L’Adepale (industrie agroalimentaire) demande plus d’aides de l’État pour soutenir les investissements des PME et ETI alimentaires, et notamment la création d’un fonds spécifique pour la décarbonation de leurs activités industrielles. L’association chiffre les besoins des 3 000 PME et ETI de l’agroalimentaire entre 10 et 15 milliards d’euros d’ici 2050 pour atteindre les objectifs de la Stratégie nationale bas carbone (SNBC). L’appui des pouvoirs publics «pourrait prendre la forme d’un fonds de soutien de 200 millions d’euros sur les trois prochaines années», suggère l’Adepale. Outre la réduction des émissions de gaz à effet de serre, l’industrie doit financer la modernisation de ses outils. «Nos entreprises n’arrivent pas à créer suffisamment de valeur à réinvestir», plaide le président de l’Adepale, Jérôme Foucault. L’association appelle le gouvernement à concrétiser la création d’un fonds public-privé de 500 millions d’euros (annoncé dans nos colonnes), comme annoncé en mars, pour soutenir les transitions dans la filière. La directrice générale de l’Adepale Karima Kaci indique également que «le gouvernement propose de travailler sur une vision de l’agroalimentaire en 2040 centrée notamment sur les PME et ETI». Contactés, les services des ministères de l’Économie et de l’Agriculture n’ont pas donné suite à nos sollicitations sur ce point.
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