Un convoi inhabituel de 300 tracteurs a défilé dans les rues de Vienne en Autriche le 1er avril pour réclamer des restaurants et des supermarchés qu’ils indiquent la provenance des ingrédients utilisés dans leurs plats et produits transformés. «L’absence d’un étiquetage obligatoire de l’origine met en péril l’existence même de nos agricultrices et agriculteurs», selon Hannes Royer, un agriculteur bio d’altitude. Avec plus de 27% de ses exploitations enregistrées sous le label biologique, l’Autriche est une championne européenne de cette production. Mais elle enregistre depuis plusieurs années une inflation plus élevée que la moyenne de la zone euro, qui fragilise sa filière basée sur de petites exploitations de qualité. L’accord UE-Mercosur, la pression climatique, la hausse du coût du diesel et des engrais ainsi que la stagnation des prix des produits agricoles menacent désormais toute la filière, qui dénonce une lourdeur administrative croissante et des revenus trop faibles. Informer le consommateur sur l’origine des aliments est déjà obligatoire au supermarché pour les produits non transformés et depuis 2023 dans la restauration collective. Mais ce n’est pas le cas dans les restaurants ou concernant les produits transformés proposés en grande surface.
Abonné
Plus d’articles sur ce thème
Lin : surface française en hausse de 10 % en 2026, le lin d’hiver en plein essor
Premier producteur mondial de lin, la France a cultivé 200 000 ha de lin en 2026, en progression de 10 % par…
Bovins/DNC : le Conseil d’État déboute encore les anti-vax
Dans plusieurs avis rendus le 23 juillet, le Conseil d’État a débouté de leurs nouvelles demandes les éleveurs…
Deux PPL pour adapter les forêts au climat
Face à la multiplication des incendies en France, deux propositions de loi veulent accélérer l’adaptation des forêts au…