Agrafil du 7 juillet 2025

hero

Cognac : la Chine appuie sur la gâchette des droits antidumping sur les importations de l’UE

Dans un contexte de crise pour la filière du cognac, le ministère chinois du Commerce a annoncé, le 4 juillet, la mise en œuvre, à compter du 5 juillet et pour cinq ans, des droits antidumping à l’encontre des importations de brandys en provenance de l’UE. Les produits européens seront touchés par des droits pouvant aller de 27,7 % (Martell) à 34 9 % (Hennessy), mais la majorité sera affectée par un droit de 32,2 %. Ces montants sont, néanmoins, inférieurs à ceux imposés depuis octobre 2024. Les entreprises ayant signé avec la Chine un engagement de prix minimum pourront le substituer à ce droit. L’empire du Milieu ne précise pas si le marché du duty free est réouvert. À l’issue de son enquête, Pékin considère donc qu’il existe bien un dumping sur le brandy importé en provenance de l'UE qui engendre une menace de préjudice substantiel sur son industrie nationale. Pour Florent Morillon, président du BNIC (interprofession du cognac) : « Cette décision marque la fin de l’enquête antidumping, mais pas celle de notre action pour que l’ensemble de nos exportateurs retrouvent au plus vite un accès sans entrave au marché chinois ». L’interprofession appelle les institutions françaises et européennes à parvenir à une solution politique avec leurs homologues chinois, dans les plus brefs délais.

Importations ukrainiennes : les détails des contingents tarifaires révisés

Alors qu'un accord de principe a été conclu entre l’UE et l’Ukraine sur la révision de l’accord de libre-échange, la Commission européenne a dévoilé, le 4 juillet, les détails concernant les nouveaux volumes des contingents tarifaires. Le quota pour la volaille devrait ainsi passer de 90 000 t à 120 000 t. Celui pour le blé passera de 1 Mt à 1,3 Mt, tandis que celui pour le maïs sera fixé à 1 Mt (contre 650 000 t). Concernant le sucre, l’évolution sera plus importante (100 000 t au lieu de 20 000 t actuellement). L’exécutif européen estime que cela permet de refléter l’évolution du marché par rapport aux montants prévus en 2016. Cela reste, cependant, au-dessous des volumes des mesures commerciales autonomes, mises en place en 2022 après le déclenchement de la guerre. Les contingents pour le miel (35 000 t) et l’orge (150 000 t) ont également vu leur montant augmenter. En contrepartie, l’UE a obtenu une hausse des quotas pour trois produits : le porc (45 000 t), la volaille (120 000 t) et le sucre (100 000 t). Le reste des exportations sera soit libéralisé, soit bénéficiera d’une réduction importante des droits. L’accord doit encore faire l’objet d’une validation du Conseil de l’UE. La Commission européenne espère être en mesure de le présenter d’ici la fin juillet.

Céréales : pas de catastrophisme mais prudence face aux effets de la canicule

Contacté par Agra Presse, Jean-Pierre Cohan, directeur recherche et développement d'Arvalis, a indiqué que les effets des fortes températures observées ces derniers jours sur les cultures de céréales (blés, orges essentiellement) ne devaient pas engendrer « de catastrophisme, tout en incitant à la prudence». Les coupes de blé démarrent tout juste, «nous en saurons plus la semaine prochaine », explique l’expert qui divise la France en deux : le sud de la Loire, où le coup de chaud est survenu trop tardivement pour réellement endommager les plantes, et où le déficit pluviométrique est absent, et le nord, où un déficit est présent. Il rappelle que les semis ont été très étalés dans le temps, engendrant des stades de développement très variables. Pour résumer, au nord de la Loire, plus les cultures ont été semées tardivement, plus les risques d’échaudage s’accroissent. Toutefois, Jean-Pierre Cohan précise que « certes il y a un déficit pluviométrique au nord, mais la demande en eau des plantes a été moins élevée, en raison des températures douces du printemps ». De plus, les conditions sanitaires sont bien meilleures que l’an dernier, durant lequel d’importantes maladies foliaires (septoriose) avaient été constatées dans les parcelles. 

Biocarburants : Avril annonce un accord pour le rachat d’un site de production

Dans un communiqué du 4 juillet, le groupe Avril a annoncé un accord pour racheter une unité de production de biocarburant basée dans la Meuse à Baleycourt, appartenant au chimiste états-unien Valtris. L’unité en question comprend notamment un site de trituration de graines de colza, d’une capacité annuelle de broyage de 400 000 t par an. Le projet de rachat « reste subordonné à la consultation des instances représentatives du personnel concernées ainsi qu'à l'approbation des autorités de concurrence compétentes », précise le communiqué. Le montant de la transaction n’a pas été dévoilé. Une des justifications du projet de rachat est le positionnement géographique de l’installation jugé avantageux, car basé dans un grand bassin de production de colza, le tout « dans un contexte de concentration croissante des grands concurrents européens ». De son côté, Valtris continuera d’exploiter ses activités de chimie fine localisées sur le même site. Le groupe Avril avait annoncé de bons résultats financiers en mai dernier, ainsi que la reprise des activités du chimiste Pivert en début d’année.  

Biocarburants aériens: projet commun de la Cavac et Dubreuil autour du tournesol

Les groupes vendéens Cavac (1,2 Md € de CA) et Dubreuil (3,3 Mds€ de CA dont 35 % via les compagnies aériennes Air Caraïbes et French bee) ont présenté, le 4 juillet, leur projet expérimental de production d’un biojet : un carburant dédié aux avions, fabriqué à partir d’huile de tournesol conduit en dérobées. 300 ha de tournesol ont, cette année, été implantés fin juin, dès la récolte des orges, en Vendée et dans les Deux-Sèvres, chez 12 agriculteurs. « L’enjeu : créer une nouvelle filière agricole, locale et tracée, pour décarboner le transport aérien », résume Olivier Joreau directeur général de Cavac. Les graines de tournesol récoltées seront triturées chez Saipol et l’huile extraite, remise à un pétrolier, chargé de produire le biojet. Alors que la réglementation européenne impose, dès 2030, une incorporation à hauteur de 6 % de ces SAF (carburant d’aviation durable) – contre 2 % actuellement – cette production, cultivée en interculture, se veut aussi une source de revenus complémentaires pour les agriculteurs. Des tests sont également réalisés avec la cameline, sur 40 ha. « Nous attendons beaucoup des premiers résultats, à l’automne, notamment en termes de rendement et de coût de revient pour valider la rentabilité économique de ce projet », précise-t-il. Si les tests sont concluants, Cavac espère rapidement monter à 3000 ou 4000 ha. 

Huiles : la DGCCRF constate 80% d’anomalies parmi les huiles haut de gamme

« Les analyses menées sur les 139 échantillons (dont 96 d’huile d’olive et 43 d’autres huiles comme l’huile d’argan ou de pépin de courge bio) ont révélé un taux d’anomalie important de 80 % », révèle la DGCCRF (répression des fraudes) qui a dévoilé le 2 juillet les résultats d’une enquête menée en 2022 sur les produits alimentaires à forte valeur ajoutée. Près d’un tiers des établissements dépendant de 223 professionnels de l’huile présentaient au moins une irrégularité : mentions d’origine trompeuses, informations obligatoires absentes ou valorisations excessives du type « primeur » ou « sélection rare ». Concernant les champignons haut de gamme, la DGCCRF relève un taux d’anomalies de 60% en restauration commerciale, notamment sur la truffe. La pratique des cueilleurs approvisionnant les restaurateurs, bien que tolérée, est problématique pour la traçabilité, selon les Fraudes. Chez 336 professionnels du miel et de la gelée royale contrôlés, 41 % des miels n'étaient pas conformes. Principales infractions : mentions trompeuses sur l'origine botanique et géographique, allégations thérapeutiques interdites et taux de sucres incompatibles avec les appellations revendiquées.

Séparation vente/conseil : les conseillers indépendants scruteront les décrets d'application

Alors que le 30 juin, les 14 sénateurs et députés de la commission mixte paritaire (CMP) ont trouvé un accord sur la proposition de loi Entraves, les conseillers privés indépendants, regroupés au sein du PCIA, regrettent « un manque de transparence du dossier ». « Le rapport du CGAAER sur lequel la CMP dit s’être appuyée aurait dû être publié : cela n’a pas été fait et dans ce contexte, on peut se demander qui a réellement rédigé cette proposition de loi, confie Régis Marjollet, représentant du PCIA interrogé par Agra Business. En tant que membre du Cos Ecophyto, le PCIA aurait dû être associé à ces travaux. » Si la séparation de la vente et du conseil est abrogée, la facturation pour ces deux actes devra être bien distincte : « c’est une exigence minimale. Nous restons toutefois vigilants sur le contenu à venir des décrets. Qui aura le droit de prodiguer ce conseil ? Selon quelles modalités ? Quelles garanties d’indépendance ? Quid du renforcement des contrôles sur le terrain ? » Sous couvert de simplification, le PCIA regrette que le gouvernement revienne sur des décisions qui, sur le terrain, avaient pourtant trouvé un équilibre et où le conseil agricole avait un sens. « Les agriculteurs attendent un conseil neutre, impartial et indépendant : nous veillerons à ce que cela perdure. » (Anne Gilet)

Agence bio, OFB, Ademe : les propositions de simplification du Sénat (rapport)

Dans son rapport sur les missions des agences de l’Etat publié le 3 juillet, la commission d’enquête du Sénat estime qu’un travail de « mutualisation et rationalisation » peut permettre à l’Etat de « dégager autour de 550 millions d’euros d’économies de fonctionnement ». Ce qui est loin des 2 à 3 milliards d’euros d’économies espérées par la ministre des comptes publics Amélie de Montchalin, souligne au passage la commission. Parmi ses recommandations, elle préconise de « supprimer l’Agence bio et de réinternaliser ses missions » dans le ministère de l’Agriculture car l’agence n’est pas « une structure réellement co-financée » par plusieurs partenaires et « ne gère qu’une petite partie du financement public à l’agriculture bio ». La commission recommande également de « rationaliser le schéma de financement » des agences de l’eau et de l’OFB par une « attribution directe » des crédits budgétaires de l’Etat « aux agences qui les utilisent ». Elle recommande aussi de « déléguer directement de l’Etat aux régions » les crédits qui transitent par l’Ademe. 

Ademe, OFB : un rapport sénatorial propose une gouvernance écologique rénovée

Dans son rapport sur les missions des agences de l’Etat publié le 3 juillet, la commission d’enquête du Sénat envisage un nouveau modèle de gouvernance possible en matière de transition écologique (Annexe 1 du rapport). Elle propose de fusionner le SGPE (Secrétariat général à la planification écologique) et le CGDD (commissariat général au développement durable) en « une nouvelle structure baptisée SGTE (secrétariat général à la transition écologique) qui aurait « la tutelle de tous les opérateurs et agences » opérant dans le champ de la transition écologique.  Dans ce cadre, le rôle de l’Ademe se limiterait à « la mise en œuvre des politiques » du ministère de la Transition écologique et à l’accompagnement de la décarbonation des entreprises. L’OFB serait placée sous la tutelle du SGTE, et les fonctions de police administratives seraient transférées aux DREAL (directions régionales de l’environnement, de l’aménagement et du logement). 

Elevage : les chambres demandent une loi sur les «courants parasites»

Dans un communiqué paru le 4 juillet, les chambres d'agriculture demandent qu'un texte législatif soit dédié aux «courants parasites», afin d'imposer notamment qu'un «état des lieux électrique et technico-économique» soit réalisé préalablement à l'implantation d'aménagements énergétiques. Selon les chambres, les élevages français sont «potentiellement exposés à des phénomènes électriques en raison de leur proximité croissante avec le réseau de transport d'électricité, ainsi que le développement des parcs éoliens, des installations photovoltaïques et des antennes relais de téléphonie mobile». D'après le réseau consulaire, des «courants parasites, circulant de matière non maîtrisée dans les éléments conducteurs des bâtiments, du sol ou des structures métalliques des exploitations, peuvent accidentellement traverser le corps des animaux d'élevage affectant leur productivité». Elles assurent travaillent en «coordination» avec le GPSE (experts) et les énergéticiens. Plusieurs éleveurs sont en litige avec des installateurs de lignes électriques, éoliennes ou antennes relais. Dernièrement, un éleveur de l'Orne a perdu en appel contre Enedis, sur foi d'un rapport du GPSE ne constatant aucun anomalie.

FCO : le ministère précise les modalités de la vaccination contre les sérotypes 1et 8

Dans un communiqué du 4 juillet, le ministère de l’Agriculture précise les modalités des campagnes de vaccination contre les sérotypes 1 et 8 de la fièvre catarrhale ovine (FCO), qui totalisent un coût de 22 M€ pour l’État. La FCO-1 est présente en Espagne et la vaccination contre ce sérotype vise à empêcher son introduction en France. Sont concernés les départements pyrénéens (Pyrénées-Atlantiques, Hautes-Pyrénées, Haute-Garonne, Ariège, Aude, Pyrénées-Orientales), ainsi que les Landes et le Gers. « Un million d’ovins et 700 000 bovins » pourront y être vaccinés, de manière volontaire, avec une livraison des doses « en deux temps (une première moitié mi-juillet et l’autre moitié mi-août) ». Contre la FCO-8 (sept millions d’ovins), « l’objectif est de protéger en priorité les troupeaux des départements situés au Nord de la Loire », indique la Rue de Varenne : les ovins n’y ont pas encore été exposés à ce sérotype et « ne présentent donc pas d’immunité naturelle ». La première tranche est d’abord ouverte à cinq régions (Bretagne, Normandie, Hauts-de-France, Île-de-France, Grand-Est ), ainsi qu’à 17 départements de Bourgogne-Franche-Comté, des Pays de la Loire du Centre-Val de Loire et du Sud-Ouest. Début août, la seconde livraison sera ensuite « ouverte à l’ensemble du territoire métropolitain ».

Lactalis : la Société générale perquisitionnée sur fond de soupçons de fraudes fiscales

L’enquête ouverte en janvier 2024 par le Parquet national financier (PNF) sur des soupçons de montages fiscaux frauduleux proposés par la Société Générale (SG) à de grandes entreprises dont Lactalis a donné lieu à des perquisitions le 24 juin dans les locaux de la SG. Les investigations visent à vérifier si un service de la banque a pu « proposer et réaliser des montages à but essentiellement fiscal au profit de grandes entreprises françaises », selon une source judiciaire citée par l’AFP. Selon Libération, Lactalis, visé depuis 2018 par une enquête distincte du PNF pour blanchiment de fraude fiscale aggravée, étendue à des faits de fraude fiscale aggravée, ferait partie des sociétés bénéficiaires. « S'il a été visé par une enquête, le groupe Lactalis n'a toutefois jamais été formellement mis en cause. Il a apporté toutes les réponses au PNF », a indiqué à l'AFP Me Antoine Vey, avocat de Lactalis, qui a évoqué des schémas de financement « légaux » et « conçus par la SG ». « Dès lors, cette nouvelle enquête pourra aussi apporter la démonstration du caractère légal des opérations et du fait que les entreprises françaises qui y ont eu recours l'ont fait de bonne foi - et pas uniquement pour des raisons fiscales d'ailleurs », a ajouté Me Vey.

Porc bio : Auchan lance l’Etiquette Bien-être animal pour le porc Unébio

L’association Étiquette Bien-être animal et Auchan font savoir, dans un communiqué commun du 3 juillet, que sept références de viande fraîche de porc Bio en barquette portent désormais la notation de bien-être animal. Contactée par Agra Presse à ce sujet, la directrice marketing de l’union d’éleveurs bios Unébio espère améliorer les ventes de découpes de longe et, dès lors, l’équilibre matière. Elle précise que la note A est générale, ce qui a demandé « quelques ajustements » en élevage, aux transporteurs et à l’abattoir, qui est Holvia (Terrena), et qu’il n’entraînera « malheureusement pas de plus-value pour les producteurs ». Questionnée sur la motivation de ces derniers, elle invoque les liens historiques entre la filière bovine d’Unébio et Auchan. La filière porc d’Unébio a souffert du déclassement dû à l’inflation et de la désaffection des éleveurs, qui ne sont plus que 22 contre 40 il y a trois ans.

Porc : les discussions pourraient reprendre sur la note C de l’Etiquette Bien-être animal

L’Etiquette Bien-être animal pourrait éventuellement reprendre ses discussions en 2026 pour déterminer la note intermédiaire C dans le référentiel porc, apprend-on d’Aurélia Warin, directrice de l’association réunissant des acteurs des filières et des ONG. Le référentiel Porc était sorti en janvier 2023 sans qu’un consensus ne soit établi sur le délai de transition quand un éleveur s’engage à passer des niveaux D ou E (les moins évolués) à C. Un délai de transition est en effet justifié par l’ampleur les investissements à mettre en œuvre et des surcoûts encourus. « Nous avons préféré geler la note C qui n’était pas réaliste en attendant une période de moindre pression économique, pour rester crédibles en France et en Europe », explique-t-elle. Aurélia Warin signale que « des acteurs de la production et de la distribution se disent intéressés par une reprise des discussions ». « Une grosse partie du travail a été fait, souligne-t-elle, il y a eu depuis des travaux sur les bâtiments pour porcs améliorant le bien-être ». Elle suppose que l’étiquetage lancé par Auchan le 3 juillet sur les barquettes de viande de porc Bio, notées A, relance l’intérêt du côté professionnel.

Légumes : l’Anses alerte sur un nouveau virus visant les solanacées

L’Anses a publié en juin son évaluation du risque d’introduction de la bactérie tropicale Ralstonia pseudosolanacearum en France hexagonale. L’agence s’était autosaisie du sujet fin mai. La bactérie provoque le flétrissement bactérien sur de nombreuses cultures de la famille des solanacées (pomme de terre, tomate, aubergine, poivron) et aussi ornementales. Si elle n’a pas été encore détectée en France, sa présence sur le territoire européen a été signalée à plusieurs reprises depuis 2015 (Pays-Bas, Belgique, Pologne, Suisse, Italie, Allemagne, Hongrie, Slovénie). L’Anses a établi une liste de 40 plantes et espèces hôtes de la bactérie et juge opportun de les inclure dans les plans de contrôle aux frontières françaises : zingibéracées (tubercules, rhizomes, bulbes, racines) destinés à la consommation, espèces du genre Rosa et Pelargonium (boutures et plants destinés à la plantation), espèces du genre Colocasia incluant les organes destinés à la consommation, espèces de la famille des astéracées (telles que les chrysanthèmes) et des solanacées ornementales destinés à la plantation, provenant en particulier de Thaïlande et du Pérou, de Chine, du Bangladesh, du Vietnam, d’Inde et du Brésil. Elle recommande une vigilance accrue concernant la qualité des végétaux produits dans les régions contaminées et échangés au niveau européen.

Lin : Lucie Morgand élue à la tête des producteurs de l'AGPL

Lucie Morgand a été élue présidente de l'association des producteurs de lin (AGPL), indique un communiqué du 3 juillet. L'élection par le conseil d'administration s'est tenue le 10 juin. Elle succède à Bertrand Gomart, qui avait annoncé son départ le 3 juin, lors d’une assemblée générale à Quaëdypre. Linicultrice et multiplicatrice dans la Somme, Lucie Morgand est membre du conseil d'administration de l’association depuis 2014, ainsi que de la coopérative de teillage Calira depuis 2022. Elle est également conseillère municipale depuis 2008 à Fontaine-le-Sec, et vice-présidente du conseil d'administration de la caisse locale de Crédit Agricole depuis plus d'un an. Par ailleurs, l’AGPL compte deux nouveaux vice-présidents : Bruno Halle, liniculteur à Bohain (Aisne), et Christophe Chopin, liniculteur à Romilly-La-Puthenaye (Eure). Ils succèdent à Jacques Fauvel et Franck Jubert, « qui ont souhaité laisser leur place ».

Volailles Siqo : Benoît Drouin remplace Bernard Tauzia à la présidence du Synalaf

Benoît Drouin, éleveur en agriculture biologique dans la Sarthe, a été élu président pour trois ans du Synalaf lors du conseil d’administration du 3 juillet, annonce le communiqué du syndicat des labels avicoles (volailles de chair et œufs Label Rouge et Bio). Agé de 48 ans, administrateur depuis près de dix ans, il était le candidat unique à la succession du Landais Bernard Tauzia, indique le responsable de la communication. Benoit Drouin élève des vaches laitières et des volailles fermières sur une ferme biologique qui pratique la vente directe, dans un Gaec avec sa femme Emilie, employant 3 salariés, précise-t-il. « Le grand sujet du moment est la rémunération de l’éleveur, qui pose un problème de renouvellement des générations et d’attractivité », affirme-t-il à Agra Presse. Les labels avicoles, bien que fragilisés par les crises Covid et Influenza et l’inflation, « sont plus que jamais alignés avec les attentes des consommateurs », estime-t-il dans le communiqué. « A nous, filières de production, de mettre tous les moyens en œuvre pour redévelopper la consommation et notamment auprès des jeunes générations de consommateurs », poursuit-il.

Addendum à l'agenda agricole de la semaine du 7 juillet 2025

Mercredi 9 juillet
L'OFPM (formation des prix et des marges) présente son rapport 2025