Agrafil du 9 avril 2026

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Céréales : cessez-le-feu au Moyen-Orient, les prix reculent sur Euronext

Les cours du blé tendre, du maïs et de la graine de colza reculent assez nettement sur Euronext, suite à l’annonce d’un cessez-le-feu de deux semaines entre l’Iran, les Etats-Unis et Israël, impliquant une réouverture du détroit d’Ormuz. A la mi-journée du 8 avril, les prix du blé tendre et du maïs reculaient de 3 à 5 €/t selon les échéances, de mai 2026 à 2027. Ceux du colza affichaient un effritement d’environ 10-11 €/t sur les mêmes échéances. Les cours des grains ont ainsi suivi la chute de ceux de l’énergie. Dans la matinée du 8 avril, le baril de pétrole à New-York chutait de près de 15 % à 96,10 $/baril, tandis que le baril de Brent perdait 13,5 % à 94,5 $/baril, rapporte dans sa note quotidienne Argus Media (ex-Agritel). De son côté, le contrat à terme du TTF néerlandais, considéré comme la référence européenne du marché du gaz, plongeait de 14,55% à 45,50 euros, rapporte l’AFP. Bien entendu, la prudence reste de mise. D’une part, la trêve reste fragile, et de court terme pour l’instant. D’autre part, Argus Media rappelle que les cours du pétrole restent pour le moment bien au-dessus de leurs niveaux d’avant-guerre.

Céréales : un nouvel herbicide autorisé sur le marché européen, proposé par FMC

Dans le journal officiel de l’UE du 1er avril, un nouvel herbicide, utilisable entre autres en céréales, a reçu l’approbation des autorités européennes le 31 mars. Il s’agit de la bixlozone. La molécule sera autorisée à être épandue dans les parcelles françaises et européennes à partir du 21 avril prochain, jusqu’en 2036. Proposé par le groupe états-unien FMC, l’herbicide sera commercialisé via le produit commercial Isoflex active, efficace notamment contre le ray grass et le vulpin, adventices très problématiques dans les parcelles céréalières françaises actuellement. Pour rappel, les solutions herbicides en grandes cultures se font rares, et des résistances apparaissent. L’approbation européenne « ouvre la voie à l’introduction de produits formulés sur plus de 55 millions d’hectares cultivés de céréales, maïs, colza et pomme de terre au sein de l’UE », explique FMC dans un communiqué du 6 avril. Le groupe ajoute que le produit, également utilisable sur légumineuses, coton et riz, permet notamment de gérer « efficacement les populations d’adventices résistantes ». La commercialisation effective de l’herbicide débutera en 2027, indique FMC.

Future Pac : divergences au Parlement européen sur les indicateurs de performance

Les eurodéputés de la commission de l’Agriculture ont entamé, le 8 avril, l’examen du cadre de suivi de la performance du futur budget de l’UE dont celui de la Pac. La rapporteur pour avis de la Comagri, la sociale-démocrate allemande Maria Noichl propose notamment dans son projet de réintroduire des indicateurs d'impact afin d’assurer un suivi des grandes tendances environnementales, économiques et sociales sur le moyen terme. «L'efficacité et les changements concrets ne peuvent être correctement évalués qu'à travers l'impact» et «les États membres collectent déjà ces données», justifie Maria Noichl. Elle souhaite aussi « réintroduire la possibilité de demander aux États membres un plan d'action pour imposer des mesures correctives, si les objectifs politiques ne sont pas atteints ». Des suggestions que les eurodéputés de droite (PPE, conservateurs, extrême-droite) n’ont pas soutenues lors de leurs interventions estimant que l’objectif de la Pac devait rester la sécurité alimentaire. Le vote sur ce dossier en Comagri est prévu pour le 14 juillet. Il sera ensuite transmis aux commissions des Budgets et du Contrôle budgétaire responsables sur le fond.

OCM: les eurodéputés valident l’accord sur les contrats écrits et les dénominations de viande

Les eurodéputés de la commission de l’Agriculture ont donné leur feu vert (par voix 39 voix contre quatre et une abstention), le 8 avril, au compromis concernant la révision ciblée du règlement sur l’organisation commune des marchés (OCM). Ce texte, présenté par la Commission européenne en décembre 2024 en réponse aux manifestations agricoles, est destiné à renforcer la position des producteurs dans la chaîne de valeur agroalimentaire. Parmi les principales nouveautés, ce texte prévoit, sous conditions, la généralisation des contrats écrits, notamment dans le secteur laitier. Il réserve également aux produits à base de viande l’utilisation d’une trentaine de noms liés aux découpes de viande ou aux espèces (dont «blanc», «bacon» ou «steak») mais pas les termes «burger» ou «saucisse», contrairement au souhait de la rapporteure du Parlement européen, Céline Imart (PPE, droite). Ce sujet a longtemps été l'un des points de blocage des négociations interinstitutionnelles. Le compromis va, à présent, devoir obtenir l’aval de la plénière du Parlement européen avant que le Conseil de l’UE ne l’entérine, probablement d’ici l’été.

Loup, ZNT, cantines : les avis négatifs du Conseil d'Etat sur la loi d'urgence agricole

Dans son avis sur le projet de loi d'urgence agricole, qui a été présenté en conseil des ministres le 8 avril, le Conseil d'Etat a émis un avis négatif sur deux dispositions, que le gouvernement a toutefois choisi de maintenir : la création d'un statut spécifique pour le loup dans le droit de l'environnement ; et l'obligation d'intégrer des zones de non-traitement (ZNT) dans les nouvelles zones d'habitations. Lors d'un point avec la presse, le 7 avril, le cabinet de la ministre de l'Agriculture a indiqué que ces dispositions avaient été maintenues, mais n'a pas précisé si elles avaient été modifiées suite à l'examen du Conseil d'Etat. Concernant les ZNT, le Conseil d'Etat considère notamment qu'un document d’urbanisme « ne peut par lui-même y réglementer les traitements phytosanitaires ni interdire sa valorisation comme espace d’agrément, sauf à instituer une servitude», et, faute de précision sur les ZNT, «porte une atteinte disproportionnée aux conditions d’exercice du droit de propriété». Il recommande de retirer la disposition, à moins de prévoir une servitude, «sous réserve de justifier que les limitations ainsi portées au droit de propriété sont proportionnées aux buts d’intérêt général poursuivis.» Pour le loup, le Conseil d'Etat estime que les dispositions «ne sont ni nécessaires, ni opportunes», notamment en ce qu'elles créent «un régime législatif spécifique au seul loup». Quand aux dispositions visant à interdire l'approvisionnement hors UE des cantines publiques, le Conseil d'Etat estiment qu'elles ne garantissent pas que «les gestionnaires de restauration collective augmenteront effectivement la part de leurs achats en provenance de l’Union européenne».

Eau/loi d’urgence : WWF conteste un texte axé sur le stockage

Le projet de loi d’urgence agricole, présenté le 8 avril en Conseil des ministres, a suscité de vives critiques des associations environnementales, en particulier sur ses dispositions relatives à la gestion de l’eau. Dans un communiqué publié le même jour, le WWF estime que le projet « échoue à répondre aux difficultés structurelles du secteur agricole et accélère la dégradation du vivant, en particulier des ressources en eau ». « Plutôt que d’engager une réflexion collective sur les usages de l’eau, fondée sur la sobriété et la résilience, le projet de loi contourne les règles de planification locale et impose le stockage comme réponse unique », souligne l’association. Elle met en avant d’autres leviers, tels que la transformation des pratiques agricoles, la restauration des zones humides, dont la moitié a disparu en quelques décennies, et l’accompagnement des agriculteurs vers des systèmes plus résilients et moins dépendants de l’irrigation. Très attendu par la FNSEA, les Jeunes agriculteurs mais aussi la Coordination rurale, le texte prévoit, notamment, de faciliter les projets de stockage de l’eau et d’alléger les contraintes qui pèsent sur les agriculteurs dans les zones humides ou de captage sensibles. La Confédération paysanne alerte, de son côté, sur les risques environnementaux et sanitaires associés.

Inondations : le Sénat vote pour renforcer la solidarité financière des collectivités

Face aux crues et inondations qui pèsent lourd sur les collectivités locales, le Sénat a adopté le 7 avril une proposition de loi (PPL) réformant la gestion de ces aléas climatiques, optant notamment pour un dispositif de solidarité financière locale. Issu d’un rapport d’information consacré aux inondations survenues en 2023 et début 2024 en France, notamment dans le Nord et le Pas-de-Calais, le texte porté par des sénateurs de plusieurs partis a été adopté unanimement en première lecture. Il est désormais transmis à l’Assemblée nationale, mais son adoption définitive est loin d’être assurée, car plusieurs aller-retours entre les deux chambres du Parlement seront probablement nécessaires avant son entrée en vigueur, dans un agenda chargé. La mesure principale du texte vise à créer un dispositif de solidarité à l’échelle des bassins versants, qui reposerait principalement sur les établissements publics territoriaux de bassin (EPTB), ces structures chargées de la coordination de la gestion de l’eau dans ces bassins. Les EPTB pourraient élaborer des plans pluriannuels d’investissement (PPI) et organiseraient un « financement mutualisé » de ces projets, « de l’amont à l’aval », avec comme objectif une plus juste répartition des charges entre les collectivités.

Zones intermédiaires : Genevard pas convaincue par l'idée d'une ICHN végétale

À l'occasion d'une séance de questions au gouvernement le 8 avril, la ministre de l'Agriculture Annie Genevard s'est montrée peu convaincue par la proposition d'un député socialiste du Cher, François Cormier-Bouligeon, de créer une Indemnisation compensatoire de handicap naturel (ICHN) végétale pour soutenir les exploitations des zones intermédiaires. « Votre proposition d'une ICHN végétale mérite le débat », a expliqué la ministre dans l'hémicycle, pointant « deux limites majeures ». Elle souligne que, « sur le plan budgétaire, cela pèserait sur les équilibres de la Pac », et que « son manque de ciblage bénéficierait largement au-delà des situation les plus fragiles ». Et d'appeler à « une réponse plus fine et mieux adaptée qui sécurise les revenus, accompagne les transitions et adapte les système de production ». Pour Annie Genevard, « le sujet des zones intermédiaires fait partie des incontournables » de la réforme de la Pac. Dans le cadre de la redistribution des reliquats d'aide bio, la ministre s'est récemment dite favorable à ce que les zones intermédiaires puissent en bénéficier, sans préciser les moyens. De son côté, la FNSEA propose de renforcer les MAEC Grandes cultures Zones intermédiaires. Lors de la révision des zones défavorisées simples (ZDS) en 2017, le ministre de l'Agriculture de l'époque, Stéphane Le Foll, s'était opposé à l’introduction d’une ICHN pour les productions végétales (hors zone de montagne) pour des questions budgétaires.

Troubles du voisinage : les deux dernières loi adoptées sans effet notable

À l'occasion des Rencontres du droit rural le 8 avril, l'avocate Olivia Feschotte-Desbois a fait un bilan peu élogieux des deux récentes lois adoptées pour mieux protéger les agriculteurs face aux attaques pour trouble anormal de voisinage. Elle a d'abord relevé qu'il s'agissait d'une source de contentieux « stable et peu importante ». Entre 2012 et 2024, seules 20 décisions en cours d'appel ont impliqué des agriculteurs pour trouble anormal du voisinage. À la suite de l'affaire du coq Maurice, une première loi sur la patrimoine sensoriel des campagnes a été adoptée en 2021 qui ajoute « les sons et odeurs » au patrimoine commun de la Nation. « On peut être dubitatif sur la portée » du texte, a euphémisé l'avocate. Et, après la condamnation de Vincent Verschuere, agriculteur dans l’Oise, en mars 2022 à verser plus de 100 000 € de dommages et intérêts à des riverains, une loi d'avril 2024 a inscrit dans le droit le principe du trouble anormal du voisinage, dans des contours proches de la théorie en vigueur de longue date dans la jurisprudence. Si bien que le texte « n'aurait rien changé à l'affaire » qui en est à l'origine, estime Olivia Feschotte-Desbois. Malgré la protection par l'antériorité de l'activité (déjà présente en jurisprudence), un changement « substantiel » des nuisances reste un motif d'indemnisation, selon l'appréciation du juge.

Formation : budget de Vivéa « fortement contraint » en 2026, aide de la chambre en Vienne

Dans un communiqué publié le 7 avril, la chambre d’agriculture de la Vienne annonce mettre en place « une aide exceptionnelle » pour pallier la « défaillance » de Vivéa, en manque de budget pour financer la formation. « Toutes les formations réglementaires obligatoires organisées par la chambre d’agriculture, refusées par Vivéa, seront maintenues et intégralement prises en charge par la chambre », indique-t-elle. « Pour les autres formations refusées, une remise immédiate de 35 % sur le coût journée sera appliquée. » Vivéa, fonds d’assurance formation des chefs d’exploitation et d’entreprise agricole, dit faire face à « un contexte tendu » pour son fonctionnement. « En 2026, le budget de Vivéa dédié au financement des formations est fortement contraint, peut-on lire sur son site internet. Cette situation s’explique par une baisse significative des cotisations formation, elle-même liée à la diminution des revenus agricoles. » Interrogée par nos confrères de La France Agricole en mars, la directrice de Vivéa Emilie Lecerf estime, sur 2025, la perte entre le budget prévisionnel et la collecte réelle (finalisée en mars 2026 pour le budget de 2025) à 10 millions d’euros.

Alimentation : le PNNS 5 maintient les repères actuels, en attendant des données actualisées

Les ministères de la Santé et de l’Agriculture ont annoncé, le 8 avril, la publication du 5ème programme national nutrition santé (PNNS 5) pour 2026-2030, déclinaison opérationnelle de la Stratégie nationale nutrition climat (Snanc). Le texte vise à répondre aux enjeux sanitaires « majeurs » auxquels la France est aujourd’hui confrontée, alors que près d’un Français sur deux est en situation de surpoids ou d’obésité, plus de 5 millions de personnes souffrent d’une maladie cardiovasculaire et plus de 4 millions de diabète. Parmi les principales mesures figurent la réduction progressive de la teneur en sucres des produits fréquemment consommés par les enfants, la limitation de l’exposition des jeunes aux publicités pour les aliments non sains. Le PNNS 5 prévoit en outre de réviser le dispositif obligatoire des messages sanitaires pour renforcer leur portée et de promouvoir le déploiement du logo Nutri-Score, y compris dans la restauration hors foyer. Dans l’attente de la révision des objectifs quantifiés du PNNS 5 par le Haut conseil de la santé publique, qui s’appuiera sur les résultats de l’enquête Albane (visant à connaître l’état de santé de la population résidant en France), les objectifs du PNNS 4 restent en vigueur. Ils prévoient notamment d’augmenter la consommation de fruits et légumes, de céréales complètes, de légumineuses, tout en limitant la consommation de sucres libres, de produits ultra-transformés, de viande rouge et de charcuterie.

Méthanisation : report de la publication de la trajectoire CPB, la filière s’insurge

Dans un communiqué commun du 8 avril, France Gaz, l’AAMF (agriculteurs méthaniseurs), France Gaz renouvelables et le SER (Syndicat des énergies renouvelables) ont fait part de leur mécontentement suite à l’annonce du gouvernement du report de la publication de la trajectoire des certificats de production de biogaz (CPB) au-delà de 2028, alors qu'elle est réclamée « depuis plus d’un an » par les professionnels. Pour rappel, France gaz se montrait optimiste en février dernier quant à une publication courant mars-avril 2026, voire pendant le Salon de l'agriculture 2026. Désormais, les représentants de la filière évoquent une publication prévue seulement pour la rentrée 2026. Ce report entraîne un manque de visibilité pour le secteur, et compromet de nombreux projets, alertent les organisations signataires du communiqué. Elles précisent que ce défaut de perspective suspend plus « d’un milliard d’euros d’investissements dans l’économie des territoires ». La filière rappelle que la trajectoire actuelle limitée, soit la période 2026 – 2028, « ne permet pas de financer les investissements nécessaires, alors qu’un projet de méthaniseur est amorti sur une douzaine d’années ». Elle ajoute que « près de 100 installations de cogénération existantes sont prêtes à se convertir, de manière anticipée, à l’injection de biométhane. Faute de cadre clair, ces projets sont gelés ou reportés ».

Insectes : faillite de la start-up hongroise Agroloop

Le producteur hongrois de farine d’insectes  Agriloop a fait faillite en janvier, « seulement treize mois après avoir inauguré son installation de 30 millions d’euros à Üllő, près de Budapest », selon un post LinkedIn de Corentin Biteau, président de l’Observatoire national de l’élevage d’insectes (Onei). « Plusieurs acteurs liés au gouvernement, dont le fonds de capital-risque Gran III géré par Grand Privat Equity, le fonds Enter Tomorrow et la fondation pour la protection de la planète Blue Planet Climate Protection Private Equity Fund, créée par l'ancien président de la République János Áder, détenaient également des participations dans l'entreprise. Ces trois fonds de capital-investissement représentaient plus d'un tiers du capital d'Agroloop », souligne le média hongrois Telex. « Le Fonds européen d’investissement a participé via le programme InvestEU d’UniCredit. L’État hongrois a alloué environ 4,5 millions d’euros à deux projets de protéines d’insectes sur cette période, et Agroloop est un bénéficiaire probable, bien que le gouvernement n’ait pas officiellement confirmé les noms », écrit Corentin Biteau. Plusieurs grands projets industriels ont vu leurs activités stoppées ou réduites ces derniers mois, à l’image du français Ynsect.

Spiritueux : Rémy Cointreau lance un plan stratégique pour améliorer sa rentabilité

Rémy Cointreau a annoncé, le 8 avril, le lancement d'un programme de transformation intitulé « RC Forward », qui vise à réduire sa dépendance aux cycles macroéconomiques et passe notamment par une évolution de la structure dirigeante du groupe, la création d'une direction dédiée à ses marques de prestige et la nomination d'un « chief transformation officer ». « Notre ambition est claire : améliorer durablement la rentabilité afin de dégager des ressources additionnelles à réinvestir dans la croissance », a déclaré dans un communiqué Franck Marilly, directeur général de Rémy Cointreau. Les premières avancées de ce plan de transformation, qui s'appuie sur cinq « leviers stratégiques », seront partagées le 4 juin, à l'occasion de la publication des résultats annuels, selon le communiqué. Sera également annoncé « le niveau d’ambition en matière de création de valeur à horizon de trois ans ». Rémy Cointreau annonce, par ailleurs, la nomination de Luca Marotta en tant que directeur général adjoint du groupe, tandis que Célia d’Everlange est nommée chief transformation officer et intègre le comité exécutif pour la durée du plan de transformation.

Fruits et légumes : les Fraudes épinglent plusieurs distributeurs sur l’origine et le prix

Dans une communication du 7 avril, la Direction de la répression des fraudes (DGCCRF) enjoint plusieurs enseignes de la distribution (Carrefour, Leclerc, Aldi, Lidl) à se mettre en conformité avec les réglementations relatives à l’origine et l’affichage des prix des fruits et légumes. Les enquêtes menées ont relevé plusieurs pratiques trompeuses « organisant la confusion quant à l’origine des fruits et légumes réellement disponibles en magasin. Les modalités d’indication de l’origine ne répondaient pas à l’exigence de délivrance d’une information claire et loyale, et partant, concouraient au manque de lisibilité pour le consommateur » dans les catalogues et sur internet :  taille des caractères et visibilité des mentions relatives à l’origine des fruits et légumes, indication d’origines multiples, renvoi en bas de page du catalogue ou sur une page différente de la mention de l’origine... La DGCCRF formule les mêmes critiques concernant les spots radio de Lidl et d’Aldi, et concernant Carrefour, elle souligne des annonces de prix promotionnels ne correspondant pas aux prix effectivement payés. Les fruits et légumes d’origine « France » n’échappaient pas à ces pratiques. Les distributeurs incriminés ont un délai  de six mois pour se mettre en conformité.

Manifestations : prison avec sursis pour quatre agriculteurs de la CR condamnés pour dégradations

Quatre agriculteurs de la Coordination rurale (CR) de Haute-Garonne, dont son président départemental, ont été condamnés le 8 avril à Toulouse à quatre mois de prison avec sursis pour dégradations en réunion de transformateurs Enedis en marge du mouvement de colère agricole de l’hiver. Maxime Raud, 35 ans, le président de la CR de Haute-Garonne, ainsi que trois autres agriculteurs âgés de 40 à 45 ans, ont été reconnus coupables de «dégradations aggravées» de transformateurs et «vols en réunion» de cadenas et de clavettes (pièces métalliques du transformateur), lors de six nuits de janvier, privant 4.300 foyers d’électricité pour un préjudice estimé à près de 100.000 euros, selon Enedis. Conformément aux réquisitions du parquet, ils ont été également condamnés à des peines d’amende intégralement assorties de sursis. «C’est un avertissement», a commenté le président du tribunal de Toulouse, estimant ne pas avoir «à juger la légitimité des revendications» des agriculteurs.

Cabinet d'Annie Genevard : le préfet de l'Indre nommé directeur

Selon les informations de Contexte et de la Nouvelle-République, la ministre de l'Agriculture Annie Genevard a choisi l'actuel préfet de l'Indre, Thibault Lanxade comme nouveau directeur de cabinet, en remplacement de Grégoire Halliez. Ancien entrepreneur et vice-président du Medef, Thibault Lanxade est devenu préfet en 2023.