L’activité des observatoires de l’«agribashing» déployés dans certains départements est «très limitée, voire nulle», selon une enquête du Monde et de l’ONG Aria publiée le 27 décembre (article payant). Créés dans la foulée du lancement de la cellule de gendarmerie Demeter en octobre 2019, juste avant les quatre vagues de Covid-19 (2020-2021), ces observatoires visaient à faire un état des lieux des problématiques de sécurité rencontrées par les agriculteurs et à élaborer des solutions. Sur 10 préfectures du Grand ouest sollicitées par Aria, et choisies vu l’importance de l’élevage dans ces territoires, six (Ille-et-Vilaine, Mayenne, Sarthe, Finistère, Vendée, Seine-Maritime) ont partagé les comptes rendus de réunion et notes internes produits entre février 2020 et janvier 2024. Ces écrits font apparaître que les observatoires se sont peu ou pas réunis ; et que les délits liés à l’activisme écologiste ou antispéciste sont rares (un cas éventuel en Vendée, des vidéos tournées lors d’intrusion en élevage et des tags en Seine-Maritime). A échelle nationale, Le Monde dénonce une «absence de transparence» sur la cellule Demeter. Le quotidien affirme avoir demandé «à deux reprises» un «bilan des actions» de la cellule de gendarmerie, sans obtenir de réponse.