Confrontée à la cercosporiose noire, la filière française de la banane place ses espoirs dans deux axes d’innovation, à savoir le recours aux drones et les nouvelles techniques génomiques, a indiqué l’Union des groupements des producteurs de bananes de Guadeloupe et de Martinique (UGPBan) lors du Salon de l’agriculture le 24 février. « Nous ne sommes pas dans le même monde que ceux qui disposent de tous les moyens pour lutter contre la cercosporiose noire », a souligné Philippe Aliane, directeur général chez des producteurs de Guadeloupe. Jean-Claude Marraud des Grottes, président de Banamart, a pour sa part évoqué la triple concurrence « sanitaire, économique et sociale » face aux producteurs d’Amérique latine et d’Afrique. Premier enjeu : l’utilisation de drones agricoles. Si la loi autorise leur usage en France depuis avril 2025, elle reste inapplicable faute de décrets. La filière redoute des textes trop restrictifs ou des autorisations limitées à un an non renouvelable, incompatibles avec des investissements estimés à dix millions d’euros, et met en garde les pouvoirs publics sur ce risque. Le deuxième axe concerne les NGT, en passe d’être autorisés au niveau européen. La filière estime qu’il faudra encore quatre à cinq ans après leur entrée en vigueur de ces nouvelles techniques pour « commencer à vraiment sortir la tête de l’eau ».
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