En dépit d’une croissance robuste ces dernières décennies qui a contribué à la diversité des aliments, le commerce des produits agroalimentaires a également dans certains cas «accéléré des changements indésirables dans les habitudes alimentaires». C’est le constat fait le 29 novembre par l'Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO) dans son rapport sur la situation des marchés des produits agricoles 2024 (SOCO). Ce rapport analyse notamment les interactions entre commerce et nutrition, montrant un lien entre augmentation des revenus des pays et hausse des importations d’aliments ultra transformés. «Le commerce peut être directement lié à l'obésité dans des pays qui sont dépendants de l'importation», explique George Rapsomanikis, un des auteurs. Parmi les recommandations, la nécessité de «renforcer la cohérence des politiques entre les secteurs du commerce et de la nutrition» est mise en avant afin de garantir que «le commerce ne compromette pas la qualité des régimes alimentaires et ne contribue pas à l'augmentation des taux d'obésité et de surpoids».
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