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Agroalimentaire: les industriels du lait de la Fnil et Brasseurs de France quittent l'Ania

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L'Ania (agroalimentaire) accuse le départ des industriels du lait (Fnil) et des brasseurs, ont indiqué ces derniers le 11 juin à l'AFP, confirmant des informations du média Contexte. La Fnil a expliqué à l'AFP avoir envoyé sa «lettre de démission» fin mai. Premier contributeur de l'Ania («entre 15% et 20% du budget»), l'organisation en reste membre jusqu'au 31 décembre 2024. «On ne vise pas le candidat» à la présidence de l'Ania, qui doit être élu le 20 juin, affirme le président-directeur général de la Fnil, François-Xavier Huard à l'AFP. Toutefois, «on n'a pas vu émerger de vision partagée, de programme structuré et d'action concrète qui nous permettrait de penser que la situation va évoluer prochainement» dans le sens d'un accroissement de l'«influence» de l'Ania auprès des décideurs. Il n'exclut pas un retour dans le giron de l'Ania en fonction de «comment les choses évoluent». Contacté par l'AFP, Brasseurs de France a confirmé son départ de l'Ania à la fin de l'année, sans faire de commentaire. L'actuel président de l'Ania, Jean-Philippe André (Haribo France), n'a pas souhaité se représenter. Le seul candidat déclaré à sa succession est Jean-François Loiseau, agriculteur et président d'Axéréal et d'Intercéréales. Ces défections surviennent après que l'Ania a été sanctionnée en janvier à hauteur de 2,7 millions d'euros par l'Autorité de la concurrence dans une affaire d'entente autour du bisphénol A. Jean-Philippe André avait indiqué qu'il contesterait la décision.