procureur de la République de Poitiers vient de classer sans suite la plainte» déposée par quatre OPA des fruits et légumes* contre le député EE-LV de Paris Julien Bayou «pour provocation suivie ou non d’effet à commettre un délit», annoncent les organisations dans un communiqué le 25 novembre. «Les producteurs de fruits et légumes sont stupéfaits et dépités d’une telle décision», réagissent-elles, annonçant désormais «se tourner vers le garde des Sceaux, Éric Dupont-Moretti, pour faire cesser ces atteintes au droit». Les OPA avaient annoncé leur dépôt de plainte le 22 novembre. Interrogé sur BFMTV le 23 août, en pleine période de sécheresse, Julien Bayou, ancien secrétaire national d'EE-LV, avait déclaré: «Nous encourageons les actes de désobéissance civile contre les réserves d'eau agricoles qui pompent dans les nappes. C'est assumé devant les tribunaux.» Pour les OPA, Julien Bayou a ainsi «directement encouragé et provoqué, mais aussi légitimé la commission des évènements de Sainte-Soline», en référence aux violentes manifestations de fin octobre. * L’ANPP (pommes et poires), Felcoop (coopératives), la FNPF (producteurs de fruits, FNSEA) et l’AOP Tomates et concombres de France.

Lait: pas d'acte de maltraitance dans l'élevage signalé par L214, selon une expertise

Une expertise vétérinaire menée dans un élevage de vaches laitières en Gironde le 25 novembre a conclu qu'aucun «acte de maltraitance volontaire» n'avait été commis envers les animaux, après une plainte de l'association L214, a appris l'AFP auprès de la préfecture le 26 novembre. La préfecture a par ailleurs déclaré qu'«aucune plainte» n'avait été reçue durant les cinq dernières années pour ce motif. Des expertises vont être poursuivies. Une enquête judiciaire avait été ouverte le 23 novembre à la suite du dépôt d'une plainte par L214 et de la publication d'une vidéo par l'association de défense des animaux dans laquelle on pouvait voir des vaches amaigries et couchées dans du lisier.  L214 et l'association girondine "Ne crin plus rien" avaient appelé à «la fermeture immédiate de l'établissement». L'exploitation fournissait notamment le groupe fromager français Savencia (Caprice des Dieux, Tartare, Elle&Vire). Le groupe a indiqué le 25 novembre à l'AFP «suspendre immédiatement la collecte laitière de cette exploitation» après la diffusion de la vidéo.

Enquête sur le chlordécone aux Antilles: le parquet de Paris demande un non-lieu

Le parquet de Paris a demandé un non-lieu dans l'enquête sur l'empoisonnement à vaste échelle lié à l'utilisation du chlordécone aux Antilles françaises, a-t-il indiqué le 25 novembre à l'AFP, confirmant une source proche du dossier. Cette étape était attendue depuis que les juges d'instruction parisiens du pôle de santé publique avaient clos leurs investigations sans avoir procédé à des mises en examen. Interdit en métropole en 1990, le chlordécone a continué à être utilisé aux Antilles jusqu'en 1993 où il est soupçonné d'avoir provoqué une vague de cancers. Dans son réquisitoire définitif daté du 24 novembre, consulté par l'AFP, le parquet considère notamment que les faits semblent prescrits, s'agissant notamment de l'empoisonnement, ou non caractérisés, concernant l'administration de substances nuisibles. Il appartient désormais aux juges d'instruction de rendre leur décision finale dans ce dossier très sensible en Guadeloupe et en Martinique où plus de 90% de la population adulte est contaminée par le chlordécone, selon Santé publique France. La population antillaise présente par ailleurs un taux d'incidence du cancer de la prostate parmi les plus élevés au monde et ces cancers liés à l'exposition au chlordécone ont été reconnus comme maladie professionnelle en décembre.

Banane: très nuisible, la limace à crêpe s'implante en Martinique

La présence d'une espèce de limace parmi «les plus nuisibles au monde pour les cultures» est observée en Martinique de plus en plus fréquemment depuis le début de l'année, a annoncé ce mois-ci une note du Centre de ressources espèces exotiques envahissantes (CRE-EEE). L'espèce repérée, nommée Leidyula Sloanii, «est originaire de la Jamaïque mais elle a très certainement été introduite en Martinique avec des plantes exotiques», a avancé le 24 novembre Régis Delannoye, expert en malacologie (l'étude des mollusques), sur l'antenne de la radio locale RCI. Aussi connu sous le nom de «limace à crêpe» (pancake slug, en anglais) en raison de son aspect clair tacheté, le gastéropode a été repéré dans au moins quatre communes de la moitié Nord de la Martinique. «Chez nous, elle s'attaque aux troncs des bananiers en provoquant des maladies», déplore Régis Delannoye, affirmant l'avoir même vue s'en prendre à «un cactus». Outre les dégâts qu'elle engendre sur les cultures, la présence de cette limace constitue un risque sanitaire pour les êtres humains car elle peut être «vectrice de maladies parasitaires (...) provoquant des méningites (pouvant être mortelles».

Viande: le fabricant de boyaux de saucisses Devro racheté par l'allemand Saria

Le fabricant britannique de boyaux de saucisses Devro s'envolait de 60% en bourse vendredi, après une offre de rachat par l'allemand Saria, spécialisé notamment dans l'industrie alimentaire, pour 667 millions de livres. Les conseils d'administration des deux entreprises «sont parvenus à un accord» en vue d'une acquisition qui porte la valeur du capital social de Devro «à environ 540 millions de livres» et la valeur totale de l'entreprise «à 667 millions de livres» (775 millions d'euros), a annoncé Saria dans un communiqué. Le titre de Devro était en hausse de 59,90% à 307 pence vendredi vers 09H30 GMT à la Bourse de Londres. Devro, basé en Ecosse, dispose également de sites de production aux Etats-Unis, Pays-Bas, Chine, République Tchèque et Australie et emploie environ 2.000 personnes. Le groupe Saria, qui compte 10.500 employés dans 26 pays, est spécialiste de la fabrication de produits destinés à l'alimentation humaine mais aussi la nutrition animale, l'aquaculture, la pharmacie, l'industrie et le secteur agricole.

Déforestation en Amazonie: Carrefour ne respecte pas ses engagements, selon Mighty Earth

Le groupe de distribution Carrefour, qui avait annoncé suspendre sa collaboration avec certains fournisseurs impliqués dans la déforestation en Amazonie, ne respecte pas ses engagements et «est toujours lié aux pires abattoirs brésiliens», dénonce le 25 novembre l'ONG de défense de l'environnement Mighty Earth.  L'association avait publié en septembre une étude sur 102 produits distribués par l'enseigne au Brésil, montrant que deux tiers d'entre eux provenaient de la société JBS, régulièrement visée pour des cas de déforestation. Le groupe avait immédiatement réagi en annonçant la suspension de sa collaboration avec deux abattoirs JBS fournissant ses filiales au Brésil. Afin de vérifier l'effectivité de cette annonce, Mighty Earth a analysé en octobre, 310 produits carnés commercialisés dans dix magasins du groupe répartis dans sept villes du Brésil. «Carrefour n'a pas appliqué cette suspension à l'ensemble de ses magasins. Mighty Earth a identifié douze produits carnés provenant des deux abattoirs incriminés (Vilhena, Pimenta Bueno) dans quatre magasins du groupe», dont plusieurs de l'enseigne discount Atacadao, dont l'arrivée est annoncée en France l'an prochain, souligne Mighty Earth dans un communiqué. Interrogé par l'AFP, Carrefour reconnaît «un dysfonctionnement dans les instructions de suspension».

PPAM: l'américain IFF peine à trouver des agriculteurs pour tester des itinéraires culturaux

A l’occasion du colloque sur les plantes à parfum, médicinales et aromatiques (PPAM) de l’Iteipmai (institut technique) à Chemillé-en-Anjou, le 23 novembre, les participants ont échangé sur la relocalisation de la production. Deux grands acteurs industriels étaient présents: les Laboratoires Pierre Fabre, groupe français fabriquant des médicaments, produits cosmétiques et compléments alimentaires, et le groupe américain International Flavors and Fragrances (IFF) fabriquant des parfums pour la parfumerie, et des arômes pour l’industrie alimentaire. De son côté, le groupe Pierre Fabre parvient à «conserver un ancrage territorial» grâce aux 50 ha qu’il possède dans le Tarn pour produire et tester des PPAM, a indiqué le responsable du pôle agriculture durable Alexandre Panel. Mais la chose est plus compliquée pour IFF qui ne possède pas de foncier. L’antenne nationale (LMR Naturals) basée à Grasse peine à trouver des agriculteurs partenaires pour tester des itinéraires culturaux sur certaines espèces pendant trois ans, sur des petites surfaces (1 à 2 ha), contre une prestation de culture. «Il y a une difficulté de la part des producteurs à se projeter sur des espèces qu’ils ne connaissent pas forcément», a confié la responsable R&D Giorgiana Chietera.

Champagne: «forte progression» de Laurent-Perrier au 1er semestre, porté par la demande

Le groupe Laurent-Perrier a annoncé le 25 novembre une «forte progression» de ses résultats au premier semestre de son exercice décalé 2022/23, bénéficiant de la demande soutenue pour le champagne tout en faisant part de sa «vigilance» pour la suite. Son chiffre d'affaires a bondi de 24%, s'établissant à 159,4 millions d'euros. «Ces résultats sont portés par la forte demande des vins de Champagne à travers le monde, et par les efforts engagés depuis plusieurs années sur la politique de valeur du groupe», a félicité dans un communiqué Stéphane Dalyac, président du directoire. Tourné vers le marché du haut de gamme, le groupe familial de Tours-sur-Marne détient les marques Laurent-Perrier, Salon, Delamotte et Champagne de Castellane. En volume, ses ventes ont aussi augmenté de 12,4% sur un an. Toutefois, «le contexte géopolitique en lien avec la guerre en Ukraine, les fortes tensions inflationnistes et les politiques monétaires obligent à beaucoup de prudence quant aux perspectives sur les prochains mois», selon le groupe.

Erratum: le préfet coordonnateur du plan national Loup en partance

Contrairement à ce que nous avons indiqué par erreur dans l'Agrafil du 24 novembre, ce n'est pas le préfet référent national sur la politique du loup (Jean-Paul Celet) qui doit prochainement quitter son poste, mais le préfet «coordonnateur du plan national Loup et activités d'élevage», Pascal Mailhos. Selon Le Monde, ce dernier devrait être nommé prochainement nouveau coordonnateur national du renseignement et de la lutte contre le terrorisme. Jean-Paul Celet travaille en appui à Pascal Mailhos.