Edition du 5 octobre 2022

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Coopératives: Agrial et Natura’Pro projettent de fusionner

Les coopératives Agrial (12 000 agriculteurs adhérents) et Natura’Pro (5400 agriculteurs adhérents) ont annoncé leur «projet de rapprochement» dans un communiqué le 4 octobre. Ce projet «pourrait aboutir à une fusion», après consultation des représentants du personnel et accord de l’Autorité de la concurrence, indiquent les deux coopératives. Par cette opération, Agrial et Natura’Pro veulent «construire un avenir en commun» en «favorisant les synergies structurantes». Ancrée dans le Sud-Est, Natura’Pro souhaite consolider «l’accompagnement au quotidien sur les exploitations (expertise technique, évolution des pratiques…)» et mieux valoriser ses productions «à travers l’accès à la transformation agro-alimentaire et la mise en place de démarches de filières». De son côté Agrial, très implantée dans le grand ouest, est aussi présente dans la vallée du Rhône où elle dispose de 10 usines de transformation agro-alimentaire: trois fromageries (à Crest, Vinay et Pélussin), cinq sites de charcuterie et salaison (à Loyettes, Servas, Viollay et Pierreclos), et deux usines de légumes 4e gamme (à Feillens et l’Isle-sur-la-Sorgue).

Assurance prairies: au Sommet de l’élevage, Fesneau défend la cartographie satellitaire

Interrogé au sujet de l’assurance des prairies le 4 octobre au Sommet de l’élevage, Marc Fesneau a réaffirmé que «le système de base tournera autour de la cartographie» satellitaire, malgré les récentes critiques d’une partie du syndicalisme majoritaire. L’utilisation d’images satellite pour mesurer la pousse de l’herbe «permet d’aller vite», a défendu le ministre de l’Agriculture. De leur côté, dans un communiqué du 27 septembre, les associations spécialisées d’éleveurs de ruminants de la FNSEA estimaient que ces cartographies «ne représentent pas la réalité» des pertes causées par la sécheresse cette année. En application de la loi sur la réforme de la gestion des risques, un décret est attendu pour encadrer les recours que pourront exercer les agriculteurs en cas de désaccord avec ces données. «Aucun système n’est parfait», a reconnu M. Fesneau, qui s’est dit prêt à «regarder comment compléter par des expertises de terrain». Outre les difficultés pratiques, «économiquement, il n'est pas possible d’envoyer des experts dans chaque ferme», a souligné le président délégué de Groupama, François Schmitt, présent lors d’une table ronde aux côtés du ministre.

AOP laitières: douze demandes de dérogation déposées pour cause de sécheresse

Douze AOP laitières ont déposé des demandes de modification temporaire de leur cahier des charges auprès de l’Inao en raison de la sécheresse et de la présence de rats taupiers dans les champs pour le saint-nectaire, indique le Cnaol (association des 51 ODG) à l’issue de l’assemblée générale de l’organisation qui s’est tenue le 30 septembre. Il s’agit des AOP St Nectaire, Banon, Bleu du Vercors-Sassenage, Abondance, Beaufort, Reblochon, Tome des Bauges, Fourme de Montbrison, Laguiole, Cantal, Salers et Beurre Poitou-Charentes. Le Cnaol estime que près de la moitié des AOP devrait suivre. «Nous sommes favorables aux modifications temporaires de cahier des charges, indique son président Hubert Dubien dans un entretien à Agra Presse. Il faut que nos produits gardent leur authenticité tout en protégeant les systèmes.» Celui qui est aussi producteur sur les monts du Forez n’est cependant favorable pas à des modifications définitives: «Je ne dis pas que certaines ODG ne le feront pas, mais ce n’est pas ce que l’on souhaite. Il faut trouver des leviers d’adaptation à l’intérieur des zones géographiques.» La consommation de produits laitiers sous AOP a progressé de 15% en dix ans. Elle est «en léger retrait» sur la première partie de l’année 2022. Le chiffre d’affaires des produits laitiers sous AOP et IGP est estimé à 2,6Md€.

Epargne de précaution: des députés veulent la renforcer dans le PLF 2023

En vue de l'examen du projet de loi de finances (PLF) pour 2023, qui devait débuter ce 4 octobre pour sa première partie dédiée aux recettes, plusieurs amendements ont été déposés, souvent par des députés de droite et du centre, notamment sur proposition de la FNSEA, pour réformer la déduction fiscale pour épargne de précaution (DEP). Les textes déposés visent d'abord à prolonger le dispositif, prévu pour s'achever fin 2022. Ou à rehausser le plafond d'épargne éligible pour l'adapter à l'inflation, soit en fixant de nouveaux montants, soit en l'indexant à l'indice mensuel des prix à la consommation (ex. amendement ICF369). Sur proposition de la FNSEA, des députés proposent de relever le plafond pour les éleveurs et cultivateurs qui auraient contractualisés entre eux pour l'achat d'aliment (ex. ICF342). D'autres encore proposent que, dans le cadre de la DEP, les dépenses réalisées «pour faire face à des aléas» ne soient pas «refiscalisées» (ICF103). Ou encore que le bénéfice de la DEP soit étendu aux sociétés exerçant une activité agricole à hauteur d'au moins 90% de leur chiffre d'affaires.

Ethanol de résidus: la filière revient à la charge sur sa fiscalité dans le PLF 2023

À l'occasion de l'examen du projet de loi de finances (PLF) pour 2023, qui doit débuter ce 4 octobre, des amendements ont été déposés pour changer les règles de calcul de la taxe incitative relative à l’utilisation d’énergie renouvelable dans le transport (Tiruert, ex-Tirib). Une première série d'amendements (ex. ICF701) vise l'éthanol de résidus: il prévoit d’augmenter de 0,3 % «la part des objectifs essences et gazoles de la Tiruert qui est accessible au bioéthanol de résidus, au-dessus du plafond de 7 %, pour l’année 2024.» Pour rappel, la Tiruert fixe aux distributeurs de carburants un objectif d’utilisation d’énergie renouvelable au-delà duquel le montant dû au titre de cette taxe est nul. Au sein de cet objectif, la part de l’éthanol de résidus (de sucreries et d’amidonnerie) est plafonnée jusque-là à 1 % d’incorporation dans l’essence, pour ne pas entrer en concurrence avec l’alimentation. L'an passé, les députés avaient déjà voté en faveur d'un relèvement de ce plafond, dans le cadre du PLF 2022, avant de revenir en arrière après que le gouvernement leur eut demandé de revoter, mettant en avant «un risque fort de déstabilisation» du marché des résidus, notamment pour l'industrie de la levure. La Tiruert intéresse également une autre filière qui n'est pas encore incluse dans le dispositif, le bioGNV (biométhane). Une série d'amendements proposent de l'intégrer aux volumes d'incorporation d'énergie verte permettant de calculer la taxe.

NBT: associations et ONG dénoncent un processus de consultation biaisé

Quelque 40 organisations et associations européennes (Via Campesina, les Amis de la Terre, IFOAM…) ont adressé le 4 octobre une lettre ouverte à la Commission européenne dans laquelle elles expriment leurs inquiétudes quant à la manière dont est mené le processus de consultation sur un éventuel assouplissement de la législation européenne afin de faciliter la mise sur le marché de plantes issues des nouvelles techniques génomiques de sélection (NBT). Elle dénoncent, depuis déjà plusieurs semaines, une consultation publique (que la Commission européenne a achevée fin juillet) biaisée dont «les résultats de l'enquête ne peuvent pas constituer une base de décision solide et sérieuse». «Les possibilités de réponse étaient formulées de manière ambiguë et/ou partiale, la sélection et la pondération des participants étaient caractérisées par un manque de transparence, l'évaluation de la durabilité et l'évaluation des risques étaient mélangées de manière inappropriée et il y avait des conflits d'intérêts chez les consultants de l'enquête», écrivent les organisations. La Commission européenne devrait présenter au printemps 2023 sa proposition sur ce dossier. Elle envisagerait une déréglementation pour les plantes génétiquement modifiées «identiques à la nature» et un allégement des procédures d’autorisation pour celles qui ont des impacts souhaitables sur le développement durable.

Vins: la maison familiale Henriot compte sur Pinault pour assurer son avenir

Créer «un acteur de référence dans le monde des très grands vins», et assurer sa succession: en fusionnant avec Artémis Domaines, l'historique Maisons et Domaines Henriot mise sur l'empire Pinault pour faire durer son héritage et résister à la concurrence. La société du milliardaire François Pinault et la maison indépendante, l'une des plus anciennes du secteur, ont annoncé le 30 septembre la mise en commun de leurs domaines et actifs viticoles, afin de créer «un ensemble unique dans le monde des vins d'exception», dont la valorisation n'a pas été communiquée. Maisons et Domaines Henriot fédère quatre maisons historiques: Champagne Henriot (1808), Bouchard Père et Fils en Côte d'Or (1731), William Fèvre à Chablis et le vignoble américain Beaux Frères dans l'Oregon. Interrogée par l'AFP, la société n'a pas souhaité communiquer son chiffre d'affaires. Artémis Domaines, pour sa part, détient une prestigieuse collection de grands vignobles, dont Château Latour, premier grand cru classé à Pauillac (Médoc), le domaine Eisele Vineyard en Californie, le Clos de Tart et le Domaine d'Eugénie en Bourgogne, et le Château-Grillet dans la vallée du Rhône.

Influenza aviaire: un cas rare et asymptomatique de transmission à l'homme en Espagne

Un employé d'une exploitation avicole espagnole a contracté le virus de l'influenza aviaire fin septembre, dans un cas rare de transmission à l'homme, et est resté asymptomatique jusqu'à ce qu'il soit testé négatif, sans autre infection connue, a déclaré le ministère de la Santé le 3 octobre. «Le 27 septembre 2022, le Centre national de microbiologie a confirmé un cas de grippe aviaire A(H5N1) chez un homme asymptomatique qui a déjà été testé négatif», indique le ministère dans un communiqué. D'après l'AFP, la personne infectée est l'employé d'un élevage de volailles à Guadalajara (centre) où des cas de la maladie ont été détectés parmi les volailles le 17 septembre. Il a été placé à l'isolement à son domicile jusqu'à ce qu'il soit testé négatif le 28 septembre. Son seul contact proche était négatif, selon le communiqué du ministère, qui souligne que «la transmission des oiseaux à l'homme est considérée comme un phénomène rare et la transmission inter-humaine est extrêmement peu fréquente.» En Espagne, deux foyers d’influenza aviaire en élevages ont été confirmés depuis la mi-septembre.

Cause animale: appel de 400 philosophes à tendre vers la «fermeture des abattoirs»

Dans une tribune parue dans Le Monde le 4 octobre, près de 500 chercheurs en philosophie morale ou politique - originaires du monde entier - appellent à mettre fin à «l'exploitation animale», en visant «notamment la fermeture des abattoirs, l’interdiction de la pêche et le développement d’une agriculture végétale.» Les chercheurs arguent que «lorsque nous blessons un chien ou un cochon, lorsque nous maintenons en captivité un poulet ou un saumon, lorsque nous tuons un veau pour sa chair ou un vison pour sa peau, nous contrevenons gravement à ses intérêts les plus fondamentaux.» Toutefois ils estiment qu'«un tel projet ne sera pas réalisé à court terme», en ce qu'il «requiert en particulier de renoncer à des habitudes spécistes bien ancrées et de transformer en profondeur certaines de nos institutions». Mais pour eux, «la fin de l’exploitation animale apparaît comme l’unique horizon collectif à la fois réaliste et juste pour les non-humains.» Cette tribune a été initiée par des chercheurs associés au Centre de recherche en éthique (CRE) et au Groupe de recherche en éthique environnementale et animale (Greea) de Montréal (Canada). Le texte avait été relayé quelques jours plus tôt par l'association abolitionniste L214.

Oeufs bio: 1 million de poules pondeuses bio déclassées en plein air en 2021

Près d’un million de poules pondeuses bio ont été déclassées du bio au plein air en 2021, apprend Agra Presse auprès du Synalaf (syndicat des labels avicoles). «Depuis 2017, la demande a explosé, et les installations se sont multipliées. En 2020, le Covid a ensuite masqué ce que nous commencions à suspecter: une éventuelle limite de la consommation», analyse Jean-Christophe Rodallec, président de la commission œuf du syndicat. En 2022, poursuit-il, les effectifs devraient en revanche rester stables, «alors que la plupart des opérateurs semblent avoir arrêté le développement de bâtiments». Principal risque désormais pour la filière: l’augmentation des coûts de production. Car les éleveurs pâtissent de la hausse des cours de l’aliment, mais également du nouveau règlement européen, qui impose notamment un accès à l’air libre pour les jeunes poulettes, ainsi qu’une alimentation entièrement bio, là où le précédent cahier des charges prévoyait seulement 95%. «La hausse des prix se voit déjà sur certaines marques nationales, là où certains distributeurs la répercutent doucement. Mais ces évolutions pourraient entraîner un recul de consommation», redoute Jean-Christophe Rodallec. En rayon, illustre-t-il, certaines marques sont déjà passées de 35 à 50 centimes par œuf, soit une hausse de 40%.

Bio: la part du label a progressé en restauration collective malgré la crise Covid

Entre 2017 et 2021, les achats de produits bio ont progressé de 10% en moyenne selon une étude menée sur un échantillon de 10000 cantines (1,4M de repas), par l’Observatoire national de la restauration collective bio et durable*. Dans le même temps, le coût des repas a progressé de 3%. «La crise du Covid de ces deux dernières années n’a pas entamé l’appétit des cantines pour le bio», commentent les auteurs du rapport. Cependant, la crise inflationniste actuelle met à mal les budgets des cantines et pourrait freiner cet élan. De plus, l’échantillon étudié (16% de la restauration scolaire) n’est pas du tout représentatif: le bio concerne en moyenne 36% des achats, quand la moyenne nationale est de 6,6%, selon l’Agence bio. L’observatoire montre que les cantines des petites communes sont les plus avancées. En général, ce sont aussi les collectivités situées sur les départements «les mieux dotés» en surfaces agricoles bio qui sont les plus en avance. Ainsi, le bio représente en moyenne 39% des achats dans les cantines des départements qui cultivent plus de 20% de leurs surfaces agricoles en bio, contre 29% sur les autres départements.
*Un plus bio (réseau national de cantines bio) et le label Ecocert «En cuisine»

Bio : la grande distribution «aggrave la crise» selon la FNSEA

«La distribution aggrave la crise et la défiance des consommateurs!», alerte la FNSEA dans un communiqué du 4 octobre. Principale critique du syndicat majoritaire: en plus d’une baisse du nombre de références bio dans les rayons, les marges des distributeurs auraient récemment augmenté sur les produits bio. «Nous considérons qu’il s’agit de l’une des principales raisons de la crise de consommation que nous observons depuis un an, avec des prix qui ont fait fuir les consommateurs», dénonce Étienne Gangneron, élu du syndicat majoritaire en charge du bio. L’augmentation de marge s’expliquerait différemment selon les produits. Pour la viande bovine de réforme, le lait, ou les œufs, le prix consommateur aurait augmenté proportionnellement au conventionnel, alors que le prix producteur est resté stable. À l’inverse, pour certains fruits et légumes, le prix à la ferme aurait baissé, avec un prix identique. Des dérives face auxquelles le syndicat demande une «application très stricte» d’Egalim 1 et 2 dans le bio, avec construction du prix en avant et non négociabilité de la matière première, mais également plus de moyens pour l’atteinte des objectifs en restauration collective. Dans un courrier adressé à Agra Presse le 3 octobre, Leclerc promet de son côté de répondre au recul du marché en organisant «des promotions sur les produits bio de manière plus régulière en 2022», ainsi qu’en 2023.

Volaille de chair et œufs en label rouge veulent récupérer les volumes pré-influenza

Des webcams dans vingt élevages, des opérations en magasin, et trois ans de campagne de communication : avec son nouveau dispositif de communication financé par l’Europe, le Synalaf (syndicat des labels avicoles) espère consolider le marché français tout en développant l’export en volaille de chair comme en œufs. «Nous avons déjà des marchés matures en Allemagne et en Belgique, que nous devons entretenir, mais nous espérons aussi aller vers les Pays-Bas, la Suède ou le Danemark, qui sont très sensibles au bien-être animal», détaille Marie Guyot, directrice du Synalaf. Avec la crise de l'influenza aviaire, rappelle-t-elle, le nombre total de volailles labellisées est passé de 110 millions en 2020 à 106,2 millions en 2021. Et alors que «les opérateurs ont privilégié le marché français» dans le contexte de la crise sanitaire, les exports ont baissé de 5% du volume de volailles de chair en 2019 à 3 % en 2021. Si le projet de la campagne date de 2021, les fonds européens obtenus entre-temps arrivent donc à temps pour relancer la croissance de la filière après le choc de l’épizootie. «Nous voulons reconquérir le volume que nous avons perdu, voire le dépasser en allant vers l’export, la restauration scolaire et la restauration hors domicile», prévoit Bernard Tauzia, président du Synalaf.

Céréales ukrainiennes: l’accord entre Kiev et Moscou est un «succès» (ONU)

Signé en juillet 2022, l'accord entre Kiev et Moscou facilitant l'exportation des céréales ukrainiennes a permis d'abaisser les prix des produits alimentaires. C’est ce qu’a indiqué Rebeca Grynspan, secrétaire générale de la Cnuced (organisation onusienne chargée du commerce et du développement) le 3 octobre. Et d’ajouter que l’accord avait été un «succès et un complément important pour faire face à la crise alimentaire dans le monde». Aussi, l’ONU espère voir reconduit cet accord valable jusqu’à présent quatre mois. «Nous avons maintenant dépassé la barre des 5 millions de tonnes de céréales qui sont sorties des ports ukrainiens. Cela a sans aucun doute eu un effet sur les marchés céréaliers», a-t-elle précisé. Afin d’éviter une crise alimentaire, la secrétaire de la Conférence des Nations Unies a toutefois souligné qu'il fallait désormais faire baisser les prix des engrais – dont la Russie est un important producteur. Pour rappel, les prix des engrais de synthèse ont triplé depuis un an et demi, à la suite des perturbations de l'offre de la Russie et de la flambée des cours du gaz, essentiel pour leur fabrication. Une réunion des producteurs d'engrais doit être organisée à Paris en novembre afin d'intensifier la production.

Lentilles : du mieux pour la récolte 2022, mais des disparités territoriales

La récolte nationale de lentilles a été «meilleure» en 2022 par rapport à l’année précédente. C’est ce qu’ont annoncé, le 3 octobre, Terres Univia, l’Interprofession des huiles et protéines végétales, et Terres Inovia (institut technique de la filière), le 3 octobre. Des rendements disparates ont néanmoins été révélés selon les bassins de production, en raison d’épisodes de sécheresse du printemps. La façade Atlantique Sud a ainsi enregistré les baisses de rendement les plus importantes par rapport aux moyennes des années précédentes, avec des rendements moyens compris entre 4 et 8 q/ha pour la production en terres superficielles contre 12-14q/ha en 2021. La région Centre-Val de Loire a, de son côté, fait face à une baisse de rendement moins marquée avec un rendement moyen de 14q/ha contre 20-22 q/ha l’année passée. En revanche, l’Aube, la Marne, l’Yonne, la Haute-Loire ou encore le Puy-de-Dôme ont observé des rendements en hausse par rapport à 2021. Terre Univia et Terres Inovia rappellent également que la surface de lentilles avait reculé en 2022, comparativement à l’année précédente (34 900 hectares en production). À ce jour, ils n’ont pas communiqué les chiffres des rendements nationaux de la récolte de lentille.