«Réorganiser la production pour diminuer les densités dans les élevages»: c’est ainsi que Christophe Bonno, directeur général de Maïsadour, résume la philosophie du «plan Adour» dans un message sur LinkedIn le 28 juillet. La mesure phare de cette feuille de route qui concerne quatre départements (Gers, Landes, Pyrénées-Atlantiques et Hautes-Pyrénées): l’absence totale de palmipède entre le 15 décembre et le 15 janvier dans les 68 communes les plus denses en animaux. Récemment adopté par les professionnels (chambres d’agriculture, interprofessions, organisations de producteurs et associations d’éleveurs indépendants) en complément du plan national influenza, le plan prévoit une baisse de 40% du nombre de lots de gallinacées dans les 20 communes les plus peuplées en gallus (hors pondeuses). D’après un document publié par la chambre d’agriculture des Landes, les mises en gavage y seront aussi interdites (toujours du 15 décembre au 15 janvier). Idem dans les 12 communes de la zone comptant un couvoir. Quant aux producteurs en filières courtes des 68 communes les plus denses, ils devront aussi «diminuer le nombre de palmipèdes». En contrepartie de ces efforts, les éleveurs bénéficieront d’indemnisations majorées pour leurs pertes économiques.
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