L’Elysée, dans un compte-rendu du 4e Conseil de planification écologique (CPE) réuni le 31 mars, mentionne la décision de développer les légumineuses (par le plan protéines végétales déjà engagé) et de produire des acides aminés « pour renforcer l’autonomie protéique des élevages et réduire la dépendance aux acides aminés et au soja importé ». Les acides aminés sont « des ingrédients nutritionnels essentiels en nutrition animale et contribuent à la santé et au bien-être des animaux », a rappelé le secteur français de la nutrition animale dans un communiqué du 12 février 2025. Les acteurs invitaient dans ce communiqué à « s’interroger sur la mise en place d’une politique industrielle européenne plus ambitieuse, favorisant une production locale de ces nutriments indispensables notamment aux productions animales ». Pour sa part, l’Etat français s’est engagé en 2024 dans la reprise par le groupe Avril auprès de Metex de l’usine de fermentation d’Amiens, à travers le fonds d’investissement Sociétés de Projets Industriels (SPI), géré par Bpifrance. Avril a ainsi fondé la société Eurolysine qui possède l’unique usine européenne d’acides aminés, face à la concurrence des importations asiatiques.
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