La Société de culture bananière (SCB), filiale de la Compagnie fruitière de Marseille, expose les travailleurs agricoles ivoiriens à plusieurs substances interdites dans l’Union européenne (UE), selon une enquête publiée le 11 février par Mediapart. Les produits en question sont trois fongicides ; à savoir le fenpropimorphe, le mancozèbe (interdit en 2021) et le thiophanate-méthyle. Selon l’Efsa, le mancozèbe et le thiophanate-méthyle sont notamment considérés comme des perturbateurs endocriniens. Le fenpropimorphe, interdit en 2019, est quant à lui suspecté de nuire à la fertilité et au fœtus. Les deux premières molécules figurent également parmi les cinq pesticides dont les résidus quantifiables viennent d’être interdits dans les denrées alimentaires entrant en France, par un arrêté du 5 janvier. L’enquête de Mediapart évoque en outre des opérations d’épandage aérien en présence des travailleurs employés par la SCB se trouvant dans les champs. Une pratique interdite dans l’UE depuis une directive de 2009 sur les pesticides. À noter toutefois que l’épandage par drone est autorisé en France depuis avril 2025, selon des règles strictes. En 2024, la Côte-d’Ivoire a exporté 334 000 t de bananes, dont plus de la moitié vers la France métropolitaine. Sur place, le secteur représente environ 15 000 emplois directs et 40 000 emplois indirects.
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