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Bassines: la première manifestation interdite avorte après une journée calme

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Quinze mois après Sainte-Soline, les autorités s'attendaient à une nouvelle «grande violence» mais les milliers d'opposants aux «bassines» les ont fait mentir en bravant une nouvelle interdiction de manifester, sans incident... jusqu'à ce qu'un incendie déclenché par des grenades lacrymogènes ne leur fasse rebrousser chemin. Plusieurs milliers de personnes - 3.800 selon la police, 6.500 selon les organisateurs - ont convergé vendredi dans la Vienne pour une «grande marche». Face à eux, plus de 3.000 gendarmes avaient été mobilisés. Le quadrillage serré de la région a conduit les opposants aux "bassines" à changer leur objectif de la journée. Le cortège, qui devait initialement rejoindre la commune de Saint-Sauvant, où une "bassine" doit être construite à l'automne, s'est réuni finalement dans l'agglomération de Poitiers avant de marcher en direction d'un «site emblématique de l'agro-industrie». Leur objectif était d'aller déposer une pancarte sur l'usine de semences de Terrena située à quelques kilomètre. Un site qualifié de "sensible" par la préfecture, car classé Seveso. Les gendarmes ont tiré des grenades lacrymogènes, après sommations, pour les disperser, leurs projectiles mettant alors le feu à un champ de paille à proximité du cortège, qui faisait alors demi-tour.