À l'occasion d'une conférence de presse le 26 février au Salon de l'agriculture, les groupements de producteurs antillais de bananes de l'UGPBan ont indiqué qu'ils espéraient que des plants résistants à la cercosporiose noire soient disponibles d'ici «trois à quatre ans». «Nous espérons beaucoup de la recherche variétale, il existe une voie très prometteuse avec les NBT, a indiqué le directeur de l'UGPBan, Pierre Monteux. Plusieurs laboratoires travaillent dessus, nous espérons qu'un plant résistant sera prêt d'ici trois à quatre ans.» Une fois disponible, la filière prévoit de renouveler l'intégralité de sa sole (7000 hectares) en trois à quatre années. Pour cela, il faudra que la réglementation autorise ces variétés en France. Le Parlement européen a adopté, le 7 février, sa position sur la réforme de l'encadrement des NBT. Les producteurs de bananes s'attendent à une entrée en vigueur de la réglementation d'ici deux ans. Grâce aux rendements attendus de ces variétés, la filière espère revenir à un niveau de production de 250 000 t (contre 200 000 tonnes attendues en 2024). De son côté, le gouvernement australien a délivré mi-février la première licence de commercialisation pour une banane de variété Cavendish génétiquement modifiée pour résister à la maladie TR4 (maladie de Panama).
Abonné