Plus de 70 personnes ayant participé à la manifestation interdite contre les «bassines», fin mars à Sainte-Soline (Deux-Sèvres), ont saisi la Défenseure des droits en dénonçant des «violences graves de la part des gendarmes », rapporte l’AFP à la suite Lors d’une conférence de presse le 5 décembre. Cette saisine collective est portée par 42 manifestants blessés lors d’affrontements et 30 témoins, «afin que la lumière soit faite» sur l’action des forces de l’ordre. Ils estiment aussi que «les secours ont été entravés de manière injustifiée, mettant gravement en danger la vie des blessés les plus sérieux». Le 25 mars, 6 000 à 8 000 personnes selon les autorités, 30 000 d’après les organisateurs, avaient manifesté sur le chantier de la réserve de substitution de Sainte-Soline. De violents affrontements avaient éclaté avec les gendarmes qui protégeaient le site, avec plus de 5 000 grenades lacrymogènes tirées. Les organisateurs avaient fait état de 200 blessés, dont 40 graves, parmi les manifestants. Les autorités ont défendu une riposte ciblée et proportionnée face à plusieurs centaines de manifestants «radicaux», en démentant toute entrave aux secours, alors que la Ligue des droits de l'Homme a déjà mis en cause la responsabilité de l'État.
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