L'interdiction des viandes issues d'animaux en provenance des pays tiers ayant reçu des antibiotiques comme facteurs de croissance est «une première étape, mais pas tout à fait suffisante», car «elle fait reposer le contrôle sur la responsabilité des entreprises», a déploré Yann Nédélec, le directeur d'Anvol (interprofession des volailles de chair) le 22 février. D'après l'arrêté paru au JO la veille, «les exploitants du secteur alimentaire et du secteur de l’alimentation animale mettent en œuvre des diligences raisonnables aux fins de s’assurer» du respect de cette interdiction. Anvol demande donc «une augmentation des contrôles par les pouvoirs publics». L'interprofession souhaite aussi que cette interdiction «soit étendue» au reste de l'UE, comme prévu par le règlement de 2018 sur les médicaments vétérinaires, car «la plupart des importations de volailles ne rentrent pas directement en France, mais passent par Rotterdam», d'après son président Jean-Michel Schaeffer. De son côté, l'interprofession bétail et viandes Interbev a salué, dans un communiqué du 22 février, «un premier pas d’intérêt majeur en faveur de la réciprocité des normes». Son président Jean-François Guihard appelle Bruxelles à «faire preuve de responsabilité en suivant l’exemple français et en généralisant cette interdiction sans attendre».
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