Au 4 février, 330 cas d’influenza aviaire hautement pathogène (IAHP) étaient confirmés dans le Gers, les Landes et les Pyrénées-Atlantiques, soit 100 de moins que l’année précédente. Conclusion du ministère de l’Agriculture : pour l’instant, ce quatrième épisode d’influenza en six ans est « indiscutablement de moindre ampleur » que le précédent. L’épisode 2021-2022 n’a pas connu un démarrage aussi foudroyant que l’année dernière, alors que « nous avions, au 12 décembre, un nombre équivalent de foyers (de l’ordre de 20) entre les deux épisodes », rappelle la Rue de Varenne.
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Le ministère explique cette différence de dynamique par « la diminution des animaux présents dans les élevages » (baisse de densité), qui réduit mathématiquement le nombre de cas. Sur la base des déclarations de mise en place, les pouvoirs publics constatent un recul de 12,17 % du nombre de lots (-18,69 % d'animaux) entre 2021 et 2020, sur la période du 16 août au 30 novembre. Malgré les mesures de précaution, ce nouvel épisode d’influenza reste ravageur pour les élevages avicoles : la souche H5N1 en cause cette année s’attaque aussi bien aux gallinacés qu’aux palmipèdes. À fin janvier, près de deux millions de volailles ont déjà été abattues pour lutter contre la maladie. En 2020-2021, les abattages – préventifs et dans les foyers – avaient totalisé plus de quatre millions d’animaux.