Le ministère de l’Agriculture a lancé le 18 novembre Ecoantibio 3, un plan qui, «à la demande des filières», s’élargit aux antimicrobiens et antiparasitaires. Et d’expliquer que «les éleveurs craignent une baisse d’efficacité de l’arsenal thérapeutique notamment antiparasitaire». En cause, «une émergence des cas de résistance». Ecoantibio 3 promeut l’«usage raisonné des antimicrobiens et des antiparasitaires, en mettant l’accent sur la prévention des maladies nécessitant un recours aux antimicrobiens et aux antiparasitaires et l’optimisation des pratiques de prescription, en particulier à l’échelle individuelle», selon un communiqué. Dressant un bilan du plan lancé en 2011, le ministère souligne les «bons résultats obtenus» en matière de santé animale. «Selon les données publiées par l’Anses, entre 2011 et 2022, l’exposition des animaux aux antibiotiques en France a diminué de 52% et l’exposition des animaux à certains antibiotiques vétérinaires critiques pour la santé humaine, comme les céphalosporines de 3ème et 4ème génération, a baissé de plus de 90 %.» Le nouveau plan vise à «maintenir les niveaux actuels d’exposition des animaux d’élevage aux antibiotiques», selon le communiqué.
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