Face à la multiplication des promesses «vertes» du secteur de la finance, la Science-Based Targets initiative (SBTi), un consortium international de référence qui valide des objectifs climat, propose dans un communiqué du 12 avril de les encadrer pour les transformer en «objectifs et en actions solides». Plus de 450 banques, assurances et gestionnaires d’actifs dont Crédit Agricole, Allianz ou HSBC se sont notamment engagés à atteindre la neutralité carbone d’ici 2050 à travers la «Glasgow Financial Alliance for Net Zero» (Gfanz), mais le secteur manque de «principes cohérents, de définitions, d’indicateurs et de stratégies efficaces éprouvées», pointe le consortium. «Les institutions financières sont des acteurs essentiels dans la réduction des émissions […] par le biais d’investissements et d’activités de prêts», relève Luiz Fernando do Amaral, directeur général du SBTi. Le SBTi préconise notamment que les objectifs fixés par le secteur financier couvrent toutes leurs activités opérationnelles (souvent qualifiés de «scope 1 et 2» par les organismes spécialisés) et de financement, en comprenant les émissions des entreprises figurant dans leurs portefeuilles («scope 3»). Autre principe: les émissions résiduelles devront être neutralisées grâce au financement d’activités qui retirent de façon permanente une quantité équivalente de carbone atmosphérique, ajoute le consortium.
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