Agrafil du 5 février 2026

hero

Influenza/bovins : une vache laitière testée positive aux Pays-Bas, premier cas en Europe

Aux Pays-Bas, une vache laitière a été testée positive au virus de l’influenza aviaire H5N1 le 15 janvier, selon le Bulletin hebdomadaire de veille sanitaire internationale sur la santé animale (BHVSI SA) de l’Anses daté du 27 janvier. « Le dépistage de ce bovin a été réalisé dans le cadre d’une enquête épidémiologique dans une ferme où un chat avait été confirmé infecté par un virus de l’IAHP H5N1 fin décembre 2025. La vache avait présenté une mammite et des signes respiratoires en décembre 2025 mais était rétablie au moment de la réalisation des prélèvements », indique l’Anses. Les autorités locales précisent que des tests PCR ultérieurs réalisés sur des échantillons individuels de lait, de lait de tank et de sang n’ont révélé aucune preuve de circulation virale active. D’autres tests sont en cours pour savoir si d’autres animaux ont été touchés par le virus. Tout le lait de la ferme a été pasteurisé, permettant d’éliminer le virus, et celui de la vache contaminée exclu de la consommation humaine du fait de la mammite. C’est le premier cas à l’échelle européenne d’une vache laitière touchée par le virus de l’influenza aviaire H5N1. Aux Etats-Unis, environ 1000 troupeaux de vaches laitières ont été touchés depuis 2024 par ce virus. En décembre, l'Efsa estimait le risque d'introduction en Europe très faible, et l'impact potentiel important, notamment pour la filière lait (voir notre enquête).

Bovins/DNC : les sénateurs dressent un premier bilan financier et des pistes d’amélioration

Au 9 décembre, la crise sanitaire de la dermatose nodulaire contagieuse (DNC) a coûté 42 millions d’euros (M€) à l’État, selon un rapport d’information adopté par les sénateurs de la commission des Affaires économiques le 4 février. Une somme qui ne comprend ni la vaccination élargie dans le Sud-Ouest (750 000 bovins) ni le fonds d’urgence de 22 M€ pour les aides économiques. Devant ce coût « écrasant », les élus proposent de « solliciter l’activation de la réserve de crise européenne pour tenter d’obtenir un cofinancement », selon le rapporteur Christian Redon-Sarrazy (socialiste, Haute-Vienne). Dans le détail, les deux principaux postes sont les frais vétérinaires (21,3 M€) et les indemnisation sanitaires aux élevages dépeuplés (15 M€). La vaccination représentait à l’époque 3,1 M€, les analyses 100 000 € et les frais liés la biosécurité 800 000 € ; 1,7 M€ de dépenses diverses sont regroupées dans un catégorie « autres ». « Les acteurs du monde agricole [sont] globalement satisfaits » des indemnisations, notent les sénateurs, à l’exception des aides aux élevages laitiers touchés par un abattage sanitaire. Outre la valeur des animaux abattus, ces indemnisations prennent en compte un « déficit de momentané de production » sur une période de trois mois. Des pertes « sous-estimées », selon M. Redon-Sarrazy, qui propose de passer à six mois.

Bovins/DNC : la Coméco du Sénat recommande d’anticiper la campagne de vaccination 2026

Alors que la stratégie vaccinale 2026 contre la dermatose nodulaire contagieuse (DNC) doit bientôt être décidée, un rapport d’information du Sénat adopté le 4 février propose « d’anticiper le déploiement de ces opérations pour ne pas être pris de court ». Les sénateurs de la commission des Affaires économiques ont adopté à l’unanimité ce document issu d’une mission d’information « flash » transpartisane, lancée en novembre 2025. Une réunion du Cnopsav (« Parlement du sanitaire ») est prévue le 9 février, au cours de laquelle sera fixée la nouvelle stratégie vaccinale. Sans préjuger de la décision, les sénateurs – qui ne siègent pas au Cnopsav – posent « la question de la revaccination des zones vaccinales au printemps ». Le rapport souligne que « certains animaux [risquent] de se retrouver sans protection vaccinale à l’été 2026 » (veaux, bovins adultes vaccinés depuis plus d’un an, etc.) et invite les pouvoirs publics à s’assurer « que le stock de vaccins disponibles est suffisant ». En revanche, les élus s’opposent à une vaccination préventive dans toute la France. Selon le rapport (qui cite le ministère), une telle campagne présenterait un coût direct de 345,8 M€. Quant à la perte du statut indemne, elle provoquerait « 5 à 10 Md€ de pertes annuelles », directes et indirectes.

Chine: le gouvernement va augmenter ses soutiens aux agriculteurs (presse)

Selon un article (payant) de Reuters du 3 février, la Chine va augmenter le soutien à ses agriculteurs, afin de stabiliser la production nationale (grains, cultures végétales, élevage etc.) et renforcer sa souveraineté alimentaire. Le média cite la presse locale, elle-même rapportant les grandes lignes d’un nouveau plan gouvernemental de politique nationale agricole pour atteindre la sécurité alimentaire. Il s’agit du « document n° 1 » du Conseil d'État, qui intervient alors que la Chine prépare son prochain plan quinquennal. En plus d’intensifier la diversification des importations agricoles nationales, le plan évoque un soutien renforcé aux producteurs locaux via des politiques de prix, de subventions et d'assurance. La surveillance du marché sera accrue, afin de stabiliser les prix des céréales et autres produits alimentaires essentiels. Il parle également de stabiliser la production de porc, de bœuf et de produits laitiers, de promouvoir un équilibre entre l'offre et la demande, d’accroître la consommation de produits laitiers et de soutenir la culture de fourrages clés comme le maïs ensilé et la luzerne. Le document propose par ailleurs des mesures pour stimuler l'innovation, via le renforcement des plateformes de recherche, le soutien aux principales entreprises agro-technologiques, à la production de cultures biotechnologiques industrialisées et l’intégration de l’IA.

UE/Australie : le ministre du commerce australien attendu à Bruxelles le 12 février

Les négociations commerciales entre l’UE et l’Australie s’accélèrent. Le commissaire européen au Commerce international, Maros Sefcovic doit rencontrer le 12 février à Bruxelles, son homologue australien, Don Farrell, a indiqué le 4 février, le porte-parole de la Commission européenne au Commerce, Olof Gill. «L'UE est déterminée à renforcer ses relations avec l'Australie, un partenaire stratégique qui partage ses valeurs», précise-t-il. Et d’ajouter: «Comme toujours, les progrès réalisés dans cette phase délicate des négociations dépendront du fond». Le sujet agricole, notamment les concessions en matière de viande rouge et les indications géographiques, reste au cœur des préoccupations. En fonction du résultat de la rencontre, plusieurs médias évoquent un possible voyage de quatre jours en Australie de la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, à l’issue de la conférence de Munich sur la sécurité (du 13 au 15 février). Après les accords avec le Mercosur et l’Inde en janvier, la conclusion de pourparlers avec l’Australie s’inscrit dans le cadre de la stratégie de diversification commerciale lancée par Bruxelles à la suite du retour de Donald Trump à la Maison Blanche.

UE/Etats-Unis : le Parlement européen lève son blocage des textes issus de l’accord commercial

Après une suspension de quelques semaines, les rapporteurs de la commission du Commerce international du Parlement européen (Cominta) ont décidé, à l’occasion d’une réunion le 4 février, de reprendre leur examen des textes mettant en musique l’accord commercial UE/États-Unis conclu en juillet. Ces propositions de Bruxelles, publiées fin août, visent notamment à faciliter l’accès au marché européen de certains produits agricoles américains. A présent, un vote pourrait avoir lieu lors de la prochaine réunion de la Cominta, le 24 février. Les eurodéputés sont ainsi prêts à «avancer rapidement», «à condition que les États‑Unis respectent l’intégrité territoriale et la souveraineté de l’Union et de ses États membres», a déclaré le président de la Cominta, le social-démocrate allemand Bernd Lange. Et d’ajouter que cette reprise des travaux n’est «pas un chèque en blanc», mais le «signal d’une volonté générale d’engager le dialogue». Dans cette optique, les parlementaires ont convenu d’ajouter dans les textes la possibilité de suspendre «l’application de l’accord à tout moment si les intérêts, la sécurité ou l’intégrité territoriale de l’Europe sont menacés».

Pac : le président de la Bretagne veut aussi des objectifs de production, par région

Évoquant la réforme de la Pac et les difficultés possibles de son financement national, lors d'une rencontre avec la presse le 4 février, le président du conseil régional de Bretagne, Loïg-Chesnais Girard, a fait part de son souhait de fixer des « ambitions en termes de quantité et de qualité ». Après que le président de la République a proposé, la veille, de fixer « des objectifs de production au niveau européen, filière par filière », Loïg-Chesnais Girard souhaite quant à lui des objectifs régionaux : « Il faut modéliser le climat, les sols, et le bol alimentaire d'ici 2030, 2040, et 2070, et se donner des objectifs de production. Cela permettra d'orienter les investissements. » L'élu breton souhaite également que des quotas d'émissions de GES soient travaillés par région de manière différenciée, « en fonction des capacités productives de chaque région ». Ce faisant, il critique la déclinaison régionale de la stratégie nationale bas carbone (SNBC), qui implique selon lui, pour la Bretagne, de « baisser de 43 % le cheptel, alors que l'on sait que l'on continuera de faire de l'herbe en Bretagne à l'avenir et que ce sera plus difficile dans le sud de la France ». La loi impose de « prendre en compte » la SNBC dans les Sraddet (schémas régionaux de développement).

FNSEA : Arnaud Rousseau candidat à sa propre succession (presse)

Arnaud Rousseau, président de la FNSEA depuis trois ans, a annoncé le 4 février « son intention de se représenter » à la tête du premier syndicat agricole français, qui tiendra son congrès du 31 mars au 2 avril à Caen, a indiqué le syndicat à l'AFP. Le céréalier de 52 ans, président du groupe Avril, a adressé « un courrier à l'ensemble du réseau » pour l'en informer, après avoir avisé les cadres du syndicat. Ces dernières années, la FNSEA a vu sa domination du monde agricole contestée, notamment en faveur de la Coordination rurale (CR), mais s'impose toujours comme le premier interlocuteur de l'État. Peu après son élection à la tête de la FNSEA en avril 2023, Arnaud Rousseau a été confronté à ce qu'il a lui-même désigné comme « la pire crise agricole en 30 ans » : un premier hiver de colère dans les campagnes, où les agriculteurs exigeaient du revenu, de la considération et un avenir. Sa candidature à un second mandat faisait ces derniers jours l'objet de spéculations, sans toutefois qu'aucun autre nom n'émerge. Traditionnellement, le syndicat se rassemble autour d'une candidature unique.

Souveraineté alimentaire : une proposition de loi RN pour l'inscrire dans la Constitution

Plusieurs dizaines de députés du Rassemblement national (RN) ont cosigné la proposition de loi (PPL) d'Hervé de Lépinau (RN, Vaucluse) visant à inscrire dans la Constitution le principe de « souveraineté alimentaire et agricole ». Il s'agit d'un article unique qui propose d'y écrire que « la loi détermine les conditions dans lesquelles s’exerce la souveraineté alimentaire et agricole de la France ». La définition de la « souveraineté agricole et alimentaire » a été inscrite dans le Code rural par la loi d'orientation agricole (LOA) de 2025. La PPL est présentée comme une réaction à la censure du Conseil constitutionnel de plusieurs textes de la loi Entraves cet été. Face aux « principes de précaution et de non‑régression environnementale inscrits dans la Charte de l’Environnement » (adossée à la Constitution), le groupe d'extrême-droite veut « inscrire au sommet de notre hiérarchie des normes un principe constitutionnel clair, et opérer un premier rééquilibrage juridique ». Les chances que cette PPL soit adoptée sont minces : les propositions de révision de la Constitution doivent être votés en termes identiques par l'Assemblée et le Sénat. Et surtout, contrairement aux projets de révision (portés par le président de la République) soumis soit au référendum soit à la majorité des trois cinquièmes du Congrès, les propositions émanant des parlementaires doivent être présentées au référendum, par le président de la République. Sous la Ve République, un seul référendum constitutionnel a été organisé, en 2000, pour réduire la durée du mandat présidentiel à cinq ans.

Alimentation : les distributeurs français peinent à promouvoir une alimentation plus saine

Les distributeurs français ne parviennent pas à promouvoir une alimentation plus saine, révèle une évaluation publiée le 5 février, menée par la fondation mondiale « Initiative pour l’accès à la nutrition » (ATNi). L’étude a analysé les stratégies d’E.Leclerc, Carrefour et Intermarché, qui représentent près de la moitié du marché de la grande distribution alimentaire en France. Premier constat : les promotions privilégient les produits les moins favorables à la santé, avec moins d’un quart de l’espace publicitaire consacré à la promotion d’aliments plus sains. L’étude souligne également la mauvaise qualité nutritionnelle des produits de marque propre. « Sur plus de 8 000 produits de marque propre évalués, seuls 25 % obtiennent un Nutri-Score A ou B », précise l’ATNi. Autre frein identifié : le prix. Chez Carrefour et E. Leclerc, les paniers alimentaires plus sains sont en moyenne 23,5 % plus chers que les paniers moins sains. Face à ces constats, la fondation appelle les distributeurs et les décideurs politiques, notamment, à fixer des objectifs clairs pour promouvoir et augmenter les ventes de produits plus sains, à accélérer la reformulation des produits de marque propre, à renforcer l’encadrement du marketing ciblant les enfants et à rendre les aliments sains plus abordables. 

Nutrition/Climat : la Snanc présentée dans « quelques jours », selon la ministre de la Santé

La ministre de la Santé, Stéphanie Rist, interrogée sur la publication de la future Stratégie nationale nutrition climat (Snanc), mainte fois reportée, a donné le 3 février « rendez-vous dans quelques jours ». « Quand le gouvernement présentera-t-il cette stratégie attendue depuis des mois avec un cap clair de réduction de la consommation de produits ultra-transformés ? », lui a demandé Agnès Pannier-Runacher, députée Renaissance et ancienne ministre de la Transition écologique à l’Assemblée. Affirmant que « nous devons être au rendez-vous de la santé publique et de la justice sociale, mais aussi de la souveraineté, française et européenne », Stéphanie Rist a indiqué qu’elle « donne rendez-vous dans quelques jours pour collectivement partager nos ambitions ». La ministre de la Santé a précisé porter « une attention particulière à plusieurs leviers concrets : la promotion du Nutri-Score, la réduction effective de l’exposition des enfants aux publicités pour des produits trop gras, trop sucrés, trop salés, l’amélioration de la qualité nutritionnelle des produits ». En revanche, concernant « les produits ultra-transformés, nous allons poursuivre les travaux scientifiques de rechercher sur leur caractérisation, qui recouvre des réalités très hétérogènes », a-t-elle ajouté. Attendue depuis plus de deux ans, la publication de la Snanc avait été suspendue fin novembre par Matignon.

Gouvernance de l'eau : pas besoin d'une loi sur les Sage, pour le président de la Bretagne

À l'occasion d'une rencontre avec la presse le 4 février, le président de la région Bretagne, Loïg Chesnais-Girard, a indiqué qu'une loi sur la gouvernance locale de l'eau (Sage, Sdage, CLE), telle que portée par le syndicalisme majoritaire, n'était pas nécessaire, renvoyant ces réformes à l'initiative des échelons locaux. « On peut demander aux élus locaux de retravailler chacun la gouvernance de leurs Sage », explique l'élu breton. « Je suis favorable à ce que les agriculteurs aient une bonne place, mais attention. Il y aurait trop d'élus locaux ? Il ne faudrait pas renforcer les populismes et les lignes radicales. » Plus largement, le social-démocrate estime que « le sujet de l'eau ne peut être débattu à l'échelle nationale ». Et de promettre un « échec » à toute tentative de loi, comme prévu avec le futur projet de loi d'urgence agricole qui inclut un volet sur l'eau : « On ne peut pas mettre dans la salle des ONG, des agriculteurs, des industriels, des élus ; pour trouver un compromis national, il faut descendre à l'échelon local ». Loïg Chesnais-Girard rappelle sa proposition que les régions intéressées puissent prendre des compétences sur l'eau, à la place des agences de bassin, « trop loin du terrain selon lui  ». Cela permettrait de coupler les politiques de l'eau avec les politiques économiques, dont les aides agricoles à l'investissement et l'installation que les régions ont déjà en charge. Quant au cas de la gouvernance des instances locales : 

Foncier : en Paca, des craintes de mitage accéléré par la loi de juin 2025

Dans une question écrite publiée le 3 février au Journal officiel, la députée socialiste Valérie Rossi alerte sur les risques de « mitage des espaces agricoles » liés à la loi du 16 juin 2025. « Les évolutions récentes du cadre juridique, notamment la loi du 16 juin 2025 facilitant les changements de destination des bâtiments anciens, favorisent la diversification des activités, mais accentuent également les risques de spéculation foncière et de mitage des espaces agricoles », selon elle. Le texte évoqué concerne les bâtiments ayant perdu leur usage agricole depuis plus de vingt ans. Cela n’affaiblit donc pas le droit de préemption des Safer, qui tombe après un délai de cinq ans. Mais elles voient leur capacité d’achat à l’amiable se réduire : « Comment convaincre un propriétaire de maintenir l’usage agricole s’il peut transformer le bâtiment en habitation ? », interroge le d.g. délégué de la Safer Paca Laurent Vinciguerra. « La loi va à contresens de nos efforts pour préserver l’espace agricole. » Elle favorise, selon lui, la « consommation masquée ». Le phénomène consiste en l’achat de terres agricoles pour d’autres utilisations, comme le loisir, la mise à distance du voisinage, le stockage de matériaux et autres détournements d’usage ou à titre spéculatif. 1 500 à 2 000 ha sont ainsi perdus chaque année en Paca, d’après la Safer.

Champagne : l’union de coops TEVC stabilise ses ventes 2025 dans un marché baissier

L’union de coopératives TEVC (Terroirs & Vignerons de Champagne) a annoncé le 4 février une stabilité de ses ventes en 2025, dans un marché baissier. Son chiffre d’affaires représente 229 M€ (+1 %), pour 12,1 M de bouteilles expédiées (stable), d’après un communiqué. Une telle « résistance », alors que l’interprofession a indiqué le 17 janvier des ventes 2025 à 266 M de bouteilles (contre 271,4 M en 2024), est le fruit notamment d’une diversification des marques, souligne le groupe. Nicolas Feuillatte progresse en grande distribution (« 4 % de croissance en sorties de caisse »). A l’export, la marque gagne du terrain en Australie, Etats-Unis, Canada, Suisse et Allemagne. Castelnau sort d’une année difficile en circuits traditionnels, avec un chiffre d’affaires en baisse de 26 %. Champagne Abelé 1757 voit ses ventes grimper de 8 % en valeur, résultat d’un positionnement haut de gamme. La marque réalise un bond de 38 % à l’international, soutenu par l'ouverture de marchés (Royaume-Uni, Corée du Sud, Suède, Singapour et Slovénie). Henriot affiche des performances contrastées, entre -10 % sur la France et +8 % à l’export, pour un chiffre d’affaires à +4 %.

Poireau : la FDSEA Manche demande à la distribution d’arrêter le « bradage »

Dans un communiqué de presse le 4 février, la FDSEA Manche demande aux distributeurs de « cesser tout bradage du prix du poireau en dessous de 2 euros du kg dans ses rayons», sans pour autant afficher des prix excessifs. Le syndicat dit ne pas accepter un discours ambiant sur un « soi-disant prix excessif du poireau et des autres légumes d’hiver pour le consommateur ». Selon lui, le prix au cadran est tellement bas qu’il ne couvrirait plus les charges. « Des données de l’organisation économique font déjà apparaître une chute de l’ordre d’une dizaine de millions d’euros pour la ferme légumière de la Manche » affirme la FDSEA. Celle-ci n’exclut pas de nouvelles visites d’alerte dans les GMS pour s’assurer que sa consigne soit respectée. Les services du ministère de l’Agriculture (Agreste) avaient en effet souligné dans une note de conjoncture, qu’en décembre, avec une période de fêtes peu favorable à la consommation, le marché  du poireau au niveau national était largement déséquilibré, avec une offre excédentaire depuis l’automne et des cours en tendance baissière régulière (-15 % sur un an et – 11% par rapport à la moyenne quinquennale).

Pesticides : le Liban accuse Israël d'avoir pulvérisé du glyphosate sur son sol

Beyrouth a accusé le 4 février Israël d’avoir vaporisé du glyphosate du côté libanais de la frontière, où l’ONU s’était inquiétée de l’impact de cette pulvérisation sur les terres agricoles et sur la population à long terme. Plus d’un an après la conclusion d’une trêve entre Israël et le mouvement pro-iranien Hezbollah, les zones frontalières côté libanais sont largement désertées et les frappes israéliennes restent fréquentes. L’armée israélienne affirme viser principalement des membres du Hezbollah ou ses infrastructures. Après avoir collecté des échantillons de terre dans le secteur, les ministères de l’Agriculture et de l’Environnement ont dit avoir détecté du glyphosate, s’inquiétant des «dégâts causés à la production agricole» et à la «fertilité du sol». Dans un communiqué commun, ils affirment que certains échantillons avaient une concentration de glyphosate "entre 20 à 30 fois supérieure à la moyenne" dans la région. Le président libanais Joseph Aoun a dénoncé «une violation flagrante de la souveraineté libanaise et un crime environnemental et sanitaire». Sollicitée par l’AFP, l’armée israélienne n’a pas commenté dans l’immédiat.